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Confronter Macron à un principe de réalité…

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Pour bombarder plusieurs sites en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée française a utilisé 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Ces missiles, dont 3 tirés depuis un navire – une première pour la France – auront coûté un peu moins de 20 millions d’euros. c’est un pet de coq disent les Syriens dans la rue, à 20 millions d’euros le pet foireux du coq français, cela revient cher… Chacun s’interroge sur les raisons d’une telle expédition, s’agit-il simplement de dire nous sommes là! Ce qui est sûr que sur cette lancée il y a peu de chances que ces trois irresponsables s’arrêtent en si bon chemin… prochain but : l’Iran, la Russie…

Ce qui est stupéfiant est de voir la bande de cireurs de pompes dont Macron peut bénéficier. Non seulement ils ne se souviennent plus de ce qu’ils ont déversé sur le « danger » Trump, mais ils ne mettent en doute ni les « raisons » d’un tel baroud d’honneur qui ne change rien mais rend la situation internationale un peu plus périlleuse, ni les conséquences possibles d’une tel affrnchissement de toute légalité….

Imaginez que la Russie flanquée de la Chine,des membres du conseil de sécurité, après veto des Etats-Unis aille mener une telle expédition contre l’Arabie saoudite sous le prétexte bien réel lui du financement du terrorisme international et du martyre du Yémen. Que dirait ce chœur des vierges effarouchées prêtes à cautionner n’importe quel acte des Etats-Unis…Fort heureusement qu’on le veuille ou non, ien Syrie la Russie agit en toute légalité sans qu’on puisse l’éaccuser de nulle ingérence, ce qui n’est pas le cas ni de cette frappe, ni de la présence au sol de forces spéciales et le prétexte du terrorisme pour installer des bases en territoire kurde.

Aujourd’hui à l’Assemblée nationale Macron va expliquer son acte et selon l’article 35 de la Constitution il n’y aura pas de vote, est-ce qu’il va faire comme Colin Powell et il exhibera une vidéo où des gens se lavent à l’eau courante pour preuve? Est-qu’il va expliquer comment on peut détruire un stock d’armes chimiques sans la moindre victime et sans la moindre émanation, le tout en milieu urbain. On peut compter sur le groupe communiste (honnêtement c’est plus sûr que la direction actuelle du PCF) et j’espère qu’avec leur bon sens habituel ils n’oublieront pas de réclamer des informations sur le coût d’un acte aussi piteux.

Macron dira n’importa quoi comme sur la SNCF, comme sur les retraites, il paraît qu’il n’a même pas parlé des EPAD et des hôpitaux, médiocre…

Ce soir je vais à la permanence du mouvement de la paix parce que je suis convaincue qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin… A moins qu’en France même Macron soit confronté par les luttes à un principe de réalité face à son ivresse stupide et criminelle de toute puissance.

Danielle Bleitrach

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POurquoi je suis convaincue que le pretexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

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Pourquoi non seulement je suis convaincue qu’il y a mensonge mais pourquoi j’estime que le rôle du PCF était de dénoncer l’opération sans y donner caution en appuyant des affirmations sans preuve menée par des récidivistes. Cela fait partie de la nécessaire présence de ce parti sur la scène nationale et internationale. C’est une contribution aux débats du congrès du PCF. Les chantiers qui nous sont proposés laissant peu de place aux questions internationales.

1) Il y a bien sûr tous les précédents par lesquels sans ciller on nous a vendu des expéditions catastrophiques et les éternel soutiens « à gauche », depuis la fin de l’URSS, la Yougoslavie et sa purification ethnique bidon, L’Irak, les faux bébés en couveuses débranchés au koweit par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive avancées à l’ONU par un Colin Powell à la limite du ridicule, le massacre presumé des rebelles de Bengazi par Khaddafi pour ne citer que les plus grossiers.  Ils ont donné lieu en France à des campagnes médiatiques dans lesquelles on retrouve les mêmes qui viennt en appui de ces mensonges éhontés.Il y a certes les BHL, tous ceux qui sont passés du col mao au rotary club, les soixante huitards anti-communistes comme Cohn Bendit, les libéraux libertaires et tout une petite troupe de trotskistes que l’on sort au bon moment quand il s’agit de déconsidérer une lutte ou de mener un combat résolu contre des « tyrans » désignés par la CIA, Cela va de Besancenot à Eddy Plenel en passant par l’inénarable clémentine Autain. Tout une petite troupe que l’on peut qualifier « d’anti-totalitaires », un faux concept qui permet de créer l’amalgame entre URSS et Allemagne-nazi, typiquement française et surgie dans le sillage de Mitterrand surveillé par la CIA., pour cause de ministre communistes.ON les a vus y compris dénoncer Fidel castro et se rassembler aux camps Elysées sous la direction de Robert Ménard et fabius Il est évident qu’aujourd’hui il existe une porosité trés grande entre le PCF et ces gens là. Ce sont les éternels nostalgiques de la gauche plurielle et cette porosité est totale dès qu’il s’agit de questions internationales et ce pour faire face aux échéances électorales en France. Ils ne manquent pas à l’appel dans les attaques chimiques présumées en Syrie.

2) mais il y a surtout le contexte européen:  L’UE ce n’est pas l’Europe et la collaboration des nations souveraines garantie de paix, c’est un montage très contraignant au profit des monopoles financiarisés et une institution anti-démocratique. L’UE drape sa politique d’austérité, belliciste, son soutien de fait y compris à des régimes fascistes comme en Ukraine pour en finir avec les communistes, sous une vocation humanitaire censée être d’essence européene. Pour un continent colonisateur, d’où a surgi deux guerres mondiales, le nazisme, c’est revendiquer une vertu un tantinet usurpée. Désormais la lutte serait contre le communisme mais  aussi cintre toute tentative d’un monde multipolaire, les réfractaires à la férule occidentale devenant des « tyrans ». L’UE c’est aussi et d’abord l’OTAN c’est-à-dire très officiellement l’hostilité face à la Russie auquel on applique les tactiques médiatiques bien connues de l’invention du « nouvel Hitler » y compris en utilisant Staline et en inventant une pseudo identité entre l’URSS et l’Allemagne nazie dont il serait l’héritier. Pour cela, on cautionne la célébration des anciens collaborateurs nazis alors que l’on dénonce les communistes dans les pays baltes comme en Pologne. C’est peu dire que le PCF laisse faire et jamais n’aide, ni sa direction , ni l’humanité les communistes pourchassés. le PCF a renoncé à tous liens avec les partis communistes au niveau international au profit de partis de gauche totalement intégrés à une vision européenne qui elle aussi repose sur le libéralisme libertaire, comme on le voit avec Tsipras, ils ne récusent en rien cette UE, en fait il n’y a plus de stratégie du PCF face à l’UE, une absence de contenu au profit des « alliances ».

