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Archives de Catégorie: civilisation

La réflexion du jour : deux visions d’un même monde

Des hommes s'enlacent après une fusillade dans une église à Charleston.

Quand aux Etats-Unis, un homme abat neuf afro-américains dans une église, il est pour nos médias « un forcené  » alors que si un autre individu en France commet les mêmes massacres et  est musulman il devient « un terroriste » plus ou moins représentatif de sa communauté.

Quand vous résignerez-vous à désigner des « fascistes » par leur nom et à voir la nature capitaliste du mal ? La guerre de tous contre tous pour maintenir une hégémonie en crise.

Danielle Bleitrach

 

Un autre hommage de Fazil Say et Nazim Hikmet…


Nazim Hikmet  plusieurs fois emprisonné, condamné à l’exil pour être membre du parti communiste turc. Faid Say lui-même exilé pour avoir choisi un art qui célèbre le peuple, va vers celui-ci, autant que son droit à l’athéisme…
Nâzım Hikmet a reçu le prix international de la paix en 1955 avec Pablo Picasso, Pablo Neruda, Paul Robeson et Wanda Jakubowska. Quelle belle promotion et quel honneur de l’avoir reçu tous ensemble… Il fut un temps où les artistes, les intellectuels formaient un corps cimenté par l’alliance avec la classe ouvrière et leur nation autant que l’humanité. Aujourd’hui nous sommes tous doublement exilés : on continue à nous chasser de notre patrie et de l’humanité et nous empêche toute solidarité.

Danielle Bleitrach

 

Bernd Alois Zimmerman : un requiem plein de vies par Gilles Macassar…

L’humanité et sa langue dit l’univers, la cacophonie et l’harmonie… Hier j’ai vu le film de Paradjanov, Sayat Nova, un vers du poète m’a expliqué pourquoi les êtres humains momifiaient, enveloppaient dans des linceuls et la terre, le mort : le poète qui n’est que tourment dit  « en te mettant dans un cocon, nous espérons que tu t’envoleras comme un papillon vers ta nouvelle vie… » l’art est toujours funéraire mais il célèbre la vie… les vies leur multiplicité…   (Danielle Bleitrach)


Photo : Olivier Roller / Divergen 

Dirigée par Michel Tabachnik, le “Requiem pour un jeune poète”, œuvre-monde du compositeur allemand, provoque un véritable choc tellurique.

Comme il y a des « hommes océans » (dixit Victor Hugo), il existe des œuvres mondes. Des continents entiers y dérivent, avec leurs terres de feu et leurs calottes glacières, leurs luxuriances amazoniennes et leurs Sahels arides. Composé entre 1967 et 1969, créé à la fin de cette même année, le Requiem pour un jeune poète, de l’Allemand ­Bernd Alois Zimmermann, appartient, comme son opéra Die Soldaten, à cette catégorie de chefs-d’œuvre démesurés, qui phagocytent le temps et l’espace, dans la veine ­lointaine du ­Requiem de Berlioz, au XIXe siècle, ou de celui de Ligeti, au XXe.

En le programmant vingt ans après sa dernière exécution à Paris, le festival ManiFeste de l’Ircam a réussi son lancement. La nouvelle salle de la Philharmonie offre un espace idéal pour déployer sur scène un orchestre symphonique aux cuivres surabondants et une formation de jazz ; pour répartir dans les hauteurs trois chœurs et huit haut-parleurs, qui diffusent une bande magnétique proliférante, que Zimmermann lui-même avait réalisée dans les studios de la radio de Cologne.

Enregistrée en analogique, restaurée aujourd’hui en digital, elle déploie une Babel de citations — discours politiques, poèmes — dans toutes les langues — du latin de Jean XXIII au chinois de Mao Zedong, de l’anglais de James Joyce au russe de Maïakovski. Impossible, à l’écoute, de démêler cet écheveau linguistique, qui lasse parfois. Hospitalisé au moment de la création, Zimmermann n’a jamais entendu son œuvre (ce catholique s’est suicidé l’année suivante, à 52 ans). L’aurait-il modifiée ? Le chef Michel Tabachnik la dirige sans concession, d’une battue orthogonale qui coordonne clarté et cohérence, ne surjoue ni noirceur ni catastrophisme. La plénitude rutilante de l’ultime accord du Dona nobis pacem laisse même le dernier mot à l’énergie victorieuse du son, au rayonnement vital et roboratif du timbre. La foi propose, la musique ­dispose.

 

Pas les intellectuels, leurs intellectuels, les autres sont condamnés au silence… et nous revendiquons le droit à la parole malgré eux…

VOILA POURQUOI MARIANNE ET MOI AVONS DECIDE DE RENONCER A NOS DROITS D’AUTEUR

Photo de Gawell Stars.

