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Archives de Catégorie: cadeau marianne

Une grande victoire russe: fermeture du Mac Donald’s en Crimée

1-crimee-1980-urss-otan-cassini  McDonald’s ferme ses restaurants en Crimée

Encore une victoire des Russes ! Les commentaires, sous l’article en Russe de Vzglyad, sont unanimement enthousiastes « qu’ils ne reviennent jamais », « qu’ils ferment tous les Mac Do de Russie », « marre de bouffer leur m… », « qu’ils aillent nourrir les pauvres chez eux », etc…

Le Parti communiste russe estime que les « sanctions » sont un bienfait qui devrait permettre à la Russie de relever son potentiel industriel et de renforcer son indépendance, y compris dans le domaine agricole et alimentaire.

confirmation dans un article de Ria Novosti en français…
http://fr.ria.ru/world/20140404/200904905.html

 
 

L’or des Scythes a disparu sur la route entre l’Europe et la Crimée

25 mars 2014,

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Photo : pantikapei.ru
L’exposition « l’Or des Scythes » qui depuis l’Europe devait rejoindre le musée de Kertch en Crimée a disparu sans laisser de traces, a déclaré le directeur de l’Ermitage Mikhaïl Piotrovski

« Le dernier problème en date concernant la Crimée, c’est l’exposition sur l’or scythe de Kertch. Elle a quitté l’Europe en direction de l’Ukraine, mais jusqu’à présent nous ne savons pas où elle se trouve, – a déclaré le directeur du musée, ajoutant que l’Ermitage entretient des relations étroites avec les musées de Kertch et organise régulièrement en Crimée des expéditions archéologiques.

Selon une information non confirmée, les autorités ukrainiennes ont pu transférer l’or des Scythes en Occident comme caution pour les crédits alloués.
Piotrovski a également fait remarquer que l’Ermitage n’a aucune information sur le lieu où seront conservés ces objets, en Ukraine ou en Crimée ».
En effet, on sait que la direction du musée d’Amsterdam a refusé de rendre à la Crimée ces objets uniques qui faisaient partie de l’exposition « Crimée : or et secrets de la mer Noire », dans la mesure où les Pays-Bas ne reconnaissent l’appartenance de la Crimée à la Russie.

Selon cette information, les chefs-d’oeuvre de la période scythe exposés en Hollande, un grand nombre d’objets rares de Crimée y compris des bijoux en or pourraient être transférés au ministère de la culture à Kiev.

Скифское золото пропало по дороге из Европы в Крым
«Осядут в частных коллекциях»

 
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Publié par le mars 25, 2014 dans cadeau marianne, expositions

 

de la part de Marianne : Spécialement pour toi, des nouvelles de la Tchoukotka ou Nanouk le communiste

Action de soutien à la Crimée, le 22 mars, à Anadyr

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Les communistes de Tchoukotka ont distribué un tract appelant la population à aider financièrement les habitants de Crimée. Malgré le froid et le vent glacial, ce sont quelques centaines de tracts qui ont été distribués, avec les coordonnées bancaires pour effectuer les dons et l’information que 145.000 roubles ont déjà été récoltés par le comité local.

Pour les photos :

http://kprf.ru/party-live/regnews/129599.html Marianne me plaisant pour ma passion pour la Tchoukotka et pour les communistes de ce bout du monde avec des auréoles boréales, la neige qui tombe de septembre à juin et une cathédrale en os de baleine dont personne ne sait qui l’a construite… Elle m’explique que les tchous ont la réputation d’être des naïfs, on raconte qu’une tchou rentre dans un drugstore ^perdu au milieu des glaces, il demande : combien coûte cet accordéon, c’est un radiateur lui répond le vendeur…

Mais il suffit que je vois ces photos, ces sommes collectées dans le vent glacial par mes Nanouks l’esquimo communistes pour qu’une sorte de tendresse me saisisse. Je sais bien que le notable du coin aux ordres du pouvoir va leur bourrer les urnes, mais ils sont là dans le froid à récolter de l’argent pour aider leurs frères de Crimée et je les aime pour leur obstination.

