RSS

Archives de Catégorie: civilisation

La réflexion du jour : l’obscurantisme et les grandes découvertes

j

Wang bin, les trois sœurs…

Je crois que le racisme spontané qui a envahi tous les esprits et qui nous vaut en France des morceaux de bravoure contre les « boches », non pas contre l’euro et le capitalisme mais contre la soif de domination allemande de Bismarck à Hitler, après le mal absolu représenté par les « sionistes » et la grande peur de l’invasion « islamiste » … Ces visions sont sans doute simplement la manifestation d’une immaturité intellectuelle comparable à l’obscurantisme qui avait saisi l’Europe au moment des grandes découvertes. A cette époque se combinaient des avancées scientifiques et techniques immenses avec la superstition de la chasse aux sorcières..

. Les esprits faibles ont besoin non pas de comprendre mais de s’inventer des croquemitaines..

. Pourtant ce qui se passe aujourd’hui devrait provoquer un essor sans précédent des connaissances et une transformation des rapports sociaux…  Est-ce que vous mesurez le bouleversement que peut représenter le fait que la puissance économique dont l’influence est désormais la plus forte d’un point de vue planétaire, ne serait-ce qu’à travers son effet de masse, a déjà d’autres critères prioritaires que le profit… Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité c’est un pays sous-développé qui est dans cette situation d’influence massive, pour la première fois l’expansion n’a plus pour but le pillage mais la survie… Ce qui peut provoquer par ailleurs d’autres catastrophes… Je vous conseille de lire « effondrement » de Jarek Diamond et ce qu’il écrit sur la Chine, mais aussi sur la plupart des sociétés qui ont détruit dans la concurrence effrénée leur environnement alors que d’autres comme l’Islande ont su adopter après une destruction initiale une modèle collectif conservateur… Il explique que la Chine détruit mais a aussi les moyens par son modèle politique d’adopter une tout autre voie…

En fait la modernité amplifie la destruction mais a aussi les moyens intellectuels, politiques d’envisager des choix collectifs salvateurs. Il n’y a pas chez cet écologiste la moindre vision utopique d’un retour vers le passé et vers le primitif mais bien le choix des moyens apportés par l’expérience et les connaissances. Pas une vision écologiques réactionnaire, le maintien de peuples entiers dans le sous développement, mais bien de nouveaux progrès dans la relation des hommes entre eux dans leur relation à la nature, ce qu’un marxiste appelle un mode de production…

Là aussi l’accès de la Chine à notre modèle consumériste comme d’ailleurs d’autres société émergentes condamne ce modèle parce qu’il a été basé sur l’impossibilité d’autres d’y accéder… L’égalité le rend insupportable… La nécessité est bien dans la transformation des rapports sociaux autant que d’une autre économie des ressources planétaires. Cela ouvre des champs à la connaissance, à la maîtrise des savoirs.

Sans parler de cette approche intellectuelle de l’Univers et la découverte de ce que nous ignorons…

Cette immensité et la conscience profonde que c’est le petit homme le véritable héros de l’aventure humaine…

Autre aspect de ce sous-développement moteur de l’histoire contemporaine… Nous sommes devant une immense aventure humaine, le seul problème de cette mesquinerie généralisée qui a nom le fascisme chauvin sous toutes ses formes, y compris le dévoiement du communisme et de toutes les formes de messianisme, est qu’elle bloque la compréhension et surtout elle empêche la recherche de véritables solutions puisqu’elle nous force à nous focaliser sur des leurres, des boucs émissaires, des voies sans issues… ou pire comme nous le rappelle l’anniversaire d’Hiroshima…

Danielle Bleitrach

 
2 Commentaires

Publié par le août 6, 2015 dans Asie, civilisation

 

Les deux drapeaux et l’honneur dans la solidarité internationale…

Photo de Damien Bossu.

Le drapeau kurde flotte aux côtés du drapeau cubain à La Havane !

Le peuple cubain, par la voix de son président, le Commandant Raúl Castro Ruz, ainsi que par celle du Commandant Fidel Castro-Ruz, leader de la Révolution Cubaine, manifeste son soutien au Peuple Kurde, en ces heures difficiles.

Les Kurdes sont aujourd’hui le plus important des peuples sans Etat avec 32 millions d’habitants repartis sur 4 pays (Turquie, Syrie, Iran et Irak).

Depuis des mois, les Kurdes combattent Daesh, avec une vaillance impressionnante ! Ils ont infligé à l’Etat Islamique plusieurs défaites sévères, notamment à Kobané (Kurdistan Syrien).
Contrairement à ce qu’affirment les occidentaux, les Kurdes sont à l’heure actuelle, la SEULE et UNIQUE force à combattre Daesh, et ce depuis plus d’un an.

