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Archives de Catégorie: Asie

Le leader de la RPDC regarde le ballet interprété par des artistes chinois

Source: Xinhua | 2018-04-17 04:50:23 | Éditeur: Liangyu
 Un des effets de la frappe en Syrie a été le resserrement des alliances, entre la Chine et la Russie, mais aussi entre la Chine et la COrée du nord. sans parler d’une bonne partie du monde musulman, les chiites mais aussi des Etats comme l’Algérie, le monde est incontestablement devenu plus hostile et plus conscient de la dangerosité de « la pseudo communauté internationale » qui frappe un état souverain, sans mandat de l’ONU et sans être en capacité de présenter des preuves convaincantes.Comme l’a dit la Chine, une telle action ne donne pas les meileures conditions de négociation entre les USA et la Corée du Nord. C’est sans doute la raison qui a poussé la maison blanche furieuse à dénoncer les propos de Macron sur le non retrait des troupes américaines dela zone syrienne. (note de danielle Bleitrach)
DPRK-PYONGYANG-KIM JONG UN-CHINE-PERFORMANCE

Des danseurs d’une troupe artistique chinoise interprètent le ballet «Le détachement des femmes rouges» à Pyongyang, en République populaire démocratique de Corée, le 16 avril 2018. Kim Jong Un, haut dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, et son épouse Ri Sol Ju a regardé le ballet « The Red Detachment of Women » interprété par une troupe d’art chinois en visite lundi soir. (Xinhua / Yao Dawei)

PYONGYANG, 16 avril (XINHUA) – Kim Jong Un, haut dirigeant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a regardé le ballet « Le détachement rouge des femmes » interprété par une troupe artistique chinoise lundi soir.

Kim a fait l’éloge de la performance des artistes chinois et a pris une photo de groupe avec eux sur scène, après l’avoir regardé avec sa femme Ri Sol Ju au East Grand Pyongyang Grand Theatre.

Après la représentation, Kim a rencontré Song Tao, chef du département international du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

Song a dirigé la troupe d’art chinois lors de la visite en RPDC pour participer au Festival d’Art d’Amitié du printemps du 31 avril.

Le haut dirigeant de la RPDC a remercié le président chinois et le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, d’avoir envoyé la troupe d’art de haut niveau en RPDC afin de procéder à des échanges culturels et artistiques.

La troupe d’art chinois est arrivée ici vendredi et a donné des spectacles de ballet de « Giselle » et « The Red Detachment of Women » samedi et dimanche.

«Le détachement des femmes rouges», considéré comme l’un des ballets chinois modernes les plus populaires, raconte l’histoire d’un groupe de femmes pauvres de l’île de Hainan, au sud de la Chine, qui a rejoint l’armée rouge dans les années 1930.

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Frappes en Syrie : les fanfaronnades de Macron démenties par Washington et la Turquie

Le chef de guerre a des progrès à faire en diplomatie…

Le chef de guerre a des progrès à faire en diplomatie… – FRANCOIS GUILLOT / AFP / POOL
Diplomatie

Au cours de son interview dimanche soir, Emmanuel Macron s’est vanté d’avoir « convaincu » Donald Trump et « séparé » Russes et Turcs sur la question syrienne. Mais Ankara et Washington se sont empressé de contredire ces affirmations.

Emmanuel Macron en aurait-il trop fait ? Au début de son interview par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ce dimanche 15 avril, le président de la République a livré sa version des coulisses et des conséquences des frappes aériennes ayant ciblé le programme d’armement chimique de la Syrie, se targuant d’avoir « séparé » la Turquie et la Russie ainsi que d’avoir « convaincu » Donald Trump de maintenir ses troupes sur le terrain. Deux affirmations qui ont suscité pas moins de trois démentis en moins de 24 heures, venant à la fois de Washington et d’Ankara.

« Il y a dix jours, le président Trump disait : les Etats-Unis d’Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l’avons convaincu qu’il était nécessaire d’y rester (…) je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester dans la durée« , a d’abord plastronné Emmanuel Macron. Piquant manifestement au vif la susceptibilité de son homologue américain, qui a fait apporter quelques heures plus tard cette précision par la Maison Blanche : « La mission américaine n’a pas changé : le président a dit clairement qu’il veut que les forces américaines rentrent dès que possible« . Et de rappeler que la présence des quelques 2.000 soldats américains sur le sol syrien n’ont qu’un seul objectif : combattre l’Etat islamique.

Il ne s’y attendait pas….

Voir la vidéo« Partout où l’homme apporte son travail, il laisse aussi quelque chose de son cœur. » Henryk Sienkiewicz

Emmanuel Macron a réagi ce lundi à la rebuffade, assurant que les deux pays ont la « même position » sur la durée de leur engagement militaire dans la région, ainsi que sur son but : « Je n’ai pas dit que ni les
Etats-Unis, ni la France allaient rester militairement engagés dans la durée en Syrie (…) La Maison Blanche a raison de rappeler que l’engagement militaire est contre Daech et s’arrêtera le jour où la guerre contre Daech sera parachevée »,
 a-t-il rectifié en marge d’une conférence de presse aux côtés de la Première ministre de Nouvelle-Zélande à l’Elysée.

« Nous attendons des déclarations dignes d’un chef d’Etat »

Mais après Washington, c’est à Ankara qu’on s’est étranglé en entendant les déclarations d’Emmanuel Macron. Vantant une démonstration de force faite au régime de Damas ainsi qu’à son allié Vladimir Poutine, il a brandi un deuxième succès diplomatique : « Ensuite, par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet les Russes des Turcs (…). Les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l’opération que nous avons conduite« , quand la Russie s’est évidemment à l’opération, la dénonçant « avec la plus grande fermeté« . En effet, bien que Moscou et Ankara soient alliés sur le dossier syrien, Recep Tayyip Erdogan a bel et bien soutenu les frappes occidentales dans le pays, estimant qu’elles étaient une « réponse appropriée » aux « attaques inhumaines » de Damas.

