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The independant : la guerre entre oligarques, accusation de meurtres autour d’un procès entre milliardaires à la Haute cour

C’est le plus extraordinaire témoignage sur ce que sont les pillards oligarques en Ukraine. Kolomoïsky et Pinchuck avec le rabbin, ses œuvres, le mariage de ses filles, on se croirait dans les contes d’Odessa de Babel, même si le roi des mendiants était lui du côté des révolutionnaires… On me répondra que Kolomoïski, l’ami très cher de notre enflure nationale Bernard-Henry Levy, vient d’être mis sur la touche par le vertueux Porochenko, lui-même roi du chocolat (qui s’est assuré la propriété d’un grand nombre d’immeubles de Sébastopol en les faisant prendre à la kalachnikov à ce qu’on dit). L’oligarque jouissant du triple passeport Chypriote, israélien et Ukrainien a été lâché par les Américains et malgré sa garde prétorienne néo-nazi a dû pour le moment s’incliner. Mais il y a un autre protagoniste encore plus intéressant bien que moins truculent c’est Pinchuck, souvenez vous c’est le principal contributeur de la fondation charitable de la famille Clinton qui ne saurait rien lui refuser.

https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/03/23/les-oligarques-ukraine-des-contributeurs-de-premiere-importance-a-la-fondation-clinton-avant-la-crise-de-kiev/

Quelle relation y a-t-il donc entre ce procès Pinchuck-Kolomoïski et le fait que le marionnettiste américain ait lâché ce dernier? Édifiant quant aux mœurs du Capital. Qu’une telle bande de gangsters soit en mesure après avoir fait main basse sur les biens nationaux soviétiques d’acheter les dirigeants des Etats-Unis en dit long sur l’état de pourrissement du capital ! Mais le plus drôle dans cette affaire est que cette bande de ruffians se croient obligés de nous la jouer morale et droits de l’homme pour couvrir leurs turpitudes. (note de Danielle Bleitrach)

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Viktor Pinchuk, Gennadiy Bogolyubov and Igor Kolomoisky

Quelques unes des plus extraordinaires accusation de violence, de meurtre et de corruption, telles que jamais vues dans une compétition légale commerciale ont surgi dans des documents présentées à la Haute  Cour .

Les attendus de la Haute Cour, concernant une querelle commerciale et judiciaire à Londres, font état d’extraordinaires allégations de violence, meurtre et corruption.

Ces allégations font parties d’un procès qui porte sur 2 milliards de dollars, 1.34 milliard de livre sterling, procès intenté par l’oligarque et ami de Tony Blair Viktor Pinchuck résidant à Kiev et à Kensington, à l’encontre de deux autres milliardaires ukrainiens dans leur bataille pour l’acquisition et le contrôle d’une entreprise.

L’un d’entre eux, Gennadiy Bogolyubov résidant à Belgrade a récemment accusé Mr Pinchuck de corruption de témoins dans le cadre de ce procès et en demande l’ajournement. Un témoin a déclaré que l’une des personnes ayant été corrompue était l’ancien procureur en chef d’Ukraine, Stavyatoslav Piskun.

Mais le staff de Mr Pinchuk a répliqué en portant devant la Haute Cour de Londres des allégations explosives concernant la participation active de l’ancien procureur dans la couverture des meurtres commandités par l’associé en affaires de Mr Bogolyubov se nommant Igor Kolomoisky.

Mr Pinchuk inclut aussi Kolomoisky dans le procès à 2 milliards de dollars qu’il mène dans sa tentative d’acquisition de l’entreprise minière objet de la querelle.

Mr Kolomoisky réfute toutes ces allégations qui n’ont pas été prises en considération par le juge et qui forment ce que Mr Justice Flaux a qualifié de malveillances et méchancetés entre les parties (déclarations, démentis, contre allégations)

Le staff  de Mr Pinchuk a affirmé que Mr Kolomoisky a donné l’ordre d’attaquer un avocat ukrainien qui refusait de donner des informations protégées sur un client. Le gang de malfrats recruté a attaqué l’avocat après avoir battu par erreur sur la personne un de ses collègues.

Mr Kolomoisky organisa alors le meurtre des membres de ce gang  qui avaient  » saboté  »  leur mission et chercha à dissimuler ces meurtres. Telles sont les allégations faites par un témoin  présenté par le clan Pinchuk.

L’équipe de Mr Pinchuk a déclaré que peu après l’attaque portée sur l’avocat ukrainien, le garde du corps de mr Kolomoisky, SY Nikitin que l’on dit avoir planifié toute l’attaque, a été retrouvé mort, son corps flottant dans une rivière ukrainienne.

Le chef du gang fut lui aussi trouvé mort avec les veines de ses deux poignets coupées. Dans les deux cas il n’y eut aucune autopsie et en ce qui concerne le cas du chef de gang il fut conclu qu’il s’agissait là d’un suicide. la blessure par balle d’une arme à feu, sous son menton n’a apparemment pas été remarquée, telles sont les déclarations du clan Pinchuk .

Comme pour Mr Nikitin, le corps ( dont le rapport original et officiel indiquait qu’il n’y avait aucune trace de blessures ) fut exhumé et l’on découvrit qu’il portait la trace d’une dizaine de blessures à l’arme blanche.

L’équipe de Mr Pinchuk fait alors état d’une déclaration officielle émanant du bureau du procureur d’Ukraine et stipulant :

Mr Kolomoisky a menacé ( l’avocat ) de mort quelque jours après que celui çi ( l’avocat ) n’ait  pas donné suite aux demandes de Mr Kolomoisky. Aussi ce dernier aurait-il décidé le meurtre de l’avocat pour se venger de son refus d’obtempérer.