 

Les autorités ukrainiennes veulent interdire le Parti communiste

1.

traduit par Marianne Dunlop pour histoire et societé

http://kprf.ru/dep/gosduma/activities/129431.html

Le 18 mars, au Conseil suprême d’Ukraine (Verkhovna Rada) a été enregistré un projet de loi visant à interdire le Parti communiste. Voici le commentaire à ce sujet du premier vice-président du Parti communiste russe, Ivan Melnikov.

« Nous sommes bien sûrs indignés par cette nouvelle, mais elle ne nous étonne pas. Que pouvons-nous attendre d’autre d’un pouvoir illégitime dirigé par des néonazis ?

Mais ceux qui devraient se poser des questions, ce sont les représentants de cette partie de la communauté internationale qui soutient ce soi-disant gouvernement.

Si les USA et l’Union européenne ferment les yeux sur cette répression de la dissidence, cette violation des droits de l’homme, ils montreront une fois pour toutes que leur position n’est que pure démagogie et refus des valeurs démocratiques. J’estime que les gouvernements de ces pays perdront beaucoup aux yeux des peuples d’Europe, de leurs propres électeurs ».

 

Ziouganov et l’Asie (traduction en français)

texte traduit du russe par Marianne Dunlop pour Histoireetsociete

Ziouganov à la septième assemblée générale de la conférence des partis politiques des pays d’Asie : la Russie est prête à remplir sa mission historique, servir de relais entre les principaux centres de civilisation du monde contemporain.

http://kprf.ru/international/new-world/112738.html

Depuis le 21 novembre à Bakou se trouve une délégation du parti communiste de la fédération de Russie emmenée par Ziouganov, le président du comité central du parti, pour participer à la septième assemblée générale de la conférence internationale des partis politiques des pays d’Asie, qui se tient dans la capitale de la république d’Azerbaïdjan.

Une rencontre à la fondation Nobel à Bakou.

Le jour de son arrivée, Ziouganov et les membres de la délégation ont visité la fondation Nobel et le musée des frères Nobel, la Villa Petrolea, le premier musée de la famille Nobel hors des frontières suédoises. Le nom des Nobel est étroitement lié à l’histoire du pétrole en Azerbaïdjan. Ils ont été les pionniers dans la mise en valeur des ressources pétrolières du pays. Fondée à la fin du XIXe siècle, la compagnie par action « Société des frères Nobel » fut la première qui introduisit dans cette branche d’industrie des technologies innovantes et a réfléchi à une économie orientée sur les besoins sociaux, consacrant 40 % des bénéfices aux salaires et aux besoins sociaux des travailleurs.

Au cours de sa visite, Ziouganov s’est vu remettre une médaille de la fondation Nobel internationale.

Entretien avec le secrétaire du comité central du parti communiste chinois Du Qingling

Avant l’ouverture de la septième assemblée générale s’est tenue une rencontre de Ziouganov avec le secrétaire du comité central du parti communiste de Chine, vice président de la Conférence consultative politique du peuple chinois Du Qinglin. Le camarade Du Qinglin a informé en détail Ziouganov au sujet du XVIIIe congrès du parti communiste de Chine qui vient de s’achever, des décisions qui ont été prises et des voies de développement de la Chine dans les années à venir.

À son tour, Ziouganov a parlé de la préparation du parti en vue du 15e congrès du parti communiste de la fédération de Russie qui se tiendra en février et a invité une délégation du parti communiste chinois à participer à ses travaux.

Ils ont échangé leurs points de vue sur un large éventail de questions présentant de l’intérêt pour les deux parties.

L’Asie est la locomotive de l’histoire contemporaine. Intervention de Ziouganov à la session plénière de l’assemblée

A la session plénière de la septième assemblée générale, après le rapport d’ouverture, le premier à prendre la parole fut le président du comité central du parti communiste russe Ziouganov, accueilli très chaleureusement par les participants au forum.

