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Archives de Catégorie: Asie

The guardian : Les archives  révèlent que les États-Unis avaient une connaissance approfondie de la purge anticommuniste indonésienne

Où l’on voit le rôle des Etats-Unis dans ce crime contre l’humanité mais aussi la manière dont ils se sont appuyés sur l’armée et dans la population civile sur des musulmans fanatiques. En Indonésie, le fantôme du communisme continue à errer et il est interdit de remettre en cause la thèse officielle d’un soulèvement patriotique contre la dictature communiste. Une pièce à apporter au négationnisme historique sur l’histoire réelle du communisme (note et traduction de Danielle Bleitrach).

https://www.theguardian.com/world/2017/oct/17/indonesia-anti-communist-killings-us-declassified-files?CMP=share_btn_tw

  • L’armée indonésienne et des groupes musulmans ont massacré des centaines de milliers de personnes
  • Des milliers de dossiers de 1963 à 1966 rendus publics après un examen de déclassification
Les membres de l'aile jeunesse du parti communiste indonésien sont surveillés par des soldats alors qu'ils sont conduits en prison à Jakarta le 30 octobre 1965.
Membres de l’aile de  jeunesse du parti communiste indonésien surveillés par des soldats alors qu’ils sont conduits en prison à Jakarta le 30 octobre 1965. Photo: AP

Les dossiers déclassifiés ont révélé de nouveaux détails sur la connaissance et le soutien du gouvernement américain à une campagne d’extermination de l’armée indonésienne qui a tué plusieurs centaines de milliers de civils durant l’hystérie anticommuniste au milieu des années 1960.

Les milliers de dossiers de l’ambassade américaine à Djakarta couvrant la période 1963-1966 ont été rendus publics mardi après une revue de déclassification qui a commencé sous l’administration Obama.

Les dossiers complètent l’image d’un règne dévastateur de la terreur par l’armée indonésienne et des groupes musulmans qui a été esquissé par des historiens et dans un volume du département d’Etat américain déclassifié en 2001 malgré un effort de dernière minute de la CIA pour bloquer sa distribution.

En 1965, l’Indonésie avait le troisième plus grand parti communiste au monde après la Chine et l’Union soviétique, avec plusieurs millions de membres, et le président du pays, le charismatique Sukarno, était fortement socialiste et anti-américain.

Les responsables américains ont été fous de joie lorsque des généraux conservateurs ont imposé la loi martiale à Jakarta, saisi la radio d’Etat et tenté d’anéantir le parti communiste du pays sous prétexte qu’il avait voulu renverser le gouvernement. En l’espace de quelques mois, l’armée a pris le pouvoir, transférant l’orientation politique de l’Indonésie aux États-Unis et ouvrant son énorme marché aux entreprises américaines.

Les dossiers récemment publiés soulignent la connaissance précoce, détaillée et continue de l’ambassade des États-Unis et du département d’État des massacres et de l’empressement à éviter de faire quoi que ce soit qui ferait obstacle à l’armée indonésienne. Les historiens avaient déjà établi que les États-Unis fournissaient des listes de hauts responsables du Parti communiste, de matériel radio et d’argent dans le cadre d’un soutien actif à l’armée.

Les documents mentionnent spécifiquement les massacres ordonnés par Suharto, général qui, en quelques mois, prendrait le pouvoir et régnerait sur l’Indonésie pendant plus de trois décennies et le rôle central dans la perpétration des massacres perpétrés par Nahdlatul Ulama, sa branche jeunesse Ansor et Muhammadiyah.

Un câble daté du 21 décembre 1965 de la première secrétaire de l’ambassade, Mary Vance Trent, au département d’État a qualifié les événements de «basculement fantastique sur une période de 10 semaines». Il comprenait également une estimation selon laquelle 100 000 personnes avaient été abattues.

Rien qu’à Bali, quelque 10 000 personnes avaient été tuées à la mi-décembre, y compris les parents et la famille éloignée du gouverneur pro-communiste de l’île, et le massacre se poursuivait, selon le câble. Deux mois plus tard, un autre câble de l’ambassade a cité des estimations selon lesquelles les tueries de Bali avaient atteint 80 000 personnes.

La publication des documents coïncide avec une recrudescence de la rhétorique anti-communiste en Indonésie où le communisme reste un croque-mitaine souvent invoqué par les conservateurs malgré l’effondrement de l’Union soviétique il y a près de trois décennies et l’adhésion au capitalisme mondial de la Chine.

La discussion sur la période 1965-1966, qui s’écarte du récit en partie fictif de l’époque de Suharto, d’un soulèvement national héroïque contre le communisme, est encore découragée. Un symposium marquant l’année dernière réunissant les survivants vieillissants du bain de sang et les ministres du gouvernement a suscité une réaction violente.

« Les massacres de 1965 à 1966 sont parmi les plus grands crimes contre l’humanité au monde et le secret le plus sombre de notre pays », a déclaré Veronica Koman, une avocate indonésienne des droits de l’homme. «Les survivants de 1965-66 sont tous très vieux maintenant, et j’ai bien peur qu’ils ne voient pas la justice avant de mourir. Nous espérons qu’avec ces câbles, la vérité pourra émerger et les auteurs tenus pour responsables.

Les organisations de masse musulmanes indonésiennes sont parmi celles qui craignent de faire l’objet d’un examen minutieux pour leur rôle, qui dans l’atmosphère fiévreuse de 1965 a été caractérisé par les dirigeants islamiques comme une guerre sainte contre les athées.

Sous la direction de l’armée, les organisations musulmanes Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah étaient des participants enthousiastes au meurtre de masse, effectuant des exécutions aveugles ainsi que des exécutions organisées, selon les documents. Ils mentionnent également le recrutement de catholiques par l’armée pour aider à sa campagne d’extermination dans le centre de Java.