Sauf que l’annonce fanfaronne du président français n’a pas plu pour autant à la diplomatie turque. Laquelle a mis un point d’honneur ce lundi à la démentir à deux reprises. « La politique de la Turquie en Syrie n’est pas d’être avec ou contre qui que ce soit« , a affirmé le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, avant d’expliquer que la Turquie s’opposait aussi bien « aux soutiens apportés au régime » qu’aux « soutiens apportés aux organisations terroristes« . La réaction de la tête de la diplomatie turque a ensuite été encore plus virulente : « Nous pourrons penser différemment mais nos relations ne sont pas faibles à tel point que le président français puisse les rompre », a cinglé le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Cavusoglu. « Ceux qui défendent ce qui est juste peuvent avoir leurs divergences mais les principes de la Turquie sont clairs« , a-t-il ajouté, reprochant vertement à Emmanuel Macron ses propos : « Nous attendons des déclarations dignes d’un chef d’Etat. Nos relations avec la Russie ne sont pas une alternative à nos relations avec l’Otan ou avec nos alliés« .

 

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

ATTENTION : article exclusif et indispensable. Robert Fisk (The Independent) a pu visiter l’hôpital de Douma, au centre d’une crise mondiale. Sa conclusion : personne n’a vu d’attaque au gaz chimique à Douma !


C’est l’histoire d’une ville appelée Douma, un lieu ravagé et puant d’immeubles détruits – et d’une clinique souterraine dont les images de souffrance ont permis à trois des nations les plus puissantes du monde occidental de bombarder la Syrie la semaine dernière. Il y a même un gentil docteur en blouse verte qui, quand je l’accoste dans la même clinique, me dit gaiement que la vidéo “gaz” qui a horrifié le monde – malgré tous les sceptiques – est parfaitement authentique.

Les histoires de guerre, cependant, ont l’habitude de devenir plus sombres. Le même médecin syrien âgé de 58 ans ajoute une chose profondément surprenante : les victimes, dit-il, n’ont pas été tués par le gaz, mais par un manque d’oxygène dans les tunnels et les sous-sols où ils étaient réfugiés, de gros bombardements ayant provoqué une tempête de poussière.

Puisque le Dr Assim Rahaibanim m’annonce cette conclusion extraordinaire, il vaut la peine de faire remarquer que de son propre aveu, il n’est pas un témoin oculaire lui-même de la scène et, comme il parle bien anglais, il qualifie deux fois de « terroristes » – le mot du régime pour ses ennemis, et terme utilisé par beaucoup de gens en Syrie – les combattants djihadistes de Jaish el-Islam [l’Armée de l’Islam] à Douma. Ai-je bien entendu ? Quelle version des événements devons-nous croire ?

Par malchance aussi, les médecins qui étaient de service ce soir-là, le 7 avril, étaient tous à Damas pour témoigner dans l’enquête sur les armes chimiques qui tentera de donner une réponse définitive à cette question dans les semaines à venir.

La France, quant à elle, a déclaré avoir des « preuves » d’utilisation d’armes chimiques, et les médias américains ont cité des sources affirmant que des analyses d’urine et de sang le démontraient également. L’OMS a déclaré que ses partenaires sur le terrain traitaient 500 patients « présentant des signes et des symptômes compatibles avec l’exposition à des produits chimiques toxiques ».

Des personnes mortes par hypoxie (perte d’oxygène) et non victimes de gaz chimique

En même temps, les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont actuellement empêchés de venir eux-mêmes sur le site de la prétendue attaque gazière, ostensiblement parce qu’ils n’ont pas les bons permis de l’ONU.

Avant d’aller plus loin, les lecteurs doivent savoir que ce n’est pas la seule histoire qui court à Douma. Il y a beaucoup de gens à qui j’ai parlé au milieu des ruines de la ville qui ont dit qu’ils n’avaient « jamais cru » aux histoires sur le gaz – généralement racontées, selon eux, par les groupes islamistes armés. Ces djihadistes survécurent au déluge des bombardements en vivant dans les maisons des autres et dans de vastes et larges tunnels creusés à même la roche par des prisonniers avec des pioches à trois niveaux sous la ville. J’ai parcouru trois d’entre eux hier, de vastes couloirs de roche qui contenaient encore des rockets russes – oui, russes – et des voitures incendiées.

Donc, l’histoire de Douma n’est pas seulement une histoire de gaz – ou d’absence de gaz, selon le cas. Il s’agit de milliers de personnes qui n’ont pas opté pour l’évacuation de Douma dans des bus emmenant la semaine dernière, les hommes armés avec lesquels ils ont dû vivre comme des troglodytes pendant des mois pour survivre. J’ai traversé cette ville assez librement hier sans soldat, policier ou gardien collés à mes pas, juste deux amis syriens, une caméra et un carnet de notes. Il m’arrivait parfois de grimper sur des remparts de 6 mètres de haut, montant ou descendant, sur des parois presque à pic. Heureux de voir des étrangers parmi eux, plus heureux encore que le siège soit enfin terminé, ils sourient, du moins ceux dont on peut voir les visages, bien sûr, parce qu’un nombre surprenant de femmes de Douma portent un hijab noir intégral.

J’ai d’abord été conduit à Douma dans le cadre d’un convoi de journalistes sous escorte. Mais lorsqu’un général ennuyeux annonça devant un HLM détruit qu’il n’avait « aucune information » – l’excuse favorite de la bureaucratie arabe – je me suis simplement éloigné. Plusieurs autres journalistes, principalement syriens, ont fait pareil. De même qu’un groupe de journalistes russes – tous en tenue militaire.

