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ENVIRONNEMENT: monsieur Hulot ou les vacances d’une cause…

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes debout et costume

Jusqu’où monsieur Hulot qui devait être la garantie de ce gouvernement se commettra-t-il ? En devenant  l’illustration pathétique de la duperie du « renouveau politique »  et de ce que l’on peut attendre de l’opération Macron… Y compris en matière de défense des « accords de Paris » face à cette grosse brute de Trump ?  le voici sur la tribune du défilé du 14 juillet …

Il n’y a pas que sur la tribune du défilé du 14 juillet où il est mal entouré…

Dans son ministère , Hulot est encadré par une cadre de Veolia et un politicien néo-libéral

« Le remaniement gouvernemental a imposé au ministre Hulot deux secrétaires d’Etat au pedigree bien peu environnemental : Mme Poirson a été une responsable de Veolia en Inde, société qui a reçu le prix Pinocchio désignant les multinationales aux mauvaises actions environnementales. M. Lecornu est un jeune politicien proche de Bruno Le Maire, et sans intérêt connu pour la question écologique. »

Source : REPORTERRE

 

Autre fait récent : Hulot a cédé sur les perturbateurs endocriniens

« Les gouvernements européens ont adopté le 4 juillet une définition commune des perturbateurs endocriniens. Cela a été possible par le changement de pied de la France : alors que Mme Royal avait bloqué ce texte aux garanties insuffisantes, M. Hulot a cédé. Les dispositions adoptées sont critiquées par les écologistes. La bataille se portera au Parlement européen. »

Source : REPORTERRE

Est-ce qu’il s’agit d’une chute aux enfers du populaire écologiste ? Macron et son système l’auraient en quelque sorte corrompu? Les choses ne sont pas si simple et ce n’est sans doute pas un hasard si Nicolas Hulot a accepté de participer à ce gouvernement. Et  le personnage témoigne sans doute de la manière dont médias, popularité et lutte écologique font mauvais ménage. Il en est de Nicolas Hulot comme de l’ensemble des orientations de ce gouvernement, nous faire passer pour des nécessités -faute de quoi c’est la catastrophe imminente- pour favoriser les profits et seulement les profits. La quasi totalité des  médias français (et bien-sûr de BFMTV, le parrain) sont là pour nous faire croire à leur sainteté…Mais ils ne parlent que très rarement du fait que  l’actuel Président de la République, élu avec un record d’abstentions,  a perdu depuis son élection plusieurs points dans les sondages et est exactement au même niveau de popularité qu’un certain François Hollande le 14 juillet 2012. Il y a quelque chose de rassurant dans la conscience qu’ont une majorité de Français d’avoir été dupés, si ce n’est que le scepticisme peut n’être que dégoût faute d’une perspective politique de rassemblement. Pour le moment il n’y a que division et combat médiatiques de petites ambitions. 

La vertu chancelante de monsieur Hulot…  

En 2012, déjà le Nouvel observateur relevait le fait que celui qui avait pensé à se présenter à la présidentielle avait des intérêts commun avec les bénéficiaires de la marque Ushuaïa possédée par TF1. Déjà à cette époque monsieur Hulot avait affirmé avoir rompu les liens. C’était un mensonge. Le canard enchaîné a récemment  dévoilé la réalité des petits arrangement du ministre.

Jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts.

Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros). Au-delà de l’argent, la réactualisation des statuts de la société en juin dernier interroge: Eole a désormais pour objet « la promotion (…) de l’image de Nicolas Hulot », mais également le « conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes » ou « l’animation de conférences ». Un potentiel conflit d’intérêts? Le ministre dément: « Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants. Toutes les recettes d’Eole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteurs sur des livres ». Nicolas Hulot a tout de même du démissionner de la tête de sa société sur conseil de l’Elysée, d’après le Canard Enchaîné. Le 16 mai dernier, il a abandonné la gérance d’Eole et transformé la SARL en société par actions simplifiées. Mais il continue d’en percevoir les dividendes.

Des shampoings pas vraiment écolos…

Ironie du sort, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

 
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Publié par le juillet 15, 2017 dans actualités, POLITIQUE

 

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : POURQUOI NICOLAS HULOT NE POURRA PAS TENIR SON OBJECTIF

 j’ai dit ailleurs mes doutes sur Nicolas Hulot, le joker du gouvernement Macron. On a d’ailleurs l’impression d’une accélération dans le dégonflage de la « compétence » jupitérienne » du président et de son entourage. Non seulement son parti est en train de s’avérer un des moins démocratiques (après avoir été celui qui recrute le plus dans les catégories aisées), mais le gouvernement multiplie les preuves d’amateurisme, bref il ne reste plus que la capacité de Macron a maintenir son lien organique avec le MEDEF , les assurances privées, les banques d’affaires et la commission européenne. (note de Danielle Bleitrach)

Transition énergétique : pourquoi Nicolas Hulot ne pourra pas tenir son objectif
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. ©Gilles Rolle/REA.

