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Archives de Catégorie: Afrique

Sahara Occidental : Macron incite le Maroc à faire la guerre à l’Algérie

Il était difficile d’éviter les images de la réception du dirigeant Saoudien à Paris juste avant les frappes, mais il ne s’agissait pas de la seule initiative diplomatique auprès des potentats arabes particulièrement réactionnaire et navigant de plus en plus en accord avec la monarchie saoudienne, à la fois contre l’Iran et contre les Etats qui prétendent résister aux injonction impérialistes macrono-trumpiennes. En effet si Trump est en train de peser sur l’Europe pour que celle-ci assume toujours plus l’OTAN et la présence américaine, en Afrique on assiste aux mêmes pressions pour entrer dans des expéditions. L’Algérie ayant résisté aux propositions d’expédition hors de son territoire, selon ce journal, l’entreprise de dépeçage interne et celle de l’hostilité de ses voisins aurait commencé. (note de Danielle Bleitrach)

15 avril 201896396
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http://algerietouteheure.com/sahara-occidental-macron-incite-le-maroc-a-faire-la-guerre-a-lalgerie/

Selon le journal Essabah, la France ne s’opposerait pas à une intervention militaire du Maroc, dans la zone tampon, au Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel aurait été informé de cette éventualité, lors de sa rencontre à Paris avec son homologue français Jean-Yves Le Drian, une rencontre qualifiée de tendue, par certains observateurs. La position constante exprimée par Messahel, connu pour sa maîtrise des dossiers de la région, serait même à l’origine de cette campagne médiatique calomnieuse menée par certains lobbys du Makhzen, à son encontre. Sur ce registre, il faut noter que le jeu malsain d’Emmanuel Macron, s’inscrit dans le registre du marchandage, visant à impliquer l’Algérie dans le bourbier sahélien. La réponse sèche de Messahel, au sujet du refuge d’AG Aghali « Posez la question aux français et aux maliens » témoigne la maturité de la diplomatie algérienne, intéressée en premier lieu de la sécurité des frontières algériennes, que de s’impliquer dans des aventures servant les intérêts de la France et son hégémonie sur les richesses de ses anciennes colonies. L’implication à outrance de la France de Macron dans l’agression contre la Syrie, est un signe avant-coureur de la stratégie de la girouette sioniste de l’Elysée, d’ouvrir une tension au Maghreb entre l’Algérie et le Maroc, incitant l’inexpérimenté monarque ouvrir un conflit armé avec son voisin de l’Est, pour détourner l’opinion publique marocaine sur la crise socioéconomique qui secoue son pays et qui menace son fragile trône. La campagne haineuse menée par les réseaux sociaux à l’égard de l’ANP, suite au dernier crash de Boufarik, s’inscrit dans cette logique aventurière et suicidaire.

 

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Scandale Sarkozy. Derrière « l’affaire », la véritable faute, c’est la guerre en Libye: une prise de position claire de L’humanité

excellente mise au point de l’humanité dimanche… Il ne faudrait pas qu’il y ait un jour la même si l’on soutient l’intervention française en Syrie sous le prétexte d' »une épuration ethnique » (sic) et vrai accompagnement idéologie des guerres impérialistes. (note de danielle Bleitrach)

JEUDI, 29 MARS, 2018
HUMANITÉ DIMANCHE

Photo Patrick Kovaric/AFP.

Photo Patrick Kovaric/AFP.

Gardé à vue et mis en examen dans l’affaire du financement illicite de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a-t-il déclaré la guerre à Mouammar Kadhafi pour réduire au silence celui qui l’aurait aidé à accéder à l’Élysée ? Les véritables motivations d’une intervention soutenue par Londres, Washington, le Qatar et l’Arabie saoudite, et dont l’onde de choc continue d’empoisonner le climat sécuritaire dans le Sahel et l’Afrique subsaharienne, sont pourtant ailleurs.

