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Archives de Catégorie: actualités

La Syrie et Cuba signent un programme exécutif d’accord de coopération culturelle

 Comme le dit très pertinemment jack Dion : « Le Président de la République a déclaré que la France mènerait des frappes en Syrie si elle avait « des preuves avérées » que le régime avait utilisé des armes chimiques. On peut donc en conclure qu’en l’état actuel des informations, il n’y en a pas de preuves. Ce détail a dû échapper à tous les médias ayant expliqué que la soldatesque de Bachar al-Assad avait eu recours à des armes chimiques dans l’enclave de la Ghouta, aux portes de Damas. Comment dit-on « fake news » en français? » Il semble qu’une bonne partie de la planète ne soit pas de leur avis. (note de danielle Bleitrach)

La Havane, SANA-Syrie et Cuba ont signé un programme exécutif pour un accord de coopération culturelle entre les ministères de l’enseignement supérieur des deux pays.

L’accord a été signé par le ministre de l’enseignement supérieur, Dr. Atef al-Naddaf, et son homologue cubain, José Ramon Saborido, dans la capitale cubaine de La Havane.

Après la signature de l’accord, le ministre al-Naddaf a déclaré aux journalistes que l’accord renforcerait la coopération scientifique et culturelle entre les deux pays.

Il a ajouté que le programme comprend l’échange de visites entre professeurs, experts et spécialistes et la participation à des symposiums et à des conférences organisés par les universités et les centres de recherche scientifique des deux pays.

Pour sa part, le ministre cubain a indiqué que l’accord donnera une grande impulsion à la coopération scientifique entre la Syrie et Cuba dans les domaines scientifiques et culturels.

R. Jazaeri / Ghossoun

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L’Italie face aux pires élections de son histoire

L’Italie face aux pires élections de son histoire

Le 4 mars 2018 auront lieu les élections législatives italiennes. Alors que le pays est fracturé par de profondes divisions sociales et 20 ans de stagnation économique, le champ politique semble toujours incapable de fournir une solution à la crise profonde que traversent nos voisins méditerréanéens.

Qui conserve encore un minimum de mémoire historique n’aura aucun mal à reconnaître que les prochaines élections qui auront lieu le 4 mars en Italie peuvent être légitimement considérées comme les pires que le pays ait connues. Bien que victime depuis plusieurs décennies d’une dérive oligarchique, le « Belpaese » n’avait jamais vu une campagne électorale aussi fade, rustre et dépourvue de repères. Dans les talk-shows télévisés, des marées de promesses et d’âpres saillies entre les prétendants masquent une absence d’idées déconcertante, quand ce n’est pas le relatif consensus entre eux qui trouble l’observateur.

Les perspectives sont désolantes. Un magnat octogénaire aux multiples casseroles – tant politiques que judiciaires – s’apprête à remporter de nouveau les élections, même s’il ne pourra pas être élu au Parlement car une loi le rend inapte à se présenter directement. Silvio Berlusconi est comme un phénix : il renaît de ses cendres à chaque fois qu’il est donné pour mort. Il est allié au lepéniste Matteo Salvini (qui hier encore voulait diviser l’Italie en deux et brocardait les méridionaux), et quelques autres excroissances post-fascistes. Pourtant, ces forces n’ont jamais eu de programmes aussi divergents, ce qui provoque des tensions dans l’alliance de « centre-droit ».

De l’autre côté, le centre gauche est acculé. Le Parti Démocrate paie la faible clairvoyance d’un leader qui, alors qu’il n’a même pas quarante-cinq ans, est déjà grillé à cause d’une fougue et d’une insolence qui l’ont rendu insupportable aux yeux d’une grande partie des électeurs. Si Emmanuel Macron a montré un talent hors du commun pour incorporer les critiques de ses adversaires et les retourner à son avantage, Matteo Renzi a réussi à s’aliéner tout le monde. Quant aux ramifications du PD – Piu Europa, Insieme e Civica popolare –, qui constituent de petits cartels électoraux formellement indépendants, elles ne cumulent que peu de points dans les sondages.

