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Archives de Catégorie: Asie

Narychkine : les Etats-Unis font tout pour chasser le souvenir des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki

 

Photo: Alexandre Shalgine / service de presse de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie / TASS

http://www.vz.ru/news/2015/8/5/759649.html

5 août 2015

 

La mémoire du bombardement atomique du Japon en 1945 n’est pas moins importante que la mémoire des atrocités des nazis et l’illusion de l’impunité peut conduire à de très, très graves conséquences, a déclaré le Président de la Douma, Sergueï Narychkine.

« Malheureusement, dans le monde d’aujourd’hui, il y a de puissantes forces qui cherchent à effacer de l’histoire aussi bien les détails de l’attentat, que ses conséquences terribles, et la compréhension de qui a commis ces crimes », – a-t-il dit, lors d’une table ronde au MGIMO, dédiée au 70e anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima et de Nagasaki.

Cependant, je suis convaincu, a dit Narychkine, que « la mémoire de cet événement n’est pas moins importante que la mémoire des atrocités commises par les nazis et les militaristes japonais », rapporte Tass .

 

« En fait, les autorités des États-Unis en 1945, ont abusé du patrimoine commun de la lutte des peuples de la coalition, parce que le programme nucléaire à grande échelle était à l’origine la seule réponse appropriée aux plans des nazis, » – a dit Narychkine.

L’orateur a noté avec regret que, dans notre temps, « les autorités américaines ont également abusé de la confiance de la Russie après la guerre froide, et de la sympathie de tous les hommes, après les attentats du 11 Septembre. »

« En fait, ils essaient de repousser la mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki à la périphérie des débats publics et d’experts, mais sans ces pages tragiques, l’histoire humaine sera incomplète et injuste », – at-il ajouté.

Narychkine a exprimé sa conviction de ce que la brutalité de l’attaque et la disproportionnalité est évidente également pour le gouvernement américain. « Mais au lieu de vraiment comprendre l’histoire, ils ne veulent tout simplement pas se souvenir, et ils le font pas cela pour le bien de la paix et de la sécurité, mais pour des raisons de prestige national, » – a déclaré le président de la Douma d’Etat.

 

« L’illusion de l’impunité peut conduire à de très, très graves conséquences, » – a déclaré le président de la Douma d’Etat, expliquant que cela est la raison pour laquelle sont  » tellement dangereux à la fois la distorsion de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et le renforcement des capacités agressives de l’OTAN. »

 

« L’engagement de l’Occident dans les actions militaires et le mépris pour la vie des personnes a conduit à des centaines de milliers de victimes innocentes en Yougoslavie et en Irak, en Libye, en Syrie, et maintenant à cette liste s’ajoute l’Ukraine qui jusque là vivait dans la paix, mais où pendant la guerre civile au cours en une année et demi sont morts, selon l’ONU, près de 7000 hommes, et, selon d’autres sources, encore bien plus « – dit-il.

« Pour moi, une chose est certaine: la méthode choisie en 1945 par les Etats-Unis ne repose ni sur des considérations humanistes, ni sur la nécessité militaire», – a dit Narychkine.

 

Notant que « les militaristes japonais ont de nombreux crimes contre la population civile de la Chine, la Corée et d’autres pays asiatiques, » Narychkine a dit que  » l’humanité a donné à ces actes barbares une réponse civilisée – les jugements des tribunaux de Tokyo et de Khabarovsk. » « Mais la population civile d’Hiroshima et de Nagasaki n’avait rien à voir avec ces crimes» – a-t-il souligné.

«Imaginez si régime hitlérien, entre autres crimes, avait détruit, par exemple, par les armes chimiques disponibles à ce moment, un certain nombre de villes en Europe? Ne serait-ce pas un élément distinct des charges de Nuremberg? Bien sûr, cela serait, mais le bombardement atomique des villes japonaises, unique dans l’histoire humaine, n’a pas encore été examiné par un Tribunal militaire international. Cependant, nous savons que les crimes contre l’humanité n’ont pas de prescription, « – a déclaré le président de la Douma d’Etat.