Comme chacun sait, la Russie historique est le centre de l’Eurasie, c’est par notre pays que durant des millénaires a passé ce « pont » géopolitique qui reliait deux mondes, deux civilisations, l’européenne et l’asiatique. C’était un lieu de passage pour la coopération économique ainsi que les échanges culturels entre des pays éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. C’était aussi la route empruntée par les vagues de conquérants qui souvent ont soumis des foyers anciens de civilisation et parfois même les ont détruits. Le dialogue eurasiatique a pris de nombreuses formes. Cependant pour nous il a toujours été extrêmement important. Aujourd’hui alors que nous nous préparons à célébrer le 90e anniversaire de l’union des républiques socialistes soviétiques, il n’est pas inutile de rappeler que notre État fédéral a failli s’appeler, et dans certains documents importants est appelé l’union des républiques soviétiques d’Europe et d’Asie. C’est pourquoi nous suivons toujours avec intérêt le travail des conférences internationales des partis politiques asiatiques, et que nous nous y préparons très sérieusement.

Le thème de la conférence «paix, sécurité, réconciliation » est plus que jamais actuel dans les conditions de la nouvelle situation géopolitique.

Les symptômes du pourrissement du système capitaliste sont évidents. Sont Touchées toutes les sphères de ce système : la production, les finances, la politique, la culture et la morale. Plusieurs pays de la zone euro se trouvent au bord de la banqueroute. Aux USA la dette d’État a dépassé les 16 trillions de dollars.

La crise générale du système socio-économique bourgeois dure déjà depuis un siècle, traversant des phases plus aiguës et d’autres de rémission. Une phase aiguë se déroule actuellement sous nos yeux. Ceux qui mettent en avant les théories néomodernistes de mondialisation cherchent par là à occulter la théorie léniniste de l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme, la condamner à l’oubli. Mais pour nous, communistes, c’est elle qui nous sert de guide dans l’analyse et l’appréciation de l’économie capitaliste contemporaine.

Dès l’année 2002 nous avons défini la mondialisation comme le stade contemporain du développement de l’impérialisme. Voici les traits caractéristiques de l’impérialisme à l’époque de la mondialisation :

1. Assujettissement total du capital productif, industriel par le capital financier, spéculatif.

2. Transformation des rapports marchands en un mécanisme artificiel de coercition,

d’échanges inégaux et de pillages de pays et de peuples entiers.

3. Établissement d’un modèle global de « division internationale du travail », établissant une injustice sociale criante à l’échelle planétaire.

4. Croissance rapide de l’influence politique des multinationales et des groupes industriels et financiers. Renforcement de leur prétention à une souveraineté limitée.

5. Perte de contrôle de la part des gouvernements nationaux sur le processus économique dans le monde et dans leur propre pays. Des normes fondamentales du droit international création de structures de pouvoir global.

6. Expansionnisme culturel et informationnel comme forme d’agression. L’uniformisation spirituelle au niveau le plus primitif. Éradication des caractères nationaux authentiques des pays et des peuples.

7. Parasitisme du capital transnational. Accaparement désavantage – de l’introduction de haute technologie dans un contexte de misère générale. Pourrissement et le ralentissement exécutif du progrès scientifique et technique.

Après la destruction de l’Union soviétique, vivre un sur notre planète Terre est devenu beaucoup plus difficile et dangereux. De nombreux conflits sont exacerbés. Au cours des dernières années ont été déstabilisés presque tous les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Après les massacres en Afghanistan, en Irak et en Libye on cherche à attiser la guerre civile en Syrie. La pression s’accentue sur l’Iran et la Corée du Nord. La stratégie colonialiste des États-Unis et des pays occidentaux qui leur sont inféodés met à nouveau l’humanité devant la menace d’une guerre mondiale. La théorie réactionnaire de « guerre des civilisations » est activement mise en oeuvre. L’Occident se proclame le défenseur de la « liberté », de la « démocratie » et des « droits de l’homme » pour le monde entier.