Persécutés durant des siècles en raison de leurs différences culturelles, les Kurdes de Turquie font aujourd’hui l’objet d’une féroce répression de la part du gouvernement d’Erdogan (islamiste, conservateur) sous couvert de lutte antiterroriste. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (marxiste, démocratique) est en effet considéré comme terroriste par les occidentaux.

Nos camarades Turcs communistes et socialistes ne sont pas non plus épargnés par cette violente répression.

Solidarité avec le Peuple Kurde, solidarité avec nos camarades Turcs !

Viva el pueblo Kurdo ! Viva el pueblo Cubano !

 
1 commentaire

Publié par le juillet 29, 2015 dans Amérique, Asie, civilisation, guerre et paix

 

Artistes juifs et musulmans du Maroc retissent des liens

Artistes juifs et musulmans du Maroc retissent des liens

par Kamal Hachkar

il faudra beaucoup plus pour que les « cousins » se retrouvent…  Mais en ce jour de l’Aïd on peut dire son espérance… Il n’y a pas d’autre issue que de rester sur la terre natale et d’y construire d’autres relations, les mythes sont des creusets pour l’art mais de grands dangers quand on prétend les faire gouverner la politique (note de Danielle Bleitrach)

Après "Tinghir Jérusalem", Kamal Hachkar réalise son 2ème film "Retour au pays natal" (titre provisoire)

Après « Tinghir Jérusalem », Kamal Hachkar réalise son 2ème film « Retour au pays natal » (titre provisoire) En savoir plus

121

contributeurs

12 009 €

sur 15 000 €

 

64

heures restantes

Ce projet ne sera financé que si 15 000 € ou plus sont engagés d’ici Dim 19 juill. 2015 22:15 CEST.

Après « Tinghir Jérusalem », Kamal Hachkar réalise son 2ème film « Retour au pays natal » (titre provisoire)

Kamal Hachkar
Projet lancé par

Kamal Hachkar

À propos du projet

Quand juifs et musulmans du Maroc recréent des ponts à travers                                           l’art Par Kamal Hachkar 

Titre provisoire du film-documentaire : Retour au Pays Natal

                                             Par Kamal Hachkar

Dans son premier film «Tinghir-Jérusalem, Les échos du Mellah », qui a connu le succès dans des festivals du monde entier, le réalisateur Kamal Hachkar a entrepris de suivre le destin de la communauté juive qui après avoir vécu pendant des générations dans le village berbère de Tinghir au Maroc, l’a quitté  dans les années 50/60. Originaire lui-même de Tinghir, il nous a emmenés à la rencontre de ces cultures tout au long de son documentaire dans lequel ont résonné les chants, les voix et les histoires de cette double identité partagée entre juifs et musulmans.

http://www.filmsdunjour.com/fr/catalogue/tinghir-jérusalem-les-échos-du-mellah

Pour son deuxième film, Kamal Hachkar continue d’explorer cette mémoire plurielle à travers le portrait de la troisième génération d’artistes juifs et musulmans qui continuent de perpétuer cet héritage commun du Maroc pluriel.

Ce film sera une manière de défier la fatalité de la grande Histoire qui a séparé leurs parents. 

Ensemble, ils souhaitent recréer des ponts et écrire de nouvelles pages.

            Synopsis 

« Retour au Pays Natal » est le portrait de la troisième génération juive et musulmane marocaine qui continue de perpétuer un héritage commun à travers la musique, la peinture, l’écriture. Qu’est ce que le Pays Natal ? Comment vivre avec l’idée que l’on puisse ne plus être là où nos racines ont été ? Ces artistes trouvent-ils dans la culture arabo-berbère une réponse aux questions qu‘ils se posent sur leur identité ?

Leur rêve est de retourner sur les traces de leur famille et de vivre un temps au Maroc pour perfectionner leur art et obtenir la citoyenneté marocaine. Leur manière à eux de réparer les blessures de l’exil : ces artistes symbolisent cette jeune génération qui porte en elle avec fierté l’héritage de ses grands-parents et parents nés au Maroc. Par petites touches, en retraçant le portrait de ces artistes, c’est une mosaïque de l’identité marocaine plurielle qui se dessine, un véritable kaléidoscope d’expériences diverses de ceux qui rêvent, chantent, peignent et fantasment leur Maroc. Après Tinghir Jérusalem et avec le portrait de cette troisième génération en Israël, aux Etats Unis, au Canada et en France, se dessine soudain le rêve de recréer des ponts avec le Maroc.

Cliquez pour voir l’un des portraits d’une des artistes du film : Neta Elkayam.   https://vimeo.com/97469312

Le tournage du film se déroulera en six étapes que nous vous dévoilerons au fur et à mesure du roadmovie de juin à décembre 2015.