Lui, comme tant d’autres, n’ose y croire. « Croyez-vous possible que l’intervention française de 2011 puisse avoir été menée pour empêcher Mouammar Kadhafi de révéler que son régime avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy ? » s’enquiert le quotidien « le Monde » (24 mars 2018) auprès de Bernard Kouchner, ex-ministre des Affaires étrangères (mai 2007-novembre 2010). L’ex-chef de l’État, qui l’avait extirpé des limbes du Parti socialiste pour le propulser patron du Quai d’Orsay, « capable de se servir du droit d’ingérence pour couvrir le financement d’une campagne électorale » ? Impossible. La guerre en Libye, explique-t-il au diapason de son ancien patron, « visait à empêcher la démolition de Benghazi et le massacre d’une population qui se soulevait, dans la foulée des printemps arabes ». Certes, l’ex-French Doctor, qui a applaudi (timidement) à la guerre en Irak et (frénétiquement) à celle de Libye, concède qu’elles ont été « gagnées militairement » mais ont « détruit la région et causé des centaines de milliers de victimes ».

Engagé dans un bras de fer judiciaire qui pourrait lui coûter un séjour en prison (lire encadré), Nicolas Sarkozy ne peut se payer le luxe d’un tel mea culpa.

« J’ai été le seul chef d’État qui a reçu les opposants de Kadhafi, qui s’est battu à l’ONU pour que nous ayons un mandat pour que ce dictateur parmi les plus sanglants qu’ait connus le XXe siècle ne puisse plus continuer à imposer la terreur à son peuple », affirmait encore l’ancien président de la République sur TF1 le 22 mars dernier.

Pour Nicolas Sarkozy comme pour les soutiens à cette opération militaire, l’erreur fatale n’était pas la guerre en tant que telle, le changement de régime par la force ou le soutien à une opposition largement dominée par les islamistes, mais l’après-conflit et le refus des puissances occidentales d’occuper durablement la Libye. « L’erreur de l’ONU et de la France après la chute de Kadhafi consiste à ne pas être restées sur place pour installer un nouveau régime politique, estime encore Bernard Kouchner. Il faut toujours au moins deux générations pour que s’ancre la démocratie. Il est là le gâchis du cas libyen. »

Abdallah : « le cercueil est devant toi »

Une fois dissipé le brouillard de la propagande, c’est pourtant une tout autre histoire que raconte l’intervention promue par Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, David Cameron, Hillary Clinton et le cheikh Hamad Al Thani, ancien émir du Qatar.

Les quelque 6 000 morts victimes de la répression de Kadhafi (un chiffre qui gonflera jusqu’à 16 000) brandis par la Ligue libyenne des droits de l’homme ? Les enquêtes ultérieures réalisées par Amnesty International et Human Rights Watch feront état d’environ 300 morts, essentiellement des combattants.

Le caractère pacifiste des manifestants ? Une vérité partielle doublée d’un nouveau mensonge, puisque le Qatar, de l’aveu même du chef d’état-major de l’émirat gazier, avait déployé par centaines ses forces spéciales pour épauler et armer les rebelles, dès le début du conflit.

Le mitraillage à Tripoli des manifestants pacifiques par l’aviation de Kadhafi ? Une fable inventée par Al-Jazeera, la chaîne de télévision qatarie, qui justifiera l’instauration de la fameuse zone d’exclusion aérienne et qui jouera un rôle majeur dans l’adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité, le 17 mars 2011.

D’après les témoignages de ses proches, Mouammar Kadhafi avait été largement pris de court par la trahison de l’émir du Qatar, avec qui il entretenait d’excellents rapports avant la séquence dite des printemps arabes. Les relations avec l’Arabie saoudite, autre poids lourd de la Ligue arabe qui soutiendra avec enthousiasme l’opération de changement de régime impulsée par Paris et le département d’État dirigé par Hillary Clinton, étaient en revanche glaciales : en février 2003, le roi Abdallah pointait du doigt le « guide » libyen, qui fustigeait lors d’un sommet de la Ligue la soumission de la famille Saoud aux intérêts américains, avant de lui lancer cette menace aux relents prophétiques : « Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas. Le mensonge est derrière toi et le cercueil est devant toi. »

Sans parapluie russe, chinois ou iranien

Principal concurrent des puissances du Golfe dans leur stratégie d’implantation sur le continent africain, essentiellement grâce au levier du wahhabisme et du commerce des âmes, Kadhafi avait cristallisé une rancune tenace sans disposer du parapluie russe, chinois ou iranien, à l’instar de la Syrie de Bachar Al Assad. Son poids au sein de l’Union africaine comme ses visées hégémoniques sur le continent heurtaient depuis des décennies les politiques néocoloniales menées par Londres, Paris et Washington. Un rapport parlementaire britannique publié au mois de septembre 2016 listait ainsi les cinq principales raisons ayant poussé Nicolas Sarkozy à la guerre, une évaluation basée entre autres sur une conversation entre des officiers de renseignement français et Sidney Blumenthal, un proche conseiller d’Hillary Clinton : « 1. Accéder au pétrole libyen ; 2. Accroître l’influence française en Afrique du Nord ; 3. Améliorer sa situation politique en France ; 4. Donner l’opportunité à l’armée française de renforcer son rang ; 5. Contrer la prétention de Kadhafi à supplanter la France comme puissance dominante dans l’Afrique francophone. »