Et cette déclaration poursuit en stipulant que Mr Kolomoisky pour mener à bien ses intentions criminelles a demandé à Mr Sy Nikitin son garde du corps d’organiser l’assassinat ainsi donc Mr Kolomoisky est entré en association criminelle avec Mr Nikitin et de par ses ordres, assassinat avec préméditation.

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Mr Viktor Pinchuk commença alors le procés à 1.34 milliards de livres sterling ( AFP/GETTY)

Un mandat d’arrêt fut émis à l’encontre de Mr Kolomoisky mais le procureur Mr Piskun l’a annulé à la demande d’intermédiaires travaillant pour Mr Kolomoisky, d’après les déclarations du staff Pinchuk.

Mais le staff de Mr Bogolyubov a répondu que le procureur Piksun dément catégoriquement avoir été corrompu dans le but d’annuler et arrêter l’enquête et que de toutes les façons il n’avait au quotidien aucun rôle dans la prise opérationnelle de décision.

L’avocat de Mr Bogolyubov a déclaré que l’enquête concernant Mr Kolomoisky avait été arrêtée, le procureur en chef d’Ukraine pensant que le milliardaire était victime d’une campagne de discrédit. Il ordonna la révision du dossier et l’enquêteur conclut que les charges retenues contre Kolomoisky devraient être abandonnées.

Le deuxième témoin déclarant avoir été corrompu par Mr Viktor Pinchuk est un rabbin décrit dans un rapport de presse ukrainien comme étant  » le chef spirituel  » des juifs oligarques, Shmuel Kamineski.

Le staff juridique de Mr Bolomoiski déclara que Mr Viktor Pinchuk tenta de corrompre le rabbin et le menaça de retirer son don annuel d’1 million de dollars pour les œuvres charitables de sa communauté, s’il n’intervenait pas en sa faveur.

Le staff de Mr Pinchuk a réfuté ces allégations et a insisté sur le fait que Mr Pinchuk continue toujours ses dons et qu’il y avait de nombreux emails amicaux, invitations bien après ces supposées menaces et tentatives de corruption.

Le staff de Mr Pinchuk déclara aussi que le rabbin craignait de croiser Mr Kolomoisky. Mr Pinchuk déclara que le rabbin lui a dit que s’il devait se porter contre Mr Kolomoisky cela lui vaudrait une balle dans la tête.

Rinat Akhmetov fait aussi partie de la dispute commerciale pour l’acquisition de cette entreprise minière mais aucune allégations n’a été faite à son encontre.

Il a été ajouté que le témoignage du rabbin ne pouvait être pris en compte car le rabbin est financièrement dépendant de Messieurs  Kolomoisky et Bogolyubov.

Et comme à l’évidence le clan Pinchuk cite le fait du mariage de la fille du Rabbin, Yehudis avec ses 2000 invités ayant eu lieu dans le club de foot de Mr Kolomoisky : le FC Dnipro.

Une autre des filles du rabbin s’ étant mariée dans le même style, avec 1000 invités, le mariage ayant eu lieu cette fois dans le complexe synagogue – hôtel du rabbin et dont les 66 millions de dollars de coût de construction furent payés par Mr Bogolyubov. Le rabbin ayant déclaré publiquement se référant à cette construction que cela constituait la dotation de Mr Bogolyubov à leur encontre. L’équipe juridique de Mr Bogolyubov comptait sur le rabbin pour récuser les déclarations de Mr Viktor Pinchuk à son encontre et pour par son témoignage être ainsi de son côté dans ce procès à 2 milliards de dollars pour l’acquisition de cette entreprise minière.

Mr Pinchuk déclara aussi que Mr Kolomoisky qui est gouverneur d’une région d’Ukraine a essayé de faire pression sur Mr Pinchuk pour qu’il abandonne sa plainte à leur encontre en le menaçant de l’incorporer dans l’armée ukrainienne pour aller se battre sur le front est.

L’équipe juridique de Mr Pinchuk rajouta que Messieurs Kolomoisky et Bogolyubov ont essayé de mettre dans l’embarras Mr Pinchuk pour l’inciter à annuler sa plainte à leur encontre en publiant des allégations sur le meurtre 15 ans auparavant d’un journaliste ukrainien Georgiy Gongadze pendant le régime du beau père de Mr Viktor Pinchuk l’ex président Leonid Kuchma.

La déclaration Pinchuk stipule que pour éviter tout doute possible, il n’y a eu aucune suggestion selon laquelle Mr Pinchuk aurait eu un lien avec la mort de Mr Gongaze.

Mr Pinchuk accuse ses deux rivaux d’utiliser leur chaîne de télévision 1+1 pour promouvoir leur version afin de l’obliger à abandonner le procès devant la Haute Cour.

Mr Justice Flaux a refusé un mandat d’arrêt pour atteinte à la justice mais a déclaré que cela pouvait être reconsidéré lors du procès principal en janvier prochain.

L’accord en querelle

Mr Pinchuk déclare avoir payé à Messieurs Bogolyubov et Kolomoisky 143 millions de dollars pour l’acquisition d’une mine de fer appartenant à l’état.

Ils prirent cette somme, revendique-t-il et ils ne lui donnèrent pas la mine. Il déclare alors qu’ils ont vendu la moitié de cette mine à Rinat Akhmetov le milliardaire ukrainien propriétaire du football club Shakhtar Donetsk. L’homme le plus riche d’Ukraine. Celui qui a acheté une penthouse au 1 Hyde Park pour 136.4 millions de livres sterling.

Aucune allégation impropre de sa part ne figure au dossier.