Il faut prendre au sérieux les retournements d’alliance post-électoraux, qui ont permis à l’Italie, au cours des dernières années, d’obtenir une stabilité politique à coup de trahisons et de scissions dans les groupes parlementaires. (…) Ce type de scénario pourrait se produire de nouveau, quelle que soit la coalition qui parviendra à la majorité relative.

Le Mouvement Cinq Étoiles, de son côté, fluctue autour de 30%. Un tel résultat lui assurerait la position de premier parti italien, mais il ne serait que deuxième par rapport au centre droit coalisé et loin de la possibilité de former un gouvernement. Le mouvement se retrouve orphelin de son fondateur : la vedette comique Beppe Grillo, désormais manifestement en retrait. Celui-ci a choisi comme figure de proue Luigi Di Maio, un jeune loup de l’aile droite du mouvement qui n’a pas manqué de diluer les rares bonnes choses que proposaient naguère les « grillini ». Il reprend désormais à son compte la rhétorique sur la nécessaire austérité et la réduction des dépenses de l’État italien.

Le moment de vérité sera la période post-électorale. Les bookmakers parient, au cas où le centre droit n’aurait pas la majorité, sur une grande coalition entre l’octogénaire Berlusconi et Renzi – dont l’avenir semble compromis. De façon moins probable, il pourrait y avoir une alliance entre le lepéniste Salvini et Di Maio du M5S. Il faut prendre au sérieux les retournements d’alliance post-électoraux, qui ont permis à l’Italie, au cours des dernières années, d’obtenir une stabilité politique à coup de trahisons et de scissions dans les groupes parlementaires. La classe politique est notoirement habituée à se précipiter pour soutenir le vainqueur. Ce type de scénario pourrait se produire de nouveau, quelle que soit la coalition qui parviendra à la majorité relative.

Et à gauche ? Son absence dans le jeu politique et les scénarios post-électoraux en disent long sur l’insignifiance des héritiers d’une page glorieuse de l’histoire italienne. Jadis la plus influente du continent, la gauche italienne est quasiment inexistante. À la gauche du PD, un cartel électoral baptisé « Libres et Égaux » s’est formé, dont l’initiateur est Massimo D’Alema. Le D’Alema des privatisations, de la flexibilité du travail et des traités européens… À force de traîner les lambeaux du Parti Communiste Italien de plus en plus vers le néolibéralisme, D’Alema et les siens ont buté sur plus habile qu’eux et, marginalisés au sein du parti, ils en sont sortis en essayant de se construire une image de progressistes. Cependant, leur l’horizon demeure celui d’un centre gauche traditionnel, voué à un credo néolibéral mal déguisé : tout le monde sait qu’un PD épuré de l’influence de Renzi les ferait revenir au bercail.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les LeE ont choisi comme chef de file Pietro Grasso, président du Sénat, qui a un profil hyperinstitutionnel et dépourvu de la moindre veine charismatique. Ce qui s’avère néanmoins difficilement compréhensible, si ce n’est par opportunisme, c’est l’adhésion de Sinistra Italiana (Gauche Italienne) à cette coalition, menée par Nicola Fratoianni. Bien qu’elle ne soit jamais apparue comme un objet particulièrement original, Sinistra Italiana semblait avoir acté une nette distanciation à l’égard de la pratique et de la culture politique incarnée par les ex du PD. Cette incompatibilité s’est d’ailleurs constatée avec l’apparition de tensions internes qui se sont exacerbées au moment de la présentation des candidatures. On peut légitimement anticiper une nouvelle division après les élections.

Le tableau est complété par un attirail de phrases velléitaires, de poings levés, de radicalisme mal pavoisé, de pureté idéologique étalée aux quatre vents.

