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Archives de Catégorie: actualités

une belle photo…

Notre candidat Ian Brossat entre Philippe Martinez et Fabien Roussel… Il faut savoir marcher sur ses deux jamabes comme disait Henri Krasuki…  Et il faut des organisations de classe pour assurer la permanence des luttes et un parti communiste pour poser la question du pouvoir… Une bien belle journée, les échos qui me parviennent de toute la France, du nord au sud, de Paris à la province,  me disent que la majorité des communistes refuse les divisions et veut l’unité du parti… De toute manière le plus difficile reste A FAIRE, mais le parti s’est lancé dans un débat sans précédent et rien ne sera plus jamais comme avant..

danielle Bleitrach.

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Brésil: les USA et les fascistes se réjouissent de voir les pauvres privés de médecins

BRÉSIL : Les USA félicitent Bolsonaro d’avoir laissé le peuple brésilien sans médecin. Alors que ce retrait aura des conséquences terribles pour le système de santé brésilien, les médecins cubains travaillant dans les zones les plus vulnérables.

Bien que laissant des millions de Brésiliens sans assistance médicale pour leurs déclarations méprisantes contre des professionnels cubains, le président élu Jair Bolsonaro reçoit les éloges des États-Unis.

La sous-secrétaire d’État américaine aux affaires de l’hémisphère occidental, Kimberly Breier, félicité la position du futur dirigeant brésilien, qui a forcé le retrait des médecins cubains du programme More Doctors. .

« Le gouvernement des États-Unis a salué la pression exercée par Bolsonaro sur les médecins cubains, dans un signe clair d’harmonie avec la politique étrangère américaine. »

Le ministère cubain de la Santé (MINSAP) a annoncé mercredi qu’il retirait les médecins cubains du programme initié en août 2013 par l’ex-présidente Dilma Rousseff , à la suite des modifications annoncées par Bolsonaro.

Le site brésilien 247 avertit qu’en raison du retrait des médecins cubains, au moins 24 millions de Brésiliens resteront sans assistance sanitaire et que la menace pèse sur d’autres initiatives telles que le programme de santé de la famille (PSF).

« Alors que ces professionnels (Cubains) portent l’attention dans les zones rurales, les petites villes et les villes éloignées des grands centres, les communautés autochtones et les zones en conflit, les États et les municipalités, le gouvernement fédéral a déjà subi des pressions pour trouver une solution urgente au problème ».

À cet égard, l’ancien ministre brésilien de la Santé, Alexandre Padilha, qui a participé à la mise en œuvre du programme, a déclaré à la presse que ce retrait aurait des conséquences terribles pour le système de santé, les médecins cubains travaillant dans les zones les plus vulnérables. « Ils sont en Amazonie, dans des villes rurales et des favelas ».

Il a ajouté que les professionnels de l’île travaillaient dans 2000 villes et villages et étaient « les seuls médecins dans 1 700 de ces villes ».

« Les médecins cubains ne sont pas seulement qualifiés, ils sont également des spécialistes de la médecine rurale, ce qui manque au système de santé brésilien », a déclaré Padilha.

PRENSA-LATINA.CU
Brasilia, 16 nov (PL) Pese a dejar a millones de brasileños sin asistencia médica por sus despectivas declaraciones contra profesionales cubanos, el presidente electo Jair Bolsonaro recibe elogios de Estados Unidos, denuncia hoy el portal digital Brasil 247.
 

Ina Brossat : À Roubaix, dans le Nord, au côté de Fabien Roussel, rencontre avec les habitants au restaurant l’Univers.

Je savais qui était Ian Brossat, dès le début je lui ai fait confiance à cause de sa biographie, de sa référence à son grand père, je savais que quel que soit son parcours à la mairie de Paris où il n’avait jamais démérité d’ailleurs il appartenait à cette catégorie de communistes prêts à donner leur vie pour leur idéal. Ce qui m’amuse dans cette affaire c’est qui l’on placé là, l’ont laissé seul pour se battre aujourd’hui s’étonnent et vont jusqu’à se plaindre qu’il soit totalement récupéré par les camarades du nord, par Chassaigne… Ils espéraient bien que ce frêle personnage serait la figure idéale pour in fine se rallier à des benoit Hamon , voir des rafael Glucksman, mais c’était sans compter ce que les communistes ont en commun: la tête dans les étoiles de l’emancipation humaine et les pieds dans la glaise du sort réservé à la classe ouvrière et aux vouches populaires. Il serait temps de comprendre et de se mettre tous en ordre de bataille avec nos camarades (note de danielle Bleitrach)

Ce restaurant solidaire accueille chaque jour 150 personnes en difficulté tous les midis. Ceux qui sont la dèche ont un repas gratuit, ceux qui ont un peu de revenus paient 1 euro.