Nicolas Hulot a annoncé lundi 10 juillet qu’il pourrait fermer “peut-être jusqu’à 17 réacteurs” afin de descendre à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité. Notre enquête montre que cet objectif est, dans les faits, complètement irréaliste.

En nommant Nicolas Hulot ministre de la Transition écologique, Emmanuel Macron se doutait bien que ce dernier ne le lâcherait pas une seconde sur la question du nucléaire. Invité sur RTL ce lundi, l’ancien présentateur d’Ushuaïa a marqué les esprits en annonçant la fermeture de plusieurs réacteurs “jusqu’à 17” afin de respecter la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte adoptée en 2015 sous François Hollande. Une loi à laquelle le Président de la République a choisi de se plier. Mais au-delà des discours, cette ambition est-elle réaliste ? Voici les quatre obstacles majeurs au respect de cet engagement.

1) Les énergies renouvelables sont intermittentes

Le recours aux renouvelable est infiniment souhaitable. Il serait presque criminel, par exemple, de ne pas chercher à domestiquer la manne solaire. Jean-Marc Jancovici, qui fut l’un des principaux penseurs du Grenelle de l’environnement, explique qu’il suffirait aux Terriens de capter 0,01% de l’énergie balancée sur leur planète par le soleil pour satisfaire tous leurs besoins. Autrement dit, notre étoile nous envoie 7.000 fois plus d’énergie que nous n’en consommons.

Pourtant, la France n’a produit l’an dernier que 7,4 térawatts/heure (TWh ou milliards de kWh) d’électricité solaire, ce qui ne représente que 1,3% de notre production totale d’électricité. C’est 5 fois moins que l’Allemagne, un pays pourtant peu réputé pour son ensoleillement. Avec 3,8% de la production grâce aux éoliennes, la France n’exploite guère mieux ses vents.

Qu’à cela ne tienne : à écouter les pouvoirs publics, panneaux solaires et éoliennes devraient fleurir partout en France dans les prochaines années. Mais c’est vite oublier leur handicap majeur : l’intermittence. C’est bête, mais dès qu’il fait nuit, la production photovoltaïque tombe à zéro. Et quand il n’y a pas de vent, les éoliennes ne font pas mieux. L’an dernier, leurs pales sont restées en moyenne immobiles 286 jours sur 366. Du coup, elles n’ont atteint que 21,7% de leur puissance théorique.

Une autre source de gaspillage vient de la régulation qu’EDF pratique elle-même. Pour favoriser le renouvelable, le groupe énergétique diminue la production de ses réacteurs nucléaires dès qu’il constate que les éoliennes et les panneaux solaires tournent à plein régime. Vertueux mais pas très économique : le coût de fonctionnement d’une tranche nucléaire est à peu près le même qu’elle fonctionne à 100% ou aux trois quarts de sa puissance. Du coup, durant ces périodes, le prix de revient du kWh nucléaire monte de 4,5 à 6 centimes.

>> En vidéo – Tour d’horizon des énergies renouvelables 

2) Il faudrait 7 fois plus d’éoliennes et 9 fois la surface de Paris en panneaux solaires

Combien d’éoliennes seraient nécessaires pour remplacer un seul réacteur nucléaire ? La France compte 58 réacteurs à eau pressurisée (REP) qui produisent en moyenne 7,2 TWh d’électricité. En comparaison, nos 6.000 éoliennes en ont produit chacune 3,5 MWh – en moyenne toujours – soit 2.060 fois moins qu’un REP. Autrement dit, il faut 2.060 éoliennes pour livrer autant de courant qu’un réacteur. Sauf que la France ne peut se permettre de manquer d’électricité ponctuellement parce que le vent faiblit. Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), il conviendrait de disposer d’une réserve de secours stockée, équivalente à la production théorique. Il faudrait donc en fait 4.120 éoliennes pour remplacer un réacteur.

Poursuivons le raisonnement avec l’énergie solaire. Le polytechnicien Jean-Marc Jancovici s’est livré à des calculs savants : compte-tenu de l’ensoleillement moyen de l’Hexagone, nos panneaux solaires fournissent environ 100 kWh d’électricité par mètre carré et par an. Dès lors, pour produire autant qu’un réacteur nucléaire, soit 7,2 milliards de kWh, il faudrait 72 kilomètres carrés de panneaux, soit plus des deux-tiers de la superficie de la capitale, bois de Boulogne et de Vincennes compris. Mais comme pour l’énergie éolienne, il faudrait en fait doubler cette superficie pour garantir la réserve de stockage.