Que dire alors de Potere al Popolo [Pouvoir au Peuple] ? Si l’on souhaite être objectif, tout ce qu’on peut reconnaître à cette nouvelle formation est d’avoir été mise sur pied par un groupe de jeunes napolitains à qui l’on doit de louables actions de mutualisme et de luttes sociales locales. Cependant, les mérites de cette formation s’arrêtent là. Malgré l’insertion du mot peuple dans leur nom, nous sommes bien loin de la stratégie populiste qui est à la base du succès de Podemos et de La France Insoumise. La perspective demeure celle d’une simple convergence des luttes par le bas, bien que l’Italie ne connaisse aucun mouvement digne de ce nom depuis fort longtemps. L’appel aux luttes relève donc largement de l’incantation. Potere al popolo reproduit les erreurs systématiques de la gauche italienne : à chaque timide manifestation syndicale le refrain « Nous devons redémarrer de cette place » est entonné ; sans que jamais une direction ne soit définie ni le périmètre de ces rassemblements établi. Potere al popolo est marqué par la culture minoritaire, qui affleure à chaque coin de rue : le mouvement clame qu’il n’est pas important d’atteindre les 3% nécessaires pour entrer au parlement (et on en est très loin pour le moment, puisque Potere al Popolo semblerait stagner en-dessous de 1%) ; et les actions initiées restent celles des militants traditionnels, dont le nombre est désormais plutôt clairsemé, et dont les perspectives sont faiblement séduisantes pour un électorat hétérogène. Le tableau est complété par un attirail de phrases velléitaires, de poings levés, de radicalisme mal pavoisé, de pureté idéologique étalée aux quatre vents.

Potere al popolo en est encore à revendiquer le monopole de la « vraie gauche » à ses concurrents. Sur les réseaux sociaux, la campagne se limite souvent à expliquer que la « vraie gauche » ce n’est pas « Libere e uguali » mais Potere al popolo ». Comme si une telle lutte pour l’étiquette pouvait intéresser qui que ce soit et mobiliser les Italiens… Potere al popolo n’est pas capable de proposer un horizon alternatif et un projet global. Le mouvement est d’ailleurs désincarné et n’admet toujours pas l’importance du fait d’avoir un leader qui exerce la fonction de tribun, et l’importance des moyens de communication modernes dans l’élaboration d’une stratégie politique : Viola Carofalo n’est ni Pablo Iglesias, ni Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des bonnes intentions donc, le langage et l’esthétique déployés rendent le mouvement incapable d’élargir sa base. Sur le thème européen, enfin, Potere al Popolo maintient une ambiguïté de fond, puisqu’ils sont bloqués par la possibilité de l’alliance en vue avec le maire de Naples De Magistris, lequel de son côté a déjà rallié Yannis Varoufakis dans la perspective des élections européennes de 2019.

L’Italie ne semble donc toujours pas mure pour l’apparition d’une force politique progressiste capable de coaliser des aspirations transversales et capable de vivre hors du spectre du PCI, tout en déjouant la stratégie populiste du Mouvement Cinq Etoiles, qui a réussi à articuler un certain nombre d’aspirations et qui séduit bon nombre d’électeurs issus de la gauche. Le paradoxe est que ces élections dévoilent à quel point le champ politique italien est un cadavre à la renverse, et qu’il existe donc une fenêtre d’opportunité pour élaborer un tel projet. L’Italie en a urgemment besoin.

 
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Publié par le février 15, 2018 dans actualités, Europe, POLITIQUE

 

Le cri du coeur de Macron : le statut de Maurice Thorez, voilà l’ennemi ! par Gil Rodrigue

  • Non seulement Macron a désigné Maurice Thorez, mais les médias ont censuré cette référence de son discours. Les mêmes médias qui n’avaient pas fait état de la différence de ce qu’il disait en anglais et en Français à Davos sur les « réformes » imposées à la France, ont continué leur oeuvre de destruction de la mémoire en supprimant toute référence au rôle des ministres communistes dans leur application du programme de la Résistance, et la vigilance que ce parti a exercé sur tous ces « conquis ». Cela aurait peut-être témoigné à quel point la France a besoin d’un vrai parti communiste et donné du punch à notre Congrès. Toutes choses que le capital a le souci d’éviter.  (note de danielle Bleitrach)

On le savait depuis longtemps : la bourgeoisie, l’oligarchie et le patronat n’ont jamais admis les conquêtes de la Libération dans un moment qui leur était défavorable compte-tenu de leur attitude vis-à-vis de l’occupant nazi.