En décembre 1965, un télégramme du consulat américain à Medan, en Indonésie, indiquait que les prédicateurs des mosquées de Muhammadiyah disaient aux congrégations que tous ceux qui adhéraient au parti communiste devaient être tués, étant «les plus infidèles, et verser leur sang était comme tuer un poulet « .

« Beaucoup de provinces semblent réussir à résoudre ce problème en exécutant leurs prisonniers du PKI, ou en les tuant avant qu’ils ne soient capturés, une tâche à laquelle les groupes de jeunes musulmans apportent leur aide », indique le rapport. Un câble plus tôt dans le mois mentionne environ 62 000 prisonniers dans la seule province du centre de Java.

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Publié par le octobre 19, 2017 dans Asie, Etats-Unis, extrême-droite

 

The Economist : L’homme le plus puissant du monde Xi Jinping a plus de poids que Donald Trump. Le monde devrait être prudent

Encore une opinion des cercles capitalistes étasuniens qui s’interrogent sur la Chine et son leader, non seulement il y a le déclin interne mais aussi extérieur des Etats-Unis, mais nul ne sait si la Chine est une issue pour le Capital ou son ennemi le plus dangereux, un terrible cheval de Troie. C’est ce qui nous intéresse désormais en priorité dans ce blog (note et traduction pour histoire et société de Danielle Bleitrach)

Ne vous attendez pas à ce que M. Xi change la Chine, ou le monde, pour le meilleur

M. Trump a peut-être raison. Et s’il ne s’agissait pas d’un suicide politique pour un président américain, il aurait vraisemblablement ajouté: «Xi Jinping est le leader le plus puissant au monde.» Certes, l’économie chinoise est toujours derrière l’Amérique et son armée bien que se musclant, pâlit en comparaison. Mais le poids économique et le matériel militaire ne sont pas tout. Le leader du monde libre a une approche étroite et transactionnelle à l’égard des étrangers et il  semble incapable d’imposer son agenda à la maison. Les États-Unis sont toujours le pays le plus puissant au monde, mais leur chef est plus faible chez lui et moins efficace à l’étranger que ses prédécesseurs récents, notamment parce qu’il méprise les valeurs et les alliances qui sous-tendent l’influence américaine.

Le président du plus grand Etat autoritaire du monde, en revanche, marche avec fanfaronnade à l’étranger. Son emprise sur la Chine est plus étroite que celle de n’importe quel leader depuis Mao. Et tandis que la Chine de Mao était chaotique et misérablement pauvre, M. Xi est un moteur dominant de la croissance mondiale. Son influence sera bientôt pleinement visible. Le 18 octobre, le parti communiste au pouvoir de la Chine organisera un congrès quinquennal à Beijing (voir Briefing ). Ce sera le premier présidé par M. Xi. Ses 2 300 délégués chanteront ses louanges au ciel. Des observateurs plus sceptiques pourraient se demander si M. Xi utilisera son pouvoir extraordinaire pour le bien ou pour le mal.

Le Monde doit savoir

Lors de ses nombreuses tournées à l’étranger, M. Xi se présente comme un apôtre de la paix et de l’amitié, une voix de raison dans un monde confus et troublé. Les défauts de M. Trump ont rendu cela beaucoup plus facile. A Davos en janvier, M. Xi a promis à l’élite mondiale qu’il serait un champion de la mondialisation, du libre-échange et de l’accord de Paris sur le changement climatique. Les membres de son auditoire ont été ravis et soulagés. Au moins, pensaient-ils, un grand pouvoir était prêt à défendre ce qui était juste, même si M. Trump (alors président élu) ne le faisait  pas.

Les paroles de M. Xi sont écoutées en partie parce qu’il a le plus grand stock de devises étrangères au monde pour les soutenir. Son initiative «Ceinture et route» peut être observée avec perplexité, mais son message est clair: des centaines de milliards de dollars chinois seront investis à l’étranger dans les chemins de fer, les ports, les centrales électriques et d’autres infrastructures qui aideront de vastes parties du monde à prospérer. C’est le genre de leadership dont  l’Amérique n’a pas été capable depuis l’après-guerre du Plan Marshall en Europe occidentale (qui était considérablement plus petit).

M. Xi projette également ce que la Chine est une puissance militaire sans précédent à l’étranger. Cette année, il a ouvert la première base militaire étrangère du pays, à Djibouti. Il a envoyé la marine chinoise sur des manœuvres toujours plus loin, y compris en juillet sur le seuil de l’OTAN dans la mer Baltique, à côté de la flotte russe. La Chine affirme qu’elle n’exercera jamais sur d’autres pays sa volonté (à l’exception de Taiwan, qu’elle ne considère pas comme un pays). Ses efforts de construction de bases visent à soutenir les missions de maintien de la paix, de lutte contre la piraterie et d’aide humanitaire. Quant aux îles artificielles dotées de pistes militaires, elles sont construites dans la mer de Chine méridionale, elles sont purement défensives.

Contrairement à Vladimir Poutine, le président russe, M. Xi n’est pas un fauteur de troubles mondial qui cherche à renverser la démocratie et à déstabiliser l’Occident. Pourtant, il est trop tolérant à l’égard des colères de son allié brandissant des armes nucléaires, la Corée du Nord (voir Schumpeter). Et certains comportements militaires de la Chine inquiètent ses voisins, non seulement en Asie du Sud-Est, mais aussi en Inde et au Japon.

À la maison, les instincts de M. Xi sont au moins aussi peu libéraux que ceux de son homologue russe. Il croit que même un peu de permissivité politique pourrait prouver non seulement sa propre défaite, mais celle de son régime. Le destin de l’Union soviétique le hante et cette insécurité a des conséquences. Il se méfie non seulement des ennemis que ses purges ont créés, mais aussi de la classe moyenne de la Chine qui connaît une croissance rapide et qui détient des smartphones, et les pousses de la société civile qui ont germé quand il a pris le pouvoir. Il semble déterminé à resserrer le contrôle sur la société chinoise, notamment en renforçant les pouvoirs de surveillance de l’État et en maintenant fermement les sommets de l’économie sous la pression du parti. Tout cela rendra la Chine moins riche qu’elle ne devrait l’être et un endroit plus étouffant à vivre. Les violations des droits de l’homme se sont aggravées sous M. Xi.