Mrt Pinchuk déclare que la mine vaut maintenant 1 milliard de dollars et qu’on lui doit un autre milliard de dollars en dividendes non payés.
http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/oligarchs-at-war-claims-of-murder-among-ukrainian-billionaires-in-high-court-case-10107612.html

 

Gagaouzie : Irina une jeune communiste devient le premier gouverneur de la Gagouazie

La communiste Irina Vlah élue à la tête de la Gagaouzie (Moldavie)

Dans notre livre URSS vingt ans après, nous décrivons Marianne et moi notre périple en Moldavie, avec deux régions, l’une indépendante la Transnistrie et l’autre jouissant d’une certaine autonomie la Gagaouzie. Nous avions rencontré à cette occasion une femme politique communiste dans une région restée très fidèle à la Russie, depuis Catherine II et dont les liens ont été encore renforcés lors de la seconde guerre mondiale face à l’invasion nazie, allemande et roumaine. Nous vous conseillons de lire ce chapitre (et les autres) pour approcher l’extraordinaire complexité de cette Europe centrale dans laquelle des invasions, des transferts de population, des luttes impérialistes ont créé un inextricable écheveau de peuples…

Les Gagaouzes appartiennent à un peuple turco slave et ils sont massivement communistes… C’est un peuple de culture turque venu de Bulgarie accueilli par Catherine II qui les a invités à peupler Novorossia, la Bessarabie et sans avoir les moyens de la Transnistrie voisine, ils ont refusé et l’Europe et la Roumanie.

Le 22 mars se tenaient des élections pour élire le « Başcanii » (gouverneur) de la région autonome de Gagauzie. C’est la communiste Irina Vlah qui a été élue, dès le premier tour, avec 51,01% des voix (32.543 suffrages). Son principal rival, Nicolae Dudoglo (Parti démocrate – soutenue par l’alliance pro-UE), remporte 19,05% des voix.

En fait si Irina Vlah a été élue à la tête de la Gagouzie, si elle est communiste, elle a quitté le parti communiste moldave (MRDC) considéré comme pro-europén ou n’ayant pas une attitude claire face à l’intégration européenne, le parti communiste de Gagaouzie s’est rapproché du parti socialiste, né d’une scission au sein du parti communiste moldave,  plus clairement pro-russe. Actuellement une coalition pro-UE dirige la Moldavie et la Gagaouzie par ce vote a marqué son refus de la rupture avec la Russie. Il y a  là un attachement viscéral mais aussi un intérêt économique qui est commun avec d’autres régions moldaves, ce sont des régions agricoles qui ont tout intérêt à faire des échanges avec la Russie. La Moldavie est une terre d’immigration, un Moldave sur quatre a quitté le pays et une bonne part d’entre eux est en Russie, même si l’Italie est un autre de leur choix…

Dans cette petite Moldavie comme dans tout l’espace post-soviétique nous avons rencontré ce tenace regret de l’Union Soviétique, ce refus du vol d’un temps d’amitié et d’espérance… Et il ne s’agit pas de vieux regrettant leurs vingt ans, non il s’agit aussi de jeunes gens comme Irina qui tendent le poing et disent qu’il faudra compter avec leur génération..

Mais vous découvrirez tout cela dans notre livre, en attendant félicitons-nous que cette jeune communiste soit la première femme à diriger la région. Elle nous avait proposé à Marianne et moi de venir comme observatrices pour les élections… Salut et bon courage Irina…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le mars 25, 2015 dans Europe, femmes

 

Défaite de Kolomoïsky contre Poroshenko Karine Bechet-Golovko

http://russiepolitics.blogspot.ru/2015/03/defaite-de-kolomoisky-contre-poroshenko.html

complément d’enquête sur les mœurs des oligarques…

Добровольцы снялись с фронта и едут в Киев
Depuis jeudi, la crise intérieure en Ukraine entre Kolomoïsky et Poroshenko dévoile les véritables enjeux du conflit: l’argent. Poroshenko a besoin de récupérer le contrôle sur les entreprises à capital mixte qui sont entre les mains des oligarques et ne paient pas de dividendes au budget. Une double action a été mise en place: législative pour juridiquement reprendre le contrôle de la direction des sociétés et par la force pour reprendre le contrôle des armes, dans le sens direct du terme. Kolomoïsky a perdu ce combat, ce qui montre que les Etats Unis ne misent pas sur lui, il se retrouve isolé et doit maintenant limiter les pertes. Voyons plus en détails ce roman-feuilleton autour de l’entreprise Ukranafta.