Denis Kessler assureur ex-responsable CFDT avait donné une traduction extrêmement claire à cette attitude en déclarant en 2007 dans la revue Challenges :

 » il s’agit aujourd’hui « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! « 

Et c’est de l’étranger, au cours de son voyage en Tunisie que macron martelle :

« La fonction publique ne doit pas être une citadelle protégée ! »

Et étrangement bien que dans ses déclarations il ait nommément fait directement allusion à l’action de Maurice Thorez en 1947, cette référence a disparu des compte-rendu de la presse ‘Le Figaro, l’Express …)

Pourtant MACRON a bel et bien déclaré les choses suivantes :

« Enfin regardez les choses en face, nous avons aujourd’hui une fonction publique qui procède mémoire du statut de Maurice Thorez de 1947 … »

Nous y voilà donc!

Accompagnant l’objectif immédiat de supprimer 120.000 fonctionnaires, il s’agit dans la foulée avec l’argent public d’organiser dans le secteur public une sorte de plan social à partir de situations personnelles et de s’en prendre aux garanties statutaires en recrutant -car il faut bien faire face tant bien que mal aux besoins des populations- des contractuels en lieu et place de fonctionnaires .

Diminuer les effectifs, réduire les capacités d’intervention du secteur public ça risque cependant de mal passer dans le même moment où dans les hôpitaux, les EHPAD, les prisons, l’école, l’Université éclate de manière criante le manque de personnels et le véritable burn-out des personnels confrontés à ces pénuries massives et à un management calqué sur la philosophie et les impératifs de rentabilité du privé.

Dans ce contexte on ne s’étonnera pas que la CFDT se déclare prête à négocier avec le pouvoir, justifiant allant au devant de la politique mortifère du pouvoir

Marise JACQUOT de la CFDT déclarant à propos du plan de départ des fonctionnaires :

« Si c’est un choix de l’agent que de quitter la fonction publique pour des raisons qui lui sont propres il est tout-à-fait possible d’en discuter.Des dispositifs ont déjà existé, ont eu un succès d’ailleurs mitigé. Il convient que sur ces sujets là rapidement on puisse  échanger avec le gouvernement, ouvrir des négociations  »

Tandis qu’à la CGT c’est plutôt au combat qu’on se prépare!

Baptiste TALBOT secrétaire CGT des services publics:

« Moi, personnellement je n’aurais pas le réflexe… je n’ai pas l’intention d’aller discuter de la longueur de la corde avec laquelle on veut pendre la fonction publique!  »

Tant il est vrai que comme le disait notre cher Krasu :

 

 

A propos de Tariq Ramadam, de la méthode théologique et de ma vision dite « stalinienne »

Tariq Ramadan est entendu par les enquêteurs de la police judiciaire à Paris.

 

je ne prendrai pas position sur la question du viol, puisque le procès est en cours et que je serais sans doute partiale puisque femme et pourquoi le cacher un tantinet anti-clériacale. Ce qui me conduit à avoir les plus grands doutes sur la manière dont ce sont des hommes qui disent à d’autres hommes ce que Dieu attend des femmes, mais je reconnais que cette suspocion ne me permet pas d’intervenir dans un procès en cours.

En revanche je peux donner mon adhésion à la critique d’amis sur la méthode théologique en ce domaine utilisée par tariq Ramadam (et il n’est pas le seul), cela déborde même les théologiens.

Dans une vidéo récente, T. Ramadan défendait  un imam américain chassé car il avait  pris parti pour l’excision. Les propos de Ramadan illustrent bien La Méthode.
La Méthode Dialectique Pour Neutraliser La Réforme En Islam.
1. Marquer son opposition de principe au phénomène controversé
2. Diviser le monde en 2 catégories : musulmans et islamophobes
3. Associer aux islamophobes la critique du phénomène à réformer
4. Rappeler que le phénomène à réformer est largement soutenu par « La Tradition » et « Les Textes » (à l’oral, faire ressentir les majuscules grâce à l’intonation)
5. Appeler au débat interne, en sachant que la controverse dure depuis des lustres sans rien produire
Lapidation des femmes
Excision

Cette méthode je le répète ne se limite pas à l’isalm, ni même à la religion, ni même aux conservateurs.

Ce matin j’ai reçu un mail d’un camarade communiste qui médecin éternel adjoint à la culture de la municipalité de triffouilly les oies (c’est un pseudonyme) dans la banlieue marseillaise. Il m’envoie un sujet intitulé les enseignants (es) n’on aucun sens des réalités. C’était sa manière de me faire sentir son mépris pour mes errances bolcheviques, puisque je suis caramel dur et lui un caramel mou…et qu’il sent le vent d’un congrès qui n’aura d’extraordinaire que le nom tourner en sa faveur.