Dénonçant les « postulats erronés » et, en creux, le déferlement de propagande ayant conditionné les esprits à la guerre, le rapport dresse ainsi le bilan de l’opération portée en première ligne par l’ancien président français : « Le résultat est un effondrement politique et économique, une guerre civile et tribale, une crise humanitaire et migratoire, une violation généralisée des droits de l’homme, la dispersion des armes de Kadhafi dans toute la région et l’apparition de l’“État islamique” en Libye. »

« La Libye, c’est notre guerre d’Irak à nous », relève Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières. Et comme pour l’intervention criminelle de Washington à Bagdad en 2003, celle menée à Tripoli en 2011 n’a fait l’objet d’aucune enquête judiciaire indépendante, contrairement à celle visant les largesses présumées de Mouammar Kadhafi vis-à-vis du clan Sarkozy.

Journaliste à l’humanité Dimanche
 

[Info RFI] Affaire libyenne: on en sait plus sur les éléments transmis à la justice

  • Les élements fournis par Tripoli qui envisage d’être partie civile dans l’affaire ont servis de base à la mise en examen. Le véritable crime qui ne sera jamais jugé reste la manière dont Sarkozy a pris la tête d’une croisade qui se traduit encore aujourd’hui par des milliers de morts, et outrepassant le mandat de l’oNU a mis à mort un chef d’Etat. Macron est-il jaloux de ces « lauriers »là et envisage-t-il une intervention en SYrie? Les faits retenus donnent simplement au crime d’Etat un caractère crapuleux. (note de danielle Bleitrach)
Nicolas Sarkozy, alors président de la République, reçu par Mouammar Kadhafi lors d’une visite à Tripoli, le 25 juillet 2007.
© REUTERS/Pascal Rossignol

En Libye, le chef de la division d’investigation auprès du procureur général, à Tripoli, a confié à RFI avoir communiqué, à la justice française, les dépositions de trois hauts dignitaires libyens emprisonnés et interrogés dans le cadre de l’affaire d’un présumé financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, en 2007. L’ancien président français a été mis en examen la semaine dernière pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Des faits qu’il a toujours niés. Selon les juges français, ce sont les éléments d’enquête libyens, récemment versés au dossier, qui ont permis l’accélération de la procédure et la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

Sur ce dossier, « la coopération judiciaire existe entre la France et la Libye depuis plusieurs années », explique, à RFI, Assiddik Assour, chef de la division d’investigation du procureur général de Tripoli.

Une première demande avait été adressée par la justice française aux Libyens en janvier 2014, mais « la collaboration a véritablement débuté, il y a deux ans », précise le responsable libyen.

Puis, un coup d’accélérateur a été donné aux échanges entre Paris et Tripoli, il y a seulement un an. La justice française a alors dépêché plusieurs missions à Tripoli et ces derniers mois, la justice libyenne a commencé à donner concrètement suite aux demandes formulées par la France. Elle a notamment transmis les dépositions de trois hauts dignitaires libyens emprisonnés à savoir, Abdallah Al Sanoussi, ex-chef de renseignement extérieur libyen, Al Baghdadi Al Mahmoudi, ancien Premier ministre et Abdallah Mansour, ex-chef du renseignement intérieur.

Ces trois personnalités avaient été entendues, fin 2016 et début 2017, dans la prison d’Al-Hadaba, par le procureur général de Tripoli, mais jamais par des juges français. Assiddik Assour tient à préciser que la Libye a ouvert sa propre enquête sur un présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy et c’est dans ce cadre que les dignitaires libyens ont été entendus.

Tripoli n’exclut pas de se porter partie civile dans cette affaire.

A noter que des extraits des dépositions des dignitaires libyens dont nous venons de parler et qui ont permis aux juges français d’avancer dans leur enquête, ont été mis en ligne sur le site du journal Mediapart, ce week-end.