Comment arbitrer entre les deux énérgies renouvelables ? Pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le dispositif optimal combine 60% d’éolien avec 40% de solaire. Pour y parvenir, il faudrait donc planter 143.376 éoliennes et couvrir 3.340 kilomètres carrés de panneaux pour se passer complètement du nucléaire. Et si l’on s’en tient à la proposition de Nicolas Hulot – 17 réacteurs fermés en 2025 – la France devrait commencer par construire 42.000 éoliennes nouvelles, soit sept fois notre parc actuel, et couvrir 980 kilomètres carrés (neuf fois et demie la ville de Paris) de cellules solaires en huit ans. Sans parler des moyens de stockage qui, aujourd’hui, n’existent pas…

>> En images – Villes du futur : spectaculaires, écolos, innovantes… 8 projets pour 2050

3) Le stockage de l’électricité n’est pas au point

On l’a vu : impossible de développer les énergies renouvelables sans s’assurer qu’une réserve de secours est mobilisable. “Au dessus de 25% d’électricité intermittente, on est obligé de stocker à l’échelon local », estime Catherine Ponsot-Jacquin, la grande spécialiste de la question à l’IFP Energies nouvelles. Mais il y a un hic : les scientifiques ne savent toujours pas très bien stocker l’électricité. Nous n’exploitons aujourd’hui que des technologies déjà anciennes comme les stations de transfert d’énergie par pompage (Step) qui “constituent 98% des moyens actuels”, précise Catherine Ponsot-Jacquin. Le Step est une sorte de barrage hydraulique : une pompe électrique permet de remonter, à plus de 100 mètres de hauteur, l’eau dans le lac servant de réservoir. En cas de besoin, on ouvre les vannes qui la font chuter sur une turbine. EDF possède 6 Step qui cumulent 5 GW de puissance et envisage d’en construire 2 GW supplémentaires, mais l’entreprise n’ira guère plus loin, faute de sites disponibles.

On pourrait aussi comprimer de l’air dans de gros réservoirs (à l’aide d’électricité intermittente), puis le relâcher pour faire tourner une turbine. L’IFP Energies nouvelles a un projet de cette nature, mais aucun n’a encore été construit dans le monde. Comme les Step, ce sont des dispositifs de grande capacité qui pourraient être couplés avec des fermes éoliennes ou des centrales solaires.

En parallèle, il faudra des outils de taille plus modestes, de nouvelles générations de batteries. Elles permettront de stocker l’électricité sur les lieux de consommation et aux particuliers de reverser dans le réseau les excédents de leurs propres panneaux photovoltaïques. Tesla a déjà prévu d’en produire dans son usine du Nevada. Elon Musk, son patron, vient aussi d’annoncer la livraison à l’Australie d’un modèle géant de batterie lithium-ion capable d’alimenter 30.000 foyers aux heures de pointe. La difficulté, c’est que la France compte près de 30 millions de ménages… Et que pour alimenter les réseaux internet, l’industrie et les transports, la puissance des moyens de stockage devra être décuplée, sans compter qu’ils devront aussi disposer d’une durée de vie bien supérieure et pouvoir être recyclés après usage. En d’autres termes, la plupart des batteries nécessaires ne sont pas encore disponibles.

Pas de quoi tempérer l’optimisme de Moussa Bagayoko, le directeur général du Groupe Yélé, un cabinet de consultants spécialisé dans la transition énergétique : “Des innovations de rupture devraient être accessibles d’ici à une dizaine d’années, vu le nombre d’équipes de R&D qui travaillent sur le sujet en Chine, aux Etats-Unis, comme au Japon”.

>> À lire aussi – Les innovations qui nous promettent une énergie plus verte

4) Impossible de rattraper le retard accumulé

Fermer “jusqu’à 17 réacteurs” comme le propose Nicolas Hulot est techniquement possible, mais il ne faut pas trainer. Comme on l’a vu pour Fessenheim, une fermeture définitive prend du temps : EDF doit pour cela constituer un dossier puis le transmettre à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui peut mettre 5 ans pour rendre son avis…

En parallèle, où en sommes-nous sur le renouvelable ? A l’horizon 2020, la France ne devrait pouvoir produire que 16 Gwatt de puissance éolienne contre 25 promis à l’Europe. 6 parcs en mer qui devaient être opérationnels à cette échéance ne seront pas au rendez-vous, principalement à cause du refus des riverains. “Les exploitants se heurtent aux recours en justice des associations hostiles à leur installation”, résume Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables. “Cela nous fait perdre des années”. Sur l’île de Sein, actuellement alimentée en électricité par des groupes électrogènes fonctionnant au fioul, l’administration étale tous ses paradoxes. Ses habitants réclament depuis des décennies l’autorisation d’ériger une éolienne qui, au large du Finistère, n’aurait aucun mal à tourner toute l’année. Mais EDF est freiné par la loi Littoral, par Natura 2000 et par les Monuments historiques…