Photo de Gawell Stars.

La boucle est bouclée, après avoir assuré une censure d’autant plus totale des intellectuels qui ne sont pas dans leurs lignes… Ils s’étonnent… Aucun de ces individus n’a un talent qui expliquerait une telle hégémonie, pour aucun d’entre eux ne se pose même le dilemme qui nous hante à propos d’un Céline ou d’un Heidegger, francs salauds et incontestable talent… L’un excuserait-il l’autre? Là pas le moindre problème de ce style ce sont de modestes tâcherons comme il y en a tant… Leur domination n’a aucune autre excuse que celle d’un choix médiatique, c’est-à-dire capitaliste… Un dévoiement permanent des débats vers l’inessentiel et le banal. Donc la censure, l’étouffoir, comme il y en a eu peu d’exemple en France même sous la royauté…

Censure d’autant plus totale que désormais ce qui fut le parti communiste et son journal l’Humanité a renoncé à se battre, interdit à la fête de l’humanité les auteurs qui dérangent. Il n’y a plus de lecteurs exigeants, on se contente le survol d’un livre, les pages piquées au hasard, dans un style emprunté à Libération, là aussi l’uniformisation est totale… Les communistes se considèrent au meilleur des cas comme des chefs d’œuvres en péril dont il ne faudrait pas oublier le passé. Ce dont ils ne se rendent pas compte et rien n’est fait en ce sens, c’est leur utilité aujourd’hui. Combien on a besoin d’eux pour les luttes sociales, pour la paix, mais aussi pour l’affrontement des idées qui est aussi une matière de paix sociale.

Alors oui ce combat à quelques-uns nous avons décidé de le mener avec votre aide à vous tous, non seulement pour ceux qui continuent à porter certaines exigences mais pour offrir à d’autres un cadre qui permettra à de jeunes rebelles l’épanouissement, le choix de leur propre voie.

NOUS CONSIDERONS APPARTENIR A UN COLLECTIF QUI A CHOISI DE FAIRE ENTENDRE D’AUTRES VOIX.

Marianne et moi après une discussion avons décidé de renoncer à nos droits d’auteur sur notre livre URSS, vingt ans après, retour d’Ukraine en guerre. Pourquoi?
1) Parce que nous sommes convaincues que ce livre est important pour l’idéal de notre vie et que nous voulons nous battre pour sa diffusion sans que cette bataille puisse prêter à confusion sur nos intérêts réels. Nous pensons que sans un peuple dont la langue est le génie, il n’y a pas d’intellectuels, pas d’écrivains, pas d’artistes, l’art s’étouffe de cet absence de contact, il court après les transgressions stupides. Mais il y a aussi la réciproque, quand un peuple souffre qu’est-ce qu’un intellectuel qui ignore cette souffrance? Ce combat entre petits et grands intellectuels et la classe ouvrière, ce que jadis on appelait l’alliance est la nôtre, il ne souffre aucune ambiguïté.
2) Pourquoi donc notre livre est-il important à ce titre ?  parce qu’il rétablit un certain nombre de faits qui ont été tronqués sur la manière dont les petites gens ont vécu l’Union soviétique. Et il le fait loin de toute hagiographie, en exposant les contradictions et les problèmes qui encore aujourd’hui travaillent l’espace post-soviétique. Le lecteur est convié à se faire une opinion par lui-même sur ce qui reste de la première expérience socialiste mais aussi sur le fascisme, la guerre toutes ces plaies qui s’abattent sur le continent européen. Il ouvre le dialogue avec ces communistes, ces petites gens en état de survie non à la recherche d’un modèle mais en confrontant des expériences pour faire face ensemble à ce qui nous menace. Le capitalisme n’a plus d’issue, c’est le socialisme ou la barbarie alors que chacun se confronte avec l’expérience réelle, les avancées actuelles et témoigne d’autre chose que de son ego, son enflure individuelle et de tribu bobo. Oui nous voulons comprendre pas par nostalgie mais pour qu’il existe une perspective.
3) Mais peut-être le plus important n’est pas dans nos scrupules d’auteur à confondre militantisme et rentabilité, nous ne pouvons le faire que parce que nous avons de modestes pensions d’enseignantes à la retraite et ceux qui n’ont rien d’autre sont parfaitement habilités à vouloir de ces droits. D’ailleurs nous envisageons pour nos futurs témoignages dans le Donbass, en Asie centrale et en Sibérie de proposer que l’on se cotise pour nous aider.
4) Le plus important est pour nous le projet porté par les éditions Delga, il reste le seul qui a le courage d’affronter les mensonges, les préjugés et à le faire avec des livres et des auteurs d’une grande qualité. C’est une entreprise qui peu à peu s’articule avec d’autres formes de réflexions exigeantes, des librairies, des municipalités et leurs politiques culturelles, des séminaires de recherche…
Nous pensons en particulier, mais il faudrait citer tout le catalogue, à ce livre d’une grande importance, un livre d’un chercheur américain qu’il faut absolument aider à percer le mur du silence et qui s’intitule « Khrouchtchev a menti ».