Aujourd’hui, ce lieu de solidarité est menacé à cause de la baisse des subventions publiques. Voilà à quoi conduisent concrètement les politiques d’austérité.

Échanges passionnants avec les habitants sur la vie, les galères, les factures qu’on n’arrive plus à payer, la colère, les combats aussi.
Cette France-là, il va falloir qu’elle se fasse entendre aux prochaines élections européennes.

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Une « assemblée parlementaire franco-allemande » se profile

annoncé dans Challenge (danielle Bleitrach)

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et son homologue allemand Wolfgang Schäuble ont présenté un projet d’accord devant être scellé en janvier, visant à renforcer la coopération entre les deux pays.

Richard Ferrand

L’idée est « d’apporter un souffle renouvelé à l’Europe », a affirmé Richard Ferrand.

THOMAS SAMSON / AFP

Vers la création d’une « assemblée parlementaire commune »: le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et son homologue allemand Wolfgang Schäuble ont présenté mercredi 14 novembre à Paris un projet d’accord devant être scellé en janvier, visant à renforcer la coopération entre les deux pays. L’accord entre les deux chambres doit être adopté au plus tard le 22 janvier 2019, à l’occasion de l’anniversaire du Traité de l’Élysée, scellé en 1963 entre Paris et Berlin.

« Nous espérons, d’ici là, l’adoption d’un traité révisé liant nos deux pays », a souligné lors d’une conférence de presse M. Ferrand en rappelant la volonté d’Emmanuel Macron et de la chancelière Angela Merkel d’élaborer, courant 2018, un nouveau texte. En janvier dernier, M. Schäuble et le prédécesseur de M. Ferrand, François de Rugy, avaient appelé à la conclusion d’un nouveau traité de coopération franco-allemand.

Avec ce projet d’accord parlementaire, l’enjeu est de faire passer la coopération « dans une nouvelle dimension », a souligné le président du Bundestag. L’idée est « d’apporter un souffle renouvelé à l’Europe », a affirmé pour sa part M. Ferrand.

Pas de décisions contraignantes

L’Assemblée commune sera composée « de cinquante membres de l’Assemblée » française et autant du Bundestag, lesquels seront désignés « au début de leur législature respective », selon le texte. Elle siègera « au moins deux fois par an publiquement » sous la direction des présidents des deux assemblées et les séances auront lieu « en principe alternativement » en France et outre-Rhin. La première séance de cette future assemblée devrait se dérouler « durant le premier semestre 2019 », a indiqué M. Ferrand.

Parmi ses missions: veiller « à l’application des stipulations » du Traité de 1963, scellé près de 18 ans après l’effondrement du nazisme. Il avait eu pour premier effet de créer l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), chargé de promouvoir les échanges entre jeunes. Mais aussi: « suivre les conseils des ministres franco-allemands » et encore « formuler des propositions sur toute question intéressant les relations franco-allemandes en vue de tendre vers une convergence des droits » des deux pays.

 
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Publié par le novembre 15, 2018 dans actualités, Europe, POLITIQUE

 

Européennes : «L’ouvrier d’abord» pour le PCF

>Politique|Quentin Laurent (@Quentin_Laurent)|14 novembre 2018, 21h15|MAJ : 14 novembre 2018, 22h19|1
Selon Ian Brossat, Marie-Hélène Bourlard, ex-syndicaliste et ouvrière dans le textile dans le Nord, figurera dans les quatre premiers noms de la liste communiste aux élections européennes. PHOTOPQR/VOIX DU NORD

picto info

Les communistes veulent donner une coloration ouvrière à leur liste. Sans garantir qu’ils feront entrer des eurodéputés au Parlement.

Au Parlement européen, les députés « ouvriers » se comptent quasiment sur les doigts d’une main. Lancés depuis cet été dans sa campagne pour les élections européennes – bien que parallèlement en discussion avec d’autres partis – les communistes aimeraient mettre la classe ouvrière en bonne place sur leur future liste pour le scrutin de mai prochain. Avec au moins deux candidats issus du monde ouvrier dans les dix premiers noms.