Pour ce premier appel à soutien, nous sollicitons votre participation pour les deux premières étapes de tournage qui auront lieu en juin et juillet 2015. Si nous obtenons plus, nous l’utiliserons pour les étapes suivantes du film.

Etape 1 : Tournage à Gibraltar – 4 jours du 15 au 20 juin 2015 Le World Music Festival de Gibraltar rend hommage au Maroc pluriel,et s’ouvrira par la projection du premier film de Kamal Hachkar. Ce territoire est le symbole d’une harmonie parfaite entre juifs et musulmans. Les artistes juifs et musulmans vont élaborer un spectacle autour de la « convivencia » ; un souk marocain sera reconstitué entre la synagogue et la mosquée.Dans la vieille ville, les échoppes juives et musulmanes cohabitent côte à côte. Entre les répétitions et les spectacles, les artistes parleront de leur rapport au Maroc, avec à l’horizon, le pays fantasmé, rêvé et source d’inspiration de leur art.

Etape 2 : Traversée en bateau de Tarifa à Tanger suivie par un voyage en forme de road movie de Tanger à Essaouira en passant par Casablanca, Rabat, Marrakech et Tinghir avec deux artistes de Jérusalem partis en quête de leurs racines pour les confronter avec la réalité du Maroc, avec des juifs jamais partis ou déjà revenus, des artistes musulmans qui continuent de perpétuer cet héritage commun. Neta Elkayam et Amit Haï Cohen diront leur rêve de collaborer avec des artistes musulmans.

présentation de "Tinghir Jérusalem les échos du Mellah" aux lycéens de Casablanca

présentation de « Tinghir Jérusalem les échos du Mellah » aux lycéens de Casablanca

When Muslim and Jews from Morocco reweave ties of conviviality                                                through art

 BACK TO TINGHIR: RETURN TO THE NATIVE LAND (working title) By Kamal Hachkar

In his first film, « Tinghir-Jerusalem, echoes from the Mellah » (2011), filmmaker Kamal Hachkar told the story of the Jewish community of Tinghir, Morocco, who, after having been rooted there for centuries, left in the 1950s and 1960s to emigrate to Israel. Hachkar, a Muslim Berber (Amazigh) born in Tinghir, moved as a child with his family to France. Returning to Tinghir every summer to visit his family, he was told the stories of his hometown, and of the Jews of Tinghir by his grandfather and grandmother, and the other elders in town. In his award-winning documentary which retraces the lost history of this Jewish community, Hachkar embarked on a journey of discovery, encountering colorful characters along the way, both in Morocco and in Israel, whose voices, songs and stories powerfully resonate, evoking the contours of a common culture, shared by both Jews and Muslims. (http://icarusfilms.com/new2014/jer.html)

For his second film, Kamal Hachkar continues to explore this multifaceted memory, through the portrait of the third generation of Jewish and Muslim artists who keep alive this common heritage and celebrate the plurality of Moroccan identities. This film faces the fatality and irreversibility of history that separated our parents from one another, and opens paths to those who today are committed to reverse this historical narrative, to rebuild bridges and reweave ties of conviviality, and to write a new chapter recreating togetherness and a sense of continued and shared destiny.

Synopsis :

« Return of the Native Land » is the portrait of the third generation of Moroccan Jews and Muslims who continue to perpetuate a common heritage through the arts – music, painting, writing. What is the Native Land? How to wrestle with the idea that we cannot live where our roots once were? Can these artists find in the Arab-Berber culture answers to the questions they have about their identity? Their dream is to return and walk in the footsteps of their families and live for a while in Morocco to hone their craft and obtain Moroccan citizenship. It is for them a way to repair the wounds of exile: these artists symbolize this young generation that carries with them the proud heritage of their grandparents and parents born in Morocco. Little by little, tracing a portrait of these artists, the film will unveil a mosaic of plural Moroccan identities that is emerging, a kaleidoscope of diverse experiences of those who dream, sing, paint and fantasize their Morocco. After Tinghir-Jerusalem : echoes from the mellah, and with the portrait of this third generation in Israel in the United States in Canada, or in France, suddenly the dream to recreate bridges with Morocco, takes shape and becomes reality.

https://vimeo.com/116755158 in english

Shooting phases :

The film will be shot in six phases, from June to December 2015. We will unveil each phase one after the next, throughout the journey. For this first fundraising campaign, we are asking you to contribute to the first two phases, which will unfold in June and July 2015. If our fundraising efforts are successful and we obtain more than needed for these first two phases, the surplus will be used for the next steps.

