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Ziouganov a rappelé les principales menaces qui peuvent faire baisser la cote de Poutine

Si, comme nous l’avons vu hier à travers l’intervention d’un député communiste à la Douma contre Russie Unie, le parti du président, les communistes dénoncent de parti et la manière dont il défend les intérêts des oligarques qui détruisent le pays, le Président Poutine est en général épargné. Parce que les communistes le soutiennent dans sa politique étrangère et face à l’assaut que le pays subit de la part des Etats-Unis et de l’OTAN. Mais cette fois Ziouganov met en garde Poutine lui-même. (Danielle Bleitrach)

9 Juin 2016

http://www.rline.tv/news/2016-06-09-zyuganov-nazval-glavnye-ugrozy-sposobnye-obrushit-reyting-putina-/

 

La cote de Poutine s’effondrera immédiatement, si le président cède sur le Donbass et les îles Kouriles, et permet le retour au gouvernement d’Alexeï Koudrine, a déclaré dans une interview à «ligne rouge» le Président du Comité central du Parti communiste Guennadi Ziouganov.

 

« Si le sinistre personnage de Koudrine réapparaît demain dans le gouvernement, si Poutine cède au Donbass et aux Kouriles, sa cote va s’effondrer plus vite que celle de Khrouchtchev et Eltsine cumulées», – a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Selon lui, le principal « mérite » de Koudrine en tant que ministre des Finances est le fait que «les années de vaches grasses, quand l’or se déversait en pluie sur notre pays, il a fait passer à l’étranger l’argent gagné grâce au pétrole, au gaz, l’or, les diamants, le bois… Ces fonds ont été placés à deux à trois pour cent, tandis que l’Occident prenait à la Russie des cinq à sept pour cent, et les hommes d’affaires russes obtenaient des prêts à quinze, vingt ou vingt-cinq pour cent. En Amérique, pour une telle opération, vous seriez mis sur la chaise électrique comme un bandit des quatre chemins », – a dit Guennadi Ziouganov.

 

«Je ne sais pas pourquoi Poutine le garde, peut-être comme une espèce de « rançon » aux globalistes, qui le pressurent de toutes parts. Mais cette candidature est absolument sordide, stupide et n’apportera rien de bon au pays « , – a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Selon un sondage réalisé en mai par « Levada Center, » le travail de Vladimir Poutine en tant que président de la Russie contente 80% des Russes ; ne sont pas satisfaits de son travail 19% des citoyens russes. Par rapport à la cote d’avril on constate une baisse – en avril, le taux d’approbation était de 82%, étaient insatisfaits du président 17% des Russes.

 

trad MD pour H&S

 
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Publié par le juin 10, 2016 dans Europe, politique

 

MANŒUVRES MILITAIRES EN POLOGNE ;L’Otan montre ses muscles à la Russie

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// https://tpc.googlesyndication.com/pagead/js/r20160607/r20110914/abg.jshttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/drt/s?v=r20120211 Si vous ne vous occupez pas de la guerre, ceux qui préparent la guerre s’occupent de vous…Il faut prendre la mesure de ce qui se passe désormais en Europe de l’est, l’affrontement programmé, la manière dont les Etats-Unis ont vassalisé l’Europe et nous impliquent dans leurs dangereux agissements. La Possible élection de Clinton ne peut que renforcer les périls.  (note de danielle Bleitrach)

http://www.tsa-algerie.com/20160609/lotan-montre-musces-a-russie/

13:01  jeudi 9 juin 2016 | Par Nacereddine Benkharef | Actualité
C’est le plus grand exercice militaire organisé par la Pologne et l’Otan depuis la chute du bloc communiste en 1989. Depuis mardi 7 juin et pendant dix jours, 24 pays, dont 19 de l’Alliance atlantique, participent à cette opération d’envergure, à quelques encablures de la frontière russe.

Baptisées Anakonda, ces grandes manœuvres, qui rappellent celles des temps de la Guerre froide, ont rassemblé 31 000 soldats – dont 14 000 Américains -, 3 000 véhicules, 105 avions et 12 navires.E

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// https://tpc.googlesyndication.com/pagead/js/r20160607/r20110914/abg.jslles se déroulent à un mois du sommet de l’Otan qui aura lieu à Varsovie le 8 et 9 juillet et qui sera consacré au renfoncement de la présence de l’Alliance en Europe de l’Est.

Le scénario d’une guerre « hybride » avec la Russie

Anakonda est à la base un exercice militaire « polonais » organisé tous les deux ans. Sauf que cette année, l’armée américaine lui a attribué une dimension multinationale pour faire face à « la menace potentielle » russe. « Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental », a déclaré, lundi, le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz.

Officiellement, le dispositif se veut défensif. Cependant, le scénario de la manœuvre ne laisse aucun doute sur l’identité du pays visé. Appelé « l’Union Rouge », l’agresseur imaginaire durant l’exercice est représenté par des « petits hommes verts » en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée en 2014.

Des tensions nourries par des positions divergentes

En dépit des assurances des pays impliqués, la Russie s’est sentie directement menacée par ces manœuvres militaires. Son ministre des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, n’y est pas allé par quatre chemins pour le faire savoir. « Ici, nous invoquons le droit souverain de la Russie à assurer sa sécurité avec des mesures adéquates aux risques actuels », a-t-il déclaré, en marge d’une visite en Finlande.

Cette tension au parfum de Guerre froide, qui règne depuis quelques années sur les relations entre la Russie et l’Otan, ne cesse de s’exacerber. Et pour cause, les positions des deux camps sont diamétralement opposées sur plusieurs dossiers.

En effet, depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, l’Alliance atlantique a trouvé le bon prétexte pour renforcer sa présence dans les pays ayant déjà été sous la souveraineté de l’ex-Union Soviétique, à travers l’installation de bases militaires permanentes. En réaction, la Russie a décidé, en mai 2016, de déployer trois nouvelles divisions pour contrer la présence de l’Otan à ses frontières.

En outre, la présence russe en Syrie au côté du régime de Bachar Al Assad a alimenté ces tensions, notamment après l’abattage d’un avion militaire russe par la Turquie en novembre 2015. L’Otan, qui a apporté son soutien à la Turquie, n’a jamais vu d’un bon œil cette intervention russe, qui a permis au régime syrien de regagner du terrain.