Le Dr Rahaibani se trouvait à quelques pas d’ici. Passé la porte de sa clinique souterraine – “Point 200”, comme on l’appelle, dans la géologie bizarre de cette ville en partie souterraine – je descendis par un couloir là où il me montra son humble hôpital et les quelques lits où une petite fille pleurait tandis que les infirmières soignaient une coupure au-dessus de son œil.

« J’étais avec ma famille dans le sous-sol de ma maison à trois cents mètres d’ici cette nuit-là, mais tous les médecins savent ce qui s’est passé. Il y avait beaucoup de bombardements nocturnes [par les forces gouvernementales] et les avions passaient toujours au-dessus de Douma la nuit durant – mais cette nuit-là, il y avait du vent et d’énormes nuages ​​de poussière ont commencé à entrer dans les sous-sols et les caves. Les gens ont commencé à arriver ici souffrant d’hypoxie, de manque d’oxygène. Puis quelqu’un à la porte, un “Casque blanc”, a crié : « Gaz ! » La panique a commencé. Les gens ont commencé à s’asperger d’eau. Oui, la vidéo a été filmée ici, c’est vrai, mais ce que vous voyez, ce sont des gens souffrant d’hypoxie – pas d’intoxication au gaz. »

Bizarrement, après avoir bavardé avec plus de vingt personnes, je n’ai pas pu en trouver une qui citait Douma comme cause des attaques aériennes occidentales. Deux m’ont dit qu’ils ne voyaient pas le rapport.

Mais c’était un monde étrange dans lequel je suis entré. Deux hommes, Hussam et Nazir Abu Aishe, ont dit qu’ils ignoraient combien de personnes avaient été tuées à Douma, bien que le dernier ait admis avoir un cousin « exécuté par Jaish el-Islam  » pour avoir été « un proche du régime ». Ils ont haussé les épaules quand je les ai interrogé sur les 43 personnes qui seraient mortes lors l’infâme attaque de Douma.

Les Casques blancs partis avec les combattants de Jaish el-Islam

Les Casques blancs – les premiers intervenants médicaux déjà légendaires en Occident, mais avec quelques zones d’ombre dans leur histoire – ont joué un rôle bien connu pendant les batailles. Ils sont en partie financés par le Foreign Office et la plupart de leurs bureaux locaux sont occupés par des hommes de Douma. J’ai trouvé leurs bureaux détruits non loin de la clinique du Dr Rahaibani. Un masque à gaz avec un verre de vision brisé avait été laissé à l’extérieur d’un conteneur de nourriture  et une pile d’uniformes de camouflage militaire sales se trouvait à l’intérieur d’une pièce. Dissimulé, me suis-je demandé ? J’en doute. L’endroit était rempli de capsules, de matériel médical cassé et de dossiers, de literie et de matelas.

Bien sûr, nous devrions écouter leur version de l’histoire, mais cela n’arrivera pas ici : une femme nous a dit que tous les membres des Casques blancs de Douma avaient abandonné leur quartier général principal une fois le cessez-le-feu final conclu et choisi de prendre les bus affrétés par le gouvernement et protégés par la Russie jusqu’à province rebelle d’Idlib avec les groupes armés.

Il y avait des boutiques de nourriture ouvertes, une patrouille de policiers militaires russes – une option supplémentaire pour chaque cessez-le-feu syrien – et personne qui n’ait pris d’assaut la prison islamiste interdite près de la place des Martyrs où des victimes étaient censées avoir été décapitées dans les sous-sols. L’effectif de la police civile syrienne du ministère de l’Intérieur – qui porte étrangement des vêtements militaires – est surveillé par les Russes qui peuvent eux-mêmes être surveillés ou non par les civils. Là encore, mes questions très sérieuses sur l’attaque au gaz ont été reçues avec une perplexité qui semblait non feinte.

La vérité des habitants de Douma

Comment des réfugiés de Douma arrivés dans des camps en Turquie pouvaient-ils décrire une attaque au gaz que personne aujourd’hui à Douma ne semblait se rappeler ? Il m’est apparu, après avoir marché pendant plus d’un kilomètre et demi dans ces tunnels pour misérables prisonniers, que les citoyens de Douma avaient vécu si isolés les uns des autres pendant si longtemps que les « informations » telles que nous les envisageons ne signifiaient rien pour eux. La Syrie n’a rien d’une démocratie jeffersonienne – comme je le dis cyniquement à mes collègues arabes. C’est effectivement une dictature impitoyable. Mais elle ne peut pas empêcher ces gens, heureux de voir des étrangers parmi eux, de réagir en livrant leur vérité. Or qu’est-ce qu’ils me disaient ?

Ils ont parlé des islamistes sous le joug desquels ils avaient vécu. Ils ont parlé de la façon dont les groupes armés avaient volé des maisons civiles pour échapper au gouvernement syrien et aux bombardements russes. Ceux de Jaish el-Islam avaient brûlé leurs bureaux avant leur départ, mais les bâtiments massifs à l’intérieur des zones de sécurité qu’ils avaient créées avaient presque tous été détruits par des frappes aériennes. Un colonel syrien que j’ai rencontré derrière l’un de ces bâtiments m’a demandé si je voulais voir à quel point les tunnels étaient profonds. Je me suis arrêté au bout d’un kilomètre de marche quand il m’a fait remarquer de façon énigmatique que « ce tunnel pourrait bien mener jusqu’en Grande-Bretagne ». Ah oui, je me souvenais de Mme May, dont les frappes aériennes avaient été si intimement liées à ce lieu de tunnels et de poussière. Et de gaz ?