Le capital financier mondial, étape après étape, oeuvre à obtenir d’abord la dépendance économique puis la soumission politique des pays. Elaborant un système de gouvernance mondiale, l’impérialisme a créé des institutions spéciales. Parmi elles la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. Et pour ceux qui résistent à la conquête « pacifique » des globalisateurs existe l’OTAN, institution de violence militaire.

Tout cela provoque des résistances. C’est pour cette raison que l’édifice de l’union européenne se fissure, et que Mme Merkel à Athènes est reçue de manière si hostile par les masses de Grecs en colère. C’est pour cette raison que les rues des villes espagnoles se transforment en arènes de lutte de classes enragées, évoquant le souvenir des combats de la guerre civile. Le peuple travailleur proteste de plus en plus activement, il ne veut plus vivre comme autrefois.

Dans le monde mûrit le rejet de la globalisation à l’américaine. De plus en plus de gens et de mouvements sociaux exigent des changements : un développement harmonieux des forces productives, une consommation raisonnable, une approche respectueuse de la nature. Même les tenants du capitalisme appellent de plus en plus souvent à le soigner par le socialisme. Les démocrates-chrétiens et ex-président de la RFA a parlé de la faillite du « capitalisme anglo-saxon » des joueurs de hasard et des aventuriers. François Hollande a institué un impôt spécial pour les riches. Dans les deux années à venir, tous les citoyens de France qui reçoivent plus d’un million d’euros par an redonneront à l’État 75 % de leurs revenus. À la suite des leaders européens, le président des États-Unis Obama cherche à réfréner les chats gras qui prospèrent sur le pic de la crise. Il devient de plus en plus difficile pour la bourgeoisie de gouverner « à l’ancienne ».

L’une des tendances fondamentales aujourd’hui est le déplacement du centre de l’économie mondiale vers la région Asie-Pacifique, soulignant par contraste la crise interminable en Europe et en Amérique du Nord.

D’après les experts, la crise globale est loin de son achèvement. De ce point de vue, on doit noter l’exemple remarquable de notre voisin, la Chine, qui fait la preuve que l’on ne peut maintenir un rythme élevé de croissance économique que grâce à des investissements à grande échelle dans les infrastructures.

Dans ces conditions, l’utilisation maximale de l’énorme potentiel économique, scientifique et culturel des pays d’Asie ouvre, à notre avis, des perspectives de solutions durables et stables de problèmes aussi importants que la garantie de la sécurité alimentaire, énergétique, militaire et écologique.

La présente conférence internationale, c’est le dialogue de plus de 300 partis politiques : des partis au pouvoir et des partis d’opposition, conservateurs, libéraux et communistes, de plus de 50 pays de la région, une possibilité unique pour la discussion de tous les problèmes actuels.  Et j’ajouterais une précision importante, sans « conseils » de la part de personnes « bien intentionnées » hors des frontières de notre région. L’élaboration commune de propositions pour la solution des problèmes par les forces politiques influentes des pays membres peut devenir le gage de leur réalisation pratique par les moyens de la politique gouvernementale.

Je m’arrêterai brièvement sur notre vision de quelques-uns de ses problèmes.

1. La question de l’aménagement des infrastructures, de l’énergie et du transport dans la région asiatique est l’une des pierres angulaires de la sécurité régionale. Sa mise en oeuvre réduirait la symétrie socio-économique entre les pays voisins et élargirait les régions de contact entre les acteurs du projet.

La Russie oeuvre déjà dans cette direction. Des chaînons de cette infrastructure euro-asiatique à venir pourraient être constitués par des aménagements déjà existants : le transsibérien, l’oléoduc Sibérie Pacifique, le gazoduc Sakhaline-Khabarovsk-Vladivostok, GLONASS (le GPS russe), etc. En tant qu’instruments appelés à inscrire plus profondément l’Eurasie dans le paysage économique de la région Pacifique et la relier d’une nouvelle manière à l’Europe on peut citer la route maritime du Nord, le système de câbles transarctique, le BAM (Magistrale Baïkal-Amour ) etc. S’y ajouteraient la voie de chemin de fer transcoréenne et le gazoduc trancoréen. Dans l’ensemble il pourrait s’agir d’un mégaprojet économique collectif qui dans la communauté des experts russes a reçu le nom de « initiative Asie-Pacifique pour l’accroissement des investissements ».