Le PCF doit présenter, ce jeudi, à Lille les candidatures de Franck Saillot, ancien ouvrier dans l’industrie papetière, et surtout celle de Marie-Hélène Bourlard, ex-syndicaliste et ouvrière dans le textile dans le Nord. « Ce serait la première femme ouvrière à devenir eurodéputée, une grande première dans l’histoire du Parlement européen », s’enthousiasme Ian Brossat, adjoint au maire de Paris et chef de file des communistes pour les européennes. Lui nous affirme qu’elle figurera dans les quatre premiers noms de la liste, donc automatiquement élue si le PCF fait 5 % des voix. Franck Saillot dans les dix premiers. « Le Parlement est tenu par le lobby de l’argent, nous, on veut être le lobby des gens », poursuit l’élu. Prolétaires de tous les pays, présentez-vous !

«Au Parlement européen, ils n’ont sûrement jamais vu d’usine !»

Âgée de 61 ans et tout juste retraitée, Marie-Hélène Bourlard a travaillé pendant 35 ans à l’usine de fabrication de prêt-à-porter haut de gamme Ecce, et s’était notamment fait connaître dans le documentaire « Merci patron ! » de François Ruffin. A la fermeture de l’usine en 2009, elle s’était mise à travailler comme ambulancière. « Au Parlement européen, ils n’ont sûrement jamais vu d’usine ! », lance cette communiste de longue date, qui promeut – entre autres – l’idée d’un « smic européen ». De là à aller jouer les premiers rôles à Bruxelles ?

« On n’a pas encore parlé de position sur la liste », se défend Bourlard, qui balbutie quand on lui annonce qu’elle serait en position éligible, comme affirmé par Brossat : « Euh, j’espère que non… ! ».Visiblement pas encore convaincue… friture sur la ligne communiste ou simple argument de communication pour un PCF qui cherche à réaffirmer son identité. Au PCF, on plaide l’erreur de com’…

Plusieurs incertitudes planent encore sur l’avenir européen des communistes. En discussion avec d’autres partis de gauche, comme Génération-s, ils pourraient choisir de ne pas aller aux européennes seuls. Et si c’est le cas, les sondages ne les créditent pas encore des 5 % de voix nécessaires pour faire entrer des candidats – ouvriers ou non – au Parlement.

En attendant, ils n’étaient que 3 ouvriers sur 766 députés européens entre 2004 et 2014 selon une étude. Et seulement un Français, après 2014. L’ancien sidérurgiste d’ArcelorMittal Edouard Martin, qui s’était fait élire sur une liste socialiste.

 

Comment Jean-Claude Gaudin a vendu Marseille aux promoteurs

 PAR  ET JEAN-FRANÇOIS POUPELIN (LE RAVI)

À l’heure de faire son bilan et, peut-être, de rempiler pour six ans, le sénateur-maire UMP de Marseille peut se vanter d’avoir coulé sa ville dans le béton. Une histoire politique et de petits arrangements entre gens bien introduits. En partenariat avec le mensuel Le Ravi.

Une enquête de Jean-François Poupelin (le Ravi) et Louise Fessard (Mediapart)« Je n’ai jamais été inquiété par la justice », se vante régulièrement Jean-Claude Gaudin, notamment en période électorale. Une rengaine écornée par l’ouverture début 2014 par le parquet de Marseille d’une enquête préliminaire pour des soupçons de favoritisme visant un des satellites de la ville suite à un signalement de la chambre régionale des comptes. Comme l’a révélé La Provence, les magistrats financiers se sont étonnés de la générosité de la société d’économie mixte Marseille Aménagement, bras armé immobilier de la ville, envers une famille d’entrepreneurs marseillais. Les faits se déroulent à la Capelette, un ancien quartier ouvrier de l’est de Marseille où le départ des industries a laissé des friches béantes. En 2003, Marseille Aménagement rachète sur cette zone d’aménagement concerté (ZAC) un terrain pour y construire un palais de la glisse. Le terrain est squatté par Laser Propreté, une société de nettoyage industriel appartenant à la famille Lasery, dont la convention d’occupation est pourtant résiliée depuis 1998. Jackpot : fin 2004, Marseille Aménagement indemnise Laser Propreté à hauteur de 2 millions d’euros, alors que le bail prévoyait une indemnité maximale de 193 000 euros (et même seulement 153 000 euros selon l’évaluation du service des domaines) !

Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille depuis 1995 © Rémi LerouxJean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille depuis 1995 © Rémi Leroux

En décembre 2011, Marseille Aménagement revend de gré à gré le terrain voisin et une partie de celui indemnisé (dépollué et en partie aménagé à ses frais en 2013) à un groupe de promoteurs qui souhaite y construire le centre commercial Bleu Capelette. Il s’agit d’Icade (filiale de la Caisse des dépôts et des consignations) et de Sifer, une société dirigée par Éric Lasery, l’un des associés de Laser Propreté, qui n’a pourtant aucune expérience dans le domaine. À en croire les déclarations d’un cadre d’Icade, les deux affaires semblent avoir été négociées à peu près à la même période. « Il y a dix ans maintenant, nous avons imaginé un centre commercial avec une composante loisirs importante à l’entrée est de Marseille », a indiqué Antoine Nougarède, directeur de l’immobilier commercial chez Icade, dans La Provence en avril 2013. D’où les soupçons de favoritisme. Contacté, Éric Lasery parle d’« extrapolations ». « Le seul reproche de la CRC [qui concerne Sifer, ndlr] est de ne pas avoir mis en concurrence, mais ça il faut demander à Marseille Aménagement », rectifie-t-il. Avant de lâcher : « Tous les terrains sont vendus à Marseille sans concurrence, donc il n’y a pas eu d’exception pour nous. »

Le projet Bleu capelette, un des futurs centres commerciaux àl'entrée est de la ville. © Belu capeletteLe projet Bleu capelette, un des futurs centres commerciaux àl’entrée est de la ville. © Belu capelette

L’entourage du candidat Jean-Claude Gaudin a aussitôt ouvert le parapluie. « La mairie nʼa rien à voir, directement, avec cette affaire, nous a répondu Claude Bertrand, son directeur de cabinet (voir l’intégralité de sa réponse sous l’onglet Prolonger). En 2013, la Chambre régionale des comptes est intervenue sur Marseille Aménagement et non sur la Ville. En tant que société d’économie mixte, elle assumait la maîtrise d’ouvrage de ses opérations. » C’est oublier que ce sont des élus UMP, dont Gaudin, qui ont présidé la SEM, récemment absorbée par une nouvelle SPL (Société publique locale). Ancien conseiller de Jean-Claude Gaudin, « Boumendil, le directeur de Marseille aménagement (de 1998 à 2013, ndlr) prenait ses ordres chez Loisel (directeur de cabinet adjoint du sénateur et maire UMP, décédé en 2011, ndlr) et Bertrand », précise d’ailleurs un observateur avisé.

L’affaire est symptomatique du fonctionnement opaque de la ville lorsqu’il s’agit d’immobilier. Dans son rapport sur Marseille Aménagement, la CRC a également épinglé la réhabilitation du centre-ville, confiée au privé à travers trois périmètres de rénovation immobilière (PRI) créés entre 1993 et 1995. Près de vingt ans et 60 millions d’euros de dépense communale plus tard, « 40 % des logements qui devaient être réhabilités dans les PRI Centre-ville et Thubaneau, n’avaient toujours pas fait l’objet de travaux à la date du 31 décembre 2009 », manque de s’étouffer la juridiction financière. Qui dresse un panorama aussi prévisible que désastreux de ces opérations : préemption des immeubles et revente à des investisseurs de gré à gré sans aucune transparence, défiscalisations massives et subventions à gogo sans contrôle de la réalité des travaux de rénovation.

Dès 2000, l’association « Un centre-ville pour tous » avait documenté ces dérives de façon très étayée. Sans effet. Devant l’atonie des élus (majorité comme opposition), des citoyens, proches de l’association, ont décidé de se saisir de ce rapport explosif de la CRC. Sept courriers recommandés ont atterri mi-février 2014 dans la boîte aux lettres de Jean-Claude Gaudin pour lui demander de recouvrer les « sommes indûment versées »signalées par les magistrats. Dans le viseur : des dépenses engagées par Boumendil (pour sponsoriser un congrès de vieilles voitures ou encore une réception lors de la remise de sa Légion d’honneur), un code des marchés publics malmené, des employés licenciés avec de fortes indemnités et repris comme consultants, etc.