=> Source : Robert Fisk, The Independent (traduction, titre et intertitre : Pierrick Tillet) – Photo : Robert Fisk, correspondant de The Independent, dans l’un de tunnels creusés sous Douma par les prisonniers des rebelles syriens (photo : Yara Ismail)

 
1 commentaire

Publié par le avril 18, 2018 dans Asie, Etats-Unis, Europe, GUERRE et PAIX, Russie

 

Confronter Macron à un principe de réalité…

Aucun texte alternatif disponible.

Pour bombarder plusieurs sites en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée française a utilisé 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Ces missiles, dont 3 tirés depuis un navire – une première pour la France – auront coûté un peu moins de 20 millions d’euros. c’est un pet de coq disent les Syriens dans la rue, à 20 millions d’euros le pet foireux du coq français, cela revient cher… Chacun s’interroge sur les raisons d’une telle expédition, s’agit-il simplement de dire nous sommes là! Ce qui est sûr que sur cette lancée il y a peu de chances que ces trois irresponsables s’arrêtent en si bon chemin… prochain but : l’Iran, la Russie…

Ce qui est stupéfiant est de voir la bande de cireurs de pompes dont Macron peut bénéficier. Non seulement ils ne se souviennent plus de ce qu’ils ont déversé sur le « danger » Trump, mais ils ne mettent en doute ni les « raisons » d’un tel baroud d’honneur qui ne change rien mais rend la situation internationale un peu plus périlleuse, ni les conséquences possibles d’une tel affrnchissement de toute légalité….

Imaginez que la Russie flanquée de la Chine,des membres du conseil de sécurité, après veto des Etats-Unis aille mener une telle expédition contre l’Arabie saoudite sous le prétexte bien réel lui du financement du terrorisme international et du martyre du Yémen. Que dirait ce chœur des vierges effarouchées prêtes à cautionner n’importe quel acte des Etats-Unis…Fort heureusement qu’on le veuille ou non, ien Syrie la Russie agit en toute légalité sans qu’on puisse l’éaccuser de nulle ingérence, ce qui n’est pas le cas ni de cette frappe, ni de la présence au sol de forces spéciales et le prétexte du terrorisme pour installer des bases en territoire kurde.

Aujourd’hui à l’Assemblée nationale Macron va expliquer son acte et selon l’article 35 de la Constitution il n’y aura pas de vote, est-ce qu’il va faire comme Colin Powell et il exhibera une vidéo où des gens se lavent à l’eau courante pour preuve? Est-qu’il va expliquer comment on peut détruire un stock d’armes chimiques sans la moindre victime et sans la moindre émanation, le tout en milieu urbain. On peut compter sur le groupe communiste (honnêtement c’est plus sûr que la direction actuelle du PCF) et j’espère qu’avec leur bon sens habituel ils n’oublieront pas de réclamer des informations sur le coût d’un acte aussi piteux.

Macron dira n’importa quoi comme sur la SNCF, comme sur les retraites, il paraît qu’il n’a même pas parlé des EPAD et des hôpitaux, médiocre…

Ce soir je vais à la permanence du mouvement de la paix parce que je suis convaincue qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin… A moins qu’en France même Macron soit confronté par les luttes à un principe de réalité face à son ivresse stupide et criminelle de toute puissance.

Danielle Bleitrach

 

POurquoi je suis convaincue que le pretexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

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Pourquoi non seulement je suis convaincue qu’il y a mensonge mais pourquoi j’estime que le rôle du PCF était de dénoncer l’opération sans y donner caution en appuyant des affirmations sans preuve menée par des récidivistes. Cela fait partie de la nécessaire présence de ce parti sur la scène nationale et internationale. C’est une contribution aux débats du congrès du PCF. Les chantiers qui nous sont proposés laissant peu de place aux questions internationales.

1) Il y a bien sûr tous les précédents par lesquels sans ciller on nous a vendu des expéditions catastrophiques et les éternel soutiens « à gauche », depuis la fin de l’URSS, la Yougoslavie et sa purification ethnique bidon, L’Irak, les faux bébés en couveuses débranchés au koweit par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive avancées à l’ONU par un Colin Powell à la limite du ridicule, le massacre presumé des rebelles de Bengazi par Khaddafi pour ne citer que les plus grossiers.  Ils ont donné lieu en France à des campagnes médiatiques dans lesquelles on retrouve les mêmes qui viennt en appui de ces mensonges éhontés.Il y a certes les BHL, tous ceux qui sont passés du col mao au rotary club, les soixante huitards anti-communistes comme Cohn Bendit, les libéraux libertaires et tout une petite troupe de trotskistes que l’on sort au bon moment quand il s’agit de déconsidérer une lutte ou de mener un combat résolu contre des « tyrans » désignés par la CIA, Cela va de Besancenot à Eddy Plenel en passant par l’inénarable clémentine Autain. Tout une petite troupe que l’on peut qualifier « d’anti-totalitaires », un faux concept qui permet de créer l’amalgame entre URSS et Allemagne-nazi, typiquement française et surgie dans le sillage de Mitterrand surveillé par la CIA., pour cause de ministre communistes.ON les a vus y compris dénoncer Fidel castro et se rassembler aux camps Elysées sous la direction de Robert Ménard et fabius Il est évident qu’aujourd’hui il existe une porosité trés grande entre le PCF et ces gens là. Ce sont les éternels nostalgiques de la gauche plurielle et cette porosité est totale dès qu’il s’agit de questions internationales et ce pour faire face aux échéances électorales en France. Ils ne manquent pas à l’appel dans les attaques chimiques présumées en Syrie.

