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SYRIE: FERMETÉ D’ANKARA CONTRE WASHINGTON, APPEL DE GROUPES KURDES AU MONDE

Cet article de Capital peut être lu entre les lignes. Les Etats-Unis n’ont pas l’habitude de se laisser menacer ainsi, une conversation entre eux et les turcs a-t-elle de fait donné le feu vert. Les kurdes en appellent au monde indigné devant la manière dont leur lutte contre daech est payée. Notons que la partie du kurdistan qui est attaquée est celle où des expériences socialistes et écologistes sont mises en place. (note de danielle Bleitrach)

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Syrie: fermeté d'Ankara contre Washington, appel de groupes kurdes au monde

La Turquie a sommé les Etats-Unis de se retirer d’une ville du nord de la Syrie qu’elle menace d’attaquer dans le cadre de son offensive contre une milice kurde, qui a exhorté la communauté internationale à faire pression sur Ankara.

« Il faut qu’ils (les Etats-Unis) se retirent immédiatement de Minbej », une ville située à une centaine de kilomètres à l’est de la région d’Afrine où Ankara effectue son opération, a déclaré samedi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

Au huitième jour de cette campagne aérienne et terrestre contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) qui préoccupe plusieurs pays occidentaux, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit résolu à « écraser comme un rouleau compresseur » toute menace.

La Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive dans la région d’Afrine (nord-ouest de la Syrie) contre les YPG. Si Ankara qualifie ce groupe de « terroriste », il est l’allié de la coalition antijihadistes qui combat le groupe Etat islamique (EI).

Plusieurs partis politiques kurdes syriens, dont le Parti de l’union démocratique (PYD), aile politique des YPG, ont appelé samedi « la communauté internationale » et « les forces nationales syriennes » à « faire pression par tous les moyens » pour stopper l’offensive d’Ankara.

Une semaine après son déclenchement, l’opération turque, baptisée « Rameau d’olivier », a renforcé les tensions déjà vives entre Ankara et Washington.

Vendredi, M. Erdogan avait menacé d’étendre à Minbej, et plus à l’est, jusqu’à la frontière irakienne, l’offensive actuelle d’Ankara en Syrie, au risque d’entrer en confrontation directe avec les forces américaines.

Dans ce contexte de tensions, la présidence turque a révélé samedi que le conseiller à la Sécurité nationale du président américain H.R. McMaster et le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, s’étaient entretenus vendredi soir au téléphone.

– Relations empoisonnées –

D’après la présidence turque, M. McMaster a « confirmé » à M. Kalin que les Etats-Unis ne fourniraient plus d’armes aux YPG au cours de cet entretien qui s’est déroulé après une autre conversation téléphonique, mercredi, entre M. Erdogan et Donald Trump.

Cette question empoisonne depuis des mois les relations entre ces deux partenaires au sein de l’Otan, Ankara reprochant à Washington de soutenir ce groupe étroitement lié au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui est engagé dans une guérilla meurtrière en Turquie.

Signe du fossé qui s’élargit, les gouvernements turc et américain ont fait des comptes-rendus considérablement divergents de la conversation téléphonique entre MM. Erdogan et Trump mercredi.

Faisant fi des appels des Etats-Unis à la « retenue », M. Erdogan a déclaré samedi que son pays écraserait « comme un rouleau compresseur (…) toutes les organisations terroristes ».

Sur le terrain, les bombardements turcs ont repris samedi, « mais à un rythme moins intensif, en raison du mauvais temps », a déclaré l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

A Azaz, ville située à 20 km à l’est d’Afrine et tenue par des rebelles syriens soutenus par Ankara, les détonations sporadiques de l’artillerie turque se font entendre, selon une correspondante de l’AFP.

– Coût humain –

Une semaine après son déclenchement, plusieurs milliers de personnes ont manifesté en France et en Allemagne pour dénoncer l’opération turque. A Cologne (ouest de l’Allemagne), la police a dispersé un rassemblement de près de 20.000 Kurdes après que des symboles du PKK ont été brandis.