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Vous pensez que les gens vont supporter ça encore longtemps,  je suis bien certain que non!

Discours du député communiste Riabov à la session plénière de la Douma d’Etat le 7 juin 2016

https://kprf.ru/dep/gosduma/activities/155952.html

 

– Chers députés de la Douma d’Etat!

Voilà que se termine la Session de printemps de la 6e Douma, et avec elle se terminent aussi presque cinq années de travail des députés.

Comme d’habitude dans la vie d’un pays ou d’un individu: pour se développer davantage, et non pas stagner dans la misère, il est nécessaire d’évaluer ces années, de tirer des conclusions, voir si tout a été fait correctement ou si des erreurs ont été commises afin de les corriger et de progresser, mais sur une voie plus juste.

Si l’on regarde la dernière décennie, sous la direction du pouvoir oligarchique-bourgeois et de son exécuteur politique le parti «Russie unie», on aboutit à ce constat : tout ce que votre parti et le gouvernement a fait au cours des dix dernières années, a été fait en dépit du bon sens, au détriment de la Russie et de son peuple. On peut chercher autant qu’on veut des justifications à cette activité médiocre, mais le critère de vérité est la vie réelle des gens.

Que vous ne connaissiez pas les enseignements de Marx sur le communisme, ce n’est pas encore si grave. Vous ne connaissez même pas les rudiments du capitalisme.

Réfléchissez seulement! Vous avez créé d’excellentes conditions pour une armée de banquiers suceurs de sang, de commerçants, de spéculateurs de tous bords, de «cols blancs», des gestionnaires dont on ignore quels avantages ils procurent à la société et au pays, mais aucunes conditions pour le producteur, en particulier dans l’agriculture. Vous avez presque détruit la campagne, qui à la limite de la survie s’éteint peu à peu depuis toutes ces années.

A ce sujet, voici quelques statistiques. Si en 2015 dans la région de Nijny Novgorod le nombre de bovins a diminué de 5.000 têtes, au premier trimestre de 2016 il a diminué déjà de 6.000. Voilà pour la substitution des importations des produits laitiers dont on nous fait chaque jour la propagande. Dans ce domaine on constate de plus en plus vu la tendance pernicieuse à remplacer les produits naturels (comme d’ailleurs dans l’industrie de la viande) par des composants en poudre et de l’huile de palme. Et en fait, personne ne se pose la question de comment on nourrit notre peuple, et quelles sont les conséquences d’un tel « nourrissage ».

 

Vous avez réduit la campagne à un tel état que les habitants des villages ont cessé d’élever du bétail, de planter des pommes de terre, les champs sont envahis par les mauvaises herbes et la forêt, et les jeunes, sans plus de soucis pour leur terre natale, se réfugient dans les grandes villes à la recherche d’un meilleur sort. Pourquoi? Eh bien, parce qu’il n’y a pas de routes, pas d’emplois, pas de distractions, les clubs et les palais de la culture sont détruits ou dans un état si déplorable qu’aucun jeune ne restera au village, alors qu’en ville, comme ils disent, «c’est plus civilisé. » Donc, ils ont fui à Moscou, Léningrad et d’autres villes où sont les emplois et la «civilisation». Dans votre course au profit vous avez élargi de manière folle les frontières de Moscou et faites entrer en Russie tous les parasites qui ne souhaitent pas vivre et travailler dans leur pays.

Un jeune homme, en parlant de la situation actuelle, a commenté: « Je préfère aller à Moscou chercher du saucisson que du travail ».

L’ancien ministre des Finances, Alexeï Koudrine, et maintenant conseiller économique du président Poutine, parlant en mars 2016 à des journalistes après une rencontre avec les élèves de l’école №17 d’Archangelsk a déclaré:  » En Russie, on ne manque pas d’argent. Il y en a assez non seulement pour les réserves monétaires, mais aussi pour construire des routes et des ponts, pour mener à bien les Jeux Olympiques et les championnats du monde. »

Oui, eux, les oligarques, y compris M. Koudrine ont assez d’argent, ils vont très bien, merci. Seulement le peuple, lui,  n’a pas de routes ni de gaz, pas d’éclairage dans les rues et quantité d’autres problèmes non résolus, mais c’est à lui que l’on prend son dernier sou pour les réparations majeures, l’eau et l’assainissement, tandis que la qualité du service est très mauvaise.

Par ailleurs, dans la région de Nijni Novgorod, non seulement de nombreuses villes et villages n’ont pas de traitement des eaux usées ni même d’eau potable. Sans parler des canalisations. De nombreux puits ont été détruits. Les étangs et les lacs sont envasés ou transformés en marais, et de nombreuses digues ont disparu, et le village est divisé, et il n’y a aucune possibilité de traverser la rivière ou le ravin. C’est ainsi, sans canalisations et sans assainissement de l’eau que vivent les habitants de Navashino, dans la région de Nijni Novgorod. D’ailleurs, sans aller jusqu’à Navashino, dans l’agglomération même de Nijny Novgorod, il n’y a pas l’eau partout. Par exemple, les villages Strigino, Gnilitsy, Gavrilovka, qui font partie du district Avtozavodsky, n’ont pas l’approvisionnement central en eau ni l’assainissement. Ils tirent l’eau des puits et les eaux usées sont déversées dans des fosses septiques, près des puits.

Et cette publicité idiote à la télévision, « Gazprom – richesse nationale. » Si la propriété appartient au «peuple», alors pourquoi la moitié de la région n’est-elle pas raccordée au gaz? Pourquoi les villageois de Mukhtolovo vivant dans la rue Zavodskoï, avec leur argent durement gagné ont dû faire installer eux-mêmes des tuyaux le long de cette rue, mais près d’un an ne peuvent pas obtenir la fourniture du gaz chez eux, bien que tout le travail ait été effectué? Tout cela c’est le fruit de votre économie prédatrice,économie de marché et de voleurs, qui méprise les gens!

En mai de cette année Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a adressé au président une résolution pointant l’inefficacité du gouvernement. C’est vrai, Dmitri Anatolyevich, il n’y a aucune efficacité, et il n’y en aura pas! Est-il possible d’être un gestionnaire efficace, je ne parle pas de l’éducation, des connaissances, de l’expérience de vos ministres, ceci est une autre question.