>> À lire aussi – Ces éoliennes que certains ne veulent plus voir autour des monuments historiques

La France est moins en retard dans le solaire. Nous pourrions même atteindre nos objectifs européens de 2020. Et produire 27 TWh d’électricité après avoir installé 270 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques. Les technologies s’améliorent, les coûts diminuent et le rythme des installations s’accélère. Si la perspective de couvrir 710 kilomètres carrés supplémentaires pour rentrer dans les clous de 2025 est ambitieuse, elle n’est pas hors de portée. En revanche, la disponibilité des moyens de stockage ne sera pas – on l’a vu – accessible à cet horizon.

>> Polémique : Pour ou contre l’énergie nucléaire ? Les arguments pour vous faire votre propre avis

Par Etienne Gingembre

 
 

Le G20 de Hambourg et ses leçons sur le monde multipolaire…

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Si le Etats-Unis ont manifesté un certain isolement, le pays a de beaux restes et ce n’est pas l’avorton européen qui sera capable de prendre le relais comme cela avait été imprudemment annoncé par nos médias, avec bien sûr au centre de leur flagornerie, le nouveau président français. Les Etats-Unis sont incapables d’assumer leur leadership mais personne n’est en mesure de les remplacer et un monde nouveau est en train de naître, le danger comme disait Marlowe de la Renaissance c’est qu’il risque « d’accoucher comme une truie dans le sang ». La négociation est indispensable.

Une rencontre a été au centre de ce G20, celle entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Prévue depuis plusieurs jours, cette rencontre bilatérale, la première entre les deux hommes, devait  durer une trentaine de minutes. Les discussions se sont poursuivies pendant deux heures et quart dans un climat défini comme chaleureux. La réunion se tenait en format restreint, en présence seulement du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et de son homologue américain, Rex Tillerson. Elle était destinée à remettre sur les rails une relation tendue depuis six mois.

Donald Trump et Vladimir Poutine ont discuté de la Syrie, de lutte antiterroriste et de cybersécurité, a précisé le président russe à l’issue de la rencontre, sans donner plus de détails. Ils se seraient aussi accordés sur un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, qui devrait entrer en vigueur dimanche à la mi-journée. Dans cette zone, autour de la ville de Deraa, des forces du régime appuyées par les Russes et les Iraniens affrontent des combattants de l »a rébellion modérée »(sic), aidée par des conseillers américains, donc c’est un lieu hypersensible dans une confrontation potentielle.

Apparemment Trump a obtenu là un avantage incontestable, mais  il s’agit d’une situation temporaire. Trump paraît obtenir une partition de fait de la Syrie avec des zones d’autonomie. Mais il n’est  plus question de voir Bachar El assad évacué,  les Russes mais aussi les iraniens et les Chiites ont obtenu ce qu’ils voulaient .La question kurde n’est pas résolue mais elle a avancé. Pourtant cette reconnaissance kurde imposée par les armes aboutit à  renforcer les liens entre la Russie et la Turquie  . Cette dernière si elle veut bloquer l’autonomie kurde va devoir opérer un changement de stratégie et se ranger toujours plus aux côtés des Russes pour limiter la partition de la Syrie. Il faut bien mesurer que sur ce plan la victoire russe ne se limite pas à la Syrie, elle concerne tout autant l’Asie centrale où une alliance de fait entre Chine, Russie et Turquie est en train de se mettre en place(2)

Cette rencontre, qui  a jeté les bases d’une coopération à venir entre les Etats-Unis et la Russie. D’abord sur la Syrie. On peut dire que ça a été la débâcle intégrale de la politique française telle qu’elle a été menée par Hollande et ses catastrophiques ministres des affaires étrangères. La stratégie française de ces dernières années, celle complaisamment relayée par nos médias est en pleine déroute. Non seulement la diabolisation de Vladimir Poutine, la politique des sanctions et une Europe dominée à la fois par les volontés otanesques des Etats-Unis et l’avancée vers l’est de l’Allemagne est désormais confrontée à ce changement des Etats-Unis appelant à une relation constructive avec la Russie sur la Syrie mais dans d’autres domaines et laz publicité autour d’un accord sur cybercriminalité ne doit pas nous masquer d’autres ententes. .

La relation constructive entre la Russie et les Etats-Unis porte aussi et surtout sur les relations commerciales et ce qui peut les entraver, la dénonciation des pratiques illégitimes et les barrières tarifaires pour s’en protéger chères à Trump et les sanctions tout aussi illégitimes qui frappent la Russie. .