Le pouvoir des oligarques vient du fait que les compagnies qu’ils considèrent comme privées sont constituées en partie de capitaux publics, mais les règles du droit des affaires permettaient à une minorité (privée) de blocage de garder le contrôle sur ces entreprises. Donc, dans le cas de la société Ukranafta qui nous intéresse, l’Etat qui possédait 50% + 1 action ne pouvait nommer le dirigeant, réunir les actionnaires et prendre des décisions sur le paiement des dividendes, car Kolomoïski, avec 42%, possédait une minorité de blocage qui lui permettait en fait de diriger l’entreprise. Par ailleurs, les fonds de cette entreprises se trouvent non pas dans une banque publique, mais dans une banque dirigée par Kolomoïsky, Privat Bank.
Ce schéma, très utile pour les oligarques en général et pour Kolomoïsky en particulier, commence à être ingérable, surtout quand les caisses de l’Etat sont vides et que les entreprises publiques ne paient pas de dividendes. Donc, le jeudi 19, les députés de la Rada adoptent une loi modifiant les règles du droit des affaires en ce qui concerne la répartition des pouvoirs entre les actionnaires minoritaires et majoritaires. Ce qui va permettre au pouvoir de nommer le dirigeant de l’entreprise et de récupérer 2 millions de Hryvnia de dividendes. Suite à cela, le Conseil de direction de l’entreprise, le jour même, décide de changer le directeur, A. Lazorko, trop impliqué dans les structures du groupe Privat. Ils nomment un dirigeant temporaire, qui tente de déloger Lazorko pour prendre possession des lieux. Kolomoïsky arrive le soir même avec un groupe d’hommes armés pour rétablir la situation à son avantage, mais en vain. A la sortie, l’attendent des journalistes, notamment ce journaliste de Radio Liberté qu’il insulte allègrement. Il finissent tous par quitter le bâtiment, les négociations politiques vont débuter avec Poroshenko.
Sur le plan économique, un compromis est trouvé. L’homme de Poroshenko prend sa place à la direction de Ukranafta, mais il n’engage personnellement pas de vérification de la gestion des fonds par l’homme de Kolomoïsky. Un audit sera effectué par des sociétés américaines, plus tard. Cet épisode est clos, mais il n’est qu’un signal du conflit. Pour sa part, le ministre de l’énergie a ordonné de transférer tous les fonds des entreprises publiques vers des banques publiques, ce qui va être une perte sèche énorme pour Privat Bank de Kolomoïsky d’un point de vue financier, mais également en terme de pouvoir.
Et la tension monte entre les deux hommes. Certains analystes estiment que Kolomoïsky avec la l’augmentation rapide de son poids politique et financier a perdu le sens des réalités et a voulu construire un Etat dans l’Etat. Il perd ce combat, mais fait monter la pression, question de survie, dans tous les sens du terme.
Le lendemain des événements, des députés lancent le signal: suite au comportement de Kolomoïsky avec le journaliste, raison formelle, ils demandent sa destitution du poste de gouverneur. De son côté, Kolomoïsky bloque les comptes de Poroshenko, à hauteur de 50 millions de dollars, dans sa banque pour quelques heures, en s’excusant d’un « problème technique ». Match nul. Les comptes sont débloqués, Kolomoïsky reste en place.
Par ailleurs, la guerre des bataillons est lancée. Dimanche soir, le 22 mars, des bataillons, notamment Dniepr 1, sont retirés de la zone de combat et envoyés à Kiev défendre les intérêts de Kolomoïsky. Car l’oligarque ne baisse pas les bras. Si la direction de l’entreprise lui a échappé, il positionne des hommes armés autour du bâtiment. Et c’est en analysant la réaction des structures de maintien de l’ordre et du Président Poroshenko que l’on voit la fin des combats.
C’est tout d’abord Poroshenko qui veut remettre Kolomoïsky à sa place en exigeant que soient désarmées toutes les personnes se trouvant dans le bâtiment de Ukranafta, mais les structures  du ministère de l’intérieur et des services secrets restent assez amorphes. Hier, le bloc s’est fait autour du Président et Kolomoïsky est politiquement isolé. Avakov, le ministre de l’intérieur ukrainien, déclare que seules les forces de l’ordre ont le droit de porter des armes à feu dans les lieux publics et il donne 24h aux services de protection de Kolomoïsky pour dégager les lieux. Il affirme que cela concerne tous les services privés de sécurité de tous les oligarques.  Pour sa part, le directeur du SBU (ex-KGB) est prêt à appuyer par la force la décision présidentielle.
Ainsi, Kolomoïsky vient de perdre sur tous les plans. Ses allégations quant au soutien du Donbass n’ont aucun poids et ne sont pas prises au sérieux sur place. Il deviendrait russophile si son business n’exigeait. Mais il est allé trop loin et la masque retombe. L’ambassadeur américain à Kiev a déclaré publiquement que les temps changent. Autrement dit, Kolomoïsky et ses bataillons ne sont plus aussi utiles qu’au début du coup d’Etat, le pouvoir veut de toute manière reprendre le contrôle et cela passe par le contrôle des armes. Il ne reste plus à Kolomoïsky que négocier discrètement pour garder la tête haute et même simplement garder la tête sur les épaules. D’autant plus que le Congrès a voté la recommandation visant à livrer des armes létales à l’Ukraine. Le conflit prendrait alors une toute autre tournure.
 

Washington post : La fièvre anti-américaine de la Russie va aujourd’hui bien au-delà de celle de l’ère soviétique, par michael birnbaum

Les partisans du parti communiste russe portent une maquette de fusée avec les mots « pour Obama » écrit dessus. Les sentiments anti-américains en Russie ont  atteint des niveaux records, bien pire qu’à n’importe quel moment depuis Staline. (Maxime Zmeyev/Reuters)

Le 8 mars  Suivre @michaelbirnbaum
Moscou — Vous pensiez que l’Union soviétique était anti-américaine ? Essayez la Russie d’aujourd’hui.

Après une année où une rhétorique furieuse s’est répandue sur les ondes russes, la colère envers les Etats-Unis est à son paroxysme selon les sondages. Des vendeurs de rue jusqu’au Kremlin, une vague anti-américaine pleine de bile a balayé le pays, surpassant tout ce qui a pu être exprimé depuis l’ère de Staline, disent les observateurs.

L’indignation a atteint un sommet après l’ assassinat du critique du Kremlin Boris Nemtsov,  les théories du complot ont commencé à entrer en ébullition — quelques heures après qu’il ait été tué, il a été affirmé que sa mort était un complot de la CIA pour discréditer la Russie. (Le dimanche, la Russie accusé deux hommes de Tchétchénie et arrêté trois autres, dans le cadre de l’assassinat de Nemtsov.)

Il y a des lecteurs qui échangent des vêtements de marque occidentale pour des emblèmes de la Russie rouge, bleu et blanc. Des efforts sont faits pour remplacer le coca-cola par une boisson gazeuse de fabrication russe. Les gens sont furieux des sanctions américaines. Et se répand une fascination passionnée, sur l’analyse des méthodes que Washington est censé utiliser pour fomenter des troubles en Ukraine et en Russie.