Comment vous gérez la production industrielle dans le pays? Vous avez une immense administration – le ministère de l’Industrie et du Commerce, dirigé par M. Denis Valentinovich Manturov. Il dirige seul un tel secteur que même Kozma Proutkov [sorte de La Palisse russe] n’oserait prononcer cette phrase «Il est impossible d’embrasser l’immensité! » Apparemment pour vous c’est possible.

Dmitri Anatolyevich et vous messieurs de « Russie unie », pour vous aider à comprendre: ce secteur de l’économie à l’époque soviétique était composé d’une douzaine de ministères, dirigés par des ministres très expérimentés, qui ont commencé en règle générale à partir de zéro, comme ouvriers sur les lieux de production. Il y avait : l’industrie de l’aviation, la construction navale, les machines-outils, l’automobile, etc., et, bien sûr, un puissant ministère distinct du Commerce. Et prenez par exemple le ministère de la moyenne industrie de machines-outils, qui employait des centaines d’entreprises du complexe militaro-industriel, c’était presque un pays à soi tout seul. Et aujourd’hui, comme nous le voyons, tout est dans le même « flacon ».

Oui, messieurs les bourgeois, il n’y a pas que l’agriculture que vous avez menée dans une impasse.

Vous avez presque ruiné aussi la production industrielle, qui crée la richesse du pays.

Exemple: l’aviation civile. De nombreuses compagnies aériennes ont opté pour des modèles étrangers. Cela signifie que notre pays développe l’industrie de l’aviation aux États-Unis, en Europe et d’autres pays, étouffant la nôtre. Et ne me rétorquez pas que nous avons commencé à fabriquer et à livrer le Super Jet-100. C’est parfait, si nous avons commencé à produire quelque chose nous-mêmes. Néanmoins, le ministre Manturov, répondant à la question de savoir pourquoi 50% de cet avion comprend des composants produits en Occident, a déclaré: «Nous n’aurions pas reçu le certificat international, si nous n’avions pas pris cette décision ».

Pourquoi, à l’époque soviétique, ces problèmes étaient résolus sans chantage, et maintenant ce sont de pseudo-partenaires occidentaux qui nous dictent leurs conditions. La réponse est évidente: une direction, une ligne politique correcte et, en conséquence, un pays fort, qui était craint, respecté, et qui dictait lui-même les conditions.

Mais revenons à ces avions Super Jet-100, leur commercialisation dans les compagnies d’aviation, même dans l’ancien espace soviétique n’est pas gagnée. En effet, le Conseil économique eurasien a décidé de supprimer les droits de douane sur les importations d’avions de passagers dans sa catégorie.

Comment s’organise la production de biens et de produits dans d’autres branches de la production industrielle, on peut le voir sur les biens de consommation, qui sont en majeure partie achetés à l’étranger. Et si une chose est produite à l’intérieur du pays, elle peut être considérée souvent comme étrangère, mais avec l’inscription « Made in Russia ». Je vous explique. Cela arrive lorsque le produit est assemblé dans notre pays avec des composants, des assemblages et des matériaux produits dans d’autres pays. Et le plus insidieux, même cette production en général ne nous appartient pas. Et en exploitant le travail de nos travailleurs, les profits, bien sûr, vont à l’étranger.

Et c’est la même chose pour chaque secteur de l’industrie. Et pas seulement l’industrie, vous réussissez même à acheter l’or au prix du marché à des entreprises privées à la place des mines nationalisées.

Avec cette organisation de l’industrie et de l’économie nationale, ni le pays, ni les gens ne vivront jamais bien.

Au lieu d’une organisation claire de la production industrielle et agricole, vous n’avez rien trouvé de plus intelligent pour gagner de l’argent que d’imposer des prélèvements supplémentaires à des gens qui sont déjà dans la précarité. Vous inventez des nouveaux impôts supplémentaires, des taxes d’accise, relevez l’âge de la retraite, supprimez l’indexation des pensions et des salaires, réduisez les dépenses de l’état pour la santé, cessez pratiquement de financer l’entretien et la réparation des écoles, des maisons de la culture, etc. Le niveau de vie n’augmente pas, mais les impôts et taxes suivent le chemin inverse.

La médecine. Vous l’avez mise dans un tel état que quand un patient vient voir un médecin pour un examen ou une intervention chirurgicale, il se voit répondre : «Ce n’est pas compris dans votre forfait d’assurance, vous devez payer. » Et si le patient n’a pas d’argent, comme c’est le cas dans notre pays pour la grande majorité, on lui dit : «Prenez un crédit, on vous soignera. » «Docteur, comment rembourserai-je le crédit, je n’ai rien?» «Vous n’aurez pas besoin de le rembourser. » Mais ce n’est pas drôle, c’est une tragédie!

J’aborderai encore un problème parmi des milliers : c’est l’incurie des autorités. Je ne peux m’empêcher d’être en colère en lisant les réponses idiotes des fonctionnaires aux demandes élémentaires de réparer un pont dans un village ou refaire une route qui s’est effondrée. La réponse du gouvernement régional est généralement une fin de non-recevoir : « Le pont et la route sont du ressort de la municipalité. Contactez-les » Mais le fait que la municipalité n’ait pas d’argent, et que la question des subventions soit résolue par les mêmes fonctionnaires qui se renvoient les responsabilités, personne ne s’en soucie. Alors, à quoi servent tous ces fonctionnaires de l’Etat, incapables de vraiment résoudre les problèmes de la population, mais capables seulement de « pondre » de tels courriers. Oui, à quoi sont-ils bons, je vous le demande?

 

Vous avez conduit la machine d’état à l’absurde. Vous rendez-vous compte que les gens n’ont nulle part où aller? Ils ne trouvent nulle part soutien ou assistance ni à l’administration du district, ni dans les organismes régionaux ou fédéraux, et même devant les tribunaux.

Quelle conclusion tirer de cette brève analyse? Eh bien, messieurs, vous devez vous retirer et permettre de former un gouvernement prolétarien-patriotique où le Parti communiste de la Fédération de Russie aura la responsabilité de diriger ce gouvernement pour résoudre les problèmes et améliorer la vie des gens dans les cinq prochaines années.

Et bien non, vous ne voulez pas. Vous êtes au service, comme toujours des intérêts de la bourgeoisie, des gardes loyaux de la richesse volée au peuple.