 
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Publié par le mars 30, 2018 dans Afrique, Europe, GUERRE et PAIX

 

Mohamed Ben Salman:  » Nous avons propagé le wahhabisme à la demande de nos alliés »

L’Arabie Saoudite ira-t-elle jusqu’à désamorcer sa bombe idéologique demande le quotidien en ligne Alger patriotique qui s’est toujours illustré dans une ligne intransigeante contre les propagateurs du fondamentalisme musulman. et qui montre pâr son indignation qui ont été les principales victimes de ce qu’on appelle l’islamisation et qui semble si l’on en croit ces révélations être bel et bien un produit de l’occident. (note de Danielle Bleitrach)

Le prince héritier saoudien qu’on dit réformateur vient d’avouer un secret de polichinelle. Mohammed Bin Salman a reconnu que l’investissement de son pays dans le wahhabisme était à la demande des alliés (américains?) pendant la guerre froide pour empêcher l’Union Soviétique de pénétrer ou d’influencer le monde musulman, appelant à une « révision » de ce soutien.

« Les racines de l’investissement saoudien dans les écoles et les mosquées remontent à la guerre froide quand les alliés saoudiens exigeaient leurs ressources pour empêcher l’Union soviétique de gagner de l’influence dans les pays musulmans », a-t-il déclaré en réponse à une question du journaliste du Washington Post sur la propagation du Wahhabisme.

Bin Salman a déclaré que « les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés » et qu ‘ »aujourd’hui nous devons remettre les choses à la normale ». Concernant le financement du wahhabisme, il souligne que « ce financement provient en grande partie d’institutions privées basées dans le Royaume, et non du gouvernement  » a-t-il dit.

Le prince héritier devrait surtout nous dire, si lui et son pays, comptaient mettre autant d’énergie à désamorcer leurs bombes idéologiques plantées un peu partout à travers la planète, et qui ne cessent d’exploser des têtes et des États. Rendront-ils compte, ces saoudiens, et demanderont-ils un jour pardon, aux peuples, qui comme les algériens ont souffert de leurs sournoises entreprises ?

 

 
 

ARMES AU YÉMEN : LA FRANCE MISE EN CAUSE

 La France complice de crimes de guerre au Yémen ? Amnesty jette un pavé dans la mare

Conflits armés et populations
ACTUALITÉ

Publié le 20.03.2018.
Alors que le Yémen connaît la « pire crise humanitaire au monde », la légalité des ventes d’armes de la France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis est mise en cause.. Une situation aujourd’hui dénoncée par un cabinet d‘avocats sollicité par Amnesty International France et l’ACAT pour émettre un avis juridique.
En tant que partie au Traité sur le commerce des armes , la France s’est engagée à ne pas autoriser les transferts d’armements dès lors qu’il existerait un risque prépondérant ou clair que ces armes puissent être utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international humanitaire (DIH).Le 25 mars 2015, une coalition internationale menée par l’Arabie saoudite (BahreïnÉgypteJordanieKoweïtMarocSoudanÉmirats arabes unis) lance des frappes aériennes contre le groupe armé houthi au Yémen, déclenchant un conflit armé de grande ampleur en cours encore aujourd’hui.

Notre dossier : le Conflit au Yémen

LA FRANCE VEND DES ARMES À UNE COALITION COUPABLE DE VIOLATIONS GRAVES ENVERS LA POPULATION

La France a continué ses livraisons de matériels de guerre (véhicules blindés de combats, intercepteurs maritimes, artillerie, missiles, matériel de ciblage équipant les avions de chasse saoudiens, etc.) à l’Arabie saoudite et aux EAU, malgré le fait qu’ils puissent être utilisés pour commettre ou faciliter des crimes de guerre par la coalition. La France a vraisemblablement continué à livrer des munitions et à assurer la maintenance de matériels bien qu’ils soient engagés au Yémen, à l’exemple de chars Leclerc. La France a aussi fourni une assistance technique sur les Mirages 2000-9 émiriens utilisés dans le cadre du conflit.

Il semble aujourd’hui incontestable que la France ait eu connaissance des violations par les différentes parties au conflit yéménite. L’attitude de la France est plus grave encore du fait qu’elle a obligation au regard du droit international, même si elle n’est pas partie au conflit en cours, de faire respecter les conventions de Genève en toute circonstance, et de s’abstenir d’assister la commission de violations du droit international humanitaire.