 

La fin du chantier du Mucem, juste avant son ouverture en juin 2013. © LFLa fin du chantier du Mucem, juste avant son ouverture en juin 2013. © LF

Depuis 1995, Marseille s’est certes embellie : le Vieux-Port a été en partie rendu aux piétons, une nouvelle façade maritime a surgi autour du Mucem, prolongée par le quartier d’affaires de la Joliette, ses docks rénovés et la tour CMA CGM. Mais en réalité, toute une partie de son territoire échappe à la Ville, qui n’est pas pour grand-chose dans la plupart de ces métamorphoses. Le chantier géant d’Euroméditerranée ? Une opération d’intérêt national, lancée en 1995 par Vigouroux et en majeure partie pilotée par l’État. Avec des urbanistes désignés par des concours internationaux, hors de toute emprise de la mairie, qui reconstruisent « la ville sur la ville » sur un terrain de jeu de 480 hectares ! « C’est le préfet qui délivre les permis de construire », précise le promoteur Marc Pietri. L’autre plus grand aménageur de la ville est l’Anru (agence nationale de rénovation urbaine). Via un groupement d’intérêt public, l’agence nationale pilote 14 opérations dans les cités marseillaises avec un investissement total d’un milliard d’euros, un record en France.

Et là où la Ville a les mains libres, le bilan est souvent catastrophique.

Autre exemple, les ZAC. On n’y envisage souvent la création des réseaux nécessaires, des transports en commun et des équipements publics qu’après coup, une fois les programmes commercialisés. « En gros ils construisent, puis ils viennent nous voir pour les réseaux, se plaint un cadre de MPM. Derrière on a des pressions pour assurer le pluvial, l’assainissement, la gestion de la voirie, les espaces publics. C’est une sorte de rouleau compresseur qui nous met devant le fait accompli. » Les seules infrastructures de transport construites depuis 1995 l’ont été dans le centre-ville (12,5 km de tramway et quatre nouvelles stations de métro), en évitant soigneusement les quartiers nord

« Le problème de fond à Marseille est qu’il n’y a ni vision, ni projet, regrette Valérie Décot, nouvelle présidente du syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône. Lyon, Bordeaux, Lille ont pris en main leur destin. Les maires se sont entourés de professionnels compétents pour retisser des liens entre les centres-villes et les quartiers défavorisés. Pas ici. » La ville a, par exemple, attendu janvier 2014 pour se doter d’un architecte conseil et n’a pas d’adjoint à l’urbanisme (mais un simple conseiller municipal délégué). Elle a également usé cinq directeurs de l’urbanisme depuis 1995 et a beaucoup tardé à se constituer une réserve foncière. « Quand je m’occupais du foncier à la ville, il ne restait presque plus rien à vendre, se souvient Jean Canton, directeur de l’urbanisme de Gaudin de 2002 à 2009, qui roule désormais pour Pape Diouf. Si une entreprise recherchait 5 ou 10 hectares, ça n’existait pas, en dehors des friches dont il faut s’occuper. Et l’absence de planification coûte cher à la ville : les prix ont doublé en 10-12 ans (de 2000 à 4000 euros le mètre carré). »

Du coup, les promoteurs, à l’affût des opportunités, ont souvent un coup d’avance et débarquent dans les services avec des projets clés en main. « Ils ont rempli toutes les dents creuses », reconnaît le promoteur Marc Pietri, qui ajoute cependant que Claude Gaudin a été « le pape de la paix sociale ». « Cette ville en 1995 aurait dû exploser, rappelle le PDG de Constructa.  Quand il arrive, il faut absolument produire du logement car il n’y a rien. Peut-être qu’on a un peu trop construit ici ou là… » Le sénateur et maire UMP leur a également offert en pâture les dernières réserves foncières de la ville, comme les 350 hectares du domaine bastidaire de Sainte-Marthe (14e arrondissement). Mais c’est un ancien cadre de la Ville qui résume le mieux la philosophie de l’équipe Gaudin : « Il faut construire beaucoup de logements, ne mettre aucun obstacle, tout cela fera du mouvement et Dieu reconnaîtra les siens. »

« La porte ouverte à tous les arrangements »

Mirabilis, une des futures «centralités» de l'«écoquartier» Sainte-Marthe, janvier 2014. © LFMirabilis, une des futures «centralités» de l’«écoquartier» Sainte-Marthe, janvier 2014. © LF