 

 
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Publié par le août 6, 2015 dans Amérique, Asie

 

La réflexion du jour : l’obscurantisme et les grandes découvertes

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Wang bin, les trois sœurs…

Je crois que le racisme spontané qui a envahi tous les esprits et qui nous vaut en France des morceaux de bravoure contre les « boches », non pas contre l’euro et le capitalisme mais contre la soif de domination allemande de Bismarck à Hitler, après le mal absolu représenté par les « sionistes » et la grande peur de l’invasion « islamiste » … Ces visions sont sans doute simplement la manifestation d’une immaturité intellectuelle comparable à l’obscurantisme qui avait saisi l’Europe au moment des grandes découvertes. A cette époque se combinaient des avancées scientifiques et techniques immenses avec la superstition de la chasse aux sorcières..

. Les esprits faibles ont besoin non pas de comprendre mais de s’inventer des croquemitaines..

. Pourtant ce qui se passe aujourd’hui devrait provoquer un essor sans précédent des connaissances et une transformation des rapports sociaux…  Est-ce que vous mesurez le bouleversement que peut représenter le fait que la puissance économique dont l’influence est désormais la plus forte d’un point de vue planétaire, ne serait-ce qu’à travers son effet de masse, a déjà d’autres critères prioritaires que le profit… Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité c’est un pays sous-développé qui est dans cette situation d’influence massive, pour la première fois l’expansion n’a plus pour but le pillage mais la survie… Ce qui peut provoquer par ailleurs d’autres catastrophes… Je vous conseille de lire « effondrement » de Jarek Diamond et ce qu’il écrit sur la Chine, mais aussi sur la plupart des sociétés qui ont détruit dans la concurrence effrénée leur environnement alors que d’autres comme l’Islande ont su adopter après une destruction initiale une modèle collectif conservateur… Il explique que la Chine détruit mais a aussi les moyens par son modèle politique d’adopter une tout autre voie…

En fait la modernité amplifie la destruction mais a aussi les moyens intellectuels, politiques d’envisager des choix collectifs salvateurs. Il n’y a pas chez cet écologiste la moindre vision utopique d’un retour vers le passé et vers le primitif mais bien le choix des moyens apportés par l’expérience et les connaissances. Pas une vision écologiques réactionnaire, le maintien de peuples entiers dans le sous développement, mais bien de nouveaux progrès dans la relation des hommes entre eux dans leur relation à la nature, ce qu’un marxiste appelle un mode de production…

Là aussi l’accès de la Chine à notre modèle consumériste comme d’ailleurs d’autres société émergentes condamne ce modèle parce qu’il a été basé sur l’impossibilité d’autres d’y accéder… L’égalité le rend insupportable… La nécessité est bien dans la transformation des rapports sociaux autant que d’une autre économie des ressources planétaires. Cela ouvre des champs à la connaissance, à la maîtrise des savoirs.

Sans parler de cette approche intellectuelle de l’Univers et la découverte de ce que nous ignorons…

Cette immensité et la conscience profonde que c’est le petit homme le véritable héros de l’aventure humaine…

Autre aspect de ce sous-développement moteur de l’histoire contemporaine… Nous sommes devant une immense aventure humaine, le seul problème de cette mesquinerie généralisée qui a nom le fascisme chauvin sous toutes ses formes, y compris le dévoiement du communisme et de toutes les formes de messianisme, est qu’elle bloque la compréhension et surtout elle empêche la recherche de véritables solutions puisqu’elle nous force à nous focaliser sur des leurres, des boucs émissaires, des voies sans issues… ou pire comme nous le rappelle l’anniversaire d’Hiroshima…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le août 6, 2015 dans Asie, civilisation

 

La Chine n’est pas un superpuissance financière, à partir de Claude Meyer (première partie)