Phase 1 :  Gibraltar, June 15-20 (5 days) Gibraltar World Music Festival celebrates the cultural plurality of Morocco. The festival opens with the screening of Tinghir-Jerusalem, my first film. Gibraltar is a symbol of perfect harmony between Jews and Muslims. Jewish and Muslim artists will present a performance built around the concept of convivencia – with a Moroccan souk reconstituted between the synagogue and the mosque, in the old city, where the shops of Jewish and Muslim merchants coexist next to each other. Between the rehearsals and the performance, we will interview the artists about their relationship with Morocco, in the horizon, as a land between dream and reality, and a source of inspiration for their art.

 Phase 2: Road movie in Morocco, July 20-30 (10 days) Two artists, Neta and Amit, from Jerusalem are embarking on a journey, a quest of their roots, along a road movie taking them through Tarifa, Tangiers. Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Tinghir and other towns and villages in the High Atlas. Facing the reality of Morocco, meeting other Jews, some of whom have returned, some of whom have never left, meeting Muslim artists who continue to keep alive their common heritage. Neta and Amit’s dream is to collaborate with Muslim musicians.

Risques et défis

En ces temps de replis communautaires, il est utile de rappeler l’importance de nos identités hybrides, multiples et complexes. Ces artistes sont des corps politiques en puissance qui défient les dissensions, qui complexifient les appartenances identitaires. Ils sont juifs, arabes, berbères, musulmans, américains, canadiens, français, israéliens mais ce qui les unit est leur marocanité profonde.

Faisons revivre ensemble ces quelques fragments, recréons ces liens entre les nouvelles générations juives et musulmanes. Faisons connaître ces moments de territoires en partage au plus grand nombre, au-delà des clichés pour un jour aspirer « à de nouvelles Andalousies  « recommencées ». Je compte sur Vous

Kamal Hachkar

En savoir plus sur la notion de responsabilité sur Kickstarter

FAQ

Une question ? Si les informations ci-dessus ne suffisent pas, vous pouvez contacter le créateur du projet directement.

 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 17, 2015 dans civilisation

 

Communiqué des étudiant communistes à propos du 14 juillet

le 14 juillet 2015
Les faits récents, nous obligent en tant qu’étudiants communistes à réagir. Nous nous saisissons de cette date symbolique qu’est le 14 juillet jour de fête nationale pour le faire, car la réponse au référendum grec nous montre qu’il reste encore bien des Bastilles à prendre.

 

Le 14 juillet 1789, nos pères prirent la Bastille des mains des monarchistes, cet « air de liberté » aller permettre la naissance de notre République. C’est ainsi que les opprimés de l’époque (paysans, artisans, bourgeois, militaires…) prirent les armes contre leurs oppresseurs (aristocrates, monarchistes et clercs). Or, même si nous savons que cette Révolution ne s’est pas toujours écrite à l’avantage des classes populaires notamment après l’installation au pouvoir de la bourgeoisie la plus aisée, qui n’a pas hésité à assassiner les amis et défenseurs du peuple qu’étaient Marat, Robespierre ou encore Saint-Just. Elle reste un des plus beaux exemples, de ce que le peuple peut réaliser : l’accomplissement de ce que certains ont considéré à l’époque comme une utopie.
Aujourd’hui, nous sommes donc le 14 Juillet 2015 et de tout cela que reste t-il à célébrer ?

Cette année, ce 14 juillet marque l’anniversaire d’un des symboles de la Libération, puisqu’il qu’il y a 70 ans après quatre ans d’occupation c’est en nation libre et souveraine que la France célébrait sa fête nationale. Libéré des armées allemandes, le peuple français pouvait de nouveau scander sa devise révolutionnaire : « Liberté, Egalité, Fraternité » et pouvait porter fièrement le drapeau bleu,blanc,rouge, symbole du pouvoir du peuple sur le pays.

Cette période devait graver la nécessité pour les peuples de disposer de leur souveraineté nationale et populaire. C’est du reste, aussi cette volonté portée par le Conseil National de la Résistance, qui étaient au cœur des réclamations des Algériens massacrés à Sétif.

 

Au delà de ça, les acquis de la Révolution et de la Libération semblent bien loin. D’abord, l’aspect populaire de cette célébration  en est aujourd’hui gommé non pas par le défilé militaire comme certains pourrait le prétendre, mais bel et bien par la parade de nos dirigeants et de leurs invités. Cette année, notre président a ainsi convié son homologue mexicain, le président Enrique Peña Nieto, celui-la même qui sous la tutelle des réseaux mafieux et du gouvernement États-uniens viole les droits de son peuple, à l’image de la tragique disparition de 43 de nos camarades étudiants mexicains.