Il faut tout le ridicule de la presse française pour avoir tenté de faire de Macron un vainqueur.  D’abord parce que notre président au plan international porte le poids du quinquennat précédent et apparaît comme le résultat de l’ultime manoeuvre du très décrié François Hollande. A ce titre les images sont cruelles, la tentative de Macron de se glisser dans la photo aux côtés des grands  n’est que l’illustration de cette défaite néo-libérale de l’Europe, son bellicisme, autant que celle des accords de Paris. Ces accords sont  considérés comme une des grandes victoires du quinquennat Hollande. Le refus de les assumer aurait-ils isolé Trump qui refuse de les respecter?  Oui et l’attitude des Etats-Unis tranche sur celle vertueuse de la Chine, mais en fait ces accords de paris apparaissent aussi dans leurs limites, leur aspect de fait non contraignant autant que la part belle qui est faite aux « solutions » qui s’accommodent avec les profits des multinationales(3),et laissent se dégrader toujours plus les pays pauvres. Les accords de paris par rapport à un véritable plan de lutte contre les dégradations de la planète sont bien caractéristiques de la politique de Hollande et il n’y a pas eu ni dans ce domaine, ni dans d’autres la moindre volonté du changement en profondeur, la moindre remis en cause du pillage de la planète et de la raréfication de ses ressources en matière d’eau par exemple. tant que ces rapports ne seront pas remis en cause l’isolement de Trump et la vertu d’un Macron flanqué d’un Hulot sera aussi crédible que celle de sa capacité à défendre les salariés face aux diktats néolibéraux de l’Europe.

ce qui fait la force d’un Trump c’est cette adhésion au profit comme vecteur de toute politique et ses foucades à partir du moment où elles revendiquent la souveraineté et l’emploi apparaîtront comme plus réalistes que toutes les proclamations non suivies d’effet. Mais le vrai problème pour les Etats-Unis comme d’ailleurs pour le reste du monde est qu’il n’y a pas de solution de rechange à cette chute de l’empire américain. Dans une certaine mesure le cas Macron est aussi une illustration de cette absence d’alternative.

Et l’Europe dans tout ça  ?

Si les Etats-Unis sont désormais obligé de compter avec la Chine, la Russie, ce qui avait été annoncé à savoir la reprise du flambeau de l’hégémonie occidentale par l’Europe autour du couple franco-allemand a été battu en brèche, les souverainistes auront beau jeu de proclamer non sans raison que ce G20 annonce un monde multipolaire basé sur la souveraineté des Etats, parce que chacune de ces trois puissances s’est moins appuyée sur une volonté d’hégémonie mondiale impliquée par la mondialisation impérialiste que sur les intérêts nationaux de puissances confrontées à de multiples formes de la crise. A ce titre l’Europe montre une fois de plus sa faillite politique autant qu’économique. La seule interrogation porte sur la capacité d’imposer le changement nécessaire en économisant la violence déjà portée à un tel niveau de fait. C’était la caricature dans les rues de Hambourg et sa police débordée.

Danielle Bleitrach

 

Notes

(1) Depuis 1994 exactement où dans les Etats-Unis de mal empire (aden editeur) j’annonçais dans la partie du livre que j’avais écrite non seulement l’émergence de ce monde multipolaire mais le rôle joué dans son apparition par la CHine et la possibilité de rapports sud-sud. Ce qui semble avoir été battu en brêche c’est la solution progressiste représentée par l’Amérique latine bolivarienne, encore que la Chine s’affirme ostensiblement comme le défenseur de ces rapports sud-sud et avec la Russie défendent les souverainetés et les solutions diplomatiques régionales.

(1) Il ya au centre des préoccupations entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis la question de la Corée du nord, mais il y a aussi l’Asie centrale Il est clair que le dialogue noué à Astana autour de la solution syrienne apparemment n’a pas abouti mais l’enjeu était ailleurs en particulier l’intégration de la Turquie au destin de l’Asie centralen et là dessus les résultats sont là. : https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/07/11/kazakhstan-derriere-les-feux-des-projecteurs-la-realite-par-mariusz-kluzniak/#respond

(2) La nomination de Nicolas Hulot, la « prise de guerre » qu’il constitue se heurte à la réalité de cette domination et sa controverse avec le ministre de l’agriculture, la mise en évidence de ses propres liens avec ces trusts, à peine compensée par des déclarations pour le moins hasardeuse sur la fermeture des centrales nucléaires (sans la moindre référence comme toujours aux armes nucléaires), démontre si besoin était les limites de cette « écologie » . Si la situation continue à s’accélérer dans ce domaine comme celui d’ailleurs des liens de la politique de santé avec les trusts pharmaceutiques et les sociétés d’assurance, il est probable que Nicolas Hulot sera presque aussi vite déconsidéré qu’un Vincent Placé. sans parler de la nomination in extremis de Segolen Royale comme ambassadrice auprès des pingouins. On peut dire que tout a été fait par ces gens là pour déconsidérer l’écologie pour ampêcher aussi une politique de paix et de développement.