2) mais il y a surtout le contexte européen:  L’UE ce n’est pas l’Europe et la collaboration des nations souveraines garantie de paix, c’est un montage très contraignant au profit des monopoles financiarisés et une institution anti-démocratique. L’UE drape sa politique d’austérité, belliciste, son soutien de fait y compris à des régimes fascistes comme en Ukraine pour en finir avec les communistes, sous une vocation humanitaire censée être d’essence européene. Pour un continent colonisateur, d’où a surgi deux guerres mondiales, le nazisme, c’est revendiquer une vertu un tantinet usurpée. Désormais la lutte serait contre le communisme mais  aussi cintre toute tentative d’un monde multipolaire, les réfractaires à la férule occidentale devenant des « tyrans ». L’UE c’est aussi et d’abord l’OTAN c’est-à-dire très officiellement l’hostilité face à la Russie auquel on applique les tactiques médiatiques bien connues de l’invention du « nouvel Hitler » y compris en utilisant Staline et en inventant une pseudo identité entre l’URSS et l’Allemagne nazie dont il serait l’héritier. Pour cela, on cautionne la célébration des anciens collaborateurs nazis alors que l’on dénonce les communistes dans les pays baltes comme en Pologne. C’est peu dire que le PCF laisse faire et jamais n’aide, ni sa direction , ni l’humanité les communistes pourchassés. le PCF a renoncé à tous liens avec les partis communistes au niveau international au profit de partis de gauche totalement intégrés à une vision européenne qui elle aussi repose sur le libéralisme libertaire, comme on le voit avec Tsipras, ils ne récusent en rien cette UE, en fait il n’y a plus de stratégie du PCF face à l’UE, une absence de contenu au profit des « alliances ».

3) La situation est d’autant plus tendue que cette Europe vassalisée aux Etats unis est entrée en crise.La mise en conccurrence des travailleurs, l’austérité, le démentélement des services publics est détourné sur la question des migrants. Une migration largement  provoquée par le bellicisme de l’OTAN autant que par les politiques néolibérales et la mise en concurrence des travailleurs est utilisée à plein sur des bases ethniques et pas de classe, là encore le manque du PCF se fait cruellement sentir. Le terrorisme est une réalité qui frappe en priorité les pays musulmans et que, comme le prouve cette expédition, les puissances impérialistes favorisent.Cette politique « anti-totalitaire » et qui invente des nouveaux Hitler ou Staline au choix sur toute la planète, là où les Etats-Unis souhaitent intervenir et qui se pare du « droit d’ingérence » pour cause « humanitaire » supposée caractérise la social démocratie mais signifie également l’adhésion à la politique néo-libérale, à la seule austérité comme réponse à la crise suscitée par les appétits et les concurrences monopolistes. Au plan international on justifie la soif de pillage des multinationales, et au plan intérieur la destruction des services publics, des dépenses d’armement, et la pression sur l’emploi et les salaires comme la « modernité », « les réformes nécessaires ». Le PCF pris dans sa politique d’union mais aussi dans sa porosité à cette gauche libérale libertaire, soixante huitarde déserte bien des combats au nom de l’union électorale. Pire encore les secrétaires à partir de Robert Hue détruisent l’organisation du parti, le calquent sur la social démocratie au lieu de renforcer de la base au sommet ses capacités de résistance.

4)Le choix de melenchon pour devenir l’image du parti aux yeux des masses est une fuite en avant par rapport aux conséquences de cette politique qui aboutit au score désastreux de Marie Georges Buffet . Melenchon est à la fois le pur produit de MItterrand, un des nombreux trotskistes (lambertiste donc ennemi du NPA) infiltré dans le pS mais à qui MItterrand a fait faire leur conversion, et quelqu’un qui connait bien l’Amérique latine, ce qui n’est pas on le verra sans importance. Malgré les conclusions qui étaient celle de Georges Marchais à partir de l’élection de Mitterrand au lieu de revenir sur la Congrès de Martigue, de prendre la mesure des changements intervenus dans le monde et du rôle de l’UE dans l’intégration syndicale au patronat, le parti choisit par deux fois et dans l’absurdité la plus totale la seconde fois de s’effacer derrière Melenchon, la seule alternative étant l’union de la gauche derrière le PS, pro-européen, pro-atlantiste y compris pour les frondeurs de Hamon. Un groupe communiste est sauvé tant à l’Assemblée qu’au Sénat à cause des combats (en particulier contre la loi travail) des élus communistes.
Un Congrès s’impose, il y a des aspects positifs dans le choix de le mener dans les luttes et dans le débat ouvert, mais se profile déjà les européennes et les manoeuvres de la direction pour une liste d’union sans prendre en compte la nature des changements intervenus.

5) L’quipe qui a été élue avec macron est le fruit d’un complot, il a utilisé à plein le dispositif créé par Mitterrand autour du FN pour dynamiter la droite, mais il nait après avoir dynamité le PS selon une logique « strausskhanienne » d’une bande d’énarques liés aux secteurs financiers et aux Etats-Unis. Il dispose de l’aide des médias eux-mêmes dominés par des groupes financiers ou des marchands d’armes, les mêmes comme les sociétés d’assurance type Axa ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, on joue Fillon et macron et des deux on attend la privatisation de tout le secteur public et de la pratection sociale. Il y avait jusqu’à ce jour la conviction que seul un parti pouvait gagner les élections présidentielles, il est clait que le capital conscient de l’usure du système a choisi « le mouvement’ beaucoup plus aidsé à manier, moins démocratique, plus intégrable à l’architecture anti-nationale de l’Europe et articulé sur les régions. Tout ce qui a été mis en place à la libération en particulier par les ministres communistes, l’effacement du parti est la divine surprise et il faut poursuivre, utiliser Les insoumis de melenchon pour achever la manoeuvre. Il reste la CGT, c’est ce qu’il faut abattre en priorité. je conseille la vision d’un documentaire intitulé « le dynamiteur » qui passe le soir sur LCI pour mesurer ce dont cette équipe est capable en matière de mensonge ehonté, Macron en tête qui arrive à leurrer François hollande lui même. Ce sont ces gens là qui viennent nous jurer sans état d’âme qu’il y avait bien des armes chimiques. Qui peut les croire eux et Trump?