Voilà c’est pour toutes ces raisons que Marianne et moi renonçons à percevoir des droits d’auteur éventuels. Si notre livre marche bien comme cela s’annonce, il aidera cet éditeur courageux à publier d’autres titres utiles jouissant d’une moindre audience pour le moment. Nous voulons marquer par ce choix notre appartenance à la nouvelle bataille du livre.

Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop

 

The Guardian : La Chine de Xi Jinping est la plus grande expérience politique sur terre, par Timothy Garton Ash

Workers repaint the Chinese Communist party flag in Jiaxing
Workers repaint the Chinese Communist party flag in Jiaxing Photo : Chance Chan/Reuters

http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jun/01/war-peace-depend-china-domestic-success?CMP=share_btn_fb

traduction Cathy Winch
Le succès ou l’échec du programme intérieur du Président permettra de déterminer s’il y aura la paix ou la guerre en Asie du sud-est

« Si tout cela devait réussir, le capitalisme démocratique libéral occidental aurait un formidable concurrent idéologique avec un attrait planétaire  »

Xi peut-il le faire? Ceci est la plus grande question politique dans le monde d’aujourd’hui. « Oui, Xi le peut», certains me disent à Beijing. « Non, il ne peut pas», disent les autres. Les sages savent que personne ne sait.

Il y a un grand débat en cours à Washington pour savoir si les Etats-Unis devraient changer leur politique chinoise en réponse à la position plus affirmée de Pékin sous le président Xi Jinping. Cela inclut le stationnement supposé de l’artillerie sur les îles artificielles extraordinaires qu’il est en train de construire sur les récifs sous-marins dans la mer de Chine du Sud. Il importe également à tout le monde partout de savoir si la Chine peut soutenir sa croissance économique, car elle épuise son approvisionnement en main-d’œuvre bon marché, en évitant les pièges dans lesquels certains pays à revenu intermédiaire ont trébuché. Pourtant, plus encore que dans d’autres pays, l’avenir de la politique étrangère de la Chine et de son économie dépendent de la qualité des décisions prises par le système politique. C’est de politique qu’il s’agit avant tout.

A présent, on voit assez clairement ce que Xi vise à faire. Il essaie de diriger une économie et une société complexes dans les moments difficiles par des changements de haut en bas, dirigés et contrôlés par un parti léniniste purgé, discipliné et revigoré. Il fait cela dans des conditions sans précédent pour un tel parti, essayant consciemment de combiner la «main invisible» du marché avec la «main visible» de l’Etat-parti. Le «grand timonier» Mao Zedong est clairement une inspiration, mais le réformateur pragmatique Deng Xiaoping en est une autre. « Pour relancer une nation, Xi porte le flambeau de Deng», a déclaré un commentaire de l’agence officielle de nouvelles Xinhua.

Une grande partie du rallumage a porté jusqu’à présent sur l’établissement d’un contrôle sur le parti, sur l’État, sur les militaires et sur ce qu’il existe en tant que société civile, après que l’affaire Bo Xilai a rendu apparente la crise interne du régime de parti unique. Pourtant, en tant que communiste héréditaire, le président peut véritablement croire que des dirigeants autoritaires habiles et éclairés peuvent le mieux gérer les choses : c’est le pari de Lénine, mais aussi, dans différentes variations, celui de Platon et de Confucius. Le sinologue Ryan Mitchell note que dans un article de 1948, un communiste chinois vétéran appelé Xi Zhongxun a été cité comme disant « les qualités les plus aimables de nous les gens du parti communiste sont le dévouement et la sincérité ». Parlant aux membres du parti en 2013, son fils, Xi Jinping, a déclaré que « les cadres dirigeants doivent traiter les masses avec dévouement et sincérité».

Cette expérience change la vie pour les milliers de fonctionnaires purgés, qui ont disparu dans la tendre étreinte des organes compétents du Parti et de l’Etat. (Être un haut fonctionnaire de la FIFA est un divertissement léger par comparaison, même si certains peuvent regretter leurs petits déjeuners cinq étoiles suisses.)