L’objectif politique est plus ou moins avoué : maintenir un électorat ou changer celui d’un secteur. Longtemps l’obsession de Jean-Claude Gaudin fut de ramener « les habitants qui paient des impôts » dans un « centre envahi par la population étrangère ».Et donc faire du logement haut de gamme. « Puis ils se sont rendu compte qu’une partie de leur électorat, la petite classe moyenne, ne pouvait plus se loger, donc ils ont essayé de faire baisser la fièvre », décrypte William Allaire, journaliste spécialiste du BTP. Avec une confiance dans le privé qui laisse pantois certains professionnels. « À Montpellier à partir de dix logements, il faut faire 25 % de logements sociaux, compare Nicolas Masson. À Marseille, rien ! » Enfin si, depuis juin 2013, le PLU impose 25 % de logements sociaux aux promoteurs, mais à partir de 120 logements. Résultat : seulement 3,7 % de HLM dans le très chic 6e arrondissement, quand le 14e et le 15e en comptent plus de 40 % ! « Du fait que Marseille est une ville pauvre, on est prêt à faire beaucoup de concessions, sur la qualité architecturale, les logements sociaux, les espaces publics, etc. », estime un architecte du cru. « Le directeur régional d’un groupe national, qui a fait de beaux projets à Bordeaux, m’a expliqué qu’on ne lui demande rien à Marseille,confirme Jean Canton. Donc on construit les mêmes logements qu’il y a vingt ans. »

« On » est aussi prêt à quelques libéralités. Comme celle qui vaut à Marseille Aménagement son enquête préliminaire. Lancer des appels à projet avant de céder des terrains à des promoteurs ? Une « complexification parfaitement inutile », balaie Dominique Vlasto, adjointe au maire Jean-Claude Gaudin qui lui a succédé à la tête de Marseille Aménagement. « Mettre les terrains aux enchères, ce serait dramatique car le coût des logements exploserait », prétend de son côté Yves Moraine, porte-parole de campagne de Jean-Claude Gaudin et président de la Soleam, la SPL qui a remplacé Marseille Aménagement. « Cette façon de faire, sans mise en concurrence sur la qualité du projet et sans contrepartie en création d’espaces publics, c’est la porte ouverte à tous les arrangements », critique Valérie Décot.

La ville s’est d’ailleurs fait taper plusieurs fois sur les doigts par le tribunal administratif pour sa générosité avec des promoteurs. Les plus récentes : une ristourne de 300 000 euros à Kaufman & Broad sur la vente d’un terrain (2011) et une aide économique de 2,5 millions d’euros à Axa pour la transformation de l’hôtel Dieu en un cinq-étoiles (2012). Sans que cela n’affole l’hôtel de Ville. Le 7 octobre 2013, Jean-Claude Gaudin a fait voter la cession du seul espace public du quartier Corderie (7e arrondissement) pour 3,4 millions d’euros à une filiale de Vinci, qui veut y construire 109 logements depuis dix ans. Avec une discrète ristourne d’un million d’euros pour racheter le volume nécessaire à l‘édification une sortie d’école supprimée par le projet. Le projet est attaqué au tribunal administratif par le CIQ (Comité d’intérêt de quartier) du coin et une poignée de riverains. Le même jour, le sénateur-maire UMP a glissé dans les derniers rapports de la séance l’acquisition au groupe Eiffage de neuf étages d’un bâtiment à construire. Coût : 37,6 millions d’euros. « Un soutien au démarrage d’Euroméditerranée 2 », s’est à l’époque justifié l’adjoint aux finances, qui rappelle le geste d’Eugène Caselli, président PS de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), envers la tour La Marseillaise de Marc Pietri.