Pendant ce temps, la tragédie s’étend sur le pays comme de lourds nuages de pluie, d’abord imperceptiblement, puis viendront la foudre et le tonnerre.

Et, malgré les recommandations du président Poutine de mener une campagne électorale franche et honnête, vous avez continué vos simagrées. Les primaires de « Russie unie » le 22 mai ont été préparées depuis janvier à entraîner les gens de force dans votre tripatouillage interne? Quelle frayeur continue de vous pousser à hurler avec tous les médias que les communistes sont des vauriens, il n’y a que nous, « Russie unie » qui sommes des vrais russes [mot-à-mot, des ours, symbole de la Russie]? Quelle frayeur vous a fait dépenser des millions en publicité pour ce spectacle inutile?

Et ce que font vos protégés sur le terrain, les cheveux se dressent sur la tête. Ils sont persuadés, comme les grands oligarques, que tout autour d’eux leur appartient. Et dans ce cas, tous les moyens sont bons pour garder le pouvoir dans leurs mains.

En bref, Marx et Lénine avaient raison de dire : la bourgeoisie ne cède pas volontairement le pouvoir, il faut le lui prendre.

Voilà, messieurs les bourgeois et vous de « Russie unie », vous conduisez le pays à l’effusion de sang. Tôt ou tard, le peuple se soulèvera contre le pouvoir des exploiteurs, et il sera, comme dans toute rébellion, – impitoyable.

Je ne cherche pas à vous effrayer, loin de moi cette pensée. Je vous explique, si vous voulez que les gens aient confiance dans le gouvernement et le soutiennent, il faut leur parler sur un pied d’égalité, mais vous ne les considérez pas comme des gens. Vous les jetez, les humiliez, les contraignez, les menacez, les exploitez, et quand vous avez besoin de leurs voix, vous les soudoyez pour »30 pièces d’argent », et vous moquez en plus de leur désespoir.

« Russie unie » fait tout pour que le peuple reste abattu, reste toujours dépendant de l’employeur, reçoive un salaire de misère pour un dur labeur, paye toutes sortes de «contributions», et n’ose pas exprimer son mécontentement.

 

Je terminerai mon discours avec les mots de votre patron Dmitri Medvedev: « Nous ne sommes pas encore habitués au fait que les politiciens se comportent comme pendant les primaires aux États-Unis. Si nous réalisions tout dans ce style, alors les gens diraient, ce sont des pantins, nous ne les croyons pas, c’est un spectacle … En fait c’est un peu la réalité…  »

Je dirais, Dmitri Anatolievich, pas qu’un peu, ce sont de vrais « pantins ».

Puis Medvedev a poursuivi: «Notre style de primaires devrait être différent – une discussion spécifique sur les problèmes existants et les moyens de les résoudre. Tout cela devra être perfectionné à l’avenir lors des primaires. Je suis sûr que nous réussirons « .

C’est à quoi nous assistons depuis cinq mois, comment améliorer les techniques pour voler des voix, et ne pas laisser « les bonnes places » aux autres, au lieu d’organiser le travail pour améliorer la vie de nos citoyens.

Vous pensez que les gens vont supporter ça encore longtemps cela,  je suis bien certain que non! Ressaisissez-vous !

 

Poutine: « La Russie et Israël négocieront la mise en place d’une zone de libre-échange »

Publié 7 Juin, 2016 15:28 GMT | Dernière mise à jour 7 Juin, 2016 16:12 GMT

« Une impulsion au développement des relations d’affaires peut être donnée par la création d’une zone de libre-échange entre l’Union économique eurasienne et Israël », a déclaré le président russe. Nous avons déjà noté à plusieurs reprises par rapport aux amateurs de visions simplistes qu’il s’agisse des disciples de BHL ou des « antisionistes » d’extrême-droite, fascinés par Poutine, qu’il s’agirait d’ouvrir les yeux sur le monde dans lequel nous sommes. J’avais déjà noté premièrement que pour la première fois Israël avait fait défection aux Etats-Unis quand il y avait eu la condamnation de la Russie par rapport à la Crimée. Comme j’avais également souligné le fait que le second investisseur en Crimée après la Chine était Israël. Il faut faire un effort pour connaître et à partir de là explorer les possibles à partir de nos objectifs de paix , de développement et de droits des peuples comme des opprimés.

kremlin.ru

Le président russe  Vladimir Poutine a déclaré mardi que la Russie et Israël commencent les négociations cette année pour la création d’une zone de libre-échange entre l’Union Economique Eurasiatique et Israël, rapporte RIA Novosti.

« Nous avons parlé de ce que les réserves peuvent être utilisées pour renforcer la coopération économique. Je suis sûr qu’un coup de pouce au développement des relations d’affaires peut aboutir à  la création d’une zone de libre-échange entre l’Union économique eurasienne et Israël, » a déclaré le président russe.

« J’ai récemment parlé à ce sujet à Astana avec nos collègues de l’Union économique eurasienne et cette année seront lancées des discussions sur la question », a ajouté M. Poutine.

Contre les tentatives de réécrire la Seconde Guerre mondiale

Poutine affirme que la Russie et Israël vont travailler ensemble pour résister aux tentatives de réécrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. « Nous parlons toujours d’une question très sensible pour nous: la mémoire de la Seconde Guerre mondiale (…) nos peuples ont combattu ensemble contre le nazisme et payé un lourd tribut pour la victoire», a-t-il rappelé.

« Par conséquent, nous devons et nous voulons garder la mémoire des héros et des victimes de la guerre pour résister aux tentatives de réécrire et d’oublier la tragédie de l’Holocauste », a ajouté le président russe.

En outre, M. Poutine a déclaré que les deux pays sont de solides alliés dans la lutte contre le terrorisme et doivent renforcer les contacts dans ce domaine.

Le Premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu est venu en Russie en visite officielle mardi pour rencontrer le président russe. C’est la deuxième fois que le chef  du gouvernement israélien se déplace vers le territoire russe depuis le début de l’année en cours et cette visite coïncide avec le 25e anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre Moscou et Tel Aviv /.