3) La situation est d’autant plus tendue que cette Europe vassalisée aux Etats unis est entrée en crise.La mise en conccurrence des travailleurs, l’austérité, le démentélement des services publics est détourné sur la question des migrants. Une migration largement  provoquée par le bellicisme de l’OTAN autant que par les politiques néolibérales et la mise en concurrence des travailleurs est utilisée à plein sur des bases ethniques et pas de classe, là encore le manque du PCF se fait cruellement sentir. Le terrorisme est une réalité qui frappe en priorité les pays musulmans et que, comme le prouve cette expédition, les puissances impérialistes favorisent.Cette politique « anti-totalitaire » et qui invente des nouveaux Hitler ou Staline au choix sur toute la planète, là où les Etats-Unis souhaitent intervenir et qui se pare du « droit d’ingérence » pour cause « humanitaire » supposée caractérise la social démocratie mais signifie également l’adhésion à la politique néo-libérale, à la seule austérité comme réponse à la crise suscitée par les appétits et les concurrences monopolistes. Au plan international on justifie la soif de pillage des multinationales, et au plan intérieur la destruction des services publics, des dépenses d’armement, et la pression sur l’emploi et les salaires comme la « modernité », « les réformes nécessaires ». Le PCF pris dans sa politique d’union mais aussi dans sa porosité à cette gauche libérale libertaire, soixante huitarde déserte bien des combats au nom de l’union électorale. Pire encore les secrétaires à partir de Robert Hue détruisent l’organisation du parti, le calquent sur la social démocratie au lieu de renforcer de la base au sommet ses capacités de résistance.

4)Le choix de melenchon pour devenir l’image du parti aux yeux des masses est une fuite en avant par rapport aux conséquences de cette politique qui aboutit au score désastreux de Marie Georges Buffet . Melenchon est à la fois le pur produit de MItterrand, un des nombreux trotskistes (lambertiste donc ennemi du NPA) infiltré dans le pS mais à qui MItterrand a fait faire leur conversion, et quelqu’un qui connait bien l’Amérique latine, ce qui n’est pas on le verra sans importance. Malgré les conclusions qui étaient celle de Georges Marchais à partir de l’élection de Mitterrand au lieu de revenir sur la Congrès de Martigue, de prendre la mesure des changements intervenus dans le monde et du rôle de l’UE dans l’intégration syndicale au patronat, le parti choisit par deux fois et dans l’absurdité la plus totale la seconde fois de s’effacer derrière Melenchon, la seule alternative étant l’union de la gauche derrière le PS, pro-européen, pro-atlantiste y compris pour les frondeurs de Hamon. Un groupe communiste est sauvé tant à l’Assemblée qu’au Sénat à cause des combats (en particulier contre la loi travail) des élus communistes.
Un Congrès s’impose, il y a des aspects positifs dans le choix de le mener dans les luttes et dans le débat ouvert, mais se profile déjà les européennes et les manoeuvres de la direction pour une liste d’union sans prendre en compte la nature des changements intervenus.

5) L’quipe qui a été élue avec macron est le fruit d’un complot, il a utilisé à plein le dispositif créé par Mitterrand autour du FN pour dynamiter la droite, mais il nait après avoir dynamité le PS selon une logique « strausskhanienne » d’une bande d’énarques liés aux secteurs financiers et aux Etats-Unis. Il dispose de l’aide des médias eux-mêmes dominés par des groupes financiers ou des marchands d’armes, les mêmes comme les sociétés d’assurance type Axa ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, on joue Fillon et macron et des deux on attend la privatisation de tout le secteur public et de la pratection sociale. Il y avait jusqu’à ce jour la conviction que seul un parti pouvait gagner les élections présidentielles, il est clait que le capital conscient de l’usure du système a choisi « le mouvement’ beaucoup plus aidsé à manier, moins démocratique, plus intégrable à l’architecture anti-nationale de l’Europe et articulé sur les régions. Tout ce qui a été mis en place à la libération en particulier par les ministres communistes, l’effacement du parti est la divine surprise et il faut poursuivre, utiliser Les insoumis de melenchon pour achever la manoeuvre. Il reste la CGT, c’est ce qu’il faut abattre en priorité. je conseille la vision d’un documentaire intitulé « le dynamiteur » qui passe le soir sur LCI pour mesurer ce dont cette équipe est capable en matière de mensonge ehonté, Macron en tête qui arrive à leurrer François hollande lui même. Ce sont ces gens là qui viennent nous jurer sans état d’âme qu’il y avait bien des armes chimiques. Qui peut les croire eux et Trump?

6)Tout le monde se rend bien compte que Bachar el Assad n’avait aucun intérêt alors qu’il avait remporté la victoire à utiliser des armes chimiques. En revanche dans le même temps nous avons eu droit à diverses tentatives pour que les Etats Unis et leurs vassaux France et Grande Bretagne ont essayé divers prétextes d’intervention pour prendre pied dans une zone d’où la victoire de Bachar el assad les écartait. Il y a eu le prétexte kurde rapidement écarté et sacrifié pour ne pas soutenir des gens « ingérables » et pour ne pas mécontenter la Turquie membre de l’OTAN. Il y a eu l’espion russo-britannique qui est apparu peu crédible et maintenant l’utilisation chimique. le véritable problème est de se réintroduire dans les négociations qui sont devenues régionales et où la Russie a réussi à faire négocier ensemble tous les acteurs y compris les turce et les iraniens. Donc il faut revenir et si on est trop déconsidéré on utilise l’ONU et le Conseil de sécurité. sur le terrain on utilise des pseudos rebelles « démocratiques » qui ne représentent qu’eux mêmes pour refuser toute négociation régionale et on aide de fait les rebelles d’Al qaida.