Elle est également extrêmement inconfortable pour les Chinois qui croient dans le débat libre et critique, les initiatives civiques indépendantes et des organisations non-gouvernementales. Ici, j’ai trouvé un contraste frappant avec des visites antérieures à Pékin. Il y a non seulement l’inconvénient de trouver qu’il est difficile d’accéder à Gmail, Google docs et tant d’autres sur Internet. Plus sérieusement, je remarquai une réelle nervosité parmi les intellectuels qui, il y a quelques années, étaient si ouverts; un sentiment que les limites de ce qui peut être dit publiquement se réduisent tout le temps.

Les principaux avocats de droits civiques, des militants et des blogueurs ont été arrêtés, inculpés et emprisonnés. Un nouveau projet de loi propose des restrictions quasi Poutinesques sur les organisations non-gouvernementales. Un autre étend la définition de la sécurité nationale pour y inclure l’idéologie et la culture, avec des formulations telles que « faire avancer la culture exceptionnelle de la nation chinoise et se défendre contre et résister à l’infiltration de la culture nuisible ».

Oui, tout ceci est vrai, disent les analystes du « oui, Xi peut » – et, si ces analystes sont en dehors du système, ils ajoutent généralement que c’est très regrettable. Mais, disent-ils, regardez le programme de réformes qui est mené en même temps avec la même détermination. Ses caractéristiques principales ne sont pas faciles à résumer en termes politiques et économiques familiers, parce que le mélange chinois est unique. Par exemple, des mesures complexes pour traiter un surplomb dangereux de la dette publique locale, l’introduction de droits de propriété pour les terres agricoles et les modifications apportées au système d’enregistrement des ménages (hukou) peut être aussi conséquente que tout ce qui peut être capturé dans un titre de journal occidental.

Il est probable que le style de Xi, un autoritarisme intelligent, permettra de garder non seulement son parti au pouvoir, mais en général la stabilité dans la région.

Si tout cela devait réussir comme prévu, le capitalisme libéral démocratique occidental aurait un concurrent idéologique formidable avec une influence dans le monde entier, en particulier dans le monde en développement. Pour l’ouest, il y aurait une lueur d’espoir : la concurrence vous permet de rester alertes. Je soupçonne que la folie des grandeurs du début des années 2000 – à la fois à l’étranger, forçant un changement de régime en Irak, et à l’ouest en général, dans les excès de turbo du capitalisme financier – avait quelque chose à voir avec le manque de compétition idéologique sérieuse.

Ce résultat n’est évidemment pas ce que moi, en tant que libéral et démocrate, je voudrais pour mes amis chinois. Mais je veux très certainement pour eux, et pour nous-mêmes, une Chine qui connaît un changement évolutionnaire et non révolutionnaire. Il y a plusieurs raisons pour ce point de vue, non la moindre étant que la plupart des Chinois eux-mêmes le partagent. Mais le plus important concerne rien moins que la guerre et la paix.

Un régime communiste en crise aurait probablement trouvé qu’il est impossible de résister à la tentation de jouer la carte nationaliste plus agressive, quelque part dans sa région, carte construite sur des décennies d’endoctrinement, une interprétation sélective du passé récent et un récit de 150 années d’humiliation nationale. Si la Chine met déjà en garde les avions de surveillance américains de survoler ses îles artificielles, imaginez ce qu’il pourrait faire si elle faisait face à une crise systémique. Un conflit armé n’aurait pas besoin d’être directement entre la Chine et les Etats-Unis pour d’être dangereux. Cependant effacer les «lignes rouges» tracées par les Etats-Unis – et les lignes devraient certainement être plus claires que celles de Barack Obama, dans l’intérêt de la Chine ainsi que du nôtre – le risque d’une erreur de calcul serait élevé.

Par conséquent, bien que ce ne soit pas le chemin de l’évolution que je discernais avec plaisir comme beaucoup d’autres en Chine autour de la période des Jeux Olympiques de Pékin, nous devons encore espérer que le leadership de Xi parviendra à «traverser la rivière en tâtant les pierres».

Ma plus grande préoccupation ne découle pas des directives morales de la démocratie libérale comme préférence personnelle, même s’il serait malhonnête de prétendre que celles-ci ne comptent pas, mais découle des idées de l’analyse politique qui nous conduisent à la démocratie libérale. Des idées comme : «Si les hommes étaient des anges, aucun gouvernement ne serait nécessaire. Si les anges devaient gouverner les hommes, ni les contrôles externes ni internes sur le gouvernement ne seraient nécessaires, « (James Madison, papier fédéraliste n ° 51). Oui, chers camarades, ceci pourrait être vrai, même si c’est un Américain qui l’a dit.