Les relations diplomatiques entre Israël et la Russie

Alors que l’URSS avait été le premier pays à reconnaître Israël, les relations diplomatiques entre Jérusalem et Moscou se sont réduites au fil des ans à partir de 1948, dans le cadre de  l’Union soviétique. Celles-ci ont été interrompues en 1967 pour reprendre en 1987 sous la forme de lignes consulaires. Il a fallu attendre 1991, après la chute de l’URSS, pour que  les relations diplomatiques soient rétablies complètement et l’ambassade d’Israël a ouvert ses portes à Moscou, avec une ambassade russe à Tel Aviv.

Cela dit la diplomatie russe reste profondément marquée par l’héritage soviétique, un nom reste attaché à cette diplomatie c’est celui de Primakov, un des meilleurs connaisseurs du monde arabe et elle demeure enracinée partout dans ses anciennes alliances. A ce titre, l’évolution des relations se rapproche de la politique de la Chine qui a de très bonnes relations avec Israël tout en soutenant les droits des Palestiniens et se présentant volontiers comme la voix du Tiers monde.

Enfin, l’extrême-droite nationaliste en Russie reproche à Poutine son philosémitisme et comme elle est antisémite l’affuble d’une kippa. En Israël les soutiens de la Russie sont les communistes et la droite extrême au pouvoir. On peut même extrapoler une vision à long terme de Netanyhou qui a de moins moins confiance dans les Etats-Unis et qui voit une alternative dans une alliance d’abord commerciale avec la Chine et la Russie. Peut-être a-t-il même plus confiance dans la Russie pour retenir l’Iran et son allié syrien que dans la politique américaine qu’Obama a déconsidérée partout, chez ses ennemis et encore plus chez ses alliés traditionnels.

En conclusion, qu’il me soit permis une note personnelle: J’ai toujours pensé qu’il fallait confier à Lavrov et Poutine le soin de résoudre les problèmes du Moyen orient, leur politique serait nettement plus efficace que celle des Occidentaux. Nous sommes à un stade que Lénine décrivait comme l’impérialisme stade suprême du capitalisme avec des contradictions concurrentielles entre les monopoles, financiarisés de surcroît, et chacun joue à enfoncer un coin dans les alliances de l’autre qui elles-mêmes sont la proie de contradictions d’intérêt… Il est évident que la Russie de Poutine n’est pas l’URSS avec son projet émancipateur pour les peuples, et même la Chine qui présente une situation encore plus complexe ne prétend pas à ce rôle. Mais qu’ils le veuillent ou non, comme d’autres pays, ceux des BRICS, en particulier leur tentative de créer un mode multipolaire en jouant sur les contradictions des USA et leurs alliés qui ne renoncent pas à un monde unipolaire et veulent l’imposer par le sang et la guerre, on peut attendre des politiques menées par les tenants d’un monde multipolaire une situation un peu plus favorable pour desserrer l’étau. Quant à ce que cherche le dirigeant israélien, peut-être à faire monter les enchères et d’ailleurs le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Susan Rice,  a promis lundi , aux autorités israéliennes que le nouvel accord d’aide militaire négocient actuellement les deux nations constituent «paquet le plus important de l’ aide militaire de l’histoire des États – Unis . « rapporte le journal Haaretz .tout en critiquant la colonisation. Prenant la parole lors du Forum mondial de l’American Jewish Committee (AJC, pour son sigle en anglais), Mme Rice a annoncé le paquet d’aide nouvelle, plus d’une décennie, répartis entre 37.500 millions et 40,000 millions de dollars pour la défense israélienne . « Ce sera une augmentation significative du soutien», a déclaré Rice. Le programme financera la modernisation de la flotte des avions israéliens et la défense antimissile. Pour calmer les alarmes que peuvent susciter les primaires, elle a souligné que « al sécurité d’Israël n’est ni démocrate, ni républicaine, mais un souci constant américain ».

Faire monter les enchères, nouer des relations privilégiées avec le vassal de l’adversaire, tout cela se joue dans une situation qui fait songer au Grand jeu.

 Je rappelle encore une fois que pour ces raisons, même si je ne suis pas une fan de Poutine, et encore moins de Netanyahun qui non seulement a une politique d’extrême-droite, mais qui masque sous ce nationalisme exacerbé des formes de corruption habituelle et les intérêts d’une petite caste, il me semble qu’il est indispensable d’avoir une vision de la complexité si l’on veut mettre en oeuvre des choix politiques beaucoup plus simples qui tiennent à la paix, à la souveraineté des peuples, au refus de l’oppression. . ,Les gens qui ignorent tout de la complexité  et racontent n’importe quoi sont des dangers publics dans la situation périlleuse d’un monde au bord de l’explosion. A ce titre je mets dans le même panier les élucubrations d’un BHL inspirées par la CIA. ou celle de certains « antisionistes » type les copains de Soral et Dieudonné dont l’antisémitisme est l’anti-impérialisme des imbéciles, qui admirent en Poutine le chef dont ils rêvent, à quel point nous sommes devant une situation périlleuse y compris pour la survie de l’humanité. On ne saurait s’y déterminer que par rapport à des objectifs politiques, de paix, de développement, de souveraineté des peuples, en appuyant ce qui nous paraît aller dans le bon sens. Et pour cela il est nécessaire de partout faire de la politique, établir des revendications claires et éviter les discours passionnels de haine ou d’adhésion. 

 

Danielle Bleitrach (à partir d’un article de RT).

 
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Publié par le juin 8, 2016 dans actualités, Asie, Economie, Europe

 

La tribune : Une crise décisive de la zone euro est inéluctable Par Olivier Passet, Xerfi

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 |  07/06/2016, 12:00  |  669  mots
Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi. / DR

Il y a quelque chose de glaçant dans cette analyse de quelqu’un qui ne remet en rien une certaine conception de l’économie, celle où le profit et sa bonne santé est prioritaire. Il est d’autant plus fascinanr  de lire ce diagnostic sur la fin de l’euro ou du moins les secousses qui ne manqueront pas de secouer le carcan à travers le sort imposé aux pays du sud (la France étant elle-même liée économiquement à ces pays du sud et souffrant de fait des mêmes maux face à la même politique, en particulier au niveau de ses diplomés. (note de danielle Bleitrach)

La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd’hui, une crise décisive de la zone euro est inéluctable

Nous l’avons dit maintes fois, la zone Euro a opté pour le mode de résolution de ses problèmes le plus coûteux en termes de croissance et d’emploi. Il n’en reste pas moins qu’elle a procédé à des ajustements, dont on est en droit d’attendre les dividendes.