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Hier nous avons publié un article traduit par Marianne de la Pravda, le journal du Parti communiste de la Fédération de Russie, il insistait sur le fait que la Chine désormais en situation de devenir la première puissance économique mondiale demeurait une économie socialiste dont les priorités étaient dirigées par le parti communiste. L’article ci-dessous approfondit ce thème mais insiste sur l’originalité de la situation chinoise et mondiale. Effectivement l’orientation chinoise est dirigée par des priorités qui ne sont pas celles du capitalisme, mais bien le fait que la Chine demeure un pays sous-développé et il s’agit moins pour ce pays de conquérir une hégémonie comme les Etats-Unis que vaincre ce sous-développement dans une situation d’équilibre instable où la marche en avant est imposée par des contraintes dont la moindre n’est pas qu’elle doit nourrir une population de plus d’un milliard quatre cent mille individus. (note de Danielle Bleitrach)

Problèmes économiques, la documentation française, n°3114,deuxième quinzaine de juin 2015 pp 24-32

L’extraordinaire capacité d’épargne des entreprises et des ménages chinois – qui représente 30% du stock mondial d’épargne – ainsi que le montant considérable des réserves de change – supérieur au produit intérieur brut (PIB) annuel de l’Allemagne – constituent les principaux atouts financiers de la Chine, devenue à la fois bailleur de fonds et troisième investisseur mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. Le pays n’est pas pour autant une superpuissance financière. La gestion des réserves de change pose en effet problème aux autorités chinoises, qui doivent concilier meilleur rendement possible et maintien de la valeur de ces réserves en yuans. Jusqu’à présent, Pékin a opté pour la prudence, en plaçant 70% des réserves en dollars aux Etats-Unis. Mais le pays devra à l’avenir, pour éviter les risques liés à la dépréciation du billet vert par rapport au yuan, diversifier ses placements.

Début 2014, trois opérations réalisées coup sur coup par des investisseurs chinois :

  • L’entrée de la société d’Etat chinoise Dongfeng au capital du constructeur automobile Peugeot-Citroen.
  • Le rachat du premier assureur portugais par le groupe Fosun
  • L’acquisition de Motorola et des serveurs IBM par Lenovo

Exemples emblématiques d’une évolution majeure de la stratégie internationale de la Chine :

Forte de réserves de change supérieures au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Allemagne, elle n’exporte plus seulement des biens manufacturés, mais aussi des capitaux.

Après le rouleau compresseur des exportations, déferlante chinoise sur la finance : Pékin deviendrait en quelque sorte le banquier du monde, à la fois comme investisseur et bailleur de fonds.

  1. Investisseur : stratégie d’acquisition, ressources naturelles, sociétés technologiques, immobilier.
  2. Prêteur, la Chine premier créancier des Etats-Unis, au chevet de l’Europe dans la crise de l’euro, et devenue banque de développement pour certains pays en développement, une nouvelle Banque mondiale.

Nombreuses questions : quels sont les objectifs de la Chine? volonté de domination dans des secteurs clés de l’économie mondiale? Pourquoi une expansion financière, alors qu’une importante partie de la population reste très pauvre? La chine ne figure qu’au 101e rang mondial pour l’indice de développement humain. Déjà première puissance industrielle mondiale, quelle sera son hégémonie si elle est une puissance financière?

Investir et prêter à l’étranger, un impératif pour Pékin

A ce stade, l’expansion financière chinoise vise plus à pallier des vulnérabilités de son économie qu’à affirmer une volonté de suprématie mondiale.

Les performances de la Chine sont impressionnantes, mais il ne faut pas sous-estimer ses vulnérabilités.

Le géant chinois souffre souvent d’une dépendance excessive à l’égard de l’étranger. D’amont en aval son système productif est tributaire du reste du monde à un triple niveau :

  1. Les matières premières. Les importantes ressources naturelles du pays restent très insuffisantes pour alimenter une croissance rapide et peu économe. La Chine absorbe 21% de l‘énergie primaire produite dans le monde alors qu’elle ne représente que 11% du PIB mondial.
  2. Les importations : en matière de technologie, plus de 60% de l’arsenal technique de l’industrie chinoise est d’origine étrangère.
  3. Troisième dépendance, le pays est fortement tributaire de la demande mondiale : lorsque ses principaux marchés d’exportation faiblissent, la croissance s’essouffle.