 

 

La crise grecque a largement profité à l’Allemagne

  • Par lefigaro.frAFP, AP, Reuters Agences
  • Mis à jour le 10/08/2015 à 18:35
  • Publié le 10/08/2015 à 18:14
Angela Merkel, la Chancelière allemande, lors d'une réunion à Berlin il y a quelques semaines.

Selon des calculs réalisés par un institut allemand, l’Allemagne a réalisé plus de 100 milliards d’euros d’économies budgétaires depuis le début de la crise grecque, soit un peu plus de 3% de son PIB.

La position allemande face à Athènes a largement été commentée, analysée, débattue. Une étude réalisée par l’Institut Leibnitz de recherche économique (IWH)révèle que l’Allemagne a cependant largement profité de la crise grecque. Selon les résultats d’une étude publiée ce lundi, le pays a réalisé près de 100 milliards d’euros d’économies budgétaires depuis le début de la crise en 2010, soit environ 3% de son PIB. «Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette, commentent les économistes. L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce».

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. «Durant la crise européenne de la dette, l’Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée», selon eux. En parallèle, les analystes ont cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l’Allemagne durant cette période. «On en vient à des taux simulés sur les emprunts d’État allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd’hui, sont 3% plus élevés à ce qu’ils ont été dans la réalité», poursuivent-ils, ce qui revient à des économies budgétaires globales d’au moins 100 milliards d’euros sur les quatre dernières années et demi».

Une société allemande a racheté 14 aéroports régionaux grecs

Au delà de ces gains économiques, l’Allemagne en a également profité dans le secteur commercial. Le pays a raflé d’importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l’aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d’euros.

Durant la crise grecque, l’Allemagne a toujours adopté un discours très ferme, martelant sans cesse la priorité aux messures d’austérité malgré l’asphyxie de l’économie hellène. Elle a même été accusée par certains économistes et responsables politiques d’imposer un «diktat» lors des dernières négociations entre la Grèce et ses créanciers européens mi-juillet autour d’un troisième plan d’aide.

Depuis de nombreux mois, Angela Merkel s’est engagée de longue date auprès des contribuables à ce que le les plans d’aide accordés à Athènes ne leur coûtent rien. Berlin est également radicalement opposée à un effacement partiel de l’abyssale dette grecque alors que la plupart des économistes et certaines institutions internationales comme le FMI la juge insoutenable (environ 170% du PIB).

 
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Publié par le juillet 11, 2017 dans actualités, Economie, POLITIQUE

 

La coalition communiste gagne les élections locales au Népal

  • Dans la première phase des sondages municipaux, tenue le 14 mai, le CPN-UML a également remporté la majorité des voix.

    Dans la première phase des sondages municipaux, tenue le 14 mai, le CPN-UML a également remporté la majorité des voix. | Photo: EFE

Publié le 7 juillet 2017
La troisième et dernière phase de ces élections aura lieu le 18 septembre.

Le parti communiste du Népal (union marxiste-léniniste unifiée), CPN-UML, la coalition a remporté la deuxième phase des élections locales au Népal, selon les derniers résultats publiés jeudi.

Avec des résultats portant sur  325 des 334 unités locales , les candidats du CPN-UML ont gagné dans 146 unités locales et dirigent dans six unités locales.

La coalition est  suivie par le Congrès népalais social-démocrate, qui a remporté 118 unités locales, et le Parti communiste népalais (Centre maoïste), qui a remporté la victoire dans 38 unités locales.

Dans la première phase  des élections municipales, tenue le 14 mai, le CPN-UML a également remporté la majorité des voix.

« Les résultats des élections montrent le succès du commandement central du parti », a déclaré l’analyste politique Puranjan Acharya à Kathmandu Post.

La «sélection intelligente» des candidats du CPN-UML a également bien fonctionné dans les circonscriptions dominantes de Tharou et Madhesi, a ajouté Acharya.

Les élections locales ont été organisées pour la première fois en Himalaya depuis 1997, ce qui marque une tentative du gouvernement de rétablir la démocratie après un soulèvement maoïste de longue date suivi d’un retard d’un an dans le passage à une nouvelle constitution.

« Cette élection permettra le fonctionnement des organes locaux et ouvrira  la  la prospérité sociale et économique », a déclaré le président népalais Bidya Devi Bhandari dans un communiqué.