Plusieurs petits affrontements » ont toutefois eu lieu « entre Turcs et Kurdes », sans que de « gros actes de violences » ne soient à déplorer, a indiqué un porte-parole de la police à l’agence de presse DPA.

En France aussi, des manifestations pro-kurdes, d’ampleur plus limitée, ont eu lieu samedi: 2.500 personnes ont défilé dans le centre de Paris derrière une banderole tenue par une demi-douzaine de femmes affirmant que « le fascisme truc d’Erdogan sera enterré à Afrin ».

A Marseille (sud), 2.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées sans incident sur le Vieux-Port. « On a été trahis, on a vaincu Daech, et aujourd’hui la Turquie massacre notre peuple », s’est indigné Sahil Azad, porte-parole du centre démocratique kurde de la ville.

D’après l’OSDH, les affrontements dans la région d’Afrine ont fait depuis samedi plus de 110 morts dans les deux camps et 38 civils ont été tués, pour la plupart dans des bombardements turcs.

L’armée turque, qui dément toute frappe contre des civils, a indiqué que deux de ses soldats avaient été tués samedi, portant le nombre de ses pertes à cinq morts et plus de 40 blessés en à peine une semaine.

Evoquée depuis plusieurs mois, l’intervention turque à Afrine a été précipitée par l’annonce de la création prochaine par la coalition luttant contre les jihadistes emmenée par Washington d’une « force frontalière » incluant notamment des YPG.

Plusieurs pays, dont l’Allemagne et la France, ainsi que l’Union européenne, ont exprimé leur préoccupation face à l’intervention turque qui complique davantage encore la situation en Syrie, où la guerre a fait plus de 340.000 morts depuis 2011.

burx-gkg/mf

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La Chine appelle les autres pays à venir « faire un tour » pour examiner son développement

 CHINE

la Chine ne fermera jamais ses portes au reste du monde et pratique le gagnant- gagnant dans la paix, et elle conseille aux autres pays d’examiner la manière dont elle conçoit son propre développement  avant de lui prêter de sombres desseins tels que les décrits Trump (note de Danielle Bleitrach)

La Chine appelle les autres pays à « faire de l’auto-stop »  face à leur développement à grande vitesse tout en défendant fermement leurs droits et leurs intérêts, a déclaré jeudi une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, .

Les médias ont rapporté que certains responsables américains ont déclaré que la Chine faisait du bon travail pour promouvoir le libre-échange, mais pratiquait en réalité un protectionnisme radical.

La porte-parole Hua Chunying a déclaré que le monde sait quel pays est en train de promouvoir le protectionnisme, en se concentrant sur les intérêts de son pays et en adoptant des tactiques d ‘ »appauvrissement du voisin ».

Les dirigeants chinois ont répété que la Chine ne fermerait jamais sa porte au reste du monde, a indiqué M. Hua, ajoutant que le pays avait pris des mesures pragmatiques pour faciliter le contrôle de l’accès au marché financier à la fin de l’année dernière.

Liu He, un haut responsable chinois qui a récemment participé au Forum économique mondial tenu à Davos, en Suisse, a également expliqué la détermination de la Chine à continuer d’ouvrir et de sauvegarder le multilatéralisme et le système commercial multilatéral, a indiqué Hua.

Liu Il est membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et directeur du Bureau général du Groupe exécutif central pour les affaires économiques et financières.

Résistance avec le Quotidien du Peuple en ligne

 

À Davos, Macron ne tient pas le même discours en français qu’en anglais (et même les Américains ne sont pas dupes)

 Lost in translation.

CLAIRE LE MEN

DAVOS – Un président français à Davos, ce n’est déjà pas fréquent. Alors quand il est la star de l’édition, tout le monde écoute son discours. Le 24 janvier, les chefs d’état et grands patrons réunis au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, ont suivi avec attention son (long) discours.