La colère est un défi pour les décideurs américains qui cherchent à tendre la main à un milieu qui se rétrécit celui de visages amicaux en Russie. Et c’est un test des limites de leur capacité à influencer le processus décisionnel russe après un an de sanctions. Plus de 80 pour cent des russes ont désormais des opinions négatives des Etats-Unis, selon le Centre Levada indépendant, un nombre qui a plus que doublé depuis l’an dernier et c’est de loin le plus négatif depuis que le Centre a commencé à suivre ces opinions en 1988.

Des Russes font la queue devant un McDonald en 1991 à Moscou. La chaîne de restauration rapide a dû mettre l’accent sur ses liens locaux après avoir constaté qu’il n’est pas préservé par le sentiment anti-occidental dans le pays. (AP)

L’assassinat de Nemtsov, les assassinats politiques en plus 15 années de Vladimir Poutine au pouvoir, a été encore l’occasion d’une autre attaque brutale contre les forces pro-occidentales en Russie. Nemtsov s’était longtemps lui-même calqué sur les hommes politiques occidentaux et amassé une longue liste d’ennemis qui lui en voulaient pour cela.

La colère anti-occidentale s’élève et grandira encore plus si le président Obama décide d’envoyer des armes létales aux militaires Ukrainiens, comme cela a été examiné. L’objectif serait d’ « augmenter le coût » d’une intervention russe en rendant la réponse ukrainienne plus meurtrière. Mais même certains parmi les plus dures critiques de m. Poutine disent qu’ils ne peuvent pas accepter cette proposition, puisque le coût est la vie des soldats de leur nation.

[Véhicules militaires des États-Unis ont défilé à 300 yards de la frontière russe]

« Aux Etats-Unis ont fait de l’expérimentation géopolitique, en utilisant les gens comme cobayes, » a déclaré Sergei Mikheev, directeur du Centre pour la politique actuelle, alliée au Kremlin sur un populaire talk-show sur la première chaîne gérée par l’Etat l’an dernier. Ses accusations avancées par quelqu’un qui dit qu’il importe de « connaître l’ennemi, » étaient typiques de la rhétorique qui emplit les ondes russes.

« Ils nous traitent tous de la même manière, ils menacent non seulement la stabilité du monde mais l’existence de chaque être humain sur la planète, » a déclaré Mikheev.

La rhétorique soviétique était officiellement anti-occidentale, mais elle n’a pas pu réprimer la passion des Russes ordinaires pour les Beatles ou leur enthousiasme pour les nouvelles des diffusions de Voice of America. Ces sentiments positifs ont cru après 1991 avec l’effondrement de l’Union soviétique.

Mais la liste des affronts des États-Unis a depuis été enrichie, particulièrement après que les États-Unis et l’OTAN aient bombardé un allié russe, la Serbie, en 1999. Puis vint la guerre en Irak, le conflit Russie-Géorgie et l’expansion de l’OTAN. Chaque fois, il y avait de petits germes de sentiment anti-américain qui ont reculé aussi vite qu’ils ont émergé.
Bureaux russes sur leur politique étrangère Affichage graphique 

Poutine a accru le volume après les mouvements de protestation en fin 2011 et 2012, dont il accuse le département d’Etat. Il a fallu attendre l’année dernière, quand la crise a commencé en Ukraine, pour que l’anti-américanisme se répande même parmi ceux qui  s’étaient jetés avec impatience sur les avions pour Miami et Los Angeles.

Nourris par la violence active sur les chaînes de télévision fédérale russe, la principale source de nouvelles pour plus de 90 % des russes, les gens ordinaires ont commencé à se sentir plus désabusés. La colère semble différente des secousses rapides-recul du passé, selon le dire des observateurs, on l’a vu se propager plus rapidement et plus largement.

Les années d’humiliations ressenties ont « conduit à un anti-américanisme au niveau local, qui n’existait pas auparavant, » a déclaré Vladimir Pozner, journaliste qui, pendant des décennies, a été une voix importante de l’Union soviétique aux États-Unis. Plus récemment, il a expliqué aux États-Unis le ressentiment de la Russie. « Nous n’aimons pas les américains et c’est parce qu’ils sont arrogants, ils pensent qu’ils sont uniques et ils n’ont eu aucun respect pour autrui. »

Les mesures anti-américaines se répandent rapidement dans la nation, allant de la symbolique à la réalité. Certains cafés en Crimée ont arrêté de servir des produits Americains. Les Militants ont projeté des images racialement chargés d’Obama en train de manger une banane à côté de l’ambassade américaine à Moscou. Des Russes ont afflué gaiement pour échanger leurs vêtements de marque occidentale pour les T-shirts avec des images d’un lanceur de missiles Iskander qui dit   » des Sanctions ? Ne ma faites pas rire avec Iskander. »

[Avant l’assassinat de Nemtsov, une année de diabolisation]

« Cette propagande anti-occidentale a radicalement changé l’atmosphère dans la société », a déclaré Lev Goudkov, directeur du Centre Levada, la firme de sondage d’opinion. « elle est devenu militariste. »

Beaucoup de russes ont éprouvé un profond ressentiment après leur alignement sur l’Occident à la suite de l’éclatement de l’URSS, avoir subi seulement de la contrainte et de l’humiliation en retour.

« Aux environ de 1989, nous nous sommes complètement réorientés vers l’Ouest. Nous le regardions comme un futur paradis. Nous nous attendions qu’une fois que nous aurions fait tout ce qu’ils avaient exigé, quand  nous aurions dansé pour eux et ils nous auraient enfin étreints et nous auraient embrassés  et nous fusionnerions en extase, »a déclaré Evgeny Tarlo, membre de la chambre haute de la Russie du Parlement, un talk-show russe l’an dernier. Au lieu de cela, dit-il, l’Occident a essayé de détruire la Russie.