Pour réduire ces vulnérabilités majeures sur la croissance chinoise, la stratégie des dirigeants chinois est de mobiliser une partie des colossales réserves de change pour un triple objectif :

  1. Sécuriser l’accès aux ressources naturelles de la planète
  2. Racheter des entreprises étrangères riches en technologies
  3. Internationaliser les sociétés chinoises pas assez riches encore en technologie

D’où l’envolée des investissements directs à l’étranger (IDE) qui ont atteint 500 milliards de dollars fin 2013. Il s’agit cependant d’une part modeste des réserves de change chinoises – 3820 milliards de dollars fin 2013 – le solde étant utilisé pour des placements et prêts à l’étranger.

L’envolée des investissements directs à l’étranger

 

La Chine est devenue en 2013 le troisième investisseur international derrière les Etats-Unis et le Japon, mais ce stock d’investissement direct à l’étranger ne représente que 6% du total mondial, c’est peu par rapport au poids réel du pays dans le monde : 21% pour la population et 11,5% du PIB. Mais il y a l’amorce d’un mouvement puissant qui fait que ce pourcentage de 6% pourrait être multiplié par trois ou quatre d’ici à 2020.

La rentabilité n’est pas l’essentiel, mais l’essentiel est de réduire les vulnérabilités majeures précédemment définies. Nous avons donc là un effet qui n’est pas directement capitaliste.

Les acteurs de cette ouverture vers l’étranger :

L’Etat-parti joue un rôle central : comme stratège, il oriente les investissements étrangers des entreprises vers les secteurs prioritaires, mais il intervient aussi directement à travers les sociétés d’Etat que le Parti communiste chinois (PCC) contrôle étroitement. Les plus importantes d’entre elles, qui bénéficient d’un quasi-monopole dans les secteurs stratégiques, sont la figure de proue de cette offensive et ont réalisé les trois quarts des investissements à l’étranger. Les crédits nécessaires leur sont octroyés presque sans limite par les grandes banques commerciales publiques dont les dirigeants sont eux-mêmes des hauts cadres du PCC. De plus, deux banques gouvernementales Eximbank et China Developpement interviennent dans les grands projets à l’étranger et prêtent massivement aux pays d’accueil. Sociétés d’Etat et banques publiques sont ainsi le bras armé de l’Etat pour la mise en œuvre de cette ouverture internationale destinée à palier certains handicaps économiques.

La stratégie chinoise paraît donc mûrie et déterminée, mais en fait les sociétés chinoises n’en sont qu’à leur début d’expansion à l’étranger, elles manquent encore d’expérience et ont connu de nombreux échecs, tant dans leur gestion que dans l’attitude des pays d’accueil.

La Chine ne rachète pas le monde, elle rachète ce qui lui manque.

Les investissements étrangers ont été orientés en priorité absolue vers les ressources naturelles. Le pouvoir chinois est hanté par la pénurie en énergie et minerai. Ces deux grands secteurs, chasse gardée des grands groupes étatiques, monopolisent deux tiers des investissements à l’étranger. Mais la situation devrait évoluer dans une deuxième vague qui elle cible les ressources technologiques (tels Volvo et PSA). Parallèlement les sociétés privées chinoises devraient progressivement rattraper leur retard sur les entreprises d’Etat, car elles sont en pointe dans l’innovation technologique.

Les destinations actuelles résultent du primat accordé jusqu’ici aux ressources naturelles énergie et mine. L’Amérique du Nord et l’Asie (y compris Russie) sont en tête (18% chacune du total), puis l’Amérique latine et l’Océanie (17% chacune)L’Afrique est en cinquième position (12%) suivie de l’Europe (10%). En revanche la Chine a peu accès au Moyen-Orient verrouillé par les occidentaux.

Les investissements chinois se heurtent souvent à la méfiance des pays d’accueil face à l’Etat parti et aux craintes d’une stratégie politique surtout s’il s’agit d’enjeux stratégiques, blocage ainsi aux Etats-Unis et en Australie.

L’impact des investissements chinois est différent s’il s’agit de pays développés ou sous-développés.