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Il y a aussi plus subtil. « Une petite poignée d’architectes se partagent le marché local », dénoncent des gens du métier. Parmi les heureux élus, qui se tapent régulièrement le haut de l’affiche dans les programmes privés comme sur les marchés publics, Didier Rogeon, Tangram, Roland Carta, etc. Le premier, qui a coréalisé L’Alcazar (bibliothèque municipale à vocation régionale), la nouvelle station d’épuration Géolide et nombre de programmes résidentiels à Marseille, est ainsi l’un des architectes associés à la rénovation du stade Vélodrome, un PPP (partenariat public-privé) attribué en 2010 par Jean-Claude Gaudin à Arema (Bouygues). Avec, à la clef, la réalisation d’un quartier entier autour du stade : 100 000 m2 de bureaux, hôtels, commerces et habitations ! « De quoi faire travailler son cabinet dix ans », note un confrère envieux. Didier Rogeon avait également fait une très belle affaire en juin 2011 : la Ville lui avait cédé, à l’issue d’une consultation très restreinte, un immeuble proche de l’Hôtel Dieu (rénové par Tangram) pour y installer son cabinet. « Mesquineries entre architectes, balaie Claude Bertrand, directeur de cabinet de Gaudin. Les exemples des cabinets marseillais que vous citez sont parmi les plus gros de Marseille, voire de France. Il est donc probablement assez normal que ces agences soient plus visibles dans notre Ville. »« Lorsqu’un promoteur veut construire, on lui demande le nom de l’architecte », accuse pourtant un « mesquin ». « S’il ne convient pas, on lui donne une liste de 5 ou 6 noms. »Comme lui, plusieurs architectes installés à Marseille ont même carrément renoncé à y travailler et préfèrent faire des projets ailleurs dans la région. Claude Bertrand dément et assure ne jamais intervenir sur les permis de construire. « Il n’y a pas de short list », assure également Roland Carta, architecte bien en cours à droite comme à gauche (qui dit faire 40 % de son chiffre d’affaires en région Paca). En 2012-2013, son cabinet a enchaîné les (co)réalisations à Marseille : Musée d’histoire de Marseille, Mucem, Silo, Fort Saint-Jean, Hôpital européen, rue de la République, siège de la SNCM, etc. L’architecte, grand copain de Marc Pietri, reconnaît quand même à demi-mot que « le promoteur cherche un architecte avec qui il va pouvoir s’entendre et concomitamment il va faire valider le nom. Voir s’il n’y a pas de difficultés ».

Encore plus discrètes, les relations d’affaires entre l’équipe Gaudin et les promoteurs. À commencer par l’ex-directeur de Marseille aménagement Charles Boumendil, ancien du groupe Bouygues, qui a présidé en 2011 l’association « Architecture et maîtres d’ouvrage ». Un « cercle restreint de professionnels et de responsables régionaux » qui rassemble, pour des visites de chantier ou des cocktails en catamaran, donneurs d’ordre, industriel du bâtiment et architectes, dans le but vertueux de « favoriser la qualité architecturale ». Et plus si affinités…

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Autre exemple, en mai 2013, La Marseillaise révèle par exemple que Philippe Berger, ancien adjoint au sénateur-maire UMP de Marseille, délégué à la prévention des risques et qui « a vu défiler les demandes de permis de construire déposées par le promoteur Progéréal », a créé en 2011 une entreprise qui travaille notamment pour… Progéréal. Promoteur dont les programmes marseillais connaissent bien des soucis : éboulis, glissements de terrain et malfaçons rendent plusieurs de ses bâtiments inhabitables.De son côté, Roland Blum, premier adjoint et député jusqu’en 2012, spécialisé dans le droit de la construction, a beaucoup plaidé à l’Assemblée nationale contre « les recours abusifs »contre les permis de construire. Encore mieux, José Allegrini, successeur de Philippe Berger à la prévention des risques, intervient dans un contentieux immobilier à 3,2 millions d’euros entre la ville de Marseille et la Deutsche Bank, garant d’un promoteur poursuivi pour escroquerie (Le Canard enchaîné, 26/02). Il assure n’être qu’une « simple boîte aux lettres pour un confrère parisien ».

Tout aussi désintéressé, Yves Moraine. Le cabinet du nouveau dauphin de Gaudin apparaît dans la même affaire. Mais aussi dans celle qui a opposé Vinci et Eiffage à Marseille Provence Métropole (MPM) à propos du tunnel Prado Sud, comme l’a révélé le mensuel Bons baisers de Marseille. Les deux géants du BTP ont obtenu une rallonge de 24 millions d’euros – ils demandaient 81 millions d’euros – pour des travaux non prévus au contrat. La rallonge fait l’objet d’un recours amiable. À sa décharge, Yves Moraine n’a pas voté la délibération concernée. « Je m’occupe de contentieux commercial et de droit social, je n’ai pas de clientèle avec mon activité politique », se défend le maire des 6e et 8e arrondissements. Et de jurer la main sur le cœur : « Mon associé est avocat de la fédération du BTP et de grands groupes (du BTP, ndlr), mais il pâtit de mon activité politique. » Ce qui n’est pas visible à première vue…

« Les grands groupes ont pris des habitudes », se désespère un cadre de MPM, qui voit revenir Vinci par la fenêtre. La multinationale a obtenu en début d’année le droit de défendre son projet de prolongement du très lucratif tunnel Prado Sud – estimé à une quarantaine de millions d’euros –, alors que deux études des services de la collectivité ont conclu à son inutilité…

Demain, suite de notre série avec un éclairage sur Sainte-Marthe (14e), l’ancien domaine bastidaire de Marseille, où les promoteurs ont longtemps eu carte blanche.