Les violations du droit humanitaire par la coalition ont eu lieu de façon « généralisée et systématique » depuis le début du conflit selon les Nations unies : attaques de civils et de biens civils (bombardements de marchés, hôpitaux, commerces ou écoles), conséquences tragiques du blocus sur les civils et utilisation d’armes prohibées telles que les bombes à sous-munitions.

Comprendre : Qu’est-ce qu’une bombe à sous-munitions ?

DOUBLE DISCOURS ?

Si la France assure qu’elle applique une politique de contrôle de ses exportations d’armement rigoureuse, elle a pourtant bien accordé en 2016 des licences à des entreprises françaises pour la fourniture de matériels de guerre – et assimilés – à l’Arabie saoudite, pour un montant de plus de 19 milliards d’euros. Côté Émirats arabes unis, c’est un montant de 25,6 milliards d’euros de licences qui a été octroyé par la France.

Le gouvernement français continue à autoriser la signature de nouveaux contrats, tels que récemment, la vente annoncée de corvettes Gowind 2500 aux EAU ou la fourniture de patrouilleurs de type Combattante FS56 à l’Arabie saoudite. Il existe pourtant un risque de voir ce type de navires engagés dans le blocus naval des ports yéménites par la coalition, contribuant ainsi à la sanction collective imposée à la population civile yéménite.

Si la responsabilité de l’actuelle catastrophe humanitaire au Yémen incombe avant tout aux forces gouvernementales et aux pays de la coalition ainsi qu’au mouvement houthi et à ses alliés, les fournisseurs d’armes aux belligérants, tels que la France, endossent également une responsabilité morale, politique et légale pour les conséquences dramatiques liées à l’usage qui en est fait.

Lire aussi : Crimes au Yémen, la France complice ?

OPACITÉ, MANQUE DE CONTRÔLE ET DÉFICIT DÉMOCRATIQUE

Il existe un manque considérable de transparence de la part des autorités françaises dans les exportations et ventes d’armes autorisées par la France. Les délibérations de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre(CIEEMG), chargée d’examiner les demandes de licences, sont absolument confidentielles.

En termes de transparence, la France fait aujourd’hui le strict minimum. Si le Ministère des Armées remet chaque année un rapport sur les exportations de la France au Parlement, ce document n’apporte aucune information exhaustive et détaillée sur les types d’armes fournies, en quelle quantité, pour quel type de destinataire et quelle utilisation finale. Ce rapport ne permet absolument pas de s’assurer que la France respecte ses obligations internationales relatives au TCA et à la Position commune. Il est impératif que le Parlement débatte des ventes d’armesfrançaises et exerce un contrôle sur celles-ci.

Le rapport au Parlement ne permet même pas de savoir si la France a refusé d’autoriser des exportations d’armements vers l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes unis en raison du risque d’utilisation dans le conflit yéménite. Il est impossible de savoir non plus si des licences octroyées avant le début du conflit ont été suspendues ou annulées depuis avril 2015. La poursuite des livraisons permet d’en douter. Les dispositions du code de la Défense permettant de revenir sur des licences accordées sont un outil essentiel pour garantir le respect, par la France, de ses engagements internationaux malgré des changements de contexte dans les pays importateurs.

En avril 2015, un embargo sur les armes aux rebelles houthis est voté par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Aujourd’hui, la coalition menée par l’Arabie saoudite continue par contre de recevoir des livraisons d’armements, entre autres, de la part du Royaume-Uni, des Etats-Unis et de la France. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unies étant les deux principaux pays engagés dans le conflit, l’avis juridique porte sur ces deux pays.

Lire aussi : Yémen, tout savoir sur les ventes d’armes françaises

Document
Etude juridique du Cabinet Ancile : Transfert d’armes de la France dans le cadre du conflit au Yémen
Le cabinet ANCILE Avocats a été mandaté par les ONG Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et Amnesty International France afin de rendre un avis juridique relatif aux transferts d’armes de la France dans le cadre du conflit au Yémen, à compter d’avril 20151 jusqu’à la période actuelle.
Publié le 20.03.2018
 

La mnière dont médiaprt nous présente l’affaire sarkozy est encore un leurre

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L’inconvénient quand un média  comme Mediapart, dont on peut soupçonner les liens avec quelqu’un comme Soros, voir selon les affirmations de Mitterrand avec la CIA, c’est la manière dont un dossier est déformé. le travail d’investigation a pu certainement bénéficier d’aides  qui cherchent le contrefeu et que ne soit pas trop fouilé le fond à savoir la politique africaine.