7)les Russes affirment que l’attaque est un scénario monté en particulier par les services secrets britanniques, vidéo comprise. Bon pourquoi les croire? Aucune raison, si ce n’est le passif de ceux qui sont intervenus sans mandat et le fait qu’ils soient intervenus alors que l’OIAC devait commencer son inspection officielle..Enfin on a tout lieu de penser que le prétexte des armes chimiques abondamment annoncé est un baroud d’honneur qui tente de sauver les meubles. ALors qu’elle a un côut humain, matériel et financier insupportable.

8) CHacun des protagonistes est encombré dans ses problèmes intérieurs. Macron en proie à un mécontentement génralisé, la résistance du service public. Théresa May dans un brexit qui dans le cadre de l’aggravation libérale n’apporte pas la solution. Quant à Trump, c’est pire et il tente de provoquer des conflits à l’extérieur.Dans le même temps monte un autre monde avec le rôle de la Chine, il y a le prétexte nord-coréen où on nous afabriqué depuis des années un pitre qui n’existe pas et une péninsule nord-coréenne qui n’est pas ce que l’on croit. la guerre commerciale lancée imprudemment avec la Chine est dénoncée par les marchés financiers et tourne au fiasco. Trump est empêtré dans des scandales et il est extraordinairement dangereux parce qu’il est prêt à n’importe quoi, au cours de cette crise il a plusieurs fois dans ses tweets délirants montré qu’il visait non seulement la Syrie mais surtout l’Iran et la Russie, alternant les menaces folles avec les propositions de fric. mais ce que l’on découvre c’est que macron qui probablement a joué un double jeu avec les russes ne vaut pas mieux en matière de délire narcissique et de mensonge éhonté pour sortir d’une crise intérieure.

9) Les trois flibvustiers avaient été écartés de la solution des problèmes au Moyen orient. et ils veulent imposer leur présence. Ils ne se font aucune illusion sur leur défaite mais ils veulent conserver la main dans la négociation de paix. Ceux qui ont monté cette opération iront seuls mais en s’assurant de l’adhésion d’autres gouvernements y compris au Conseil de sécurité. Il s’agit de passer oute le veto russe et la prudence chinoise. Il faut un sacré culot pour oser prétendre défendre le droit international en le violant et l’humanitaire flanqué du saoudien et d’Israêl. Pourant le choeur médiatique et tous le petit monde socialo-trostiko ne manque pas à l’appel.Pour cela il faut que les alliés arabes soient d’accord. D’où la visite du saoudien le 11 avril, qui contrôle ces groupes terroristes et adhère à la manoeuvre.avec le Maroc. Pour reprendre pied dans un Moyen orient dont la politique de Hollande-fabius après celle de Sarkozy avait exclu la France, il eut été possible au nouveau gouvernement de se retrouver le rôle traditionnel de la France y compris du temps de Chirac (1), mais il a choisi de suivre Trump. Cela dit assez ce qu’exige de lui les monopoles financiarisés qui l’ont porté au pouvoir et donc la nature de ce pouvoir que certains qualifient de bonapartiste, en oubliant que napoléon c’était pour les réactionnaires « Robespierre plus la grande armée », un despote « progressiste ».

10) ma dernière conviction qui emporte sans doute l’adhésion de melenchon qui connait aussi bien que moi l’Amérique latine est la position des Cubains. Tout le monde sait en Amérique latine que les Cubains ne mentent jamais, ce qu’ils disent est pour tout un continent parole d’or au plan international et la position cubaine est claire, elle dénonce l’atroce attaque des Etats UNis et de « certains » de ses alliés. Pour tous ceux qui connaissent les Cubains en Amérique latine et dans le monde, leur parole suffit. Les Cubains ont pris l’habitude d’avoir quelques coups d’avance par rapport à l’impérialisme et ils savent que cette opération en Syrie est un coup d’essai, qu’ils ne s’arrêteront pas là et visent l’Iran et même la Russie sans parler de la Chine. Ceux qui ont cette conviction acquise par l’expérience comme la Boolivie ont voté non au Conseil de sécrité. C’est pourquoi le parti communiste doit dénoncer les violations de l’ONU mais ne pas se limiter mlà et prendre acte sur l’avenir et ce qui ne manquera pas d’arriver.  A l’inverse des dirigeants du PCF, Mélenchon connait ce fait et se positionne donc d’une manière correcte, ce qui n’est pas le cas de son entourage.

11) C’est d’ailleurs ce qui motive mon choix du PCF. SI pour moi le PCF ne se limite ni à Robert hue, ni MGB, ni à Pierre laurent et si la confiance est grande en ses militants et ses élus, en revanche la France insoumise se limite à melenchon et ce qui l’entoure ne m’inspire aucune confiance. Et tous ceux qui se donnent pour objectif de détruire le pCF font la démonstration du camp dans lequel ils finiront par se ranger. C’est le fruit d’une expérience quelles que soient les errances des directions, mais le PCF est en grand danger, il faut qu’il reprenne pied non seulement dans les luttes il y est mais dans la réalité d’un monde en mouvement y compris au plan international. Pour cela il faut qu’il revoit ses alliances internationales. Il faut qu’il recrée organisations et direction, par seulement le secrétaire mais toutes les instances dirigeantes qui ne jouent plus leur rôle. La situation est grave dans les luttes mais elle l’est en matière de guerre et de paix, la menace qui pèse sur nous. Bref je mise sur le parti comme sur la nation, plutôt que sur l’UE tel qu’elle est et le mouvement. Et sur le communisme et son ancrage de classe, mais la paix est une dimension essentielle de la justice sociale.