Il en va de même pour les acquis de la Libération, alors qu’il y a 70 ans le CNR proclamait la nécessité de rendre au peuple leur souveraineté, aujourd’hui on nous impose une Union Européenne, qui s’assure de son espace vitale par le canon -pensons à l’Ukraine ou a la Lybie-, par autoritarisme -n’oublions pas le non de 2005- et l’hégémonie intellectuelle du libéralisme. Le dossier brûlant de la Grèce en est encore la preuve, outre le fait que le parti progressiste Syriza avait déjà cédé à l’austérité qu’on lui sommer d’imposer à son peuple, voici que certains membres de l’Eurogroupe voulait faire payer les grecs de leur affront en ayant par la voie de la démocratie osé exercer leur souveraineté. Les dirigeants allemands en tête de file, ont-ils sans doute oublié bien vite que malgré leurs crimes de 1945, les grecques avaient eux accepter d’annuler la dette allemande en 1953, moins de dix ans après la fin de la guerre.

Mais la situation grecque a aussi pour mérite de ne plus laisser aucune place aux doutes: l’Union européenne est bel et bien intrinsèquement capitaliste, et ne prévoit aucune place pour la démocratie. En son sein, une politique au profit du peuple plutôt qu’à celui des entreprises semble dès alors impossible. Cette Union Européenne et cet Euro sont et resteront, jusqu’à ce que les peuples souverains les abattent comme jadis les privilèges et la monarchie, les armes du libéralisme financier.

 

Nous étudiants communistes engageons toutes nos forces dans la lutte contre le capitalisme, d’abord en s’opposant aux mesures austéritaires imposées aux étudiants européens, ces mesures ne visant juste qu’à renforcer une lutte des classes ou seul  « l’élite » aurait accès au savoir.

Mais aussi, nous exigeons des droits pour les étudiants, comme un salaire étudiant, afin de faciliter l’accès à des formations de qualité pour ceux qui seront les travailleurs de demain.

 

Bonne fête nationale à tous !

 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 14, 2015 dans civilisation, Europe, histoire

 

le peuple français est cartésien… Il ne comprendra rien à votre vertueuse position

je lis ici et là que François Asensi et M.G.Buffet vont voter contre le plan scélérat signé à Bruxelles … On ne peut pas s’associer à l’étrangement d’un peuple. Surtout si le peuple français est déjà plus ou moins logé à l’enseigne de l’austérité pour complaire aux tyrans de l’Eurogroupe. C’est bien, c’est mieux que Chassaigne qui lui considère que c’est un plan désastreux, mais qu’il va le voter, ou Pierre Laurent qui le présente comme une victoire de Tsipras (1)… Asensi et M.G.BUffet adoptent la position de Mélenchon, mais je leur ferai la même remarque en forme d’interrogation: oui ou non, cette condamnation s’assortira-t-elle d’une condamnation de l’euro et de la dénonciation de ce carcan monétaire?

Parce que si c’est pour s’opposer vertueusement aux conséquences sans prétendre toucher aux causes, le peuple français qui est cartésien pensera que ce n’est pas logique et il aura raison. Face à ce qui peut lui apparaître comme des propos vagues donc politiciens, l’abstention sera un refuge ou pire il y a ceux qui dévoieront leur légitime refus de cette tyrannie.

Danielle Bleitrach

(1) Pierre Laurent restera devant  l’Histoire l’immortel auteur de ce diagnostic: «  »si un accord est signé, c’est grâce au courage d’Alexis Tsipras »

 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 14, 2015 dans civilisation, Europe

 

« Jamais je ne pourrai voter et légitimer le contenu de l’accord »

13 juillet par Zoe Konstantopoulou

Discours de Zoé Konstantopoulou, présidente du parlement grec, sur le projet soumis par le gouvernement aux créanciers le 11/07/2015

Mesdames et messieurs, chers collègues,

En de pareils instants, nous devons agir et parler avec sincérité institutionnelle et courage politique.

Nous devons assumer chacune et chacun la responsabilité qui nous revient.

Protéger, comme notre conscience nous y oblige, les causes justes et les droits sacrés, inviolables et non négociables de notre peuple et de notre société.

Sauvegarder l’héritage de ceux qui ont donné leur vie et leur liberté pour que nous vivions aujourd’hui libres.

Préserver l’héritage des nouvelles générations et celles à venir ainsi que la civilisation humaine, de même que ces valeurs inaliénables qui caractérisent et donnent un sens à notre existence individuelle et collective.

La façon dont chacun choisit de décider et d’agir peut varier, mais personne n’a le droit de se moquer, de dégrader, de dénigrer ou d’utiliser à une fin politique les décisions qui sont issues d’un processus et d’une épreuve qui touchent au cœur de notre existence.