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

 

Hier à Marseille, l’enjeu du débat des communistes et cette foule encolère, et la haine de la bourgeoisie

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Ce parti communiste est le votre, vous avez le droit de savoir nos enjeux, ce qui nous agite prouve à quel point nous sommes encore et toujours différents des autres, une chace pour tous…

Hier soir, j’ai participé à la manif à Marseille, j’ai pu voir la colère, en particulier des jeunes, mais aussi des urbanistes, architectes que je connais et qui disent leur refus d’être la caution d’un système mafieux et criminel. présence des communistes, de la jeunesse communiste en particulier…Les banderoles dénoncent le temps des assassins… Nous nous asseyons à proximité de la mairie pour boire une bière, nous sommes aux premières loges pour voir le déchaînement de la violence, des policiers qui envoient des gaz lacrymogène, ne craignent pas de pousser la foule alors que nous sommes proches des quais. L’amie qui est avec nous reçoit un espèce de coktail molotov du caoutchouc compressé, nous quittons les terrasses pour nous réfugier dans la salle… Entre ça et ce qui se prépare pour le 17 novembre, je pense à l’interview de Fabien Roussel dans l’Humanité d’aujourd’hui: une espèce de course de vitesse est engagée soit le parti est capable de rassembler parce qu’il a les idées claires , est uni dans une stratégie cohérente, organisée vers quelques grandes priorités, soit c’est le fascisme… J’espère que la conférence fédérale saura raison garder…

tandis que la manifestation devenait violente. Nous étions avec une amie gaulliste, qui affirmait sa prévention contre les communistes, se demandait ce qui se passait exactement dans le parti. Malgré les protestations de l’amie communiste, je lui ai dis exactement les enjeux dans le parti, les résistances, les manoeuvres, mais aussi le désintéressement, l’engagement des communistes, leur présence partout comme nul autre parti.

L’amie communiste protestait de plus en plus faiblement parce que je disais à la gaulliste: « cette affaire te concerne autant que nous, parce que ce qui se joue c’est soit d’organiser la bataille contre des criminels, soit les laisser organiser le fascisme… Alors ce parti qui est en train de naître, c’est le notre mais c’est aussi le tien et tu as le droit de savoir, de connaitre la nature des débats, nous ne sommes pas parfaits… Loin de là et il faut être lucides, ne pas gober tout ce que « le chef » veut nous faire avaler en jouant sur notre « légitimisme ». OUi nous sommes légitimistes, je suis légitimiste, c’est-à-dire que je revendique ma part de responsabilité, de souveraineté dans les orientations, les choix y compris quand ils sont erronés.

Nous sommes responsables, nous rêvons d’un monde nouveau en nous attaquant à la merde de l’ancien. Comme l’a dit Fabien Roussel, nous avons la tête dans les étoiles mais les pieds dans la glaise. Tout ce qu’a été ta vie à été déterminé par nos combats, ce que nous avons réussi à créer à la résitance, notre affaiblissement a été ton affaiblissement. Donc ce parti est le nôtre mais il est le tien, tu as le droit de savoir ce que nous tentons parce qu’il faudra bien que tu t’engages et tu seras contente de le faire avec des gens capable de s’organiser de manière désintéressée, sur tes bases à toi et pas les leurs… . Et je le pensais pleinement….

L’amie communiste a alors osé, elle qui avait voté pour la base 1 et qui n’aurait jamais envisagé voter pour autre chose, disait ce qui s’est passé à ce congrès a été vraiment extraordinaire, pour la première fois nous avons pu parler, dire ce que nous taisions depuis tant de temps et qui nous faisait mal…

Comme l’a dit Fabien Roussel, le manifeste a été un cri, il faut avancer dans l’action, choisir des priorités, les mettre en oeuvre avec des équipes pleinement engagées dans cette ré-orientation difficile, mais que l’on ne peut pas éluder… est-ce qu’on veut nous étouffer en prétendant asphyxier ce cri, nous le faire rentrer dans la gorge? pourquoi et au service de qui?

Oui ai-je repris et la preuve par moment a été faite que nous pouvions penser ensemble pour agir… Alors on avance ou on détruit le parti, on scinde le « groupuscule » en deux, trois quatre groupuscules ?