Sur une cinquantaine de minutes, le président de la République a parlé plus de vingt minutes en anglais, le reste en français. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’i n’a pas tenu le même discours dans les deux langues, comme l’a aussitôt relevé le site américain Quartz« Emmanuel Macron est un président différent quand il parle anglais et pas français » (voir la vidéo en tête d’article).

Comme le montre la vidéo en tête d’article, on ne peut pas complètement leur donner tort. Mister Macron a vanté la « baisse du coût du travail et du capital », la « flexibilité » et une réforme du travail qui réaligne la France sur les standards de l’Allemagne et de l’Europe du Nord: « moins par la loi, plus par le consensus ».

Tandis qu’en français, Monsieur le Président a au contraire insisté sur les enjeux d’une croissance équitable, et la nécessité de se battre pour l’environnement et contre l’évasion fiscale.

 
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Publié par le janvier 28, 2018 dans actualités, Europe, POLITIQUE

 

La Tribune: Un budget 2018 majoritairement considéré comme favorable aux « riches » par Jean-Christophe Chanut

L’enquête exclusive mensuelle BVA-La Tribune montre que la suppression de l’ISF, remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, n’est soutenue que par 36% des Français. Et ils sont seulement 32% à penser que le budget 2018 aura un impact positif sur leur pouvoir d’achat, même si la suppression de la taxe d’habitation est quasi plébiscitée. Mais les différences de jugement sur la politique menée sont considérables selon les catégories socioprofessionnelles.

Rien n’y fait ! Emmanuel Macron est en passe de se voir durablement coller l’image de « président des riches ». Et son intervention, dimanche 15 décembre sur TF1 ne semble pas avoir modifié la donne. C’est, en tout cas, ce que montre l’enquête exclusive mensuelle BVA-La Tribune sur les questions économiques consacrées ce mois d’octobre aux « Français et le budget de la France pour l’année 2018 »*. Un sondage qui indique que certaines mesures du projet de loi de finances 2018, actuellement en discussion devant le Parlement, « passent » très mal. La première d’entre elles, bien entendu, est la suppression de l’ISF remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Une mesure qui a d’ailleurs conduit le quotidien Libération et 120 parlementaires à publier un « appel » au gouvernement à dévoiler l’étude d’impact précise des mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches… D’ailleurs, l’Observatoire des inégalités vient fort opportunément de dévoiler une étude sur les conséquences des nouvelles mesures fiscales sur les foyers les plus aisés.

Si la réforme de l’ISF ne passe pas, celle de la taxe d’habitation est approuvée

Pour sa part, l’enquête BVA-La Tribune montre que la mesure de remplacement de l’ISF par l’IFI n’est soutenue que par une minorité de Français (36%). Si les sympathisants de gauche ne sont que 12% à estimer que la mesure n’est pas si mauvaise (22% des proches du PS et 9% des sympathisants de la France Insoumise), en revanche, sans réelle surprise, cette mesure est davantage soutenue par les proches de la droite (55%) et de La République en marche (LREM) qui sont 61% à l’approuver.

Emmanuel Macron pourra se consoler avec le soutien apporté par les Français à d’autres réformes. Ainsi, la suppression progressive de la taxe d’habitation (TH) pour 80% des ménages va « dans le bon sens » pour 62% des Français. Une mesure qui séduit encore plus à gauche (58%) ainsi que les employés (64%) et les ouvriers (80%). Quoi de plus normal, puisque cette suppression de la TH est destinée à soulager le portefeuille des moins aisés. Simplement, sur trois ans, cette mesure va coûter 10 milliards d’euros à l’Etat… Il faudra bien les trouver, d’une façon ou d’une autre.

La baisse progressive de l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 26% est également bien accueillie, 72% des Français estimant que c’est plutôt une bonne chose.