Les libéraux ont pleuré les «dix années perdues» de réforme sous le prédécesseur de M. Xi, Hu Jintao. Certains optimistes soutiennent que nous n’avons pas encore vu le vrai M. Xi – que le congrès l’aidera à consolider son pouvoir, et après cela il commencera sérieusement les réformes sociales et économiques, la poursuite de son succès relatif dans la lutte contre la corruption. S’il est un masque du pluralisme, cependant, il le déguise bien. Et alarmant pour ceux qui croient que tous les dirigeants ont une date de péremption, M. Xi serait réticent à démissionner en 2022, alors qu’il est reconnu par tous  les précédents  qu’il le devrait.

Les raisons d’avoir peur

M. Xi peut penser que concentrer le pouvoir plus ou moins incontrôlé sur 1,4 milliard de Chinois entre les mains d’un homme, c’est emprunter un de ses termes favoris, la «nouvelle normalité» de la politique chinoise. Mais ce n’est pas normal ; c’est dangereux. Personne ne devrait avoir autant de pouvoir. La règle d’un seul homme est finalement une recette pour l’instabilité en Chine, comme par le passé – pensez à Mao et à sa Révolution culturelle. C’est aussi une recette pour un comportement arbitraire à l’étranger, ce qui est particulièrement inquiétant à une époque où l’Amérique de M. Trump se retire et crée un vide de pouvoir. Le monde ne veut pas d’États-Unis isolationnistes ni de dictature en Chine. Hélas, il peut advenir les deux.

Cet article est paru dans la section Leaders de l’édition imprimée sous le titre « L’homme le plus puissant du monde »
 
 

6 choses à apprendre des japonais avant de vous rendre en Russie

 https://jrt.ru/page/7/

L’Internet japonais est plein d’articles divers sur ce que sont ces Russes: depuis l’incroyablement positif jusqu’à une négativité  intolérable. Portez  ci-dessous votre attention sur l’article, qui m’a agréablement surpris par la façon dont les Russes sont clairement et d’une manière plausible représentés. Profitez de la lecture!

La Russie est une puissance multinationale. Et bien que tous les résidents de ce pays s’appellent « Russe », ils sont tous différents. Ils sont tous différents: à partir de la couleur des cheveux, de la peau et des yeux. Chaque personne se comporte conformément à ses religions et traditions caractéristiques. Les peuples se comportent différemment, non seulement en raison de leurs différences culturelles, mais aussi selon la région dans laquelle ils vivent. Bien que cela soit probablement applicable à n’importe quel pays. Par exemple, au Japon – un état national – il existe des différences très visibles entre les personnes de Kansai et Kanto; et d’Okinawa à Hokkaido, les différences sont encore plus importantes. Bien sûr, vous ne pouvez pas faire passer tous les Russes sous la même tondeuse, mais je veux essayer de vous exposer des caractéristiques typiques du personnage russe.

1. Les Russes ne sourient pas

En règle générale, les Russes ne sourient pas aussi facilement que les Japonais. Et les autorités de l’immigration et les employés de l’aéroport ne sourient pas du tout. Il en va de même pour les restaurants et les hôtels. Il peut sembler qu’ils n’ont absolument aucun «esprit» de service typique de la culture japonaise. Mais le fait est que les Russes apprennent à ne pas sourire au travail. En Russie, il y a une opinion qi veut qu’un sourire donne à la personne une expression de bêtise. Donc il ne faut pas juger négativement les  Russes qui ne sourient pas sur le lieu de travail. Cest le résultat uniquement de leur volonté de se montrer  très sérieux et responsables. Bien qu’il existe des exceptions: par exemple, chez Starbucks de Moscou, le personnel du service sourit. Parfois, dans les entreprises étrangères travaillant en Russie, les employés apprennent  se comporter differemment.

2. Les Russes prennent tout pour acquis et espèrent le meilleur

Les Russes étaient depuis longtemps une nation de propriétaires fonciers, ce qui était profondément enracinée dans leur esprit. Ils ont un très grand amour pour leur pays. Qu’il s’agisse d’un hiver glacial, d’un été chaud ou d’une catastrophe naturelle – les Russes vont le prendre pour un acquis et le subir. « Que pouvez-vous faire? », « Vous devez supporter », « ne vous attaquez-vous pas  à rien » – phrases typiques en relation avec les difficultés qui peuvent être éprouvées par eux. Les Japonais ont un véritable choc culturel, lorsque le russe avec une expression imperturbable dit: « C’est bon, n’ayez pas peur. Ne vous inquiétez pas pour des bagatelles.  »

3. Pour le russe « plus tard » – il y a trois heures plus tard

Je ne sais pas si cela est dû au fait que les Russes ne font pas suffisamment attention aux petites choses, mais ils ne sont pas ponctuels. De plus, ils ne s’intéressent pas à leur retard, et celui des d’autres. Les avions et les trains sont souvent en retard, mais c’est toute la Russie, et il n’y a rien à faire à ce sujet. Je ne veux pas dire que tous les Russes ne font pas attention à l’heure. Par exemple, lors de réunions d’affaires avec des représentants d’entreprises étrangères, les Russes comprennent la nécessité d’arriver à temps. Par conséquent, dans des situations importantes, les Russes en tiennent compte et se réveillent tôt, même dans les cas où il n’y avait pratiquement pas de temps pour dormir.