Dans le cas des pays sous développé, l’exemple type étant l’Afrique, l’échange matière première contre produits manufacturés a été dénoncé comme un nouveau colonialisme. C’est vrai que cela encourage une économie de rente, mais les retombées positives de l’expansion chinoise sont loin d’être négligeables dans ces régions. Le prix des matières premières a explosé grâce à la demande chinoise et la Chine finance des infrastructures dont l’absence était un goulot d’étranglement pour le développement de ces pays.

Dans les pays développés l’impact n’est pas le même car les investissements chinois sont plus diversifiés. Effets bénéfiques, l’apport de capitaux et la création d’emploi. Mais il y a les risques d’une perte de position stratégique dans les transferts de technologie.

La Chine cherche à renforcer sa puissance militaire

La Chine cherche à renforcer sa puissance militaire et cela est particulièrement clair dans les transferts de technologie à usage civil mais aussi militaire. Si les marchés européens et américains sont ouverts aux investissements étrangers, ce n’est pas le cas pour le marché chinois où ils sont soumis à de multiples  restrictions. Des négociations ont été entamées sur ce point entre l’UE et la Chine, longues et difficiles, parce que cette question touche à la politique industrielle de l’Etat parti et au contrôle centralisé de l’économie.

(à Suivre)

 
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Publié par le août 6, 2015 dans Asie

 

Obama en Afrique pour tenter de contrer l’influence chinoise

Lu dans Les Echos du vendredi 24 et samedi 25 juillet 2015, cet article émanant du bureau de New York du périodique.

Deux constats : la Chine fait trois fois plus de commerce avec l’Afrique que les Etats-Unis. Barack Obama est au Kenya et en Ethiopie pour tenter de combler l’écart. Si la grande presse s’exstasie sur les liens familiaux d’Obama, et sur les interventions en faveur des homosexuels, ce n’est pas pourtant là l’essentiel de la visite.

Le déplacement d’Obama qui débute par le sommet mondial de l’entrepreunariat à Nairobi, vise surtout à contrecarrer l’influence de la Chine. « L’Afrique est un lieu de dynamisme incroyable où se trouvent certains des marchés les plus en croissance du monde » a fait valoir le président à la veille de son déplacement. L’Éthiopie est le pays qui devrait connaître la plus forte croissance mondiale d’ici à 2017 (9 ,5% par an en moyenne) selon la Banque Mondiale. Le Congo, la Côte d’Ivoire et le Mozambique figurent eux aussi dans les 10 premiers.

« Le président Obama n’a pas accordé jusqu’ici beaucoup d’attention à l’Afrique  » juge Witney Schneidman, expert du sujet à la Brookings institution. Joé Biden qui sillonne le monde entier ne s’y est jamais rendu. Après le succès cubain et la négociation sur le nucléaire iranien, il reste 18 mois au président pour améliorer son bilan sur le continent. Barack Obama va rencontrer la président kenyan, Uhuru Kenyatta, accusé de crimes contre l’humanité pour des violences ethniques, quant au président ethiopien, il jouit d’une majorité parlementaire enviable avec 100 % des sièges, on voit que les recommandations sur la tolérance à l’homosexualité font partie d’un ensemble sur lequel les Etats-Unis ne vont pas réellement insister.

Les Etats-Unis ne sont pas absents de l’Afrique, General Electric investit plus d’un milliard de dollars dans la construction de centrales électriques, Genral Motors vend des camions et Walmart y possède de nombreux magasins, mais le pays a cédé beaucoup de terrain, en particulier à la Chine. Le commerce avec l’Afrique représentait à peine plus de 70 milliards de dollars l’an dernier (en 2011 il s’établissait à 125 milliards de dollars). Il est vrai que les Etats-Unis importent de moins en moins de pétrole. Le commerce de l’Afrique avec l’UE est de 140 miliards d’échange et la Chine 200 milliards. Le déséquilibre est récent puisqu’il y a 5 ans, les États-Unis pesaient plus que la Chine en Afrique.

L’Amérique se montre aussi peu généreuse en capital. Elle consacre moins de 1% de ses investissements à l’Afrique alors que la Chine lui accorde 3,4% des siens. Barack Obama avait promis 7 milliards pour améliorer les réseaux électriques de six pays africains, mais la promesse est restée lettre morte.