Le premier tour d’élections a eu lieu dans trois des sept provinces du Népal, avec une participation électorale de plus de 70 pour cent. Trois autres provinces ont tenu des élections le mercredi dernier. Le dernier tour est prévu pour le 18 septembre dans la dernière province.

 

Un « modèle » à éviter… Une armée mexicaine à la tête du PS

Réuni en Conseil national, le parti socialiste va se doter d’une direction collégiale de 28 personnes. Najat Vallaud-Belkacem a refusé d’intégrer la nouvelle équipe dirigeante. La question de la présence de proches de Benoît Hamon fait débat. On prend les mêmes et on recommence sur le modèle « ils sont de toute façon tellement nuls que pourquoi pas moi! » Le Congrès du PCF qui se prépare doit à tout prix éviter ces transactions de sommet pour mieux perdurer dans le délitement. Si le parti socialiste d’Epinay a beaucoup fait pour en arriver là, il est clair que ce qui prospère sur son pourrissement, la nouvelle social-démocratie à la Macron, voire à la Mélenchon, ne présente pas plus d’alternative. Mais il est possible également qu’une rentrée de luttes et de mouvement crée les conditions d’un véritable rassemblement dans lesquels toutes ces manoeuvres d’appareil soient dépassées. C’est ce que l’on peut espérer (note de Danielle Bleitrach)

Jean-Christophe Cambadélis cède la place à une direction collégiale. Photo AFP.Photo HDJean-Christophe Cambadélis cède la place à une direction collégiale. Photo AFP.

Une direction collégiale qui ressemble à une armée mexicaine.

Le Conseil national du PS a désigné ce samedi à Paris une nouvelle direction collégiale de 16 membres assistés de trois collectifs, qui fait la part belle à la nouvelle génération et devra mettre sur les rails la refondation d’un parti en déroute.

Cette nouvelle direction a été approuvée à une large majorité des votants (102 pour, 16 contre, 20 abstentions), lors d’une réunion dans un hôtel parisien du XIVe arrondissement. Elle se réunira la première fois le 17 juillet prochain.

Un « noyau dur » de huit hommes et huit femmes va remplacer Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire sortant du parti. S’y ajouteront les présidents des groupes parlementaires. Et de nombreux membres de droits, ce qui porte la liste à 28 noms.

« Noyau dur » de huit femmes et huit hommes

Voici la liste de la nouvelle direction. Les huit femmes comptent des anciennes ministres de François Hollande comme Ericka Bareigts (ex-ministre des Outre-Mer), Laurence Rossignol (ex-ministre des Familles), et Carole Delga (ex-secrétaire d’Etat à l’Artisanat et à la consommation). Cette dernière incarne le PS des territoires, puisqu’elle est la présidente du Conseil régional d’Occitanie.

S’y sont ajoutés après la fronde des hamonistes Serge Juanico, un proche de Benoît Hamon, et la hollandaise Frédérique Espagnac.

Parmi les hommes, l’ancien vallsiste Luc Carvounas, l’ex-ministre de l’Intérieur Mathias Fekl, les anciens frondeurs Jean-Marc Germain et le tenant de l’aide gauche du parti Emmanuel Maurel.

La liste provisoire présentée au vote.

Julien Dray porte-parole

S’y ajoutent quatre porte-paroles (Estelle Grelier, Sébastien Denaja, Julien Dray, Karim Bouamrane), le trésorier du parti Jean-François Debat et quatre élus chargés de la «coordination des territoires» (Hussein Bourgi, Pernelle Richardot, Emmanuel Grégoire et Mathieu Klein).

Un vingt-neuvième membre se joindra bientôt à eux: le ou la prochaine présidente du groupe socialiste au Sénat, après le ralliement de Didier Guillaume à la République en marche.

Sans Najat Vallaud-Belkacem

Dans la liste, une absente de taille : Najat Vallaud-Belkacem. Battue aux léglistatives, elle a refusé d’intégrer la nouvelle direction, tirant les leçons de son échec. Elle souhaite prendre du recul pour prendre le temps de la réflexion, indique-t-elle dans un message sur Facebook.

Colère des hamonistes

L’absence de proches de Benoît Hamon, qui a quitté le parti pour créer son propre mouvement, dans la première liste, a suscité la fronde de ses proches.

Ils ont finalement obtenu la nomination de Régis Juanico dans la direction, alors que Jean-Christophe Cambadélis avait décrété qu’il n’y aurait pas de hamonistes dans la direction, après le départ de l’ex-candidat socialiste à la présidentielle.

Dans une interview au journal Le Monde, Jean-Christophe Cambadélis, qui quitte ses fonctions après les débâcles de la présidentielle et des législatives, fixe une ligne pour la reconstruction idéologique du PS : « ni Macron, ni Mélenchon ».