Certes il est dans les habitudes des dirigeants de droite français d’aller avec la francafrique chercher auprès des dictatures, qu’elle entretient et dont elle assassine les opposants, l’argent de leur campagne électorale, mais le scandale n’est pas seulement dans cette pratique bien connue. Il réside dans ce dont il n’est pas question à savoir la manière dont Sarkozy a violé le mandat de l’ONU à la fois pour ses alliés américains, pour ceux du Qatar et peut-être pour ses intérêts personnels. Les alliés américains n’ont cessé de prendre pied en Afrique et de laisser la gestion des armes à la France tout en mettant la main sur les ressources. Ce qui les gênait avec Khadafi n’était pas le fait qu’il soit un dictateur, mais bien qu’il prétende financer l’indépendance africaine et la souveraineté du continent et de ses Etats sur les colonialistes et néo-colonialistes. A ce titre Khadafi reste unanimement regretté par les Africains.

le rôle de BHL est exemplaire dans ce cas puisque ce pseudo intellectuel en fait ne défend partout que les intérêts de la CIA qu’il prétend être ceux d’Israël, ce qui a le mérite d’effacer le rôle des Etats-Unis derrière le vassal haÏ. Quant à la France, Hollande a lui-même reconnu les attentats ciblés. ON sait que c’est grâce à des se’rvices spéciaux française que Khaddafi a été arrêté, empalé et exposé d’une manière ignoble… Le service est allé très loin dans l’ignominie et biern au-delà de tout mandat de l’ONU d’aide aix rebellesface à un hypothétique massacre dont mles menaçait khaddafi. C’est un scénario qui a beaucop servi et que l’on retrouve en Syrie, mais cette fois la Russie et la Chine instruites par la libye refuseront de laisser les mains libres à l’occident, à la France en particulier.

Quant au Qatar et aux autres pays arabes fondamantalistes, il y avait déjà leurs protégés terroristes pour détruire « les printemps arabes » autant que la main mise sur les gisements pétroliers.
Que là-dessus Sarkozy ait voulu effacer l’ardoise de sa dette auprès de Khadaffi est possible. Il y a bien des choses qui vont dans ce sens y compris l’affaire des infirmières bulgares du côté de Benghazi et l’envoi de Cecilia. mais c’est l’anecdote par rapport aux immenses conséquences de cette expédition.

Pourtant c’est cet angle là , celui du méchant dictateur, des pseudo-droits de l’homme débouchant aujourd’hui sur le drame de milliers de réfugiés morts en mer, vendus, battus, l’instabilité entretenue dans l’Afrique du nord, que mediapart achoisi d’exploiter.

Mais puisque nous sommes dans un Congrès extraordinaire du PCF, il serait peut-être temps de considérer le rôle’ réel joué par ce parti dans l’opinion publique française, et qui de fait ne contredit pas le pilonnage de toutes les autres forces politiques, de l’extrême-droite au PS et de tous les médias de l’époque.

Le PCF qui avait pourtant fait au niveau de l’assemblée nationale une excellente intervention, mais qui n’avait pas eu à voter puisque selon l’article 35 de la Constitution, il s’agissait d’un simple point d’information, entérine de fait auprès de ses militants l’opinion commune sur les « rebelles » qu’il faut soutenir et le mpéchant dictateur. . parce que, en dehors de cette intervention dont il n’a pas été fait éta,  sinon d’une manière allusive, dans l’humanité, l’orientation a été totalement différente. Il n’y a pas eu de  manifestation contre la guerre, mais sur le plan idéologique un soutien enthousiaste aux rebelles qui étaient déjà pourtant clairement totalement infiltrés par Al qaida. Au  niveau de ses dirigeants et de ceux de l’humanité, il a été  choisi l’angle d’attaque de médiapart et donc celui de BHL et du PS. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore les militants du PCF croient avoir eu une position juste puisqu’ils ont vagument mis en garde contre l’engrenage de la guerre (tout en proposant comme jacques Fath d’armer les rebelles, on retrouve le même thème en Syrie) . L’essentiel à leurs yeux n’est-il pas une fois de plus de dénoncer les dictateurs en ignorant totalement les enjeux impérialistes.