6)Tout le monde se rend bien compte que Bachar el Assad n’avait aucun intérêt alors qu’il avait remporté la victoire à utiliser des armes chimiques. En revanche dans le même temps nous avons eu droit à diverses tentatives pour que les Etats Unis et leurs vassaux France et Grande Bretagne ont essayé divers prétextes d’intervention pour prendre pied dans une zone d’où la victoire de Bachar el assad les écartait. Il y a eu le prétexte kurde rapidement écarté et sacrifié pour ne pas soutenir des gens « ingérables » et pour ne pas mécontenter la Turquie membre de l’OTAN. Il y a eu l’espion russo-britannique qui est apparu peu crédible et maintenant l’utilisation chimique. le véritable problème est de se réintroduire dans les négociations qui sont devenues régionales et où la Russie a réussi à faire négocier ensemble tous les acteurs y compris les turce et les iraniens. Donc il faut revenir et si on est trop déconsidéré on utilise l’ONU et le Conseil de sécurité. sur le terrain on utilise des pseudos rebelles « démocratiques » qui ne représentent qu’eux mêmes pour refuser toute négociation régionale et on aide de fait les rebelles d’Al qaida.

7)les Russes affirment que l’attaque est un scénario monté en particulier par les services secrets britanniques, vidéo comprise. Bon pourquoi les croire? Aucune raison, si ce n’est le passif de ceux qui sont intervenus sans mandat et le fait qu’ils soient intervenus alors que l’OIAC devait commencer son inspection officielle..Enfin on a tout lieu de penser que le prétexte des armes chimiques abondamment annoncé est un baroud d’honneur qui tente de sauver les meubles. ALors qu’elle a un côut humain, matériel et financier insupportable.

8) CHacun des protagonistes est encombré dans ses problèmes intérieurs. Macron en proie à un mécontentement génralisé, la résistance du service public. Théresa May dans un brexit qui dans le cadre de l’aggravation libérale n’apporte pas la solution. Quant à Trump, c’est pire et il tente de provoquer des conflits à l’extérieur.Dans le même temps monte un autre monde avec le rôle de la Chine, il y a le prétexte nord-coréen où on nous afabriqué depuis des années un pitre qui n’existe pas et une péninsule nord-coréenne qui n’est pas ce que l’on croit. la guerre commerciale lancée imprudemment avec la Chine est dénoncée par les marchés financiers et tourne au fiasco. Trump est empêtré dans des scandales et il est extraordinairement dangereux parce qu’il est prêt à n’importe quoi, au cours de cette crise il a plusieurs fois dans ses tweets délirants montré qu’il visait non seulement la Syrie mais surtout l’Iran et la Russie, alternant les menaces folles avec les propositions de fric. mais ce que l’on découvre c’est que macron qui probablement a joué un double jeu avec les russes ne vaut pas mieux en matière de délire narcissique et de mensonge éhonté pour sortir d’une crise intérieure.

9) Les trois flibvustiers avaient été écartés de la solution des problèmes au Moyen orient. et ils veulent imposer leur présence. Ils ne se font aucune illusion sur leur défaite mais ils veulent conserver la main dans la négociation de paix. Ceux qui ont monté cette opération iront seuls mais en s’assurant de l’adhésion d’autres gouvernements y compris au Conseil de sécurité. Il s’agit de passer oute le veto russe et la prudence chinoise. Il faut un sacré culot pour oser prétendre défendre le droit international en le violant et l’humanitaire flanqué du saoudien et d’Israêl. Pourant le choeur médiatique et tous le petit monde socialo-trostiko ne manque pas à l’appel.Pour cela il faut que les alliés arabes soient d’accord. D’où la visite du saoudien le 11 avril, qui contrôle ces groupes terroristes et adhère à la manoeuvre.avec le Maroc. Pour reprendre pied dans un Moyen orient dont la politique de Hollande-fabius après celle de Sarkozy avait exclu la France, il eut été possible au nouveau gouvernement de se retrouver le rôle traditionnel de la France y compris du temps de Chirac (1), mais il a choisi de suivre Trump. Cela dit assez ce qu’exige de lui les monopoles financiarisés qui l’ont porté au pouvoir et donc la nature de ce pouvoir que certains qualifient de bonapartiste, en oubliant que napoléon c’était pour les réactionnaires « Robespierre plus la grande armée », un despote « progressiste ».

10) ma dernière conviction qui emporte sans doute l’adhésion de melenchon qui connait aussi bien que moi l’Amérique latine est la position des Cubains. Tout le monde sait en Amérique latine que les Cubains ne mentent jamais, ce qu’ils disent est pour tout un continent parole d’or au plan international et la position cubaine est claire, elle dénonce l’atroce attaque des Etats UNis et de « certains » de ses alliés. Pour tous ceux qui connaissent les Cubains en Amérique latine et dans le monde, leur parole suffit. Les Cubains ont pris l’habitude d’avoir quelques coups d’avance par rapport à l’impérialisme et ils savent que cette opération en Syrie est un coup d’essai, qu’ils ne s’arrêteront pas là et visent l’Iran et même la Russie sans parler de la Chine. Ceux qui ont cette conviction acquise par l’expérience comme la Boolivie ont voté non au Conseil de sécrité. C’est pourquoi le parti communiste doit dénoncer les violations de l’ONU mais ne pas se limiter mlà et prendre acte sur l’avenir et ce qui ne manquera pas d’arriver.  A l’inverse des dirigeants du PCF, Mélenchon connait ce fait et se positionne donc d’une manière correcte, ce qui n’est pas le cas de son entourage.