L’anti-américanisme rend plus difficile pour la culture américaine de faire des incursions à travers ses moyens traditionnels — en jouant sur le pouvoir d’attraction des voies telles que les films, la  musique et  l’éducation. L’an dernier, les décideurs russes ont mis fin à un programme d’échange de plusieurs décennies entre des lycées qui offraient aux meilleurs et plus brillants la chance de passer des semestres dans les écoles américaines. Quelques artistes occidentaux maintenant viennent sur le sol russe.

Les Diplomates occidentaux disent également en privé qu’ils n’ont plus l’occasion de prononcer des allocutions ni d’autres possibilités pour expliquer les positions de leurs pays au public russe. Et les Russes qui travaillent pour les antennes locales des entreprises de l’Ouest disent que leurs amis et voisins de plus en plus mettent en question leur patriotisme.

Une poignée de chefs d’entreprise ont averti que la Russie risque de souffrir de rachitisme en permanence en ce qui concerne son propre développement économique avec l’isolement volontaire de la colère.

« Je crains que la récente crise conduise la Russie à une certaine confrontation historique, qui entrave le développement du pays dans tous les domaines, » a déclaré dans une interview avec TASS, l’ancien ministre des finances et Poutine, Alexey Koudrine.

Mais ce sont des voix solitaires au milieu du torrent de fureur anti-occidentale.

« Ce que le gouvernement savait, c’était qu’il était très facile de cultiver des sentiments anti-occidentaux, et il était facile de consolider la société russe autour de cette propagande, » a déclaré Maria Lipman, une analyste politique basée à Moscou, une indépendante qui travaille sur une étude sur les attitudes anti-occidentales.

Même McDonald, longtemps un mode de réalisation des rêves russes sur l’Ouest, a été visé pour violation supposée de la santé à l’automne. Certains de ses plus éminents emplacements ont été contraints de fermer temporairement. Quand ils ont rouvert, McDonald a commencé une campagne de publicité mettant l’accent sur ses liens et ses 25 ans d’histoire en Russie, en minimisant la portée mondiale des arches d’or en tant un phare lumineux de l’Amérique.

La semaine dernière, panneau-réclame un McDonald au coeur de Moscou sur lequel on peut lire: « En Russie, pour les Russes. »

 
 

Les Oligarques Ukrainiens des « contributeurs de première importance » à la Fondation Clinton avant la crise de Kiev

 

Former U.S. Secretary of State Hillary Clinton (Reuters / Brendan McDermid)
Former U.S. Secretary of State Hillary Clinton (Reuters / Brendan McDermid)
Ancien Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton (Reuters / Brendan McDermid)

http://rt.com/usa/243017-ukraine-clinton-foreign-donors/

De 2009 jusqu’en 2013, l’année où la crise ukrainienne est entrée en éruption, la Fondation Clinton a reçu au moins  8,6 millions de dollars de la Victor Pinchuk Foundation, qui a son siège dans la capitale ukrainienne de Kiev, selon un rapport récent.

En 2008, Viktor Pinchuk, qui a fait  fortune dans les affaires de tuyau-bâtiment, avait  annoncé un engagement sur cinq ans, pour  29 millions de dollars dans la Clinton Global Initiative, un programme qui s’efforce de former les futurs dirigeants ukrainiens « pour moderniser l’Ukraine. » Le Wall Street Journal a révélé les fonds reçu de l’étranger entre 2009-2014 dans un rapport publié plus tôt cette semaine.
Plusieurs anciens étudiants du programme ont déjà obtenu leur participation dans les rangs du Parlement ukrainien, alors qu’un ancien appui de Clinton est allé  travailler comme lobbyiste pour Pinchuk en même temps que Clinton travaillait au sein du gouvernement.

Entre 2009 et 2013, quand Hillary Clinton était  Secrétaire d’Etat américain, la Fondation Clinton semble avoir reçu au moins 8,6 millions de dollars  de la Victor Pinchuk Foundation.

Cela place l’Ukraine au premier rang des contributeurs parmi les donateurs étrangers à la Fondation Clinton.
Pays donateurs pour la Fondation Clinton

Ukraine: $ 10 millions

Angleterre: $8,4

Arabie saoudite: $ 7,3 millions

Allemagne: $ 6,7 millions

Irlande: $ 6,5 millions

Inde: $ 5 millions

Canada: $ 4,5 millions

Argentine: $ 2 millions

Émirats Arabes Unis: $ 1,4 millions

Chine: $1 3millions

Source: analyse de Wall Street : divulgations sur la Fondation Clinton

La Fondation Pinchuk dit que ses dons à la fondation  de la famille Clinton ont été conçus pour faire de l’Ukraine « un pays dévelopé, libre, moderne, basé sur les valeurs européennes. » Il a ensuite fait  remarquer que si Pinchuk a l’espoir de faire pression sur le département d’Etat américain concernant l’Ukraine, « cela ne peut pas être considéré autrement que comme une bonne chose, » cité par Wall Street Journal .

Cependant, les critiques ont souligné certains aspects troublants concernant les dons, y compris la coïncidence de la crise ukrainienne, qui a débuté en novembre 2013, et le lourd montant des dons en espèces faits pour la Fondation Clinton pour le compte de riches hommes d’affaires ukrainiens. Dans tous les cas, étant donné que Hillary Clinton semble envisager une  candidature à la prochaine élection présidentielle, un examen  minutieux devra être consacré à son travail passé dans l’organisme de bienfaisance qui porte le nom de Clinton.