Voilà comment on a désarmé pour hier et aujourd’hui les militants du PCF et ça continue plus que jamais au plan international et ça va probablement culminer au moment des européennes où on va nous proposer des alliances avec des gens qui sont pour la politique de l’UE, voir ceux qui l’appliquent avec zèle comme tsipras en refusant l’alliance avec les partis communistes européens qui eux se battent contre cette politique non sans succès. le tout sanctifié par une référence à l’union de la gauche…

danielle Bleitrach

 

LIBYE : L’HISTOIRE ET L’ANECDOTE par Danielle Bleitrach

voici le texte que j’écrivais en aout 2011 et pour lequel, un parmi d’autres la direction du PCF me considérait comme une « amie des dictateurs ». A la même époque le PCF n’a pas eu à voter ni pour ni contre l’expédition, vu que selon l’article 35 de la Constitution, l’expédition n’excédant pas quatre mois il n’y a pas eu de vote. Le PCF a mis en garde contre « la logique de guerre » tout en dénonçant comme les autres Khaddafi et soutenant les vertueux rebelles. Jacques fath proposait de distribuer des fusils aux vertueux rebelles et l’Humanité consacrait un numéro dédié à la jeunesse à la gloire des rebelles de Benghazi. En revanche à l’assemblée nationale le député des hauts de seine Roland Muzeau faisait un excellent discours qui n’a eu droit qu’à quelques lignes dans l’humanité.  (note de danielle Bleitrach)

source :  histoireetsociete le août 30, 2011

Nous avons droit tous les jours à des bulletins de victoire vantant les « rebelles »,  les protégés de l’Occident en Lybie, proclamations assorties  de reportages sur les horreurs et la richesse du « régime ». Que faut-il en penser ? Khadafi ne me paraît ni mériter le halo révolutionnaire dont le parent ceux qu’indigne légitiment la croisade otanesque ni être pire que certains alliés de l’occident. Malgré ses revirements récents ce qui lui est reproché n’est ni sa mégalomanie, ni sa propension à réserver à son clan les richesses, mais bien de ne pas être un vassal fiable. En outre depuis le faux charnier de Timisoara, je suis  sceptique quand les médias me découvrent des crimes d’un système qu’ils veulent condamner. Bref nous sommes en pleine « représentation » une fiction montée pour nous convaincre des raisons que nous avons d’être là, parce que hors champ, il y a non seulement l’essaim des caméras occidentales, mais les bombardements et les forces spéciales qui ouvrent le passage  aux insurgés. Qui sont-ils ? Bien des questions subsistent par rapport au triomphalisme ambiant, par exemple comment une caravane de voitures blindées emportant plus d’une trentaine de personnes dont des blessés et de nombreux enfants ont-ils pu se rendre à un poste frontière en Algérie sans que nos merveilleux drones ne les repèrent? Certes il y a 1000 km de frontières avec l’Algérie et bien d’autres pays susceptibles de servir de bases arrières. Mais passons, j’ai décidé que ce blog serait consacré à l’Histoire au présent, celle qui est en train de se faire sous nos yeux. Je ne suis pas sûre, je suis même sûre du contraire, que les images, les commentaires, dont nous sommes abreuvés relèvent de l’histoire au présent, ce n’est que de l’anecdote.

Le pillage pétrolier a un besoin urgent de reconnaître un propriétaire libyen avec qui traiter les affaires. Donc le problème est politique. D’où la traque parce que quand dans cet immense pays si on n’arrive pas à mettre la main sur celui qui détient plus ou moins encore le pouvoir ça fait désordre. La logique voudrait même que l’on expose la tête de Khadafi et de ses fils pour l’édification des autochtones.  Mais au-delà de cette « urgence »,  personne, je dis bien personne n’est aujourd’hui capable de prévoir quel type de développement, quel système politique va s’installer durablement en Libye comme d’ailleurs dans tous les pays où se déploie la geo-stratégie occidentale.

Les pays impérialistes, ce qu’on appelle l’Occident, ont choisi à travers cette expédition de Libye de mettre la main sur les richesses du sous-sol et à ce titre les vainqueurs d’aujourd’hui risquent fort d’être divisés demain, à commencer par les compagnies pétrolières et donc leurs poulains sur le terrain, mais le fond de l’affaire, ce qui donne un poids historique à cette minable expédition de l’OTAN est la volonté hégémonique, un contrôle sur un processus de transformation, celui des printemps arabes. Il s’agit certes de piller le pétrole mais il y a plus. L’impérialisme, l’occident en crise, lie son avenir à une intervention directe et militaire de plus pour imposer à l’Afrique, au proche-Orient, à l’Asie un mode de développement et un système politique baptisé démocratie.