4. Les Russes parlent à  voix haute

Sûrement, tous ceux qui ont visité la Russie pour la première fois ont fait face à la situation suivante: vous voulez demander de l’aide à la personne qui travaille à l’aéroport, puis  vous êtes choqué par  la manière dont elle commence à parler à propos de quelque chose dans sa langue russe. Cela ne semble pas très amical, mais c’est comme ça. Cependant, il est normal qu’un russe parle comme ça. Parfois, il se peut même que les gens les entendent et se régalent, mais en fait c’est une conversation normale. Les Russes aiment parler clairement, et parler de quelque chose à voix basse ou en murmurant est considéré comme honteux. Même si vous n’êtes pas sûr de votre connaissance de la langue russe ou vous avez peur des Russes, il est important d’être courageux et de parler à haute voix.

5. Les Russes ne cachent pas leurs sentiments

Les Japonais apprécient l’harmonie dans tout et respectent respectueusement l’étiquette. Pour cette raison, il y a une division dans Honne et Tatamae. le Russe  est à cet égard – tout le contraire. Immédiatement sans hésiter, le Russe vous dira tout ce qu’ils pense. La franchise est considérée comme un  trait positif. En Russie, il n’y a pas de «côté visible de la relation», et ils ne s’intéressent pas particulièrement aux sentiments des autres. Les amis se disent ouvertement s’ils n’aiment pas quelque chose. Même pour boire en compagnie ils n’iront pas contre leur volonté. En un sens, les relations entre les gens en Russie sont sèches, mais si vous devenez un ami pour une personne russe, il vous montrera de la chaleur et deattention. Donc, si vous aimez le russe, il en informera directement.

6. Les Russes sont très curieux

Parmi les Russes, il y a plein de gens curieux, quel que soit leur sexe et leur âge. Ils ne prennent rien au pied de la lettre et ils douteront et poseront des questions jusqu’à ce qu’ils soient convaincus de la vérité. Les Russes sont très intelligents et aiment tout justifier. C’est peut-être parce que, dans l’âme de chaque Russe, il y a la crainte que l’on ne puisse faire confiance  ni en  la nature, ni dans  le gouvernement, ni d’autres personnes, mais surtout qu’ il est préférable avant  de faire quelque chose, d’y avoir réflechi sous tous les aspects. Ou peut-être qu’ils semblent curieux parce qu’ils expriment immédiatement leurs doutes.

Conclusion

Les Russes sont à bien des égards choquants. Mais pour eux aussi, il est difficile de comprendre descaractéristiques de la culture japonaise comme l’attitude envers l’harmonie et l’étiquette. La Russie a une longue histoire; Ce pays fluctue constamment entre l’Europe et l’Asie. Nous, les Japonais, nous avons combattu des tremblements de terre et des inondations, mais en même temps des montagnes et des mers vénérés; Les Russes, aussi, ont combattu les tribulations sur leur terre et l’ont vénéré. Au fond de notre âme, nous avons beaucoup en commun. Bien sûr, les différences de culture et de mode de pensée sont évidentes, mais essayez de ne pas avoir peur des Russes et, si possible, vous pourrez forcément devenir l’ami de l’un d’eux!

Source: Konnichiwa Club

 
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Publié par le octobre 8, 2017 dans Asie, civilisation, humour, Russie

 

Moscou cherche à se poser en médiateur dans la crise nord-coréenne

Une haute diplomate nord-coréenne, responsable du département nord-américain à Pyongyang, a été longuement reçue dans la capitale russe.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

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Donald Trump et Kim Jong-un sur une affiche, à Séoul, en Corée du Sud.

Arrivée discrètement à Moscou deux jours plus tôt, la diplomate nord-coréenne Choe Son-hui, spécialiste des Etats-Unis, a été reçue pendant plus de quatre heures, vendredi 29 septembre, au ministère des affaires étrangères russe par Oleg Bourmistrov, ambassadeur itinérant et l’un des principaux négociateurs du Kremlin sur les questions nucléaires. Officiellement, il s’agissait d’un « échange de points de vue sur la situation en Asie du Sud-Est ». Officieusement, la Russie cherche à jouer un rôle de médiateur dans la crise nord-coréenne.

La venue de l’envoyée spéciale de Kim Jong-un, qui participa comme conseillère et interprète entre 2003 et 2009 aux pourparlers à six entre Pyongyang, Séoul, Washington, Pékin, Tokyo et Moscou, sur la dénucléarisation nord-coréenne, a été précédée d’une salve de prises de position russes dans la presse anglo-saxonne autour d’un même thème : quoique pesant bien moins que son puissant voisin chinois sur le dossier, la Russie serait « bien placée » pour faire retomber la pression entre Washington et Pyongyang.

Lire aussi :   Corée du Nord : onze ans de sanctions, qui n’ont rien changé à la détermination de Pyongyang

La position particulière de la Russie

« La Russie est généralement considérée comme relativement peu importante dans la plupart des discussions sur la crise nucléaire nord-coréenne, mais elle occupe une position unique pour aider à la désescalade », écrit ainsi Dmitri Trenine, directeur du centre de réflexion Carnegie de Moscou, dans une tribune parue dans le New York Times, le 18 septembre. « Le Kremlin comprend la psychologie nord-coréenne, affirme Fiodor Loukianov, président du Conseil russe pour la politiqueétrangère et de défense, proche du Kremlin, dans le Financial Times du 20 septembre. Puisque les dirigeants russes se sont sentis aussi historiquement assiégés. »

« La crise des missiles nucléaires en Corée du Nord n’a pas de solution facile, mais la gestion est à la fois possible et nécessaire, poursuit-il. Si la Russie le fait habilement, elle renforcera sa position en Asie-Pacifique et franchira une autre étape face à l’hégémonie américaine dans les affaires internationales. Moscou le perçoit, et cela explique certaines déclarations contradictoires. »

De fait, la Russie a — tout comme la Chine, principale alliée et partenaire commerciale de la Corée du Nord — approuvé la huitième salve de sanctions votées par le Conseil de sécurité de l’ONU, après le dernier et le plus puissant des six essais nucléaires réalisés par Pyongyang, le 3 septembre. Mais dans le même temps, Vladimir Poutine a toujours pris soin de décrire ces sanctions comme « inutiles et inefficaces ».