Cambadélis préconise la tenue d’un congrès

Un espace étroit à inventer entre la gauche radicale des Insoumis et le progressisme d’En Marche!. Les départs de Benoît Hamon (aile gauche du PS) et de Manuel Valls (aile droite) offrent selon Jean-Christophe Cambadélis l’occasion de se construire une ligne centrale.

Ce sera l’objet d’un congrès. Jean-Christophe Cambadélis préconise qu’il se tienne en février 2018.

 
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Publié par le juillet 9, 2017 dans actualités, POLITIQUE

 

Un premier succès grâce à vous !  Le Traité d’interdiction des armes nucléaires vient d’être adopté à l’Onu

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Aujourd’hui Vendredi 7 juillet, les Nations Unies ont approuvé un Traité d’interdiction des armes nucléaires. La Présidente de la Conférence des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires, Elayne Whyte Gómez, du Costa Rica.a indiqué hier que « c’est un moment historique, c’est le premier traité multilatéral de désarmement nucléaire à être conclu en plus de 20 ans », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ONU.
Selon le projet de texte, le traité couvre toute l’éventail des activités liées aux armes nucléaires, interdisant à tout État partie de s’engager dans le développement, le test, la production, la fabrication, l’acquisition, la possession ou le stockage d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs.(Source ONU)
Les interdictions s’appliquent également à tout engagement à utiliser ou à menacer d’utiliser des armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs.
C’est une grande victoire pour les peuples du monde entier. Après les armes chimiques et les armes bactériologiques ce sont les armes nucléaires qui sont interdites en tant qu’armes de destruction massive, sur la base d’un Traité d’interdiction.
L’humanité dispose désormais d’un instrument juridique contraignant pour interdire les armes nucléaires en déclarant, sans ambiguïté, que les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, mais aussi illégales.
Tant d’années et tant de travail acharné de générations de militants contre les armes nucléaires sont couronnés par un succès.
Ces luttes conduites depuis 1950, ont mobilisés des dizaines de millions de personnes à travers des rassemblements multiformes, mais aussi des appels souvent initiés par les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki (les hibakushas). Ainsi avons obtenu successivement l’arrêt des essais nucléaires dans l’atmosphère, sous la mer, puis un traité d’interdiction définitif des essais nucléaires et des Zones exemptes d’armes nucléaires sur les ¾ de la surface du Globe.
Aujourd’hui c’est un traité d’interdiction des armes nucléaires, élaboré dans le cadre de l’ONU par 135 Etats qui concrétise l’article 6 du Traité de Non- Prolifération signé par la France.
L’existence de ce traité va imposer à la nouvelle Assemblée Nationale de ratifier ce traité et de bannir des arsenaux français les armes nucléaires et les stratégies suicidaires qui les accompagnent.
Cette question va avoir un retentissement et susciter débat dans tout l’espace public, puisque le traité interdit tous les soutiens, techniques, financiers, logistiques qui participent à l’existence des armes nucléaires. Les élus locaux, administrant les riverains des sites nucléaires militaires devront eux aussi participer au débat, car le traité affirme sans ambigüité, que par leur seule présence, les armes atomiques constituent un risque majeur de catastrophe humanitaire.
Le Mouvement de la Paix, conscient que ce traité marque une rupture historique au sein des relations internationales en offrant l’opportunité de raviver l’esprit de la Charte des Nations Unies pour construire un processus pacifique de sécurité collective, est déterminé à mobiliser l’ opinion publique en France pour que le gouvernement respecte ses engagements et ratifie ce traité en choisissant la raison contre l’enfer.
Le Mouvement de la paix invite ses comités et amis ainsi que la population et toutes les organisations investies dans le combat pour un monde sans armes nucléaires à:
– Propager et fêter dès à présent cette bonne nouvelle partout en France en particulier à travers des initiatives publiques.
– Signer la pétition demandant l’arrêt des programmes de modernisation des armes nucléaires pour lesquels il est prévu de doubler les crédits consacrés aux armes nucléaires dans le budget de la France.
– Participer (et/ou initier) partout en France aux marches pour la paix qui auront lieu le samedi 23 septembre à l’appel du collectif en marche pour la paix qui a parmi ses objectifs la mise en œuvre du traité d’interdiction des armes nucléaires et le gel des programmes de modernisation de ces armes.
– Participer aux mobilisations qui auront lieu le Dimanche 7 octobre autour des sites liés aux armes nucléaires en France. (Île Longue, Valduc, Istres, Le Barp, etc).

Le texte adopté : https://www.mvtpaix.org/wordpress/blog/2017/07/07/communique-de-presse-le-traite-de-non-proliferation-nucleaire-un-espoir-davenirs

Saint Ouen le 7 juillet 2017