Les pays du Sud, dont la consommation et l’investissement résidentiel s’étaient emballés, au mépris des équilibres externes, ont payé au prix cher cette stratégie. C’était tout le but des dévaluations internes. Remettre la demande des ménages en ligne avec la capacité d’offre solvable des différentes économies. Et les résultats sont aujourd’hui bien tangibles.

La dynamique des coûts salariaux a été cassée dans le sud

La divergence des coûts unitaires a pris fin et une partie des écarts a été résorbée. Les parts de marché se sont peu ou prou stabilisées, etc.

Le sous-financement de la protection sociale a été corrigé, notamment en Espagne et en Italie concernant les retraites. Les croissances redémarrent aujourd’hui laissant augurer la possibilité d’une reprise du mouvement de rattrapage de la périphérie sur des bases plus saines et plus soutenable. On pourrait alors s’arrêter à ce simple bilan de la purge douloureuse, mais utile, qui n’aura été qu’une parenthèse dans la jeune histoire déjà houleuse de l’euro. Une sorte de coût d’apprentissage en quelque sorte qui nous permettrait de repartir sur une base assainie.

À cela près, que cette lecture focalisée sur la compétitivité coût fait totalement l’impasse sur les fondements réels de la croissance. Je voudrais mettre ici en avant trois indicateurs clés, pour montrer que l’Europe n’en a pas fini avec les forces de divergence qui menacent son intégrité, et qui tôt ou tard remettront l’euro sous pression.

Regardons d’abord l’effort d’investissement productif et collectif des différentes économies (hors investissement résidentiel donc), rapporté au PIB. Que voyons-nous, que le Sud a décroché et que le mouvement de restauration, encore incomplet, observé en Espagne constitue une exception.

Plus grave encore: le taux de chômage des plus qualifiés

Regardons ensuite les dépenses d’éducation par étudiant, exprimées en parité de pouvoir d’achat ou en proportion du PIB. Là encore le retard du Sud est chronique et entérine un écart permanent de productivité.

Le diplôme protège beaucoup moins du chômage dans les pays du sud. Cet écart est le reflet d’une structure productive à la traine en termes de qualification. Mais il entraîne de surcroît une déqualification des diplômés et un gaspillage considérable des ressources investies dans le capital humain extrêmement préoccupant.

Résultat, la productivité en porte la marque. Certes la productivité horaire semble avoir bondi en Espagne, et dans une moindre mesure au Portugal, sous l’effet des destructions massives d’emploi, notamment dans le secteur à faible productivité de la construction. Mais passé cet épisode d’ajustement brutal de l’emploi, il n’existe pas de vraie dynamique endogène de croissance dans les pays du sud. Si l’on veut s’en convaincre, on peut aussi se référer à la productivité globale, qui synthétise la productivité du capital et du travail. La périphérie n’a pas, répétons-le, de moteur de croissance endogène.

Bref, la machine à diverger est toujours là. Passé l’épisode positif pour tous de la décrue de l’euro et des prix des matières premières, et du rebond mécanique de la croissance après le sur ajustement de la crise, il est à craindre qu’elle réimprime sa marque sur la dynamique européenne. Et la seule chose que propose in fine l’Europe aux pays retardataires, c’est de maintenir leur rang et de rester des zones de faibles coûts qu’internalise le cœur industriel de l’Europe.

> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

à lire également : ue89.nouvelobs.com/2016/06/08/chut-cle-voute-leuro-sest-effondree-bye-les-3-264286?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1465372829

 

 
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Publié par le juin 8, 2016 dans Economie, Europe

 

Vu de Russie : Les tanks d’Assad marchent sur Raqqa ou quelles sont les chances pour Damas et Moscou d’infliger à Washington une défaite politique majeure par Anton Mardasov

Танки Асада идут на Ракку

Quelles sont les chances pourDamas et Moscou d’infliger à Washington une défaite politique majeure, voilà une question qui a le mérite de poser les problèmes de fond… Mais l’article traduit par Marianne démontre surtout le caractère inextricable d’une situation où périodiquement des alliances conjoncturelles peuvent apparaître sur un fond d’antagonisme (note de Danielle Bleitrach)

Anton Mardasov

Photo: AP / TASS

http://svpressa.ru/war21/article/150054/

Chaque jour, la confrontation entre les deux coalitions autour de la « capitale » de l’ « Etat islamique » * Raqqa devient de plus en plus imprévisible. Ce n’est pas pour rien qu’est apparue dans les médias une comparaison avec le  « Berlin de 45 » lorsque l’Allemagne était également attaquée des deux côtés. Mais à l’époque, il y avait une alliance au moins formelle entre l’Union soviétique et les Anglo-Saxons, alors qu’en Syrie il n’y a en pour le moment pas.

Le 5 juin, après une tempête de sable, les troupes gouvernementales syriennes ont repris leur offensive dans l’ouest de la province de Raqqa, frappant immédiatement les positions de l ‘ «Etat islamique». La nature a contraint à des ajustements dans le plan d’opération, qui a dû être arrêté le 4 juin. Actuellement, les troupes syriennes sont à environ 30 kilomètres à l’ouest de la base aérienne stratégique Tabka – c’est la première fois qu’elle s’approche à une telle distance de cette installation militaire depuis sa capture par les rebelles en août 2014.

« SP » a déjà donné la nouvelle que le 30 mai à la frontière entre les provinces de Raqqa et Hama  le groupe des troupes gouvernementales a reçu des renforts pour la préparation de l’offensive. Il s’agit d’environ 4.500hommes de la 4ème Division d’élite mécanisée, que, selon certains rapports, supervise personnellement le frère du président Maher al-Assad, la Syrie et de l’infanterie de marine syrienne, ainsi que la division commandée par le général à la retraite Mohammed Jaber « les faucons du désert »,  des forces de défense nationale, le parti social nationaliste syrien (PSNS), ainsi que des milices palestiniennes. Selon certains rapports, il y a aussi des conseillers militaires russes.

 

Dans la nuit du 3 juin, ces forces ont lancé une offensive dans la direction de Raqqa, dont la capitale est déclarée par des militants de Daesh «capitale du Califat ». Ayant repris un carrefour de route près du village Zakia, les troupes syriennes sont entrées sur le territoire de la province et avancé en profondeur le long de la route Salaam-Raqqah (Route 42), malgré la présence de bombes et engins explosifs artisanaux.