C’est à ce titre que l’affaire libyenne présente un intérêt historique. Nous avons eu l’amorce d’un mouvement de transformation populaire en particulier en Tunisie et en Egypte. Mais très rapidement on peut dire que tout qui s’est développé depuis a été plus ou moins repris en main, manipulé, à partir de problèmes réels, par un impérialisme occidental en perte de vitesse et qui ne veut pas renoncer à imposer ses orientations à l’ensemble de la planète.

La domination occidentale ne se contente pas d’être impérialiste, d’exploiter, de piller, elle prétend définir un modèle universel, un ordre économique mondial. Il y aurait pour les peuples la nécessité de s’y conformer. C’est d’ailleurs ce que reflète la propagande occidentale déversée dans nos médias et ce qui est remarquable c’est à quel point malgré l’évidence des faits, cette idéologie, cette représentation de l’humanité, du rôle de « guide » joué par les économies et les « démocraties » occidentales ne sont jamais remises en cause. Est-ce que cela va durer? Alors même que notre système fait eau de toute part, que nous sommes contraints de l’imposer par des bombardements et des occupations militaires, pas le moindre doute ne semble effleurer non seulement les commentateurs mais pour une bonne part la population de nos pays. Il y a dans cet aveuglement collectif quelque chose de stupéfiant et qui là encore mérite analyse. Voici plusieurs siècles que nous avons convaincu une bonne partie de la planète et nous-mêmes que nous étions synonymes de progrès et que notre mode de développement autant que nos valeurs étaient universelles. C’est peu de dire que l’ensemble est menacé d’effondrement et que acculés nos gouvernants sont contraints à faire la démonstration par les armes de l’excellence de notre modèle tout en jouant sur l’attrait consumériste que nous inspirons, quitte à voir toujours plus d’immigrés et de naufragés aborder nos côtes.

Si l’on considère pourtant que partout  les peuples protestent, tentent de trouver les chemins de leur propre développement parce que celui-ci a été impulsé dans la dépendance et de ce fait maintenu dans des formes archaïques par les effets de la colonisation, de la néo-colonisation puis de la mondialisation financiarisée, celle des grandes compagnies, il y a là au moins une contradiction qui n’est pas prête d’être résolue. Si l’on considère que ce rachitisme auquel ont été condamnées un grand nombre de civilisations a permis de nourrir l’essor de la domination occidentale, on devrait mesurer à quel point la prétention que nos gouvernants manifestent de poursuivre leur oeuvre civilisatrice est pour le moins extraordinaire, surtout si l’on tient compte des difficultés auxquelles nos propres peuples sont confrontés.

Ce qui apparaît c’est que partout où l’on a voulu installer au forceps ce modèle à la fois économique néo-libéral et démocratique le résultat est assez catastrophique et paraît avoir bloqué toute tentative de partir de ses propres aspirations et traditions pour aboutir à un système politique original, c’est pour cela que si je suis incapable de dire quand Khadafi sera ou non attrapé, vivant ou mort, quelle sera la faction qui l’emportera mais je puis vous assurer que rien ne sera réglé pour autant et que nous entrons ici comme ailleurs dans un processus complexe avec une issue qui risque fort d’être inappropriée.

Depuis quelques jours, alors même que la crise amorcée en 2007 est de plus en plus grosse de menaces, que tombent les chiffres du chômage, ceux des inégalités en France, l’aggravation de la pauvreté, tandis que se succèdent les bulletins de victoire en Libye, je suis hantée par ce texte de Salluste décrivant la lutte du prince berbère Jugurtha contre Rome et ce qui se passa dans la ville impériale. Voici ce que dit Salluste : «  J’entreprends d’écrire l’histoire de la guerre que le peuple romain a faite à Jugurtha, roi des Numides. D’abord, parce qu’elle a été cruelle, sanglante, marquée par bien des vicissitudes. Ensuite parce qu’elle est devenue le point de départ de la lutte contre la tyrannie des nobles, lutte qui a bouleversé toutes choses divines et humaines et mis un tel délire dans les esprits que seuls la guerre et le ravage de toute l’Italie ont pu mettre fin à ces fureurs civiles. »

Danielle Bleitrach