Danielle Bleitrach

(1)On attribue légitrimement à Chirac une politique quasiment gaullienne, il ne faut pas oublier comment il transforme la force dissuassive nucléaire  française en force d’attaque impérialiste (disours de Brest)  dans le même temps où il crée une armée de métier. Aujourd’hui alors que les « écoligistes » font grand bruit contre le nucléaire civil, plus personne ne s’interroge sur le nucléaire militaire qui est pourtant passé de possibilité de défendre le territoire à des missiles et des bombes utilisant le territoire français et les porte avion, voir des frégates comme instrument d’une politique impérialistz.  ce qui est tout de même le cas dans l’opération à laquelle nous venons d’assister.Le 19 janvier 2006, le président français, Jacques Chirac a prononcé un discours à Landivisiau adressé aux forces aériennes et océaniques stratégiques françaises. Cette intervention, portait sur la doctrine nucléaire française. Il se cractèrise par le passage d’un nucléaire dissuasif, défendant le territoire français à un nucléaire défendant les « intérêts français » menacés par le « terrorisme ». C’est-à-dire un pas vers la doctrine Bush.Voici le passage qui a provoqué l’interprétation : « La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature ». cette « réponse ferme et adaptée » ne s’applique pas uniquement à un État soutenant une action terroriste, mais aussi à un État envisageant d’utiliser des armes de destruction massive.  Jacques Chirac clarifie deux autres points : la France s’accorde le droit d’utiliser des armes nucléaires contre un État qui n’en est pas pourvu et, même dans ce contexte, elle s’autorise à frapper la première.Ce faisant, la France substitue à la distinction armes conventionnelles ou nucléaires, une nouvelles catégorisation : armes classiques ou de destruction massive. Celle-ci place sur le même plan les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Dès lors, le feu nucléaire peut prévenir ou riposter à une attaque chimique ou bactériologique..En fait dès cette époque c’est l’Iran qui est visé, de deux solutions ou il s’agit d’une volonté d’exister en menaçant l’oran ou un rélignement sur le thème du terrorisme. Notez qu’avec sarkozy, puis Macron aujourd’hui, il y a encore eu une extension de cette doctrine qui privilégie un autre type de duissuasion nucléaire, porte avion, frégate, avions avec bombes à ogive, capable d’atteindre n’importe quel point dans le monde même s’il ne peut agir sur le territoire français. Il ne s’agit même plus des intérêts français menacés mais bien d’un rôle de gendarme menant officiellement la lutte contre le terrorisme, en fait l’encourageant en sous main, mais se présentant comme la verttu morale incarnée.

 

 

Lula en vidéo: « Je n’ai pas peur de ce qui va arriver »

 Ce très beau mesqsage de Lula qui résonne dans nos coeurs dans ces momements de lutte (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et société)

 

« Ceux qui nous persécutent peuvent faire ce qu’ils veulent avec moi, mais ils ne pourront jamais emprisonner nos rêves », dit Lula, dans une vidéo publiée par PT après le discours de l’ancien président à São Bernardo do Campo (SP), avant de se rendre à la justice.

Accompagné d’une animation, Lula rappelle sa trajectoire politique et dit qu’il n’a pas peur de ce qui va arriver. « Tant que j’ai au moins une minute à vivre, cette minute sera de se battre pour la dignité de notre peuple. Et défendre  notre honneur.  »

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpt.brasil%2Fvideos%2F1703739809712387%2F&show_text=0&width=560

Voir ci-dessous l’ensemble du message de Lula:

Mes amis, mes amis,

j’ai beaucoup réfléchi au chemin que nos vies ont pris. L’avenir, après tout, ne semble pas être un endroit si éloigné. Ce n’est pas que notre vie ait été facile, loin de là.

Nous sentons sur la peau ce qui passe dane un peuple oublié, mais nous savons qu’aucun fardeau n’est si lourd qu’il ne puise être porté. Ceux qui survivent après avoir éprouvé tant de difficultés apprennent dès leur plus jeune âge que l’honneur est notre atout le plus précieux.

En chemin, j’ai rencontré beaucoup de gens qui avaient juste besoin d’une occasion de marcher sur leurs propres jambes et  construire leur vie avec dignité. C’est cette idée d’un Brésil plus juste qui a ébranlé nos rêves les meilleurs et les plus généreux. Un pays sans faim, avec école, foyer et travail pour tous.

Je regarde en arrière et je vois que nous aurions pu faire plus. Il est toujours possible de faire plus. Mais les opportunités que nous créons dans un pays aussi inégal et injuste semblent encore plus grandes dans les temps difficiles d’aujourd’hui.

J’ai été arrêté une fois, ma vie était complètement bouleversée, ma famille a été persécutée et j’ai perdu ma compagne éternelle.

Je n’ai pas peur de ce qui va arriver. Tant que j’ai au moins une minute à vivre, cette minute sera consacrée à me  battre pour la dignité de notre peuple. Et à défendre notre honneur.

L’honneur du jeune garçon qui a traversé le pays pour vaincre la faim et devenir cireur de chaussures. De l’adolescent qui est devenu un jeune ouvrier d’usine. De l’homme qui est devenu un père et a combattu de toutes ses forces pour représenter le peuple brésilien. Dans le temps incertain de ma jeunesse, je ne l’avais jamais imaginé possible. Mais il l’était Je suis devenu le président du peuple brésilien.

Celui qui m’a condamné sans preuve sait que je suis innocent et que j’ai gouverné avec honnêteté. Ceux qui nous persécutent peuvent faire tout ce qu’ils veulent avec moi, mais ils ne peuvent jamais emprisonner nos rêves.

Un baiser affectueux de Lula.  »

 

La véritable menace pour les campus n’est pas la culture PC. C’est le racisme.

  •  Il faut lire ce texte stupéfiant sur la manière dont les enseignants du supérieur et des collèges aux Etats-Unis sont aujourd’hui harcelés par les suprématistes blancs. Les Universitaires considérés comme des libéraux- en particulier si ce sont des femmes noires- subissent des attaques coordonnées contre le lavage de cerveau qu’ils infligeraient aux étudiants. Avec le montée du chômage, la fin des protections sociales, tout un public est prêt à s’attaquer aux universitaires qu’ils considèrent comme des « privilégiés ». Nous n’en sommes pas là en France?, Ce n’est pas si évident, j’ai vu quand j’y suis retournée surgir ce public là en particulier les disciples du complot type Soral commençaient à y faire des ravages, alors m^me que comme décrit l’article, l’université, le monde éducatif en général est  de fait la proie d’une gestion conservatrice – parfois liée à des « fondations »- qui détenait le pouvoir. La statisfaction du public face au nouveau ministre de l’éducation, son conservatisme en est un autre signe. Autre symptôme, l’insulte sur les réseaux sociaux est d’abord la vieillesse, ensuite le fait d’être une intello et ceci se retrouve partout y compris jusque chez les communistes ou les combats considérés comme à gauche… Cela déborde de la haine de l’extrême-droite contre ceux dont on imagine « la sécurité » dans un monde hostile et de l’universitaire on passe à toute la fonction publique, au cheminot, à la prégnance des syndicats, etc… (note et traduction de Danielle Bleitrach)

SPENCER SELVIDGE / REUTERS
Le leader nationaliste blanc Richard Spencer arrive à l’Université Texas A & M pour parler lors d’un événement non sanctionné par l’école.