Nous toutes et tous sommes et serons jugés au regard de notre attitude et de nos décisions, de nos oui et de nos non, de nos actes et de nos omissions, de notre cohérence, de nos résistances, de notre abnégation et de notre désintéressement.

Depuis cinq mois, le Gouvernement, qui a comme tronc la Gauche et comme noyau les forces anti-mémorandum, livre un combat inégal dans des conditions d’asphyxie et de chantage contre une Europe qui a trahi les objectifs inscrits dans ses statuts, à savoir le bien-être des peuples et des sociétés, une Europe qui utilise la monnaie commune, l’euro, non pas comme moyen d’atteindre le bien-être social, mais comme levier et instrument d’assujettissement et d’humiliation des peuples et des gouvernements rebelles, une Europe qui est en train de se transformer en une prison cauchemardesque pour ses peuples alors qu’elle a été construite pour être leur maison hospitalière commune.

Le peuple grec a confié à ce Gouvernement la grande cause de sa libération des chaînes du mémorandum, de l’étau de la mise sous tutelle et de la mise sous surveillance qui a été imposée à la société sous le prétexte de la dette  une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable, dont la nature, comme l’ont démontré les conclusions préliminaires de la Commission pour la Vérité de la Dette Publique, était déjà connue par les créanciers depuis 2010.

Une dette qui n’a pas surgi comme un phénomène météorologique, mais qui a été créée par les gouvernements précédents avec des contrats entachés de corruption, avec des commissions, des pots-de-vin, des clauses léonines et des taux d’intérêt astronomiques dont ont tiré bénéfice des banques et des compagnies étrangères.

Une dette que la Troïka  en accord avec les précédents gouvernements, a transformé frauduleusement de dette privée en dette publique, sauvant ainsi les banques françaises et allemandes mais aussi les banques privées grecques, condamnant le peuple grec à vivre dans des conditions de crise humanitaire, et en mobilisant et rétribuant pour ce faire les organes de la corruption médiatique chargés de terroriser et tromper les citoyens.

Cette dette, que ni le peuple ni le gouvernement actuel n’ont ni créé et gonflé, est utilisée depuis cinq ans comme instrument d’asservissement du peuple par des forces qui agissent à l’intérieur de l’Europe dans le cadre d’un totalitarisme économique.

Au mépris de la morale et du droit, l’Allemagne n’a pas acquitté jusqu’à aujourd’hui ses dettes à la petite Grèce résistante dont l’histoire reconnaît l’attitude héroïque. Des dettes qui dépassent la dette publique grecque et représentent un montant de 340 milliards d’euros selon les calculs modérés de la Commission de la Cour des Comptes qui a été créée par le gouvernement précédent, quand la prétendue dette publique grecque a été chiffrée à 325 milliards d’euros. L’Allemagne a bénéficié du plus grand effacement de dette après la Seconde Guerre Mondiale afin qu’elle se remette sur pied, avec le concours généreux de la Grèce. Or, c’est cette même Allemagne qui a accordé sa protection à des responsables d’entreprises coupables d’actes de corruption avec les précédents gouvernements et leurs partis politiques, comme Siemens, et elle les a protégés en les soustrayant à la justice grecque.

Pourtant, l’Allemagne se comporte comme si l’Histoire et le peuple grec avaient des dettes envers elle, comme si elle voulait prendre sa revanche historique pour ses atrocités, en appliquant et en imposant une politique qui constitue un crime non seulement envers le peuple grec, mais aussi un crime contre l’humanité, au sens pénal du terme car il s’agit ici d’une agression systématique et de grande envergure a contre une population avec l’objectif bien prémédité de produire sa destruction partielle ou totale.

Et malheureusement, alors qu’ils devraient se montrer à la hauteur de leurs responsabilités et du moment historique, des gouvernements et des institutions se rendent complices de cette agression.

Mesdames et messieurs, chers collègues,

Soumettre le peuple et le gouvernement à des conditions d’asphyxie et à la menace d’une violente faillite, par la création artificielle et préméditée des conditions d’une catastrophe humanitaire, constitue une violation directe de toutes les conventions internationales qui protègent les droits de l’Homme, de la Charte de l’ONU, des Conventions Européennes, mais aussi des Statuts mêmes de la Cour Pénale Internationale.

Le chantage n’est pas une fatalité. Et la création et la mise en place de conditions dont le but est de supprimer le libre arbitre, ne permet à personne de parler de liberté de « choix ».

Les créanciers font du chantage sur le gouvernement. Ils agissent frauduleusement alors qu’ils savaient depuis 2010 que la dette n’était pas soutenable. Ils agissent consciemment, puisqu’ils reconnaissent dans leurs déclarations la nécessité de l’octroi d’une aide humanitaire à la Grèce. Une aide humanitaire pour quelle raison ? Pour une catastrophe naturelle imprévue et inattendue ? Un séisme imprévu, une inondation, un incendie ?