 

Les médias syriens et russes se sont précipités pour gonfler l’importance de ce fait, au moment où, disent-ils, les «forces pro-américaines kurdes-arabes démocratiques de la Syrie» (FDS) sont au point mort dans la province du nord de Raqqa. Par souci d’équité, nous notons que, d’une part, la coalition pro-américaine, en dépit de la résistance rebelle, continue lentement mais sûrement à «grignoter» les zones habitées. Malgré le fait qu’une partie des forces de la coalition soit occupée à l’assaut de Manbij dans la province d’Alep – un couloir de transit pour les militants de Turquie en Syrie, – et au transfert de renforts sur le fleuve Euphrate.

 

Deuxièmement, les Syriens en février de cette année étaient déjà environ 40 kilomètres de la base aérienne de Tabka (le 16 février l’armée syrienne est fière d’annoncer qu’ils avaient réussi à prendre une autre hauteur dans la province de Raqqa – la hauteur numéro 7 à Jebel Ahed près de Zakii). Déjà alors, les Syriens avaient annoncé la prise imminente de cette installation militaire, mais plus tard y avaient renoncé prétendument en raison de l’accord sur le cessez-le-feu de la fin février. Ce qui est peu probable, car la trêve n’a pas empêché à la fin de mars avec le soutien des forces russes et étrangères de chasser Daesh de Palmyre – plus important du point de vue médiatique, même si c’est aussi une position stratégique (située au carrefour dans le centre du désert syrien). La prise de contrôle de la ville a ouvert la voie pour l’armée syrienne à Deir ez-Zor, où depuis plusieurs années reste bloqué un groupe de l’armée syrienne. Cependant, l’attaque annoncée n’a pas eu lieu. Au lieu de cela, les troupes syriennes ont intensifié à nouveau les combats dans la direction de Raqqa, en dépit de la nécessité de se regrouper dans le sud d’Alep, où les militants de la coalition djihadiste continuent de mener des raids réussis dans le secteur de Tuman Khan.

 

Paradoxalement, les manœuvres des troupes de Bachar al-Assad à Raqqa dans cette situation sont moins dangereuses que les opérations à Alep. Sans parler de l’attaque sur le nord de la province, où le couloir entre la frontière avec la Turquie et les villes de Azaz Jarabulus les rebelles continuent de recevoir des renforts. En outre, il est peu probable que les Syriens et leurs alliés prennent d’assaut directement Raqqa. Au contraire, leur objectif –est de reprendre la base aérienne de Tabka,un objectif réaliste, étant donné le relief plat et la faible densité de population.

Fait intéressant, la direction du FDS a modifié à deux reprises ses plans pour l’attaque de Raqqa, qui a commencé le 24 mai: d’abord, a été décidée une offensive supplémentaire sur la quatrième direction dans la zone de la base aérienne Tabka qui, par une étrange coïncidence, est attaquée aussi par les Syriens, et ensuite seulement se lancer à l’assaut de Minbej.

 

Pourquoi la ville Tabka et la base aérienne située à côté est-elle si importante, à la fois pour les Syriens, et SDF? Tout d’abord, il est important de saisir ces objets à partir d’un point de vue politique – en termes de qui se bat mieux contre le terrorisme dans la région. Deuxièmement, le contrôle de la ville de Tabka par les forces gouvernementales est un avertissement à la coalition d’opposition SDF, en premier lieu aux Kurdes et aux Américains qui sont derrière eux. Troisièmement, Tabka est un tremplin commode pour l’attaque future sur Raqqa. Quatrièmement, dans la région sur le fleuve Euphrate se trouve le plus grand barrage hydroélectrique de Syrie(construit en 1968-73, avec l’aide active de l’Union soviétique), le barrage qui forme un grand réservoir. Et l’eau est connue pour être une ressource importante dans le climat aride de la Syrie …

 

Dans ce contexte, dans la communauté des experts et les médias se sont multipliées les discussions sur le fait que la présence militaire russe en Syrie peut être augmentée. Tout d’abord, le groupe mixte de la base aérienne Hmeymim peut être complété par un certain nombre de bombardiers Su-24M et Su-34. Deuxièmement, des détachements supplémentaires de forces spéciales peuvent être déployés dans la RAS, ainsi que la formation des volontaires, ou comme on les appelle, «pèlerins». Pour rappel, le 25 mai a expiré l’ultimatum du ministre de la Défense Sergueï Choïgou pour la démarcation de l’opposition syrienne par rapport aux troupes de l’organisation terroriste « Al-NusraDzhebhat » **. Plus tard, le porte-parole du département militaire Igor Konashenkov a dit que le Ministère de la Défense a décidé de reporter les frappes–jusqu’à la démarcation des formations armées face à « an-Nusra ».

 

– Les forces gouvernementales en l’absence d’un front continu doivent combattre sur plusieurs fronts à la fois. Mais une offensive en profondeur dans la province de Raqqa est maintenant considéré évidemment comme prioritaire, – a déclaré le directeur adjoint de l’Institut d’analyse politique et militaire Alexandre Khramtchikhine.

 

– Et puis, la comparaison avec la bataille de Berlin est vraiment appropriée, car on observe une volonté de chacune des parties de dépasser l’autre dans le rapprochement du centre administratif, puis dans l’assaut final. Ainsi, on voit une situation paradoxale – tous en Syrie se battent contre tous, bien que souvent les rivaux s’aident indirectement.

 

Les Américains et les Kurdes ont apparemment surestimé leurs forces, c’est pourquoi ils ont dû changer leurs plans et maintenant faire valoir que l’attaque sur Minbej est plus importante. En ce qui concerne l’armée gouvernementale, il est clair qu’elle n’est pas assez forte pour s’attaquer à Raqqa. En ce sens, un renforcement de la présence militaire russe en Syrie aurait l’air logique. Si nous nous sommes engagés dans cette guerre, il est nécessaire de la terminer plus ou moins de succès. Cependant, à notre époque, il est difficile de dire quels sont les critères de succès, parce que maintenant les guerres sont de type postmoderniste. Beaucoup croient qu’il est plus important de se déclarer le vainqueur, que de gagner vraiment. Cependant, à côté des images médiatiques, il existe quand même une sorte de réalité qui doit être observée, et qui dicte le renforcement de l’aide russe « sur le terrain ». Encore une fois, puisque nous avons été entraînés dans la guerre, il est nécessaire de la mener à bien, sinon il sera difficile de la présenter comme victorieuse, malgré tous les efforts des professionnels de la communication.