Je n’oublierai jamais la première fois que j’ai reçu un appel paniqué d’un collègue universitaire qui était harcelé en ligne par un groupe «d’identité blanche». C’était il y a environ six ans, et cela s’est produit plusieurs fois depuis, devenant plus coordonné et plus effrayant au fil des ans. Maintenant, pas un mois ne passe, sans que  je ne reçoive un  tel appel.

Ces dernières années, l’ assentiment  du public à l’égard des collèges et des universités a chuté de façon spectaculaire, en particulier chez les conservateurs: de 2015 à 2016, en un an, les républicains qui croient nos institutions d’enseignement supérieur ont un effet positif sur le pays a chuté de 11 points de pourcentage, selon Pew . Mais ce n’est pas par hasard si j’ai reçu ce premier appel terrifié bien avant, en 2011 ou 2012.

C’était l’époque  où les universités poussaient leurs professeurs à sortir  dans le «monde réel», à écrire des éditoriaux, à passer à la télévision et à devenir des intellectuels publics. Les universitaires avaient besoin de nouveaux ambassadeurs. Alors que les travailleurs américains subissaient un double revers dévastateur – un changement technologique qui rend leurs emplois plus précaires et une politique sociale affaiblie en matière de protection r de la pauvreté – il devenait facile de s’indigner et d’insulter les gens dont les emplois semblaient sécurisés. Dans l’imagination du public, les universitaires étaient en sécurité dans leur travail et libres de punir les étudiants conservateurs et de faire subir un lavage de cerveau aux bons enfants visant à leur faire détester l’Amérique.

En réalité, nos postes sont précaires et nous sommes relativement sous-payés, compte tenu du temps que nous consacrons au marché du travail pour développer notre expertise. Pourtant, pour l’observateur extérieur lésé, nôtre semble être une très bonne opportunité. Et, comme les rangs de l’université finalement, lentement, sont devenus moins blancs et moins masculins, les universitaires sont devenus encore plus faciles à détester. Non seulement nous étions des propagandistes libéraux avec des emplois transuilles et bien payés, mais certains d’entre nous étaient des femmes de couleur.

Il y avait d’autres raisons pour lesquelles les universités voulaient que leurs universitaires aillent à la télévision et sur Twitter et ailleurs dans le monde pour conquérir  la confiance du public. Un diplôme d’études collégiales devenait de plus en plus difficile à vendre à mesure que les frais de scolarité augmentaient, la dette de prêt étudiant grimpait et les salaires ne compensaient pas toujours le fardeau d’aller à l’université. Les étudiants non-traditionnels – ce sont des étudiants qui ne sont pas des jeunes de 18 et 19 ans – sont devenus la nouvelle norme et avec eux une foule de conflits sur ce que valaient les connaissances et la formation pour travailler par rapport à ce que nous avions été formés à fournir une éducation complète.

Pendant cette période, la culture du conservatisme a pris un virage à droite. L’Internet a permis à des personnes ayant des idéologies de droite, d’extrême-droite, de  racistes suprématistes de toutes sortes de converger vers des forums de discussion anonymes. Ils ont utilisé l’économie de la publicité en ligne pour pousser leurs points de vue dans les médias traditionnels. Ils ont mis au point et pratiqué des techniques de pêche à la traîne, engendrant des milliers d’expériences jusqu’à ce qu’ils trouvent les moyens les plus efficaces d’intimider et de faire taire leurs cibles.

C’était le meilleur des temps et le pire des moments pour demander aux professeurs de conquérir le public.

Le premier indice qu’un professeur apprend sur le fait  que sa vie est sur le point de changer se présente de la manière la plus bureaucratique et la plus bénigne: c’est souvent un courriel. L’e-mail peut indiquer qu’une publication de droite connue a l’intention de publier une histoire sur votre recherche ou votre enseignement, et vous offre la possibilité de le commenter.

Ensuite, l’infratructure des médias d’information en ligne prend le relais. Une histoire, peut-être sur votre programme ou une histoire que vous avez racontée lors d’une conférence, est publiée. Une série de tweets indignés sort. Une armée de comptes de médias sociaux, certains gérés par de vrais humains et d’autres par des «robots», est mise en service. La publicité ciblée que Facebook utilise pour vous vendre les chaussures que vous pensiez acheter sur Amazon la semaine dernière aide également les armées trolls à diffuser des articles sur un «groupe libéral» dans les médias sociaux de ceux de droite qui sont susceptibles de le croire et de le partager .

En l’espace de 24 heures, le courrier électronique de votre université fourmille de messages de personnes qui se disent être des étudiants inquiets, des parents inquiets et des donateurs inquiets. Quelque part dans les centaines de courriels, il peut y avoir des communications officielles d’étudiants et de collègues, mais vous n’avez pas les ressources pour les trouver. Vous ne pouvez pas faire votre travail actuel d’enseignement et de recherche parce que vous êtes noyés dans les courriels, les appels téléphoniques et les messages.

Si vous êtes l’un des chanceux, il s’arrête là. De plus en plus, cela ne s’arrête pas là. Les consommateurs en colère de ce type de culture de la viande rouge de guerre ne vivent pas seulement sur Internet. Ils vivent dans votre communauté. Ils peuvent vous envoyer des colis, peut-être avec des contenus dangereux. Ils peuvent vous envoyer des menaces de mort. Ils peuvent utiliser l’appareil de surveillance que nous avons construit pour vendre des publicités sur Internet et contrôler les personnes pauvres pour savoir où vont vos enfants à l’école ou où travaille votre conjoint. Ils peuvent les menacer, directement ou indirectement.

La distance entre ces trolls et leurs cibles diminue; De plus en plus, les auteurs de ce harcèlement ont une présence réelle sur le campus. Ils organisent des armées sophistiquées de «journalistes» étudiants pour surveiller et piéger les professeurs et les étudiants qui sont des «libéraux». Ils enregistrent et remixent des séquences, les diffusant sur un vaste réseau de médias sociaux, blogs,  et même dans les médias traditionnels. Ils captent l’imagination du public, nourrissent l’obsession des médias conservateurs pour les universités libérales, et ils donnent l’impression que des hordes de soldats sur le terrain combattent une guerre de race imaginaire pour venir sur un campus près de chez vous pour recruter.