2. La question de l’insécurité alimentaire deviendra cruciale au XXIe siècle. Dans de nombreux pays et régions de l’Asie et du Pacifique la croissance de la population dépasse la croissance des ressources alimentaires. Par exemple, en 2010, sur les 925 millions de personnes sous-alimentées dans le monde, 578 millions appartiennent à ces pays.

Parmi les orientations prometteuses de collaboration dans ce domaine, on pourrait citer :

– la formation d’un système régional de monitoring et de prospective de la situation alimentaire ;

– une plus grande coordination des actions pour l’aide alimentaire dans les situations exceptionnelles ;

– l’initialisation et la réalisation de projets communs, liés à la production de biocarburants. On peut espérer que la mise en oeuvre pratique de ces projets permettra non seulement de créer de nouveaux postes de travail, mais aussi de diminuer les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire dans la région, le potentiel de la Russie se définit par la présence d’un immense territoire propice à la mise en valeur des terres, et d’énormes réserves d’eau douce. Ainsi en Sibérie orientale et en Extrême-Orient près de 50 % des terres arables ne sont pas cultivées. À cet égard, on pourrait envisager la création avec la participation de la Russie d’un fonds céréalier régional (sur le modèle du fonds rizier d’Asie orientale).

3. La question de l’utilisation commune des ressources en eau reste une « pierre de touche » dans les relations entre plusieurs pays de la région. Cette situation est constamment exploitée par des forces contre-productives pour le déclenchement de conflits de divers niveaux et la déstabilisation de la région dans son ensemble. Dans ce domaine aussi nos pays ont des perspectives prometteuses.

4. Plusieurs pays de la région ont été entraînés dans la spirale de la drogue. La culture des plantes, leur transformation et leur transport ne sont assurés que par des moyens militaires, formant sur le territoire des pays concernés des foyers d’instabilité. Les gouvernements sont incapables de faire face à ces « points chauds » avec leurs seules forces, c’est pourquoi la lutte contre la drogue exige la coordination la plus étroite entre tous les pays concernés.

5. Nous pensons, comme l’ont suggéré nos collègues du parti « Yeni Azerbaïdjan », que la création d’une union parlementaire des pays de l’Asie donnerait une impulsion supplémentaire au développement de la coopération multilatérale dans la région. Cette structure interparlementaire pourrait confirmer au niveau politique le potentiel économique croissant de l’Asie et de venir l’une des expressions collectives de la volonté politique de ses peuples.

Pour résumer, nous proposons de recréer un « pont euro-asiatique » rénové de coopération étroite et efficace de nos peuples, pays et continents. La Russie, qui au cours des millénaires a participé de manière très active à la vie aussi bien de l’Europe que de l’Asie, est prête à remplir sa mission historique, être le lien entre les principaux centres de civilisation du monde contemporain dans ce moment actuel, crucial de son développement.

 

L’Asie est la locomotive de l’Histoire moderne par Ziouganov

Voici un texte du secrétaire du Parti communiste russe Ziouganov (en anglais) que m’envoie Marianne, mais comme elle va sans doute le traduire du russe, j’attends et je pense que beaucoup de gens lisent l’anglais alors je le publie tel quel vu son intérêt indéniable. (note de danielle Bleitrach)

Asia is the Locomotive of Modern History

Russia is historically the centre of Eurasia. Over millennia the  geopolitical “bridge” that linked the two worlds, the two civilizations –  European and Asian – passed through our country. It carried both  economic cooperation and cultural exchanges between countries thousands  of miles away from one another. The waves of conquerors who often  subjugated ancient seats of civilization and infrequently destroyed them  swept through Russia. The Eurasian dialogue has a checkered history.  But for us it has always been exceptionally important . Today, as we  prepare to celebrate the 90th anniversary of the Union of Soviet  Socialist Republics it would not be irrelevant to recall that initially  our union state was to be called, and indeed was referred to in some key  documents, as the Union of the SovietRepublics of Europe and Asia.  Therefore we always follow with interest the work of international  conferences of Asian political parties and prepare for them in a most  serious way.