Non. Une aide humanitaire qui est la conséquence de leur choix conscient et calculé de priver le peuple de ses moyens de subsistance, en fermant le robinet des liquidités, en représailles à la décision démocratique du Gouvernement et du Parlement d’organiser un référendum et donner la parole au peuple pour qu’il décide lui-même de son avenir.

Le peuple grec a honoré le Gouvernement qui lui a fait confiance ainsi que le Parlement qui lui a donné le droit de prendre sa vie et son destin entre ses mains. Il a dit un NON courageux et fier,

NON aux chantages,

NON aux ultimatums,

NON aux memoranda de l’assujettissement,

NON au paiement d’une dette qu’il n’a pas créé et dont il n’est pas responsable,

NON à des nouvelles mesures de misère et de soumission,

Ce NON, les créanciers persistent obstinément à vouloir le transformer en OUI, avec la complicité perfide de ceux qui sont responsables de ces memoranda et qui en ont tiré profit, ceux qui ont créé la dette.

Ce NON du peuple nous dépasse toutes et tous et nous oblige à défendre son droit à lutter pour sa vie, lutter pour ne pas vivre une vie à moitié ou une vie servile, pour être fier de tout ce qu’il va laisser à ses successeurs et à l’humanité.

Le Gouvernement est aujourd’hui objet d’un chantage afin de lui faire accepter tout ce qu’il ne veut pas, qui n’émane pas de lui et qu’il combat. Le Premier Ministre a parlé avec sincérité, courage, franchise et désintéressement. Il est le plus jeune Premier Ministre et il est aussi celui qui a lutté comme aucun de ses prédécesseurs pour les droits démocratiques et sociaux du peuple et des nouvelles générations, qui a représenté et représente notre génération et lui donne espoir. Je l’honore et je continuerai toujours de l’honorer pour son attitude et ses choix. Et en même temps, je considère de ma responsabilité institutionnelle, en tant que Présidente du Parlement, de ne pas fermer les yeux et feindre ne pas comprendre le chantage. Jamais je ne pourrai voter et légitimer le contenu de l’accord et je crois que la même chose vaut et vaudra pour le Premier Ministre, qui est aujourd’hui l’objet d’un chantage utilisant l’arme de la survie de ce peuple. Je crois que la même chose vaut pour le Gouvernement et les groupes parlementaires qui le soutiennent.

Ma responsabilité envers l’histoire dans cette institution, je l’assume en répondant « présente » au débat et au vote d’aujourd’hui. Je considère ainsi que je suis plus utile au peuple, au Gouvernement et au Premier Ministre, aux générations futures et aux sociétés européennes, en exposant au grand jour les véritables conditions dans lesquelles le parlement est appelé à prendre des décisions et en refusant le chantage, au nom de l’alinéa 4 de l’article 120 de la Constitution.

Le peuple grec est le deuxième à subir une telle agression à l’intérieur de la zone euro. Il a été précédé par Chypre en mars 2013.

La tentative d’imposer des mesures que le peuple a rejetées par référendum, en utilisant le chantage de la fermeture des banques et la menace de la faillite, constitue une violation brutale de la Constitution et qui prive le Parlement des pouvoirs que lui attribue cette même Constitution.

Chacun et chacune a le droit et a le devoir de résister. Aucune résistance dans l’histoire n’a été facile. Cependant, nous avons demandé le vote et la confiance du peuple pour affronter les difficultés et c’est face à ces difficultés que nous devons maintenant réussir. Et sans avoir peur.

Traduction : Yorgos Mitralias relue par Patrick Saurin


Auteur

Zoe Konstantopoulou avocate et femme politique grecque. Députée du parti de la gauche radicale Syriza, qui a gagné les élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce, a été élue le 6 février 2015 présidente du parlement. Elle est, à trente-huit ans, la plus jeune présidente de la Vouli et la deuxième femme seulement à exercer cette fonction.

Autres articles en français de Zoe Konstantopoulou (7)

 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 14, 2015 dans actualités, civilisation, Europe

 

QUI SOUTENEZ-VOUS EXACTEMENT ? par Yannis Youlountas

A) TSIPRAS QUI S’OBSTINE À VOULOIR SIGNER LE MÉMORANDUM « HOLLANDE », AU PRIX DE SACRIFICES INNACCEPTABLES ?

B) SYRIZA QUI RISQUE D’EXPLOSER, SI CE MÉMORANDUM EST SIGNÉ, EN VOYANT S’ÉLOIGNER SES MEILLEURS ÉLÉMENTS AU PROFIT DES ANCIENS DU PASOK ?
C) LE PEUPLE GREC QUI A DIT OXI À 61% ET QUI DIT MAINTENANT OXI À CE MÉMORANDUM À 79% ?