Et ils recrutent. La Ligue anti-diffamation a signalé une augmentation de 258% de la propagande de la suprématie blanche sur les campus entre l’automne 2016 et l’automne 2017, affectant 216 campus à travers le pays. Les attaques sur le campus s’accélèrent : de 2012 à 2016, les collèges ont signalé en moyenne 970 crimes motivés par la haine chaque année, avec peu de variation d’une année à l’autre, mais le nombre de crimes haineux déclarés a augmenté de 25% entre 2015 et 2016.

De toute évidence, les attaques comme celle-ci sont écrasantes. Et, si vous êtes une femme ou une personne de couleur, votre sentiment de vulnérabilité n’est pas une illusion: vous êtes attaqué par un réseau que vous ne pouvez pas contourner, dans un système qui ne vous valorise pas assez pour vous défendre. Certains des incidents les plus virulents du harcélement par  l’Internet  contre des professeurs libéraux présumés ont concerné des femmes, des Afro-Américains et d’autres membres des minorités raciales: Les industriels indignés d’Internet savent que nous sommes des cibles faciles, parce que l’université ne fait  pas beaucoup pour nous défendre quand nous sommes ciblés.

Autant que je sache, je suis le seul universitaire à avoir négocié avec succès des ressources technologiques et administratives pour m’aider à me protéger des attaques racistes. J’écrase mes messages vocaux. J’ai des plans d’urgence avec notre département informatique de l’université. Nous avons même choisi l’emplacement de mon bureau pour minimiser la circulation des piétons. Pour toute la sécurité supposée des libéraux dans le monde universitaire, regardez les plans d’urgence que je dois faire juste pour faire mon travail.

Compte tenu de la réputation de l’enseignement supérieur en tant que bastion du libéralisme et de la rectitude politique, il n’est pas étonnant qu’il soit considéré comme une cible idéale pour les hommes blancs en colère. Pour de nombreux Américains, nous sommes, comme l’a récemment déclaré un troll Internet en colère, responsables de la production des «guerriers de la justice sociale» et des «féminazis» qui sont censés détruire le monde. En réalité, «l’université» en 2018 est principalement une constellation d’institutions publiques sous-financées et trop étendues qui servent encore principalement des Blancs de la classe ouvrière et de la classe moyenne et un plus petit nombre de minorités, y compris certains jeunes sans papiers connus sous le nom de Rêveurs. Ces institutions ont rarement les ressources pour cibler les étudiants conservateurs ou pratiquer le lavage de cerveau.

Vous pouvez être excusé de ne pas connaître  cette université quand on parle de collèges libéraux et de professeurs choyés. Nous n’apparaissons pas souvent dans les médias d’élite, qui ont tendance à se concentrer sur les événements les plus frénétiques et les plus scandaleux dans les universités d’élite. Mais même les institutions d’élite ne sont pas aussi radicales que l’alt-right croit. Ils le sont, le cas échéant, ce sont des écoles en faveur de  l’économie conservatrice, les sciences sociales et la politique sociale. Une poignée de cours d’études de genre ne peut pas concurrencer l’impact du  v pouvoir d’un département d’économie ou d’une école de commerce dans une université américaine. Le collège de la plupart des Américains est une institution conservatrice sensible aux besoins pluralistes des étudiants. parce que sa viabilité économique en dépend.

Bien sûr, le racisme n’a pas besoin de logique. Les organisations racistes blanches s’épanouissent dans l’espace entre la perception et les faits, et dans cet espace, l’université est la Mecque de la masculinité blanche lésée pour réaffirmer sa domination. Lorsque je reçois ces courriels de collègues à travers le pays , l’accent est généralement mis sur la survie plutôt que sur l’analyse. Nous parlons de plans de communication et de contingences de sécurité pour leurs familles. J’envoie des notes à leurs administrateurs pour leur expliquer comment fonctionnent les attaques en réseau. Beaucoup d’entre nous aident à recueillir des fonds pour compenser le coût réel de la protection tout en essayant simplement de faire notre travail.

Si vous ne l’avez jamais expérimenté, ce genre de harcèlement peut sembler une petite chose. En fait, c’est un symptôme invalidant d’une maladie beaucoup plus grande. La plupart des campus universitaires ont du mal à répondre aux besoins des étudiants qui doivent payer plus. Les gens se sentent exclus de la course pour de bons emplois et blâment ces mêmes collèges parce que, dans notre imagination culturelle, tous les collèges sont dotés de dotations et de professeurs titulaires. Les hommes blancs sont particulièrement lésés parce qu’ils perçoivent toute perte de statut comme une profonde trahison, alors que d’autres groupes la considèrent comme normale.

Internet permet à ces personnes de se trouver plus facilement, de générer des profits pour les publications qui utilisent ce harcélement pour vendre de la publicité. Et les établissements d’enseignement supérieur – les bêtes de somme de la base – n’ont pas une voix qui raconte qui nous sommes, qui nous servons et comment nous travaillons. Les idéologies racistes remplissent le vide, racontant une histoire fascinante où nous sommes tous puissants. Les gens écoutent.

Tressie McMillan Cottom est professeure de sociologie à la Virginia Commonwealth University et auteur de  Lower Ed: The Troubling Rise of Collèges à but lucratif dans la nouvelle économie.

 

les communistes de la Guadeloupe refusent la criminalisation du communisme et dénoncent l’union européenne

nos camarades entourés de Jean-Marie NOMERTIN (secrétaire de la CGTG),Felix FLEMIN (secrétaire du PCG), Elie DEMOTA ( leadeur entre autre manifs de 2009),

nos camarades entourés de Jean-Marie NOMERTIN (secrétaire de la CGTG),Felix FLEMIN (secrétaire du PCG), Elie DEMOTA ( leadeur entre autre manifs de 2009),

  • Voici le compte-rendu que des camarades d’un section du Tarn font de leur rencontre avec les communistes guadeloupéen . Effectivement les voyages dans les Caraibes, dans les pays que l’on dit du Tiers monde, en asie, comme en Afrique et dans les ex-pays de l’Union soviétique nous confrontent à une tout autre vision du communisme que celle que l’UE tente d’imposer aux peuples européens. L’idée même d’une analogie entre Union soviétique y compris le stalinisme et le fascisme que l’UE tend à marteler pour mieux favoriser la montée des fascismes est considérée comme un mensonge criminel. Ils ont compris eux ce que signifiait le procès de nos camarades polonais, alors que l’humanité et la direction du PCF se tait là-dessus comme sur le crime qui se passe dans le Donbass, crimes menés par des gens aux sympathies nazies affirmées. Cette offensive accompagne celle contre les conqueêtes ouvrières.  Donc voici l’opinion de nos camarades guadeloupéens.sur la résolution de l’union européenne (note de danielle Bleitrach)

Certains de nos camarades de section rentrant de Guadeloupe,ils ont eu des contacts très amicaux avec les camarades du Parti Communiste Guadeloupéen et les dirigeants de leur journal, Nouvelles Etincelles. Pour le 60ème anniversaire de la création de leur parti en Guadeloupe (30 Mars 1958), celui-ci est et reste le parti révolutionnaire marxiste-léniniste comme nous aimerions qu’il le redevienne en métropole.