LE KENYA, forte croissance et terrorisme

Un pays de 44 millions d’habitants avec une des plus fortes croissances de la planète (6%). Les investissements directs étrangers ont plus que doublé entre 2013 et 2014 pour atteindre environ 1,1 milliard de dollars. Exportation de textiles, thé, café. Une classe moyenne en plein essor friande de consommation occidentale (balance commerciale à surveiller) avec la multiplication de centres commerciaux. Montée du terrorisme et des violences ethniques fondée sur la répression tout azimut de groupes musulmans, notamment sur la côte kenyane ou le nord-est du pays.

 
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Publié par le août 5, 2015 dans Afrique, Amérique, Asie

 

Les commandes de la « locomotive de l’économie mondiale » sont encore entre les mains des communistes chinois

 

http://kprf.ru/international/new-world/145053.html

à partir d’un article de la Pravda par Oleg Tcherkovets, Docteur en Sciences économiques

La «Pravda» a déjà parlé à ses lecteurs du rapport spécial de la Banque mondiale consacré au développement de l’économie de la Chine publié au début de juillet. Dans ce document, en particulier, il était fait état de la croissance économique du PIB de la Chine de 7,4% l’an passé, ainsi que la prévision de croissance cette année à 7,1 %, et en 2016 à 7 %. Cela prouve que, dans le contexte ​​de stagnation où se trouvent les économies des pays capitalistes les plus développés, la Chine reste la locomotive de l’économie mondiale, ce que d’ailleurs, quelques jours plus tard à Oufa, dans le cadre des sommets de l’OSC et des BRICS, a souligné le président russe Vladimir Poutine.

Peu après est venue une confirmation de cette conclusion absolument logique par une agence d’analyse occidentale de bonne réputation « Morgan Stanley ». Selon leurs estimations, si en 2010 la part de la Chine représentait 23 % du volume total de la croissance économique mondiale, selon les résultats de 2014 ce chiffre est passé à 38 %. Imaginez : près de 40 % de la croissance économique de l’ensemble de la planète porté par un seul pays. Et après ça certains ont le culot de parler de « ralentissement de la croissance chinoise. » En fait, on aimerait bien tous avoir un petit peu de ce « ralentissement »! ..

Toutefois, si le rapport de la Banque mondiale a attiré l’attention de la communauté mondiale, ce n’est pas seulement pour avoir apporté la preuve de la réussite économique évidente de la Chine. En effet, il n’y a là rien de surprenant, dès qu’il s’agit de la deuxième économie du monde, qui sera bientôt la première. Mais les circonstances qui ont accompagné la sortie de ce document, et ce qui s’en est suivi immédiatement après, constituent un événement vraiment exceptionnel. Nous pouvons dire qu’on a là un scandale de proportions mondiales : jamais auparavant dans son histoire, la Banque mondiale n’a été amenée à retirer un chapitre entier d’un document publié sous son autorité, mais maintenant c’est arrivé – quatre jours seulement après la publication du rapport. Que s’est-il passé?

Le chapitre supprimé était consacré au développement du système bancaire et financier de la Chine et aux « recommandations » de la Banque mondiale concernant ses voies de développement. Il rapportait des données importantes non seulement au niveau économique, mais aussi et surtout au niveau sociopolitique. Donc, aujourd’hui, le gouvernement chinois contrôle officiellement près des 2/3 des actifs bancaires dans le pays (pour comparaison: selon la Banque mondiale, en Russie et au Brésil, puisque nous parlons des pays – membres de l’organisation BRICS, environ 40 % des actifs bancaires sont contrôlés par l’Etat). Une telle différence, même si elle est de poids, n’est pas ce qui impressionne le plus. Selon les calculs des experts de la Banque mondiale, en réalité, le gouvernement en Chine par le biais de l’actionnariat et de leviers juridiques et administratifs contrôle au moins 95 % (!) des actifs bancaires. Et cela signifie que tout le « système sanguin » de cette économie super puissante est aux mains de l’Etat socialiste en la personne de ses institutions gouvernementales, ce qui permet d’appliquer pleinement les principes importants de l’économie socialiste – non seulement assurer les règles juridiques, mais octroyer directement les prêts pour les projets à dimension nationale et sociale. Toutes choses qui, par exemple, dans notre réalité russe semi-bourgeoise et semi-criminelle, sont vraiment difficiles à imaginer.