Lire aussi :   La Chine impose la fermeture des entreprises nord-coréennes sur son territoire en application des sanctions de l’ONU

« Des garanties de sécurité qui conviennent à Pyongyang »

« En Corée du Nord, ils sont prêts à manger de l’herbe plutôt que de renoncer à leur sécurité », avait-il déclaré au début de septembre, rappelant le sort du dictateur irakien Saddam Hussein, condamné à mort et pendu, et celui du Libyen Mouammar Kadhafi, lynché à mort, tous deux ayant été dépouillés de leurs armes de destruction massive. « Dans cette situation, il est nécessaire de trouver des garanties de sécurité qui conviennent à Pyongyang. Cela ne peut être fait que d’une manière politico-diplomatique », a assuré, vendredi, Mikhaïl Oulianov, directeur du département du contrôle et de la non-prolifération de l’armement nucléaire au ministère des affaires étrangères russe, où Mme Son-hui a également rencontré le vice-ministre Igor Morgoulov.

Le président russe se prévaut aussi d’avoir toujours poursuivi le dialogue avec la Corée du Nord, où il s’était rendu peu de temps après son arrivée au pouvoir, en 2000. Au lendemain de la visite du secrétaire d’Etat Rex Tillerson en Chine, le chef du Kremlin entend se poser en médiateur précieux. « L’attention se tourne habituellement vers la Chine (…), mais pour une foule de raisons stratégiques, il existe des limites inhérentes à ce que Pékin fera », assure Dmitri Trenine. Selon l’analyste, l’influence de la Russie est certes bien moindre que celle de son puissant voisin chinois, mais elle suscite en même temps « moins de ressentiment nationaliste et de soupçons parmi les Nord-Coréens ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/29/moscou-cherche-a-se-positionner-en-mediateur-dans-la-crise-nord-coreenne_5193835_3210.html#gMYj3RzLX7DVTJBJ.99

 
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Publié par le septembre 30, 2017 dans Asie, GUERRE et PAIX, Russie

 

La Russie et la Chine réaffirment leur rejet d’une guerre avec la Corée du Nord

Ces déclarations entre le président des etats-Unis et les responsables nord-Coréen prennent une allure si stupéfiantes que l’on arrive pas à y croire, pourtant il est clair que nous sommes devant une situation qui peut dégénérer à chaque instant. Il faut désamorcer la tension des deux côtés à la fois, c’est ce à quoi s’emploient la Russie et la Chine (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)

États-Unis  maintient une étroite alliance militaire avec le Japon, voisin de Corée du Nord.

Les États-Unis maintient une étroite alliance militaire avec le Japon, voisin de Corée du Nord. | Photo: Reuters

Publié le 26 septembre 2017
teleSUR
Le Kremlin encourage les actions visant à trouver un chemin politique vers la crise en Corée du Nord.

Les gouvernements russe et chinois ont réaffirmé mardi leur rejet de toute action militaire contre la Corée du Nord et ont appelé à une solution diplomatique au conflit, en plein essor avec les États-Unis.

La veille, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong Ho, a déclaré aux journalistes à New York que les États-Unis a déjà déclaré la  « guerre » dans son pays, il se réserve « tout le droit » de mener des « contre-mesures » pour se défendre.

« La guerre mutuelle entre la Corée du Nord et les États-Unis a attiré notre attention, mais nous avons également vu que les États-Unis ont clairement nié qu’il y ait une déclaration de guerre », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lu Kang lors d’une conférence de presse.

« Nous nous efforçons à ce que les États-Unis et la Corée du Nord se rendent compte que le recours à une solution militaire ne serait jamais une option viable, et cette provocation mutuelle n’augmenterait que le risque d’affrontement et réduirait la marge de manœuvre », a déclaré le porte-parole chinois.

Le directeur du Département de la non-prolifération et du contrôle des armes du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhail Uliánov, a déclaré que Moscou s’emploie activement à promouvoir une solution diplomatique à la crise dans la péninsule coréenne.

« Nous menons ce travail, sans publicité pour des raisons compréhensibles, mais au moins nous essayons de prendre la situation selon un chemin approprié », at-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’agence Rossiya Segodnya .

Ulyanov a estimé qu’une guerre aurait « des conséquences catastrophiques non seulement pour la Corée du Sud, mais pour toute la région ».

En tant que tel, « nous rejetons la voie militaire, nous ne l’admettrons pas ».

 
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Publié par le septembre 27, 2017 dans Asie, Chine, Etats-Unis, GUERRE et PAIX, Russie

 

Robert Charvin : « c’est parce que la Corée du Nord est souveraine qu’elle existe toujours »

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par Les-crises.fr DT

Source : Robert Charvin , 04-09-2017

Cet été la crise diplomatique entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a refait surface. Les déclarations du président Donald Trump, qui a menacé de déclencher une guerre « avec le feux et la furie comme le monde n’en a jamais vu », ont marqué le ton. Loin de décrypter les questions-clés, les discours politiques et médiatiques occidentaux n’envisagent ni la réunification de la Corée, ni l’option diplomatique comme début de solution. L’appétit inconfessable du monde des affaires serait-il en train de justifier une nouvelle guerre? Dans son livre « Comment peut-on être Coréen (du Nord)? », le spécialiste en droit international Robert Charvin nous éclaire sur les dessous de cette dangereuse crise politique héritée de la Guerre Froide.

Alex Anfruns: Quels sont les enjeux de la crise qui a éclaté entre la Corée du Nord et Trump?