11) C’est d’ailleurs ce qui motive mon choix du PCF. SI pour moi le PCF ne se limite ni à Robert hue, ni MGB, ni à Pierre laurent et si la confiance est grande en ses militants et ses élus, en revanche la France insoumise se limite à melenchon et ce qui l’entoure ne m’inspire aucune confiance. Et tous ceux qui se donnent pour objectif de détruire le pCF font la démonstration du camp dans lequel ils finiront par se ranger. C’est le fruit d’une expérience quelles que soient les errances des directions, mais le PCF est en grand danger, il faut qu’il reprenne pied non seulement dans les luttes il y est mais dans la réalité d’un monde en mouvement y compris au plan international. Pour cela il faut qu’il revoit ses alliances internationales. Il faut qu’il recrée organisations et direction, par seulement le secrétaire mais toutes les instances dirigeantes qui ne jouent plus leur rôle. La situation est grave dans les luttes mais elle l’est en matière de guerre et de paix, la menace qui pèse sur nous. Bref je mise sur le parti comme sur la nation, plutôt que sur l’UE tel qu’elle est et le mouvement. Et sur le communisme et son ancrage de classe, mais la paix est une dimension essentielle de la justice sociale.

Danielle Bleitrach

(1)On attribue légitrimement à Chirac une politique quasiment gaullienne, il ne faut pas oublier comment il transforme la force dissuassive nucléaire  française en force d’attaque impérialiste (disours de Brest)  dans le même temps où il crée une armée de métier. Aujourd’hui alors que les « écoligistes » font grand bruit contre le nucléaire civil, plus personne ne s’interroge sur le nucléaire militaire qui est pourtant passé de possibilité de défendre le territoire à des missiles et des bombes utilisant le territoire français et les porte avion, voir des frégates comme instrument d’une politique impérialistz.  ce qui est tout de même le cas dans l’opération à laquelle nous venons d’assister.Le 19 janvier 2006, le président français, Jacques Chirac a prononcé un discours à Landivisiau adressé aux forces aériennes et océaniques stratégiques françaises. Cette intervention, portait sur la doctrine nucléaire française. Il se cractèrise par le passage d’un nucléaire dissuasif, défendant le territoire français à un nucléaire défendant les « intérêts français » menacés par le « terrorisme ». C’est-à-dire un pas vers la doctrine Bush.Voici le passage qui a provoqué l’interprétation : « La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature ». cette « réponse ferme et adaptée » ne s’applique pas uniquement à un État soutenant une action terroriste, mais aussi à un État envisageant d’utiliser des armes de destruction massive.  Jacques Chirac clarifie deux autres points : la France s’accorde le droit d’utiliser des armes nucléaires contre un État qui n’en est pas pourvu et, même dans ce contexte, elle s’autorise à frapper la première.Ce faisant, la France substitue à la distinction armes conventionnelles ou nucléaires, une nouvelles catégorisation : armes classiques ou de destruction massive. Celle-ci place sur le même plan les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Dès lors, le feu nucléaire peut prévenir ou riposter à une attaque chimique ou bactériologique..En fait dès cette époque c’est l’Iran qui est visé, de deux solutions ou il s’agit d’une volonté d’exister en menaçant l’oran ou un rélignement sur le thème du terrorisme. Notez qu’avec sarkozy, puis Macron aujourd’hui, il y a encore eu une extension de cette doctrine qui privilégie un autre type de duissuasion nucléaire, porte avion, frégate, avions avec bombes à ogive, capable d’atteindre n’importe quel point dans le monde même s’il ne peut agir sur le territoire français. Il ne s’agit même plus des intérêts français menacés mais bien d’un rôle de gendarme menant officiellement la lutte contre le terrorisme, en fait l’encourageant en sous main, mais se présentant comme la verttu morale incarnée.

 

 

L’aveuglement de Monsieur Netanyahou par Bernard Guetta

lundi 2 avril 2018

Tout à fait d’accord avec cette analyse et les forces d’extrême-droite tablent sur le massaécre. (note de danielle Bleitrach)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le 25 mars 2018 à Jerusalem.

On peut en dire tout, le reste et son contraire. De cette bataille de Gaza dont le bilan s’est élevé, vendredi soir, à seize morts et quelques 1 400 blessés, tous Palestiniens, on peut d’abord dire qu’Israël a répondu par les balles de tireurs d’élite à une manifestation très majoritairement pacifique, que seule une minorité de jeunes gens voulaient en découdre à coup de pierres et de pneus enflammés et que la disproportion de cette riposte est d’autant plus choquante qu’aucun manifestant n’était en passe de franchir la frontière entre la Bande de Gaza et Israël.

Ce constat n’est pas contestable mais il est également vrai qu’il s’agissait là de la première journée d’un mouvement conçu pour durer six semaines et que les autorités israéliennes n’avaient ainsi pas de bonne solution. Si elles se contentaient de lacrymogènes et de balles en caoutchouc, elles risquaient qu’il y ait beaucoup plus de gens qui s’approchent de la frontière et essaient même de la franchir. Il n’y aurait alors pas eu seize morts mais un bain de sang d’une tout autre ampleur qui pouvait embraser la Palestine et placer Israël dans une position diplomatique encore bien plus difficile que celle qu’il affronte aujourd’hui.

Le gouvernement israélien a, en un mot, tenté de tuer dans l’œuf un mouvement de levée en masse des Palestiniens qui visiblement l’inquiète

On verra dans les prochains jours s’il y est parvenu. Tout pronostic serait hasardeux mais la certitude est que le bras de fer de vendredi dit toute l’impasse où en sont Palestiniens et Israéliens.