Voici deux exemples de la réflexion des communistes du PCG au travers des deux articles de Christian Céleste, directeur de publication de Nouvelles Etincelles.

Article de Christian CELESTE

Depuis que le communisme existe, la bourgeoisie n’a cessé de le combattre en employant diverses armes. Ces armes se sont bien sur les armes matérielles, entre autre la répression sauvage du mouvement ouvrier et anti-impérialiste par le fascisme et l’impérialisme, mais aussi les armes spirituelles visant à convaincre les travailleurs qu’il n’existe pas d’alternative au capitalisme, et notamment que le communisme serait «pire» que le capitalisme.

Beaucoup de travailleurs ont conscience à des degrés divers de la précarité de leur situation, du fait qu’ils sont exploités mais beaucoup n’ont qu’une compréhension intuitive et approximative de cette exploitation,encore plus évidemment de ses causes et de ses remèdes.

Seul le Marxisme peut expliquer scientifiquement en quoi consiste l’esclavage salarié et en quoi, sans expropriation des exploiteurs cette extorsion de plus-value ne peut être abolie.

Karl Marx affirmait dans son ouvrage le capital qu’il constituerait un des plus terribles missiles envoyés à la face de la bourgeoisie. En fait depuis les premiers jours de la révolution bolchevique d’octobre 1917.

La propagande bourgeoise a colporté toutes sortes de récits sur les «crimes abominables du communisme».Contre cette propagande, dans les démocraties bourgeoises, les communistes et les témoins honnêtes de la réalité soviétique ont pu répondre aux mensonges et aux calomnies et remettre leurs auteurs à leur place.

De la même façon les attaques idéologiques contre le Marxisme-Léninisme n’ont jamais cessé et les communistes ont répondu en propageant dans les mas-ses la nécessité de leur doctrine et en la mettant en application. La bourgeoisie ne leur a jamais facilité la tâche,mais seuls les régimes fascistes ou fascisants ont interdit ou limiter le droit des communistes à affirmer et propager leurs convictions idéologiques et à développer leur pratique militante et révolutionnaire.

Mais la résolution votée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le 25 janvier 2006 marque un pas décisif dans une direction anti-démocratique,ouvrant la voie à la fascisation.

C’est en effet la première fois que dans le cadre de l’institution européenne, les prétendus « crimes » des pays communistes et la théorie marxiste-léniniste ont associé dans une même condamnation politique globale présentée ouvertement comme une arme à utiliser contre les Partis communistes qui ne s’y soumettraient pas.

La résolution 1481 du 25 janvier 2006 est un appel ouvert à interdire les Partis Communistes Léninistes.

Dans son article 6 qui expose : «Les Partis Communistes sont légaux et actifs dans certains pays alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par les régimes communistes totalitaires».

C’est un appel clair à interdire l’activité légale des Partis communistes.

Une telle volonté ne s’explique que par la peur que les bourgeois ont devant leur avenir qui est sombre et qu’ils tentent de conjurer en s’efforçant de formater les nouvelles générations dans l’anticommunisme viscéral.

Les communistes ne doivent pas reculer face aux attaques anti-communistes. Ils doivent contre-attaquer et démontrer que : Pour se construire et se développer, dès ses débuts jusqu’à son stade ultime, l’impérialisme, le capitalisme a fait couler et continue à faire couler des fleuves de sang humain sur l’ensemble de la planète.

Les communistes doivent répondre à tous les politiciens qui prétendent condamner sans procès le communisme, et les inviter à comparaître devant un tribunal des peuples pour qu’ils viennent rendre des comptes sur les crimes incalculables commis par les régimes capitalistes assassins dont ils sont les avocats.

Face à la calomnie et aux pressions de la bourgeoisie, défendons les réalisations du socialisme et ACCUSONS LE CAPITALISME.

 

TJ STILES: COMMENT EXPLIQUONS-NOUS CETTE TRAGÉDIE NATIONALE? CE TRUMP?

 

 

Le défi stratégique de la gauche latino-américaine

Après la longue et triste nuit néolibérale des années 90 – qui a brisé des nations entières comme l’Equateur – et depuis que Hugo Chávez a remporté fin 1998 la présidence de la République du Venezuela, les gouvernements de droite et subversifs du continent ont commencé à être renversés comme un château de cartes, atteignant la longueur et la largeur de notre Amérique avec des gouvernements populaires attachés au socialisme de bonne vie.

À son apogée, en 2009, sur les dix pays latino-américains d’Amérique du Sud, huit avaient des gouvernements de gauche. En outre, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, il y avait le Front Farabundo Martí au Salvador, les Sandinistes au Nicaragua, Álvaro Colom au Guatemala, Manuel Zelaya au Honduras et Leonel Fernández en République dominicaine. Dans des pays comme le Guatemala, avec Álvaro Colom, ou le Paraguay, avec Fernando Lugo. C’était la première fois dans l’histoire que la gauche arrivait au pouvoir, dans ce dernier cas, brisant même une constante des siècles de bipartisme.

En mai 2008 est né l’Unasur (Union des nations sud-américaines) et en février 2010, Celac a été créée avec 33 membres. Sur les 20 pays latins du Celac (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes), 14 avaient des gouvernements de gauche, soit 70%.

La première partie du 21ème siècle a sans aucun doute été gagnée. Les avancées économiques, sociales et politiques ont été historiques et ont émerveillé le monde, tout cela dans un environnement de souveraineté, de dignité, d’autonomie, avec sa propre présence sur le continent et dans le monde entier.