Robert Charvin : La crise actuelle n’est que le prolongement d’une tension qui n’a pas cessé depuis des décennies (à l’exception des courtes périodes où Séoul et les Etats-Unis acceptaient d’amorcer un dialogue). Elle ne peut se résoudre que par la négociation afin que soit conclu enfin le traité de paix supprimant l’état de belligérance qui demeure depuis 1953 !

Ce traité doit garantir des relations diplomatiques et commerciales normales, permettant un rapprochement progressif entre le Nord et le Sud de la Péninsule en vue d’une réunification ultérieure, résolvant de nombreux problèmes socio-économiques.

Pour beaucoup Pyongyang est un « régime dictatorial » qui menacerait la paix dans le monde. Vous qui connaissez bien la Corée du Nord, quel est votre avis?

La Corée du Nord, c’est-à-dire la République Démocratique et Populaire de Corée (RPDC), Etat membre des Nations Unies, n’est pas une puissance « provocatrice » : ce n’est pas elle qui a des bases militaires à proximité immédiate des frontières américaines et des armes nucléaires depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’empire étatsunien exerce son hégémonie sur une large partie du monde, pas la Corée populaire.

La théorie du Djoutché, idéologie de Pyongyang ne s’impose pas aux peuples comme l’American Way of Life! Si l’on craint, malgré tout, les forces armées de la RPDC, pourquoi ne pas souscrire, comme elle le propose depuis longtemps, un accord de dénucléarisation régional englobant évidemment les Etats-Unis?

Quant aux champions des droits de l’homme, civils et politiques, bien entendu occidentaux, pourquoi ne proposent-ils pas la détente, seul moyen de favoriser tous les droits du peuple coréen, au Nord comme au Sud?

Le point de vue de Pyongyang est systématiquement écarté dans les débats… Pourquoi un tel consensus?

La Corée du Nord est un cas d’école depuis plusieurs décennies. Malheureusement, ni les médias ni les partis politiques occidentaux, ne la traitent comme tel. Il est admis que l’on puisse dire n’importe quoi sur ce pays, « incarnation du Mal », dirigée par des « fous fanatiques », de surcroît « encore » communiste, même s’il s’agit d’un socialisme teinté de confucianisme.

Les raisons de ce consensus, qu’a fini par absorber diverses forces progressistes qui ont eu peur de s’affaiblir davantage en allant « trop» à contre-courant (électoralisme et crétinisme parlementaire obligent !) ne sont pas mystérieux. La Corée est loin des Etats-Unis et de l’Europe : difficile de distinguer la vérité de ce qui est politiquement utile à certains intérêts. Le citoyen moyen est plus facilement convaincu par des arguments faciles, cultivés par de pseudo-intellectuels et une presse répétitive, que par des explications historiques, sociologiques et économiques, sans parler de la géopolitique ignorée, oubliée, même par une « gauche» atteignant les limites de l’inculture.

Il y a longtemps, pourtant, que le monde capitaliste fait usage, pour légitimer son hégémonie, des difficultés dont il est souvent à l’origine, mais dont souffrent les peuples décrétés « ennemis » : il s’agit de convaincre « qu’ailleurs, c’est pire», et qu’il faut donc accepter les « bons maîtres» qui règnent à Paris, à Bruxelles ou à Washington.

Il ne peut évidemment s’agir des dictatures protégées parce que rentable pour les affaires, du style Arabie Saoudite ou Etats africains sous contrôle dont les élections sont des mascarades, et la répression des oppositions, la règle. Il faut qu’elle soit « rouge » ou assimilée, du Chili de Salvador Allende jusqu’à Kim Jong Un, via Castro, Chavez ou Maduro… Ce sont d’« excellents » contre-feux à ceux qu’en Occident dénoncent le règne délirant de l’argent et la concurrence – toujours faussée –.

Les Etats-Unis et leurs alliés locaux ont pu tuer Lumumba, Allende et tants d’autres, et renverser de nombreux pouvoirs fragiles parce qu’il est très difficile d’édifier le socialisme, en rupture totale avec le monde dominant. Mais la Corée populaire demeure, comble du scandale et de la provocation !

Qu’est-ce qui explique la ténacité du système politique au pouvoir à Pyongyang ?

Le peuple coréen a la « peau dure»: presque un demi-siècle de colonialisme japonais – féroce ! –; une guerre dévastatrice avec les Américains en 1950-1953 : un seul édifice debout dans la capitale, Pyongyang, en 1953 ! Près de 70 ans d’embargo imposé unilatéralement – et donc illicite –, créant un « effet citadelle assiégée », qualifiée avec cynisme de paranoïa !

Sans compter les drames provoqués, y compris des coûts alimentaires, par la disparition de l’allié soviétique, des Etats d’Europe de l’Est et l’évolution de la Chine qui ne fait qu’assurer à Pyongyang le « service minimum », Séoul étant économiquement plus « rentable ».

Malgré tout, et en payant le prix, la Corée Populaire est restée souveraine, ne comptant avant tout que sur ses propres capacités, créant chez elle un esprit de résistance à toute épreuve jusqu’à ce jour, mêlant dans son idéologie marxisme et confucianisme, ce dont les journaleux de la grande presse occidentale ne s’intéressent pas le moins du monde.

Bref, un modèle à ne pas suivre selon les Occidentaux qui ne vivent qu’en pillant la planète. Il faudrait 5 planètes entières pour que les habitants de la terre vivent au niveau des Etatsuniens. La Corée du Nord est un manque à gagner qui ne doit pas être contagieux ; elle occupe une position stratégique aux frontières de la Russie, de la Chine et du Japon. Elle doit être « réduite » au maximum et si possible, un jour, disparaître face à l’armada militaire nord-américaine (basée en Corée du Sud, à Guam, etc.)