En revanche, là aussi sans réelle surprise, la hausse prévue des taxes sur le carburant ne va dans le bon sens que pour 27% des Français. Et, bien entendu, elle est même considérée comme une mauvaise nouvelle par 78% des personnes vivant au sein de foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1.500 euros.

50% des Français estiment que les mesures vont améliorer l’économie

Mais les Français semblent résignés et même faire preuve d’une certaine abnégation. En effet, pour 50% des Français, les différentes mesures prévues dans le budget permettront d’améliorer la situation économique de la France, contre 47% qui ne le pensent pas. Ainsi, les Français reconnaissent une certaine pertinence aux mesures prises par le gouvernement pour relancer l’économie nationale. Mais seuls 28% juges que ces mêmes mesures vont permettre d’améliorer les conditions de vie des Français.

D’ailleurs, ils ne sont que 32% à croire que, in fine, le nouveau budget aura un impact positif sur leur pouvoir d’achat. Si 65% des sympathisants LREM le pensent, cette idée est nettement minoritaire dans les autres familles politiques. Ainsi, ils ne sont que 18% à le croire à gauche, 32% à droite et 17% au Front national.

Des mesures très clivantes selon la cétégorie socioprofessionnelle

Il est également clair que selon la classe sociale à laquelle les Français ont l’impression d’appartenir, l’impact pressenti des mesures sur le pouvoir d’achat sera différent. Ainsi, si seulement 18% des Français, se rattachant aux classes populaires, estiment que le nouveau budget sera positif pour leur pouvoir d’achat, cette proportion monte à 30% chez les Français des classes moyennes modestes, 39% auprès des Français des classes moyennes supérieures et… 59% chez ceux considérant qu’ils appartiennent aux classes privilégiées.

La politique menée par le gouvernement apparaît donc comme extrêmement clivante, non seulement par « famille politique » mais aussi selon la catégorie socioprofessionnelle.

Ainsi, globalement, au-delà des seules mesures budgétaires, si 46% des Français estiment que la politique menée actuellement est bonne, 49% pensent l’inversent. Mais, dans le détail, les opinions sont nettement plus tranchées. Sans surprise, 86% des sympathisants LREM considèrent que la France est sur le bon chemin. Mais il n’y a plus que 22% des personnes penchant à gauche qui jugent la politique menée « bonne ». Ils ne sont que 10% du côté de la France Insoumise, alors que les proches du PS sont presque une moitié (49%) à avoir ce sentiment.

A droite, 60% estiment que cela va plutôt dans le bon sens, soit 66% des proches du parti Les Républicains et… 21% des proche du FN.

Et, bien entendu, la part des « bonnes opinions » est plus élevée chez les cadres (60%), les retraités (55%) et les personnes vivant au sein de foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3.500 euros (53%) que chez les employés (38%), les ouvriers (18%). Et 71% des Français ayant le sentiment d’appartenir aux classes privilégiées jugent la politique menée « bonne », contre 60% de ceux se rattachant aux classes moyennes supérieures, 41% chez ceux des classes moyennes modestes et, enfin, 27% chez ceux des catégories populaires.

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* Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1.215 personnes du 16 au 17 octobre 2017.

 
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Publié par le octobre 19, 2017 dans actualités, POLITIQUE

 

Fabien Roussel « La suppression de l’ISF, c’est nous qui la payons »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AURÉLIEN SOUCHEYRE
MERCREDI, 11 OCTOBRE, 2017
L’HUMANITÉ
«	Il faut supprimer le verrou de Bercy et, enfin, donner ces dossiers d’évasion fiscale à la justice.	» Guillaume Clément

« Il faut supprimer le verrou de Bercy et, enfin, donner ces dossiers d’évasion fiscale à la justice. » Guillaume Clément

La commission des Finances de l’Assemblée nationale a démarré hier l’examen du projet de loi de finances pour 2018. Le député PCF Fabien Roussel dénonce un allègement sans précédent de la fiscalité sur le capital.