Tsipras est actuellement mené en bateau par trois types ennemis :
1- la troïka qui secoue sous ses yeux une liasse de billets empoisonnés, comme une gourde d’eau devant un assoiffé.
2- Hollande, Sapin et Moscovoci qui font croire à leur soutien, à grand renfort de médias dominants et de mise en scène, alors qu’ils sont les pires ennemis de Syriza et qu’ils l’ont déjà montré en soutenant la droite grecque contre Syriza en mai 2012 et en janvier 2015.
3- Certains de ses conseillers et ministres qui sont des anciens responsables du Pasok, qui ont même, parfois, travaillé pour la commission européenne et qui soutiennent cette option en poussant, eux aussi, Tsipras vers l’austérité et les privatisations.

Ce soir, si le sommet des chefs d’états de la zone euro confirme la décision des ministres des finances de l’eurogroupe, Alexis Tsipras aura jusqu’à mercredi pour faire voter des lois et des réformes profondément impopulaires, condition préalable à l’ouverture de négociations sur un nouveau plan d’aide, déjà surnommé mémorandum « Hollande ». Trois types de mesures :
1 – adoption de lois.
2 – conditions dures sur les réformes du marché du travail, des retraites et de la TVA
3 – mise en place de nombreuses privatisations.
Ce paquet de mesures très impopulaires devra être approuvé par le gouvernement et par le parlement grecs, avant toute autre négociation.

CE SOIR OU DEMAIN, VOUS VOULEZ SOUTENIR TSIPRAS ? TRÈS BIEN. MAIS VOUS VOULEZ LE SOUTENIR POUR FAIRE QUOI ?
A) DANS SON OBSTINATION À SIGNER LE MÉMORANDUM « HOLLANDE » ?
B) OU BIEN EN L’ALERTANT SUR LA NÉCESSITÉ, AU CONTRAIRE, DE NE PAS SIGNER CE PROJET IMPOPULAIRE, QUI NE ROMPT PAS AVEC LES GOUVERNANCES PRÉCÉDENTES ET QUI SECRÈTE LA CONVERSION DE SON MOUVEMENT POLITIQUE À L’IDÉOLOGIE DOMINANTE ?

Dites à vos camarades et, pour certains, à vos partis, d’arrêter de soutenir la démarche de Sapin, Hollande, Moscovici et Junker. C’est un piège, une grave erreur politique. Ne croyez pas le théâtre médiatique en France et à Belgique.

La France ne vient pas à la rescousse de la Grèce.

C’EST TOUT LE CONTRAIRE : LA MANŒUVRE DES DIRIGEANTS DU PS FRANÇAIS EST EN TRAIN DE POUSSER L’AILE DROITE DE SYRIZA, NOTAMMENT DES ANCIENS DU PASOK (DONT CERTAINS QUI ONT TRAVAILLÉ À BRUXELLES) SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE POUR FAIRE LA MÊME POLITIQUE QU’EN FRANCE ET SE RECOMPOSER AVEC DES LIBÉRAUX.

Les soutiens les plus emblématiques de Tsipras s’éloignent les uns après les autres : économistes (Milios, Lapavitsas…), philosophes (Stathis Kouvelakis), résistants au nazisme (Glézos) et à la dictature des Colonels (Lafazanis, Papachristos…), avocats anti-corruption (Zoé Konstantopoulou, la présidente du parlement qui portait l’audit de la dette avec Eric Toussaint et le cadtm). Les meilleurs sont sur le départ et ce n’est malheureusement pas fini.

Ne tombez pas dans le piège. Il est temps d’arrêter tout cela. Pour la dignité. Pour la liberté. Pour toutes celles et ceux qui ont écrit ou prononcé ce mot avec nous, partout dans le monde, le 5 juillet 2015. Pour refuser le piège en nous rappelant celui de 2005 en France, une fois de plus, avec la majorité du peuple grec, disons OXI.

OXI à la soumission politique.

OXI à l’austérité économique et sociale.

OXI à la privatisation du bien commun.

Monsieur François Hollande, le OXI n’est pas à vendre. Gardez votre mémorandum et votre politique : nous n’en voulons plus ni en Grèce, ni en France.

Yannis Youlountas

L’un des sondages qui confirme la profonde impopularité de ce projet de mémorandum (79% des Grecs sont contre et 74% considèrent qu’il est en contradiction avec le OXI).

 
1 commentaire

Publié par le juillet 13, 2015 dans cinema, civilisation, Europe

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 516 autres abonnés