The theme of the conference, “Peace – Security – Reconciliation” is  more relevant than ever in the geopolitical situation that is emerging.

The signs of the decay of capitalism are evident. All the spheres of  that system have been affected: production, finances, politics, culture  and morality. A whole group of euro zone countries is facing  bankruptcy. In the USA the national debt has topped $16 trillion.

The general crisis of the bourgeois social and economic system has  waxed and waned for a century already. Today it is sharpening under our  eyes. Those who are advancing the new-fangled globalization theories  hope that they will supersede Lenin’s theory of imperialism as the  highest stage of capitalism and consign it to oblivion. But to us  communists, this doctrine is the ideological and theoretical beacon in  analyzing and assessing the modern capitalist economy.

Back in 2002 we gave an assessment of the modern stage in the  development of imperialism. The following are the main features of  imperialism in the era of globalization:

  1. Final subjugation of production and industrial capital to financial and speculative capital.
  2. Final transformation of market relations into an artificial  mechanism of coercion, inequitable exchange and plunder of entire  countries and peoples.
  3. The establishment of a global model of “international division of  labour” that perpetuates glaring social inequalities on the planetary  scale.
  4. Rapid growth of the political influence of transnational  corporations and financial-industrial groups. Their growing claims to  unlimited sovereignty.
  5. The loss by national governments of control over the processes both  in world and in their own national economies. Revision of the  fundamental norms of international law and the creation of global power  structures.
  6. Information and cultural expansion as a form of aggression.  Spiritual uniformity at the most primitive level. Eradication of  national specificities of countries and peoples.
  7. Parasitic nature of transnational capital which reaps all the  benefits from the introduction of high technologies while the rest of  the world lives in poverty. Decay and qualitative slow-down of  scientific and technical progress.

After the collapse of the Soviet Union life on the planet Earth has  become much more difficult and dangerous. Numerous simmering conflicts  are sharpening. Almost all the countries of the Middle East and North  Africa have recently been destabilised. Next to the slaughter in  Afghanistan, Iraq and Lebanon, a civil war is being fanned in Syria.  Iran and the DPRK are coming under growing pressure. The colonial  strategy of the USA and the Western countries that depend on it again  puts humankind on the brink of a world war. The reactionary theory of  “the war of civilizations” is being actively implemented.The West is  claiming to bring “liberty,” “democracy” and “human rights” for the  whole world.

The world financial capital is step by step moving to translate  their economic dependence into political subjugation. Imperialism has  created special institutions to build a system to rule the world. The World Bank, the International Monetary Fund and the World Trade Organisation are among them. For those who resist “peaceful” subjugation to the globalists there is NATO, an institution of military force.

All this is meeting with resistance. That is why the structures of  the European Union are splitting at the seams and Ms Merkel gets such an  unfriendly reception in Athens from the protesting masses of Greeks.  That is why the streets of Spanish cities are turning into an arena of  fierce class battles bringing back memories of the battles of the Civil  War. The working people are increasingly protesting and resent living as  before.

Resistance to globalization American-style is mounting in the world.  More and more people and social movements are demanding change:  harmonious development of productive forces, reasonable consumption and a  caring attitude to nature. Even the advocates of capitalism  increasingly promote socialism as its cure. Christian Democrat and  former President of the FRG, Koeller, speaks about the collapse of  “Anglo-Saxon capitalism” of gamblers and adventurers. Francois Hollande  introduces a tax on the rich. In the next two years all the French  citizens with an annual income of more than EUR 1 million will be giving  75% of their incomes to the state. Echoing the European leaders,  President Obama of the US is trying to rein in the “fat cats” who are  getting rich at the peak of the crisis. The bourgeoisie is finding it  increasingly difficult to rule “in the old way.”