 

– La chose principale maintenant, c’est qui seront les premiers à parvenir au centre administratif de la province de Raqqa. À ce jour, les positions avancées des troupes d’Assad sont à moins de 100 km de la ville, tandis que le FDS est à environ 30 km, – remarque le directeur du Centre pour l’étude du Moyen – Orient et Asie centrale Semen Bagdasarov.

 

– Mais le problème est que les Kurdes ne sont pas désireux de prendre Raqqa, de subir des pertes pour cela, dans la mesure où il faudra de toute façon en partir pour la laisser aux Arabes laisser aux Arabes. Par conséquent, ils tentent de ralentir le rythme de l’offensive. Un objectif beaucoup plus important pour eux est Minbej, qui ouvre la voie à Jarabulus, qui est important pour les Kurdes en termes de connexions des trois cantons.

 

Par conséquent, avec notre soutien les Syriens ont encore une chance de prendre Raqqa, car il est clair que si elle prise par l’autre coalition, Damas aura peu de chances de récupérer ces territoires. J’imagine aussi que nos diplomates et conseillers ont clairement fait savoir aux Kurdes que s’ils prennent Raqqa, la force aérienne russe ne mènera pas d’opérations dans le couloir entre Azaz et Jarabulus–dans la mesure où c’est, pour ainsi dire, notre espace aérien de responsabilité, et non un secteur américain. En général, la situation est difficile avec beaucoup de courants souterrains. En effet, nous n’avons pas accepté le cessez-le-feu de gaîté de cœur – Moscou, apparemment, a décidé de ne pas risqué une grande guerre régionale. Mais tôt ou tard, le couloir à la frontière syro-turque devra être fermé.

 

* « Etat islamique » (IG LIH), reconnu par la Cour suprême de la Fédération de Russie du 29 Décembre 2014 comme une organisation terroriste, ses activités sur le territoire de la Russie sont interdites.

 

** « Dzhebhat en-Nusra » reconnu par la Cour suprême de la Fédération de Russie du 29 Décembre 2014 comme une organisation terroriste, ses activités sur le territoire de la Russie sont interdites***.

*** Mentions obligatoires dans toute la presse russe [NdT]

 Traduit du russe par Marianne Dunlop pour histoire et societe

 
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Publié par le juin 6, 2016 dans Amérique, Asie, Europe, guerre et paix

 

Bruxelles est trop indulgente avec Paris, estime le président de l’Eurogroupe

L’arrogance de la Commission européenne est patente, mais il faut aussi voir ce qu’il y a dessous. Effectivement l’économie française est en crise. On parle beaucoup du brexit, mais de plus en plus il question du frexit… Ce qui de fait signifierait la fin de l’euro. Pourquoi? On essaie de nous faire croire que c’est parce que le pays est incapable de réformer le code du travail. Le véritable problème c’est la contrainte la pire qui pèse sur l’économie française, l’impossibilité de dévaluer sa monnaie pour redonner un coup de fouet à ses échanges commerciaux et freinerait l’accélération de la destruction de son tissu industriel… C’est sans doute parce que les partis de gauche sont incapables d’anticiper sur cette nécessité que nous sommes devant le paradoxe français: une grande combativité de ses travailleurs en matière de grèves et de manifestations, qui se traduit au niveau politique depuis des années par une montée de l’extrême-droite. Celle-ci joue non seulement de la xénophobie nationaliste, de l’appel à l’ordre, mais elle apparaît comme la seule force d’opposition aux « élites » qui gouvernent en France, mais sous l’influence des technocrates et des médiacrates inféodés à l’Europe. (note de Danielle Bleitrach)

 http://www.boursier.com/actualites/economie/bruxelles-est-trop-indulgente-avec-paris-estime-le-president-de-l-eurogroupe-31812.html?headline3

A plusieurs reprises, la Commission européenne a accepté de donner davantage de temps à la France pour parvenir à ses objectifs de réduction du déficit. Un laxisme qui pèse sur la crédibilité de l’institution, estime Jeroen Dijsselbloem…

Bruxelles est trop indulgente avec Paris, estime le président de l'Eurogroupe

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Commission européenne serait-elle trop indulgente avec la France ? C’est en tout cas l’avis du président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui a accordé une interview à la presse européenne, dont ‘Le Figaro’… « La Commission devrait se soucier davantage de sa crédibilité. Lorsque vous apprenez que son président dit que la perspective est différente dans le cas de la France – je ne suis pas sûr des mots – c’est bien sûr dommageable », fustige-t-il.

« Des dérogations parce que c’est la France »

Les propos de Jeroen Dijesselbloem font suite au discours tenu cette semaine par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker. « A la France, je ne cesse de donner des dérogations (…) parce que c’est la France (…) on ne peut pas appliquer le Pacte de Stabilité de façon aveugle », a-t-il indiqué sur le plateau de ‘Public Sénat’.

Bruxelles a en effet autorisé la France à reporter l’objectif d’un déficit ramené à 3% à plusieurs reprises. Initialement, Paris devait atteindre cette cible à la fin de l’année 2015. Et selon les dernières prévisions de la Commission européenne, l’Hexagone ne parviendrait pas à ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB en 2017, comme elle s’y est engagée. Il se situerait à seulement 3,2% du PIB…

Un jeu dangereux

Pour Jeroen Dijsselbloem, Bruxelles joue avec le feu et pourrait déstabiliser toute la région en manquant de fermeté. « Si la Commission ferme les yeux sur l’un, elle sera obligée de le faire pour d’autres et au bout du compte, c’est toute l’union monétaire qui sombre dans l’aveuglement », prévient-il.

D’ailleurs, le 18 mai dernier, la Commission a décidé de  de donner un peu de répit à l’Espagne et au Portugal, alors qu’ils ont tous deux manqué leur objectif de réduction du déficit en 2015. Elle leur a recommandé de prendre les mesures structurelles nécessaires afin d’y parvenir et réexaminera leur situation en juillet, une fois ces modifications apportées…

 
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Publié par le juin 4, 2016 dans Economie, Europe