Tout d’abord, comme déjà mentionné, Clinton était en poste en tant que Secrétaire d’Etat américaine au moment où les dons de charité de sa famille ont été versés. S’il est vrai que la Fondation Clinton a refusé les dons directement faits par des gouvernements étrangers alors que Clinton était en poste dans  l’administration Obama, la porte restait grande ouvert aux dons de citoyens publics comme Pintchouk, qui a défendu la possibilité  de liens plus étroits entre l’Ukraine et l’Union européenne.

Les relations politiques de la famille Pinchuk sont fondamentales. Non seulement Viktor Pinchuk a rempli  deux mandats au titre de parlementaire ukrainien, mais son épouse est la fille de l’ancien président ukrainien Leonid Kuchma.
Après avoir été présenté à l’ancien président américain Bill Clinton par Doug Schoen, un analyste politique et le sondeur qui a travaillé pour Bill Clinton, Pinchuk et sa femme ont commencé à faire des dons aux organismes de bienfaisance Clinton-famille, a expliqué lez WSJ .

Au cours de la mandature d’Hillary au département d’Etat, Schoen a commencé à travailler comme lobbyiste du Congrès pour l’oligarque ukrainien. Schoen a défendu ses activités de lobbying en disant : il n’y n’avait aucun lien avec les  dons importants de Pinchuk.

« Nous ne recherchions pas à  utiliser n’importe quel effet de levier ou toutes autres connexions ou quelque chose de ce  genre  par rapport à la Fondation, » dit-il.

Schoen dit que lui-même et Viktor Pinchuk ont  rencontré à plusieurs reprises les employés de la fondation  Clinton y compris Melanne Verveer, une ukrainienne-américainne, qui est membre de l’influent Council on Foreign Relations, ainsi que  dedla Commission trilatérale.

L’objectif de ces réunions, selon Schoen, était d’encourager le gouvernement américain à faire pression sur ancien président Viktor Yanukovich de l’Ukraine pour libérer son adversaire politique emprisonné, Yulia Tymoshenko.

Tout ce qui peut être le cas, Ukraine entré dans une période de grave crise le 21 novembre 2013, lorsque Ianoukovitch suspendu ses plans pour la mise en oeuvre d’un accord d’association avec l’Union européenne. L’annonce a déclenché des protestations de masse qui ont conduit à Ianoukovitch à fuir de Kiev le 22 février 2014.

Les Troubles sociaux ont finalement  gagné le pays, la partie orientale du pays a tenté de gagner plus l’indépendance par rapport à Kiev. Récemment, les deux parties ont accepté un cessez-le-feu négocié le mois dernier à Minsk, en Biélorussie, par les dirigeants de l’Ukraine, la Russie, France et Allemagne.

 
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Publié par le mars 23, 2015 dans Amérique, Europe, guerre et paix

 

Donbass : la nationalisation des biens des oligarques mise en œuvre

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Jacek Kaminski

http://www.lewica.pl/?id=30399&tytul=Donbas:-Rozpocz%EAto-nacjonalizacj%EA-w%B3asno%B6ci-oligarch%F3w

Le processus de nationalisation des biens des oligarques, annoncés depuis longtemps, commence à être mis en œuvre dans la République Populaire de Donetsk. Le premier ministre Aleksander Zakharchenko a informé que l’Etat a pris le contrôle de quelques entreprises privées, entre autre celles appartenant à l’ancien président de l’Ukraine Victor Ianoukovitch.

La raison directe des nationalisations fut l’explosion mortelle dans la mine Zasiadka de Donetsk le 4 mars dernier.33 mineurs y ont laissé la vie. Cette mine est surnommée « la mine tueuse » du fait des nombreux accidents mortels qui y ont lieu régulièrement. Depuis 1999 plus de 200 mineurs y sont morts, plus de 150 personnes pendant les deux grandes catastrophes minières de l’année 2007. La mine « Zasiadka » appartenait à l’un des plus importants oligarques de l’Ukraine, le représentant du « Clan de Donetsk », Jefim Zawiagilski. Zawiagilski est aussi député de la Verhovna Rada sans interruption depuis 1990. On estimait en 2011 sa fortune à 500 millions de Dollars US et en 2013 « seulement » à 173 millions.

« Cette mine aux mains de Zawiagilski était l’exemple classique d’une situation ou le propriétaire pressure l’entreprise jusqu’au bout, sans égard au processus de production et aux conséquences. La sécurité et la prévention des accidents étaient moins importantes que les taux de production et c’est pourquoi chaque accident à Zasiadka était synonyme d’une immense catastrophe » – ainsi le commentait le portail ukrainien d’informations news-portal.dn.ua.

Formellement la nationalisation de la mine Zasiadka n’est pas encore effective, mais – comme le rapporte le portail d’information http://www.novorossy.ru – « L’entreprise est actuellement sous le contrôle des représentants de la République ». L’ancien directeur de la mine Pavel Filimontov a été arrêté suite à l’accident.

Alexander Zakhartchenko a mentionné comme raison de la nationalisation de la centrale thermique Starobiechevska la dette de l’entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs de charbon d’un montant de 400 mln de Gryvnas. (16 mln d’Euros). Cette entreprise faisait partie du groupe « Donbassenergo », propriété depuis 2013 de l’oligarque Igor Humeniuk. La fortune de Humeniuk est estimée par le mensuel « Forbes » à 520 millions de Dollars US. Une autre centrale thermique située à Slaviansk fait aussi partie du groupe de Humeniuk mais elle est actuellement hors du contrôle des autorités de la RPD.