One of the key trends in the new geopolitical order is the shift of  the world economic activity centre to the Asia-Pacific Region (APR),  which underscores the protracted character of the crisis in Europe and  North America.

According to experts, the global crisis is far from over. In this  connection the experience of our neighbour, China, merits attention. It  demonstrates that a high rate of economic growth can only be maintained  by massive investments in infrastructure.

In this context, maximum use of the economic, scientific and cultural  potential of Asian countries opens up, in our opinion, possibilities  for long-term and sustainable solution of such universal problems as  ensuring food, energy, military and environmental security.

The International Conference is a dialogue of more than 300  political parties, ruling and opposition ones, conservative, liberal and  communist, from more than 50 countries in the region, and it offers a  unique opportunity to discuss all the significant problems, and, very  importantly, to do so without promptings from “well-wishers” outside our  region. If influential political forces of the member countries jointly  work out proposals for their solution that would guarantee that they  will be implemented by governments.

I would now like to mention briefly some of these problems.

1. The problem of infrastructure, energy and transport development of the Asian region is a cornerstone of regional security.

The solution of that task would reduce the  asymmetry between the neighbour countries and expand common ground  between the participants in the project.

Russia is already moving in this direction. The projects that are  already working — the Trans-Siberian Railway, the East Siberia Pacific  Oil Pipeline, the Sakhalin-Khabarovsk-Vladivostok gas pipeline, GLONASS  and others – could become elements in the future integrated Eurasian  infrastructure. The Northern Sea Route, the Trans-Arctic Cable System,  the Baikal Amur Railway, etc. could be instruments that would make  Eurasia fit more closely in the Pacific economic landscape and provide  new links with Europe. The same holds for the Trans-Korean Railway and  the Trans-Korean Gas Pipeline. On the whole it could be a collective  economic mega-project which the Russian expert community calls “The Eurasian-Pacific Investment Promotion Initiative.”

2. The problem of food security will become one of the key ones in the 21st century. Population growth outstrips the growth of food production in many APR countries and subregions. For  example: in 2010  out of the 925 million undernourished people in the world, 578 million lived in the APR countries).

The following are some of the more promising areas of cooperation in this field:

–         forming a regional system to monitor and forecast the food situation;

–         upgrading the coordination of actions when delivering food relief in emergency situations;

–         initiating and implementing joint bio-fuel production  projects. One can expect that practical advances in this direction will  not only create new jobs but reduce greenhouse gas emissions into the  atmosphere.

As part of strengthening food security in the region, Russia’s  potential lies in its vast arable lands and huge fresh water resources.  In Eastern Siberia and the Far East 50% of arable land is not used. It  would be possible to create a joint Regional Grain Fund (similar to the East Asian Rice Fund) with Russian participation.

3. The problem of joint use of water resources is  still “a bone of contention” in the relations between a whole number of  countries in the region. Counter-productive forces are constantly  taking advantage of this to start conflicts of various levels and  destabilise the region as a whole. This is an area in which our  countries have  a highly promising perspectives.

4. A number of countries in the region are involved in drug trafficking. Raising  crops, processing and transporting them involves military force  creating hotbeds of instability in the corresponding countries. The  state is unable to cope with such “hot spots” on its own, so close  coordination of actions among all the interested states is necessary.

5. An additional impetus to multi-lateral cooperation in  the region could be the creation of a Parliamentary Union of Asian  Countries as proposed by our colleagues from the Yeni  Azerbaijan party. Such an inter-parliamentary structure could reaffirm  at the political level the growing economic potential of Asia and become  a collective vehicle for expressing the political will of its peoples.

In general, we propose to recreate in a new shape the “Eurasian  bridge” of the closest and effective cooperation between our peoples,  countries and continents. Russia, which has for millennia been actively  involved in the life both of Europe and Asia, is ready to fulfil its  historic mission and be a link between the main centres of civilization  of the modern world in this, the most difficult moment of its  development.