Oui, c’est précisément la concentration de l’activité bancaire et de la finance directement dans les mains ou sous le contrôle de l’Etat socialiste qui donne la base matérielle d’une offensive économique sans précédent et véritablement pacifique, comme l’ écrivaient déjà les classiques du marxisme-léninisme et que la Chine met en œuvre devant nos yeux littéralement dans le monde entier. Des experts donnent les informations suivantes : la contribution de la Chine – la plus grande – au capital de la nouvelle banque de développement («BRICS Bank») est de 41 milliards $, un accord qui a finalement été atteint au début de juillet lors du sommet des BRICS à Oufa ; 40 milliards $ – pour grand projet interétatique « La ceinture économique de la Route de la Soie». Plus 25 milliards $ pour un projet intitulé «Route de la Soie maritime». Mais ce n’est qu’un « apéritif. » Dans l’ensemble, les plans d’investissement de la Chine dans le monde entier pour la période allant jusqu’à 2025 sont de 1,41 trillions de dollars (!). Le magazine américain « Foreign affairs » estime que ces investissements sont à une échelle sans précédent dans l’histoire du monde, et, à titre de comparaison nous rappelle que le célèbre «Plan Marshall» américain, qui a lié en grande partie les pays d’Europe occidentale aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, ne représente, en termes de dollars d’aujourd’hui pas plus de 103 milliards. Comme on dit, sentez la différence!

Soulignons une fois encore : les données fournies montrent non seulement la valeur des ressources accumulées en or et en devises par la Chine socialiste, qui est proche du chiffre astronomique de 5 trillions ( !) de dollars, mais aussi sur un fait beaucoup plus important – le succès de la politique financière et de crédit de l’Etat socialiste. Et comment ne pas mentionner certains de nos causeurs de salon qui se mettent littéralement en quatre pour essayer de donner une imagine de la République populaire comme un pays non-socialistes, et sa politique – comme une politique capitaliste. Mais que dire alors de la tentative directe de la Banque mondiale dans le rapport cité par nous, qui « recommande vivement » à la Chine de privatiser le secteur bancaire, et par la même occasion les grandes entreprises publiques dans le secteur de l’industrie? «Privatiser» – comme ce mot nous est familier, n’est-ce pas!

Cependant la réaction du Parti communiste chinois et de la Chine à cette « recommandation », si l’on peut dire, a été diamétralement opposée à celle que l’on observe en général en Russie et chez la plupart de nos voisins de la CEI, à l’exception, bien sûr, du Bélarus. Les camarades chinois ont directement et officiellement dénoncé l’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine de l’organisation internationale dans le but – tenez-vous bien! – de miner le système socialiste dans le pays. Tout cela est fort juste, et c’est exactement le jugement que portent les communistes russes sur les tentatives de privatisation dans notre pays des restes de la grande propriété publique. Il est vrai que nous n’avons plus, malheureusement, un système socialiste. Mais les communistes chinois ont une fois de plus montré qu’ils ne vont pas répéter les erreurs des communistes soviétiques de l’époque Gorbatchev.

Et enfin – la chose par laquelle nous avons commencé. Après les vives critiques de Pékin, la Banque mondiale a accompli un geste sans précédent dans son histoire en éliminant le chapitre incriminé. Le géant rouge a remporté une victoire politique de plus. Ceci, incidemment, prouve encore une fois, à quel point les commandes de la «locomotive» de l’économie mondiale sont dans de bonnes mains.

 
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Publié par le août 5, 2015 dans Asie

 

Poutine à Netanyahu : l’accord des 5 + 1 offre des Garanties Paix sur le programme nucléaire iranien

Russian President Vladimir Putin

© Sputnik / Alexei Nikolsky

http://sputniknews.com/politics/20150730/1025220558.html
Vladimir Poutine a dit à Benjamin Netanyahu que l’accord avec l’Iran avait mis en place des mesures de protection efficaces sur la nature pacifique du programme nucléaire de Téhéran.