L’Amérique latine n’a pas vécu une période de changements, mais un véritable changement d’époque, qui a également considérablement modifié l’équilibre géopolitique de la région. Pour cette raison, pour les puissances de facto et les pays hégémoniques, il était essentiel de mettre fin à ces processus de changement en faveur des grandes majorités, et ce qu’ils recherchaient la deuxième et définitive indépendance régionale.

RESTAURATION CONSERVATRICE

Bien qu’en 2002 le gouvernement d’Hugo Chávez ait dû subir un coup d’Etat manqué, c’est vraiment depuis 2008 que les tentatives non démocratiques de mettre fin aux gouvernements progressistes s’intensifient, comme ce fut le cas de la Bolivie en 2008, du Honduras 2009, Équateur 2010 et Paraguay 2012. Quatre tentatives de déstabilisation, dont deux réussies – Honduras et Paraguay – et toutes contre les gouvernements de gauche.

A partir de 2014 et en tirant parti de l’évolution du cycle économique, ces efforts de déstabilisation disjoints se sont consolidés et ont formé une véritable « restauration conservatrice » avec des coalitions nouvelles, un soutien international, qui avait droit à des ressources illimitées, au financement externe, et ainsi de suite. La réaction s’est approfondie et a perdu ses limites et ses scrupules. Nous avons maintenant le harcèlement et le boycott économique au Venezuela, le coup d’Etat parlementaire au Brésil, et la criminalisation de la politique – « lawfare » – comme nous avons vu des cas de Dilma et Lula au Brésil, en Argentine Cristina, et vice-président Jorge Glas en Equateur. Les tentatives pour détruire Unasur et neutraliser le Celac sont également évidentes et, souvent, effrontées. Sans parler de ce qui se passe au Mercosur.

En Amérique du Sud, à l’heure actuelle, il ne reste que trois gouvernements progressistes: le Venezuela, la Bolivie et l’Uruguay. Les puissances éternelles qui ont toujours dominé l’Amérique latine, et qui l’ont plongé dans l’arriération, l’inégalité et le sous-développement, reviennent avec une soif de vengeance, après plus d’une décennie de défaites continues.

LES AXES DE LA STRATÉGIE DE RESTAURATION CONSERVATRICE

La stratégie réactionnaire s’articule régionalement et repose essentiellement sur deux axes: l’échec supposé du modèle économique de gauche et le prétendu manque de force morale des gouvernements progressistes.

En ce qui concerne le premier axe, depuis le second semestre 2014, en raison d’un environnement international défavorable, l’ensemble de la région a souffert d’un ralentissement économique qui s’est transformé en récession ces deux dernières années.

Les résultats sont différents entre les pays et les sous-régions, reflétant la structure économique et les politiques économiques appliquées, mais les difficultés économiques de pays comme le Venezuela ou le Brésil sont prises comme exemple de l’échec du socialisme, quand l’Uruguay, avec un gouvernement de gauche, pays le plus développé au sud du Rio Grande, ou lorsque la Bolivie a les meilleurs indicateurs macroéconomiques sur la planète.

Le deuxième axe de la nouvelle stratégie contre les gouvernements progressistes est la moralité. La question de la corruption est devenue l’outil efficace pour détruire les processus politiques nationaux-populaires dans notre Amérique. Le cas emblématique est celui du Brésil, où une opération politique bien articulée a réussi à faire sortir Dilma Rousseff de la présidence du Brésil, pour montrer qu’elle n’avait rien à voir avec les problèmes qui lui étaient imputés.
Il y a une grande hypocrisie mondiale dans la lutte contre la corruption.

LA GAUCHE, VICTIME DE SON PROPRE SUCCÈS?

Probablement la gauche est aussi victime de son propre succès. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), près de 94 millions de personnes sont sorties de la pauvreté et ont rejoint la classe moyenne régionale au cours de la dernière décennie, pour une écrasante majorité c’est le résultat des politiques des gouvernements de gauche.

Au Brésil, 37,5 millions de personnes ont cessé d’être pauvres entre 2003 et 2013, et maintenant elles sont de classe moyenne, mais ces millions n’ont pas constitué  une force mobilisée lorsqu’un parlement accusé de corruption a licencié Dilma Rousseff.

Nous avons des gens qui ont surmonté la pauvreté et maintenant – pour ce que l’on appelle souvent la prospérité objective et la pauvreté subjective – même s’ils ont considérablement amélioré leur niveau de revenu, ils demandent beaucoup plus, et ils se sentent pauvres, pas en référence à ce qu’ils ont, pire encore à ce qu’ils avaient, mais à quoi ils aspirent.

La gauche a toujours lutté contre le courant, du moins dans le monde occidental. La question est: serait-elle en train de lutter contre la nature humaine?

Le problème est beaucoup plus complexe si l’on ajoute à cela la culture hégémonique construite par les médias, au sens gramscien, c’est-à-dire rendre les désirs des grandes majorités fonctionnels par rapport aux intérêts des élites.

Nos démocraties devraient être appelées démocraties à médiation. Les médias sont une composante plus importante du processus politique que les partis et les systèmes électoraux; ils sont devenus les principaux partis d’opposition des gouvernements progressistes; et ils sont les vrais représentants des affaires et du pouvoir politique conservateur.

Peu importe ce qui convient aux majorités, ce qui a été proposé dans la campagne électorale, et ce que le peuple, le principal dans chaque démocratie, a ordonné aux urnes. L’important est ce que les médias approuvent ou désapprouvent dans leurs titres. Ils ont remplacé la règle de droit par l’état d’opinion.

Y AT-IL UN DÉFI STRATÉGIQUE?

La gauche régionale est confrontée aux problèmes de l’exercice  du pouvoir, souvent avec succès mais avec épuisement.

Il est impossible de gouverner avec contentement le monde entier, encore plus encore quand il y a une telle soif de justice sociale.

Vous devez toujours être autocritique, mais c’est aussi avoir confiance en soi. Les gouvernements progressistes sont soumis aux attaques constantes, les élites et leurs médias ne pardonnent pas les erreurs et ils font une pression constante sur notre moral, pour nous faire douter de nos convictions, des propositions et des objectifs. Par conséquent, le plus grand «défi stratégique» de la gauche latino-américaine est peut-être de comprendre que tout travail de transformation fondamental  aura des erreurs et des contradictions.