En attendant cette chute annoncée, la Corée du Nord sert de prétexte au maintien de la présence militaire nord-américaine à des milliers de kilomètres de là, mais tout près des frontières de la Russie (une alliée de Pyongyang) et de la Chine dont « les ambitions sont menaçantes », si l’on en croît les économistes occidentaux !

Le comble est le cynisme des « observateurs » : tout est entrepris depuis des décennies pour étouffer la Corée du Nord, mais on lui reproche de respirer mal ! Les autorités de Pyongyang n’ont pourtant qu’un seul choix : résister ou capituler et s’aligner sur Séoul, soumise directement aux dollars et aux soldats yankees.

Pourtant, Pyongyang semble être assez isolé sur la scène politique mondiale. Comment l’expliquez-vous?

Un drame politique : l’internationalisme est mort. L’anticommunisme qui sévit contre la Corée du Nord ne rencontre pas d’obstacle. Ayant perdu la plupart des batailles idéologiques, certains partis communistes ont quitté le terrain de la solidarité internationale : être aux côtés des Coréens est trop « coûteux», le socialisme nord-coréen trop « différent » ; le monolithisme idéologique est le contraire du « droit de l’hommisme » encore à la mode. On a renoncé à la notion de « modèle » unique du socialisme, mais l’occidentalisme et l’ethnocentrisme imprègnent nombre de communistes occidentaux.

A la limite, les quelques rares gaullistes qui ont survécu en France, comprennent mieux la volonté coréenne de posséder une force de dissuasion nucléaire que les milieux « progressistes » se refusant à toute approche géopolitique et moins sensibles à la question de l’indépendance nationale !

A l’évidence, le socialisme capable de résister à la mondialisation néolibérale et aux intérêts spéculatifs et pilleurs des grandes firmes, ne peut que s’appuyer sur la Nation, sur les particularismes historiques et sur l’héritage : ce sont les syncrétismes qui font l’Histoire.

Le socialisme français, belge, américain ou italien ne peut être « standard » : seul le marché, c’est-à-dire un monde centré sur les « affaires» et le capital, uniformise, au détriment des valeurs populaires.

La Corée est coréenne : c’est parce que Pyongyang est avant tout souveraine, sans compromis, y compris vis-à-vis de la Chine, la grande voisine très différente, que la RPDC, Etat membre des Nations Unies, en voie de développement malgré tout, existe toujours.

Avez-vous un message d’espoir sur l’issue de ce conflit, qui est étroitement lié à notre histoire récente ?

Il est possible qu’un jour prochain, à la suite de la folie impériale d’un Trump, des manœuvres de Wall Street, ou de telle ou telle puissance, chaque peuple, au Sud évidemment mais en Europe aussi, puisse comprendre qu’il ne peut compter avant tout que sur lui-même car il n’existe pas de philanthropie internationale, les alliances et la coopération ne pouvant être que complémentaire.

C’est le message de la RPDC : il est respectable par les tristes temps qui courent. Par contre, la violence et les menaces des « Grands» ne méritent que le mépris. Il n’y a aucune excuse à ceux qui, par delà toutes les frontières se croient tout permis.

Source : Robert Charvin , 04-09-2017

 
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Publié par le septembre 27, 2017 dans Asie, GUERRE et PAIX, HISTOIRE

 

Washington post: La Chine se montre impuissante alors que la crise de la Corée du Nord pénètre dans la spirale dangereuse

Si on doit en croire ce long article du Washington post, la Chine est désormais impuissante face à la détermination de la Corée du nord et elle est fortement inquiète devant la menace d’un guerre, l’afflux prévisible d’une masse de réfugiés et surtout l’avancée des Etats-UNis et de leurs alliés plus avant vers ses frontières, elle choisit donc d’appuyer les sanctions pour éviter la guerre dont il n’y a rien de bon attendre (note de Danielle Bleitrach)
Un Air-Force B-1B Lancer se réapprovisionne près de la mer de Chine orientale la semaine dernière. Les bombardiers américains accompagnés de combattants ont survolé la côte est de la Corée du Nord samedi dans un spectacle de force. (Peter Reft / AFP / Getty Images)
 24 septembre
 vue de Chine la situation pourrait difficilement être  pire: les dirigeants de la Corée du Nord et des États-Unis se menacent  mutuellement de destruction totale , tandis que les bombardiers et les combattants américains mettent en scène une armée qui pourrait se rapprocher des rivages de la Chine.En public, le ministère chinois des Affaires étrangères préconise  la contrainte et a demandé que Pyongyang et Washington ne jettent  pas de carburant au feu. Mais à huis clos, les experts ont déclaré dimanche que Pékin est impuissante face à  la Corée du Nord et la situation, comme jamais.En tant que principal partenaire commercial de la Corée du Nord, la Chine est largement considérée comme la clé de la résolution de la crise, mais les experts disent que son influence sur Pyongyang n’a jamais été aussi faible.Sans vouloir aller jusqu’au bout, elle  a néanmoins accepté un paquet rigoureux de sanctions aux Nations Unies et les a mises en œuvre avec une détermination sans précédent, disent les experts.Jusqu’à présent, tout cela a permis de s’aliéner son voisin et son ami.

Trump loue la Chine pour des mesures économiques contre la Corée du Nord
Tout en rencontrant le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 21 septembre, le président Trump a remercié le président chinois Xi Jinping d’avoir ordonné aux banques chinoises de cesser de faire affaire avec la Corée du Nord. (The Washington Post)

« Les Nord-Coréens ont découvert que les Chinois s’engagent réellement », a déclaré Euan Graham, directeur du Programme de Sécurité Internationale à l’Institut Lowy de Sydney. « Ayant déploré   depuis si longtemps d’avoir une influence limitée, les Chinois ont véritablement une influence limitée en Corée du Nord en ce moment. Ce ne sont pas seulement des mots de renard.  »

L’étape clé que la Chine hésite à prendre consiste à réduire les exportations de pétrole brut vers la Corée du Nord. Samedi, la Chine a annoncé qu’elle limiterait les exportations de produits pétroliers raffinés et interdit les exportations de condensats et de gaz naturel liquéfié pour se conformer aux dernières sanctions de l’ONU. Elle interdit également les importations de textiles en Corée du Nord.