Le groupe « Donbassenergo » a protesté contre la mise sous tutelle publique de sa propriété. « La tentative de liquider la société par actions Donbassenergo et de nationaliser la centrale Starobiechevska montre l’incompréhension et le manque de vision d’avenir de ceux qui ont conseillé cette décision unilatérale à à la République Populaire de Donetsk. Ce genre de politique a des conséquences dont ils ne se rendent pas compte » – peut-on lire dans le communiqué de la direction du groupe.

Selon Zakhartchenko, l’objectif principal de cette phase de la nationalisation est la société Donbasskij Rascziotno-Finansowyj Cientr” (DRFC), dont on pense que le propriétaire est l’ancien président de l’Ukraine Victor Ianoukovitch. Le groupe avait des participations dans des cockeries („Komsomolskij”, „Czerwona Zirka”, „Kalininskij”, „Uzłowskaja”, „Ukraina”, „Rossija”) ainsi que dans bien d’autres entreprises. « Ianoukovitch fut un président de l’Ukraine légalement élu et chassé illégalement, et comme il est aussi notre compatriote, je pense qu’il va être heureux d’aider notre peuple à survivre. C’est pourquoi selon la loi le groupe DRFC appartient désormais à la République Populaire de Donetsk »- déclarait Alexander Zakhartchenko lors sa conférence de presse du 13 mars.

Le leader du Parti Communiste de la République Populaire de Donetsk Boris Litvinov et député au Conseil Populaire a déclaré que le Parlement travaillait actuellement sur les bases juridiques d’une nationalisation de grande ampleur des biens des oligarques.

 
 

Porochenko doit agir en tant que garant du respect des accords de Minsk en Ukraine, par Eugène Tsarkov (parti communiste d’Ukraine)

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Eugène Tsarkov lors de son voyage en France, ici à Vénissieux  avec les militants du PRCF et Marianne qui a traduit ce texte

Publié le 17/03/2015

Les autorités de Kiev se livrent à un simulacre d’activité en ce qui concerne le règlement pacifique. C’est la constatation faite par Eugène Tsarkov, député à la Verkhovna Rada de la 6e législature, et premier secrétaire du Comité régional d’Odessa du Parti communiste.

« Malheureusement, nos préoccupations se confirment quant à la position de la haute direction de l’Ukraine, qui n’est pas prête à agir en tant que garant de la mise en œuvre des accords de Minsk du 12 Février de cette année, qui ne va pas appliquer ses dispositions, qui trompe ses partenaires européens et veut transférer la responsabilité de l’échec sur la Russie et les républiques auto-proclamées » – a déclaré Eugene Tsarkov.

«Pourquoi, après un mois, le Parlement n’a pas encore voté en faveur de la loi, mais le Président a seulement soumis à la Verkhovna Rada un projet de résolution qui définit les territoires auxquels devraient s’étendre le traitement spécial prévu et adopté il y a six mois, la loi sur le statut spécial de certains territoires du Donbass » – demande le premier secrétaire du Comité régional d’Odessa du Parti communiste.

À son avis, ce n’est pas sans rappeler la pratique politique du gouvernement précédent, « S’il fallait éviter une décision sur le fond et qu’il était impossible de dire« non ». M. Ianoukovitch a promettait, et Efremov expliquait plus tard que les députés n’appuyaient pas cette décision. Dans ce cas, tous comprenaient bien que c’était une ligne convenue. Et les députés expérimentés savent bien se débarrasser de n’importe quelle question, tout en parlant de sa nécessité.  »

Aujourd’hui, ces techniques sont utilisées par Porochenko, a déclaré le communiste. « Alors que tout le monde comprend que la question de la décentralisation est une question fondamentale. En premier lieu pour un règlement pacifique au Donbass « , – a ajouté Eugène Tsarkov.

En outre, selon lui, si la question des échanges de prisonniers dépend des deux côtés, assurer le vote efficace au Parlement est entièrement de la responsabilité de Porochenko.

« Un fait alarmant est que des députés appartenant à la coalition parlementaire au pouvoir, parlent ouvertement de dénoncer les résultats de la réunion de Minsk. Il s’avère que le Parti radical peut biffer la signature du Président. Eh bien, à Minsk aurait dû aller non pas Porochenko mais Liachko, puisque c’est lui qui décide, et pas le président, « – note ironiquement Eugène Tsarkov.

Et en fait, la question est simple, a continué le communiste – que faire avec les gens mobilisés et une armée de 250.000 soldats?

« Que faire avec les 96 milliards de grivnas alloué pour la guerre? Cet argent, comme sous le régime précédent, atterrit au moins pour 30% dans des poches privées, et les bénévoles continueront à collecter de l’argent et nourrir l’armée. S’il n’y a pas de guerre, pourquoi recevoir du matériel de l’étranger, et puis les contrats sont déjà signés. S’il n’y a pas de guerre, il faudra payer les pensions et les allocations sociales dans le Donbass. S’il n’y a pas de guerre, le gouvernement aura du mal à expliquer aux gens pourquoi les oligarques vivent comme si rien ne se était passé, et les gens ordinaires de pire en pire, « – dit le député de la précédente Rada.

Par conséquent, selon Eugene Tsarkov pour arrêter l’effusion de sang et rétablir la paix en Ukraine, tout d’abord, il faut arrêter les intrigues politiques autour des accords de Minsk.

« Le président Porochenko doit assumer l’entière responsabilité et agir en tant que garant de l’application des accords de Minsk par la partie ukrainienne », – affirme le premier secrétaire du Comité régional d’Odessa du Parti communiste.

Service de presse

http://www.kpu.ua/uk/80562/evgenyj_tsarkov_poroshenko_dolzhen_vystupyt_garantom_sobljudenyja_mynskyh_dogovorennostej_ukraynskoj_storonoj

 
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Publié par le mars 18, 2015 dans Europe, guerre et paix

 
 
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