Un premier budget est souvent une étape décisive, qui donne le ton d’un quinquennat. Que nous dit celui du gouvernement ?

Fabien Roussel C’est un budget au bonheur des riches, fait par les riches et pour les riches. Les cadeaux cumulés aux familles les plus fortunées et à ceux qui vivent de la financiarisation de l’économie atteignent 12 milliards d’euros. C’est la première fois qu’un gouvernement présente un budget qui allège autant la fiscalité sur le capital. L’idée défendue est que, plus les riches sont riches, plus il y a d’investissements. Sauf que cela ne s’est jamais vérifié. Le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy, en 2008, n’a créé ni emplois, ni investissements. Cette année, en allégeant la fiscalité sur les dividendes et sur la spéculation, le gouvernement va favoriser encore plus l’économie qui ne produit rien, qui détourne les richesses de l’économie réelle. Ce budget est, au final, l’inverse de ce dont le pays a besoin, alors que 15 % de la population, soit 9 millions de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté, en France.

Le gouvernement estime qu’il s’agit d’un budget du pouvoir d’achat…

Fabien Roussel Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, aime bien expliquer ce que chaque foyer va gagner. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est ce que chaque citoyen va perdre avec le déremboursement des médicaments, avec la hausse de tarification des mutuelles, avec des soins dans des cliniques privées puisque 4,2 milliards d’euros seront économisés sur l’assurance-maladie et 1,5 milliard sur les hôpitaux publics. Il ne dit pas non plus, avec la baisse de 13 milliards d’euros sur cinq ans des dotations aux collectivités, ce que chaque citoyen va devoir payer en plus dans la vie de tous les jours et ce qu’il subira avec la casse des services publics. À tout cela s’ajoutent la baisse des APL, la hausse du diesel, le 1,8 milliard d’euros de crédit en moins pour le logement social, selon les bailleurs, la hausse de la CSG non compensée pour tous les retraités au-dessus de 1 200 euros de pension par mois… il y a une grande duperie derrière ce budget. Dans les mois qui viennent, chacun pourra juger que la suppression de l’ISF, c’est nous qui allons la payer.

L’ISF ne fait-il pas fuir les capitaux ?

Fabien Roussel Le gouvernement le prétend. Mais ce que veulent les propriétaires de ces capitaux, c’est payer zéro impôt. L’évasion fiscale existe même dans les pays à faible fiscalité. La question n’est pas là. Les ménages français détiennent d’ailleurs 300 milliards d’euros dans des paradis fiscaux, soit 15 % du PIB de la France. La seule solution pour dissuader les tricheurs, c’est de les condamner fermement et de respecter la loi, de la même manière que pour n’importe quel citoyen. Il faut supprimer le verrou de Bercy et, enfin, donner ces dossiers à la justice. Un contrôleur des impôts rapporte en moyenne 7 fois son salaire. Mais, au lieu d’embaucher des juges et des inspecteurs, l’exécutif supprime des postes aux douanes et à Bercy. Gérald Darmanin a même annoncé que la cellule de régularisation fiscale sera close au 31 décembre 2017. Je reste convaincu que tout le monde doit contribuer à l’impôt à hauteur de ses revenus, pour nos hôpitaux, nos écoles, nos routes… À l’inverse, le gouvernement propose un budget du chacun-pour-soi, qui incite à la compétition plutôt qu’à la coopération et à la solidarité.

Quelles sont vos propositions ?

Fabien Roussel Nous allons proposer un contre-budget, avec une hausse de l’ISF, un impôt sur le revenu plus progressif avec plus de tranches et des moyens contre la fraude fiscale, qui coûte chaque année l’équivalent de notre déficit. Il est possible de rééquilibrer le budget sans austérité et nous allons en faire la démonstration. On change alors complètement de logique vis-à-vis de la dette et on peut relancer la machine économique. Nous allons nous appuyer sur l’exemple portugais, dont le gouvernement a refusé il y a deux ans l’austérité prônée par la Commission européenne. Ils ont fait le pari de la relance des services publics, de la hausse des pensions, d’un soutien réel au pouvoir d’achat, et ils sont sortis de la zone rouge. Notre contre-budget sera celui de la répartition des richesses.