Mais la Chine n’est pas prête à faire tout ce qui pourrait abattre le régime nord-coréen, ce qui pourrait amener les réfugiés à traverser sa frontière et unifier la péninsule coréenne sous la direction d’un gouvernement ami des États-Unis.

Les dirigeants de la Corée du Nord, les experts , le savent très bien, et cette connaissance leur a permis de dénoncer  le bluff de la Chine à maintes reprises.

Mais, au cas où les menaces s’avéreraient réelles, ils pensaient avoir stocké entre six et neuf mois d’approvisionnement en pétrole – assez pour maintenir les industries militaires et clés pendant un certain temps, a déclaré Graham.

Samedi, le ministre des Affaires étrangères de Corée du Nord a averti qu’une guerre contre le continent américain est «inévitable» parce que le président Trump s’est moqué du leader Kim Jong Un avec le surnom de «Little Rocket Man».

En réponse aux menaces de Ri Yong Ho aux Nations Unies, Trump a  tweeté: « S’il fait écho aux pensées de Little Rocket Man, ils ne seront plus longtemps ».

Des bombardiers américains, escortés par des avions de combat, ont survolé la côte nord-coréenne samedi, tandis qu’à Pyongyang, des dizaines de milliers de personnes ont organisé un rassemblement de masse pour exprimer leur soutien à la «victoire finale» sur les  États-Unis et appeler à l’annihilation de l’ennemi, a rapporté l’agence de presse de Corée centrale.

« C’est une catastrophe pour toutes les parties et pour la Chine en particulier », a déclaré Lu Chao, un expert de la péninsule coréenne à l’Académie des sciences sociales de Liaoning à Shenyang, en Chine. « Bien qu’il n’y ait pas de signe imminent d’un déclenchement de guerre, des conflits partiels, en particulier entre le Sud et la Corée du Nord sur la mer où les limites ne sont pas définies, sont très susceptibles de se produire ».

Le mois prochain, les dirigeants  du Parti communiste chinois doivent se réunir pour un congrès clé au cours duquel le président Xi Jinping devrait être confirmé pour un autre mandat de cinq ans en tant que secrétaire général du Parti communiste.

Son sixième et dernier test nucléaire a été organisé ce mois-ci à un moment où Xi accueillait des dirigeants des pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) lors d’un sommet clé – une insulte que les Chinois sensibles au protocole auraient ressenti profondément.

Xi n’a jamais rencontré Kim,. Les tentatives de la Chine d’envoyer un envoyé à Pyongyang pour calmer la situation ont été repoussées.

Certains experts disent que Pékin n’a que lui-même à   blâmer – pour avoir aidé la Corée du Nord dans le passé et avoir permis au régime de développer son programme de missiles. Pourtant, il ne fait aucun doute qu’il  en paie maintenant le prix.

La Chine a regardé avec inquiétude et colère cette année, alors que la Corée du Sud installait un système de défense antimissile américain qui pouvaient être utilisés pour espionner le territoire chinois. Il n’aura pas non plus accueilli avec enthousiasme les avions de guerre américains volant près de ses côtes ce week-end.

Le bureau de la présidence de la Corée du Sud a déclaré que Séoul et Washington avaient coordonné étroitement le déploiement des bombardiers américains, en le désignant comme l’une des contre-mesures les plus efficaces contre l’avancement des programmes nucléaires et de missiles en Corée du Nord, ont rapporté les médias sud-coréens.

Alors que Séoul coopère avec Washington, Pyongyang est en froid avec Pékin.

Samedi, KCNA a publié une liste des missions diplomatiques qui ont participé aux célébrations du 69e anniversaire de la fondation de la Corée du Nord. La liste comprenait 17 nations – mais surtout la Chine.

La détérioration des relations entre Pékin et Pyongyang a éclaté beaucoup plus vigoureusement  lorsque KCNA a réprimandé avec colère ses homologues des médias d’Etat chinois pour avoir menacé, insulté et sapé leur pays. Dansun article  intitulée «Rude Deed of Shameless Media», elle a visé le journal du Parti communiste chinois, le People’s Daily, pour avoir plaidé en faveur de sanctions.

« L’organe du parti du pays socialiste se vantant d’une longue histoire a dénoncé la Corée socialiste  en collusion avec les impérialistes », a écrit KCNA.

En Chine, les experts ont déclaré que la Corée du Nord a résolu de poursuivre le développement de son programme nucléaire et de missiles – au moins jusqu’à ce qu’il puisse mettre une ogive nucléaire sur un missile capable d’atteindre les États-Unis – malgré toute pression extérieure exercée.

« Les sanctions, à mon avis, ne vont pas inverser la détermination résolue de la Corée du Nord », a déclaré Shen Dingli, vice-doyen de l’Institut d’études internationales de l’Université Fudan à Shanghai.

Mais Lu à l’Académie des sciences sociales de Liaoning a insisté sur le fait que les sanctions fonctionneraient – du moins en encourageant la Corée du Nord à revenir un jour aux pourparlers.

« Les sanctions qui ont été imposées auront un impact significatif sur l’économie de la Corée du Nord, ce qui les obligera à reconsidérer les bénéfices et aux pertes, et choisir entre être un ennemi de la communauté internationale ou être assis à la table de négociation », a-t-il déclaré.

« Je crois qu’un jour la Corée du Nord sera à la table de négociation.  »

Shirley Feng a contribué à ce rapport.

 
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Publié par le septembre 27, 2017 dans Asie, Chine, Etats-Unis, GUERRE et PAIX