Les Palestiniens restent divisés entre, d’un côté, les islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza dont Israël s’est retiré en 2005 et, de l’autre, les laïcs du Fatah, prêts à une coexistence avec Israël et en contrôle de certaines zones de la Cisjordanie. A elle seule, cette division condamne les Palestiniens à l’impuissance puisqu’elle disperse leurs forces et les empêche de négocier quoi que ce soit mais ce n’est pas tout. Profitant de la faiblesse des Palestiniens, la droite israélienne poursuit inexorablement sa colonisation des territoires occupés dont on voit toujours moins comment ils pourraient maintenant former un Etat palestinien indépendant.

Les Palestiniens sont sans espoir mais, si fortes que soient ses armées, ses universités et son économie, Israël est également en position de faiblesse car, en refusant la solution à deux Etats, sa majorité de droite et d’extrême-droite ne lui laisse qu’une alternative. Soit Israël devient un Etat d’apartheid dans lequel les Palestiniens vivront sans droit de vote, soit les Palestiniens deviennent Israéliens et les Juifs seront bientôt minoritaires dans ce qui devait être leur foyer national. Dans les deux cas, c’est la fin d’Israël.

L’équipe

 
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Publié par le avril 2, 2018 dans Asie, extrême-droite, GUERRE et PAIX

 

L’Arabie Saoudite face à ses démons

Wahhabisme, encore un texte qui émane d’Algérie, du quotidien El Whatan. Nous avons eu peu d’échos pour ne pas dire pas du tout des révélations de notre allié favori (note de Danielle Bleitrach)Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 27.03.18 | 12h00 Réagissez

 Le prince héritier saoudien a expliqué que le but de l’opération «était d’empêcher l’Union soviétique d’asseoir son influence dans le monde musulman» et par conséquent de faire barrage à l’avancée du communisme.

Le prince héritier saoudien a expliqué que le but de…
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Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS), a reconnu, dans un entretien accordé le 22 mars à une équipe de journalistes du Washington Post, que son pays était responsable de la propagation de l’intégrisme dans le monde musulman.

MBS a précisé que c’est durant la guerre froide et à la demande de ses alliés occidentaux que l’Arabie Saoudite a entrepris de répandre le wahhabisme.

«A l’origine, c’est à la demande de nos alliés que nous nous sommes investis dans la création d’écoles coraniques, de mosquées et la propagation du wahhabisme dans le monde musulman», a-t-il avoué.

Mohammed Ben Salmane a expliqué que le but de l’opération «était d’empêcher l’Union soviétique d’asseoir son influence dans le monde musulman» et par conséquent de faire barrage à l’avancée du communisme. «Nos alliés ont exigé de nous que nous utilisions nos ressources pour accomplir cette tâche», a-t-il en outre précisé.

Il faut comprendre par là que l’Arabie Saoudite a instrumentalisé l’islam pour renverser des régimes prosoviétiques ou tout simplement modernistes et encouragé la création de partis fondamentalistes. Le contenu des déclarations de MBS n’est pas en soit un scoop.

Aujourd’hui, à peu près tout le monde connaît l’étendue de la responsabilité de l’Arabie Saoudite dans l’émergence de l’intégrisme dans le monde musulman. La nouveauté réside surtout dans le fait que de tels aveux soient faits par un responsable saoudien.

Et pas n’importe lequel. Des aveux qui confirment également que l’islamisme et l’intégrisme sous leur forme actuelle sont de purs produits de laboratoire, des bêtes immondes qui, pour certains, ont fini par échapper à leurs concepteurs.

L’intégrisme, un produit de laboratoire

Le prince héritier saoudien, qui effectue actuellement une visite officielle aux Etats-Unis, ne s’arrête pas là dans sa critique de l’instrumentalisation par l’Arabie Saoudite du fait religieux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il a admis également que «les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés» et qu’il est urgent «aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale».

S’agissant du financement du wahhabisme – que tous les spécialistes considèrent comme étant la matrice idéologique du terrorisme qui ravage actuellement le monde musulman –, MBS a assuré qu’il «provient en grande partie d’institutions privées basées dans le royaume» et qu’il ne s’agit pas d’une politique d’Etat.

Sauf que sur ce point précis, des spécialistes de l’Arabie Saoudite soutiennent aussi que rien n’aurait pu se faire sans l’aval des locataires successifs du palais d’Al Yamamah. Et ils rappellent que ce ne sont pas les preuves qui manquent. Riyad a, par exemple, ouvertement affiché son soutien aux islamistes algériens durant les années 1990, y compris pendant la période des grands massacres. Et ce soutien était multiforme.

Quoi qu’il en soit, MBS a promis dans son entretien au Washington Post que l’Etat saoudien allait tout mettre en œuvre pour remédier à la situation et tarir les sources de financement du terrorisme et de l’intégrisme.

Ce n’est pas la première fois que le prince héritier Mohammed Ben Salmane fait des annonces aussi tonitruantes. En automne dernier, il avait également étonné en promettant notamment une rupture nette avec «trente années d’idées extrémistes». «Nous allons détruire les idées extrémistes aujourd’hui, immédiatement», a déclaré le prince héritier saoudien, mardi 24 octobre, dans le cadre d’un forum sur les investissements, organisé dans la capitale Riyad.

«En Arabie Saoudite, et dans toute la région, un projet de réislamisation (sahwa) s’est répandu depuis 1979 pour diverses raisons qu’on ne va pas rappeler ici maintenant. Mais nous n’étions pas comme ça. Nous allons simplement revenir à ce que nous étions avant, à un islam du juste milieu, modéré, ouvert sur le monde, l’ensemble des religions et l’ensemble des traditions et des peuples», avait-il encore déclaré devant les caméras de la chaîne américaine en langue arabe Sky News arabic.

C’est donc Mohammed Ben Salmane lui-même qui se propose aujourd’hui de tourner la page de ce sombre épisode. Toute la question maintenant est de savoir si les lobbies religieux en Arabie Saoudite et ailleurs le laisseront faire.

Zine Cherfaoui