Journaliste
 
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Publié par le octobre 17, 2017 dans actualités, Economie, POLITIQUE

 

Après le PS, le PCF, les syndicats…

mélenchon redoute une «victoire de Macron par KO». Jean-Luc Mélenchon s’est dit déçu lundi, sur son blog puis au 20 heures de TF1, de la manière dont les syndicats conduisent le mouvement social contre les ordonnances modifiant le Code du travail.

Après s’être donné l’objectif très mitterrandien de détruire le PCF, et celui de se mettre à la place du PS, comme son modèle s’était substitué à la SFIO déconsidérée, le leader des insoumis voudrait-il détruire les syndicats pour qu’il n’y ait plus que lui et son mouvement dont il se veut le ciment avec quelques lieutenants du même acabit?

En effet, il a rappelé avoir demandé «aux syndicats de prendre l’initiative» après avoir lui-même réuni des dizaines de milliers de partisans place de la République à Paris le 23 septembre, le chef de file de la France insoumise a jugé «la suite (…) bien décevante». «Car de ce leadership, que sort-il ? Fort peu. À vrai dire: rien», a estimé le député dans une note postée sur son blog.

C’est vraiment extraordinaire cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. Est-ce que les acquis des routiers, des dockers et d’autres qui ont de fait créé une brèche dans le code du travail sont moins importants que le nombre de marcheurs du 23 septembre? Qu’ont-ils obtenu? je ne rentrerai même pas dans le ridicule des chiffres qui ose comparer une manif parisienne dont les médias ont pris pour une fois pour argent comptant les chiffres fournis par les organisateurs et des manifestations qui ont eu lieu partout jusque dans les petites villes moyennes. Non je sais que cela n’est pas suffisant et que toute la question est comment faire monter un mouvement à la hauteur de ceux qui effectivement pensent que Macron est le président des riches.

Si nul ne peut nier que la période soit difficile et que se battre mobilise encore les plus déterminés, en quoi vos  propos irresponsables s aident à repousser une victoire par K.O. Certes rarement on vit partis et dirigeants de ces partis dans un aussi piètre état, la médiocrité, les petites rivalités et les capacités d’autodestruction sont déchaînées, c’est sans doute cette situation comme celle de la répression systématique du monde du travail, la peur qui pèsent lourdement sur le combat. Mais vos propos, comme ceux de Macron lors de sa prestation télévisé prouve à quel point les nouveaux mouvements ont engendré de l’arrogance et peu de vision de la réalité de ce qu’affrontent « les derniers de cordée », comment il est tenté non de les convaincre mais de les apeurer. Et vous en rajoutez bêtement mais avez-vous tant de mépris ?

Voulez-vous vraiment être celui que l’on flatte et que l’on transforme en opposant officiel parce qu’il apparaît comme le destructeur des forces organisées et  le diviseur d’un monde du travail qui a besoin d’unité plus que de conseilleurs.

Franchement, je suis convaincue de la nécessité de cette unité et nous avons tous besoin de penser aux conditions de sa réalisation, personne n’a le secret mais je suis à peu près sûre que votre sortie ne la construit pas.

danielle Bleitrach

PS. je ne sais ce qu’il faut réellement en penser, mais il semble que  sans nation builder melanchon et macron qui ne pouvaient pas s’appuyer sur une organisation déjà bien implantée n’auraient pu arriver aux résultats obtenus. L’outil permettant une mise en branle direct des « cellules » locale voire des individus sans « sections » ni « Federation »… Il suffit la d’un candidat et d’une équipe de campagne réduite pour faire le boulot… On comprend mieux ainsi pourquoi cet outil intéresse tant certains dirigeants et élus de toute obédience, mais comme on peut voir celui qui est élu par ce système (trump aux Etats-Unis a également utilisé les services d’une telle officine) semble à terme manquer d’un certain contact avec la réalité…