À court et à moyen terme, il est probable que le style de Xi, un autoritarisme intelligent, permet de garder non seulement son parti au pouvoir, mais protègera la stabilité du pays. Ce moyen terme pourrait certainement couvrir les deux périodes de cinq ans qui sont tout ce qui est autorisé pour mandat formel du président Xi du pouvoir – le parti communiste chinois ayant tiré une leçon de l’ère soviétique de Leonid Brejnev d’une manière que la FIFA n’a manifestement pas fait.

Xi a tellement de ressources importantes encore à sa disposition, y compris une véritable popularité personnelle et la fierté nationale généralisée. Je voudrais donc faire un (petit) pari que, dans ce sens étroit, les « oui, Xi peut » auront raison. Mais dans un sens plus large et à plus long terme? Les années 2020 seront houleuses.


 
 

Seuls des jeunes gens conscients et responsables peuvent changer l’Ukraine

 

23/05/2015

un article du dimanche, me prévient Marianne qui l’a traduit, elle m’explique qu’en URSS il y avait une volonté de préserver la nature, les espèces qui marque encore les pays qui ont vécu cette période (la Russie refuse les OMG). Quand on imagine ce que vivent les communistes ukrainiens, leur obstination a revendiquer la préservation de leur avenir comme de refuser les mesures d’austérité, de chômage et de misère est tout à fait extraordinaire. les communistes revendiquent la vie contre ceux qui portent la mort. (Danielle Bleitrach)

http://www.kpu.ua/ru/81501/tolko_soznatelnaja_molodezh_mozhet_yzmenyt_ukraynu

Les Komsomols de Kiev ont organisé un « soubbotnik » (samedi communiste) dans le jardin botanique de la capitale. Les jeunes communistes  ont sorti les arbres exotiques des  serres et ont nettoyé les plates-bandes. Les employés du jardin botanique se plaignent du sous-financement désastreux de ce parc unique au monde. Ici se trouvent des plantes datant des jours de l’Empire russe, qui ont plus de deux siècles.

Le Jardin a traversé les deux guerres mondiales, la guerre civile, les occupations allemande et polonaise, mais des dizaines de plantes uniques, qui ont survécu à toutes ces catastrophes, n’ont pas pu supporter « l’Indépendance » et l’Euromaïdan.

Selon les experts et les spécialistes, si le régime de Kiev ne change pas son attitude devant ce lieu unique qui n’a pas d’analogues en Europe, le jardin ne pourra tout simplement pas survivre à l’hiver 2015-2016. Citons ne serait-ce que ce palmier « Liviston méridional » qui a été planté dans le jardin botanique de Kiev en 1839, à l’âge de 50 ans.

Le chef du Komsomol de Kiev Igor Plitsyne, utilisant l’expérience historique du Parti pour les soubbotniks, mais en la remettant au goût du jour,  a lancé un nouveau relais de toute l’Ukraine entre les organisations régionales du Komsomol, transmettant dans une vidéo le bâton témoin  des soubbotniks aux Jeunes communistes de Zaporozhye.

Maintenant, les membres du komsomol de  Zaporozhye, suivant des règles du jeu, doivent organiser un samedi communiste dans leur propre ville et passer le relais à une autre organisation Komsomol de leur choix.

Les Komsomol de l’Ukraine montrent par leur exemple que si l’on veut changer la situation dans le pays pour le mieux, il faut commencer par soi-même et faire quelque chose de réel.

 

Service de presse  des komsomols de Kiev (LKSMU)

 
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Publié par le mai 24, 2015 dans civilisation

 

Marx XXI : de nos camarades italiens, le crépuscule de l’empire…

bandiere naziste piazzarossa

http://www.marx21.it/storia-teoria-e-scienza/storia/25600-la-cancellazione-della-storia.html

En boycottant, dans le sillage des états-unis, le 70 e anniversaire de la victoire sur le nazisme, l’europe occidentale (celle des gouvernements) efface l’histoire de sa propre résistance, qu’elle trahit en soutenant les nazis allés au gouvernement de kiev. Elle Sous-estime la capacité de la Russie à réagir, quand elle est acculée dans les cordes. Elle Se fait des illusions  sur sa propre capacité à pouvoir continuer à dicter la loi, alors que la présence à Moscou des plus hauts représentants des brics, à commencer par  la Chine, et de nombreux autres pays, confirme que le rayonnement impérial de l’occident connait son crépuscule.

 
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Publié par le mai 14, 2015 dans civilisation, Europe

 
 
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