Moscou (Spoutnik anglais) — Le Président russe Vladimir Poutine a souligné lors d’un appel téléphonique ce jeudi avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que l’accord entre Téhéran et le groupe 5 + 1 de négociateurs internationaux, atteint plus tôt en juillet, contient des garanties de la nature pacifique des activités nucléaires de l’Iran, dit le service de presse du Kremlin.

Le 14 juillet, l’Iran et le groupe 5 + 1, comprenant Chine, France, Russie, États-Unis, Royaume-Uni et Allemagne, ont conclu un accord pour assurer le caractère pacifique du programme nucléaire de l’Iran en échange de l’assouplissement des sanctions contre le pays. Aux termes de cet accord, Téhéran s’est engagé à ne jamais tenter d’acquérir des armes nucléaires.

Israël, toutefois, s’est longtemps opposé aux négociations avec l’Iran, affirmant que toute concession à Téhéran menace la sécurité régionale.

« Poutine a souligné que les accords qui ont été signés… ont mis en place des garanties efficaces sur le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, » .

Poutine a exprimé également la certitude que la mise en œuvre réussie du Plan d’Action conjoint de l’accord va « renforcer le régime de non-prolifération nucléaire et avoir un impact positif sur la sécurité et la stabilité de la région du Moyen-Orient ».

Poutine,a proposé à Netanyahu de discuter la nécessité d’efforts conjoints contre ISIL

Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu ont également discuté de l’importance des efforts conjoints dans la lutte contre les militants de l’État islamique.

La conversation téléphonique a été initiée par la partie israélienne, précise le service de presse du Kremlin.

« Le Président russe a souligné la nécessité d’efforts conjoints de toutes les parties concernées pour lutter contre les menaces du groupe terroriste État islamique, » indique le communiqué.

Les dirigeants ont également discuté des questions concernant le Moyen-Orient et ont décidé de développer davantage les relations bilatérales.

ISIL est une organisation intégriste violente qui s’est emparée de grands territoires en Irak et en Syrie, en commettant de nombreuses atrocités et atteintes aux droits de l’homme. Une coalition de plus de 60 pays dirigée par les États-Unis a mené des frappes aériennes contre des positions de ISIL depuis août 2014.

La Russie a estimé que les efforts de la coalition internationale sont « inefficaces ».

Les deux dirigeants ont convenu de poursuivre leurs contacts bilatéraux.

 
 

Les deux drapeaux et l’honneur dans la solidarité internationale…

Photo de Damien Bossu.

Le drapeau kurde flotte aux côtés du drapeau cubain à La Havane !

Le peuple cubain, par la voix de son président, le Commandant Raúl Castro Ruz, ainsi que par celle du Commandant Fidel Castro-Ruz, leader de la Révolution Cubaine, manifeste son soutien au Peuple Kurde, en ces heures difficiles.

Les Kurdes sont aujourd’hui le plus important des peuples sans Etat avec 32 millions d’habitants repartis sur 4 pays (Turquie, Syrie, Iran et Irak).

Depuis des mois, les Kurdes combattent Daesh, avec une vaillance impressionnante ! Ils ont infligé à l’Etat Islamique plusieurs défaites sévères, notamment à Kobané (Kurdistan Syrien).
Contrairement à ce qu’affirment les occidentaux, les Kurdes sont à l’heure actuelle, la SEULE et UNIQUE force à combattre Daesh, et ce depuis plus d’un an.

Persécutés durant des siècles en raison de leurs différences culturelles, les Kurdes de Turquie font aujourd’hui l’objet d’une féroce répression de la part du gouvernement d’Erdogan (islamiste, conservateur) sous couvert de lutte antiterroriste. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (marxiste, démocratique) est en effet considéré comme terroriste par les occidentaux.

Nos camarades Turcs communistes et socialistes ne sont pas non plus épargnés par cette violente répression.

Solidarité avec le Peuple Kurde, solidarité avec nos camarades Turcs !

Viva el pueblo Kurdo ! Viva el pueblo Cubano !

 
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Publié par le juillet 29, 2015 dans Amérique, Asie, civilisation, guerre et paix

 
 
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