 

Capital: En fin de cordée, les retraités…

PLUS DE 6 MILLIONS DE RETRAITÉS PÉNALISÉS PAR LES RÉFORMES FISCALES EN 2018

Plus de 6 millions de retraités pénalisés par les réformes fiscales en 2018
Getty/Westend61

Un rapport parlementaire fournit des détails sur l’impact de la hausse de la CSG et de l’exonération de taxe d’habitation sur les retraités. En 2018, le nombre de perdants est plus élevé qu’on pouvait le penser…

Voilà des chiffrages qui devraient intéresser bon nombre de retraités… dans un rapport annexé au projet de loi de finances, le rapporteur du budget à l’Assemblée a estimé le nombre de retraités qui seront pénalisés par les réformes fiscales voulues par Emmanuel Macron en 2018. Jusque-là, l’exécutif avait communiqué sur le fait qu’il y aurait environ un tiers de perdants.Mais l’an prochain, ils seront en fait beaucoup plus… Explications.

Côté pile, la hausse de 1,7 point de la CSG va alourdir la fiscalité d’environ 7 millions d’entre eux, selon l’auteur. Il s’agira des personnes dont le revenu fiscal de référence (inscrit sur l’avis d’impôt) est trop élevé pour bénéficier du taux réduit de CSG. Ce seuil est actuellement de 14.375 euros pour une personne seule et de 22.051 euros pour un couple. Il devrait être revalorisé au 1er janvier, nous a indiqué Bercy, sans plus de détails pour le moment.

Côté face, l’exonération de taxe d’habitation, qui fera office de compensation pour certains d’entre eux puisqu’elle est censée profiter à 80% des ménages. Elle jouera, en effet, jusqu’à 27.000 euros de revenu fiscal de référence pour une personne seule (et même, partiellement, jusqu’à 28.000 euros), ou 43.000 euros pour un couple (45.000 euros avec le lissage).

>> A lire aussi : Retraités, ce que vous coûtent les reports de revalorisation des pensions

Du côté des retraités, cela devrait alléger voire annuler la note de 4,5 millions de personnes. Mais, petite subtilité : alors que la hausse de la CSG entrera en vigueur dès le 1er janvier prochain, l’exonération de taxe d’habitation n’interviendra qu’en 3 temps : pour les personnes concernées, elle sera diminuée de 30% en 2018, de 65% en 2019 puis de 100% en 2020.

Du coup, en 2018, 6,4 millions de retraités seront perdants. Parmi ceux qui subiront la hausse de la CSG, seuls 600.000 seront compensés intégralement par la baisse de la taxe d’habitation, tandis que 3,9 millions ne le seront que partiellement. En 2019, on décompterait 4,5 millions de retraités pénalisés, dont 2 millions bénéficiant d’une compensation partielle via la taxe d’habitation. En 2020, le nombre de retraités voyant globalement leur impôt augmenter atteindrait encore 3,2 millions, dont 700.000 compensés partiellement, plus les 2,5 millions qui subiront la hausse de la CSG, sans bénéficier d’aucun geste sur leur taxe d’habitation.

Attention, ces chiffrages ne prennent en compte que ces deux mesures. Or d’autres réformes auront un impact sur le pouvoir d’achat des retraités. Par exemple, la mise en place de la taxe à 30% sur les revenus du capital modifiera la donne pour ceux ayant une épargne conséquente, tandis que la limitation de l’impôt sur la fortune à l’immobilier allégera la note de certains gros contribuables. La hausse de la fiscalité écologique touchera, par ailleurs, le budget “énergie” de tous les ménages.

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Publié par le octobre 17, 2017 dans actualités, POLITIQUE, SOCIETE