 

Donc

1) il s’affirmait réaliste, moderne, adapté quoi… un communiste même si le mot était un peu désuet…

2) il divisait le parti entre réalistes penchant du côté de la social démocratie et irréalistes nostalgiques comme moi,

3) tout le système d’éducation national auquel j’appartenais était la proie de bourgeoises irréalistes selon cet article du Figaro, alors que lui était la Municipalité de Trifouilly les oies, son adjoint à la culture.

c’était sa conception du débat interne, le Congrès était clos.

Tariq ramadam n’avait pas les diplômes pour enseigner à l’université mais le Qatar qui l’a lâché payait une chaire pour lui à Oxford, ce qui lui permettait de venir pontifier, porter la bonne parole paré de l’aura d’une chaire bidon d’oxford à la recherche de moyens financiers.

Mon médecin de Trifouilly les oies n’a aucune qualité pour juger de la rationalité de l’opposition communiste mais vu qu’il trône encore dans ce confetti de ce que fut l’influence communiste dans les quartiers nord conquis par ceux que le pontifiant camarade appelle les staliniens, il se l’attribue selon le principe théologique de l’infaillibilité pontificale..

Un jour pour compléter mon analyse de ces temps héroÎques, je vous offrirai un petit bijou, la manière dont Walter benjamin décrit la politisation des quartiers nord, de la rue de Lyon…

Quant à sa modernité vu les résultats de ce qui n’aura à affronter aucun bilan… ne nous faisons pas de mal…

La manière dont on traite les femmes disait Marx dans son texte dans les manuscrits de 1844 montre la manière dont dans une société on conçoit les relations à autrui et à soi-même… cf article écrit jadis dans changement de société: https://socio13.wordpress.com/2008/05/31/marx-les-femmes-et-le-communisme/

danielle bleitrach

PS ce matin hamid me dit son indignation, le policier qui a Marseille  tué avec une arme personnelle un type dans une boîte de nuit -où il faisait peut-être des heures supplémentaires- est déjà dehors alors qu’Adlane est dans la prison alors qu’on a pas le droit de rester plus de deux ans sans jugement et qu’il n’a pas d’antécédent et que sa victime est tout à fait en forme. Hamid me dit cet homme est en plus un supporter de Marine le pen, mais il s’appelle d’un nom français alors il a tous les droits; je lui dis: « mais non s’il s’était appelé Ibn saoud ou un quelconque fils d’emir, il serait également dehors, ce sont les pauvres ou ceux que les riches lachent quend ils deviennent compromettant pour que tout reste en état. Encore une interprétation que le camarade réaliste médecin trouverait « stalinienne ».

 

 

Guennady Ziouganov: La corruption est une menace pour la société

Dans le cadre de la campagne des présidentielles, ce rapport du président du parti communiste qui est aussi le directeur de la campagne du candidat à la présidentielle s’attaque directement au talon d’Achille de Poutine et de son entourage d’oligarques. Il le fait à la manière du parti communiste chinois, auquel il fait d’ailleurs référence. Notons que la campagne anti-corruption du parti communiste chinois est très populaire en Russie, à chaque milliardaire, fonctionnaire véreux sanctionné, les Russes applaudissent (note et traduction de Danielle Bleitrach).

28 janvier 2018 – Parti communiste de la Fédération de Russie
Gennady Zyuganov: La corruption est une menace pour la société

 « Ligne rouge » publie le rapport du président du Comité central du Parti communiste Guennady Ziouganov à la plénière du Comité central du Parti communiste « La corruption – une menace pour la société et des mesures pour la surmonter. »

Chers camarades,

Nous sommes entrés dans une année très cruciale. A la suite du 100e anniversaire du Grand Octobre, nous allons célébrer le 200e anniversaire de la naissance de Karl Marx, le 170e anniversaire du « Manifeste communiste », le 100e anniversaire de la fondation de l’Armée rouge et du Komsomol, le 25e anniversaire de la reconstruction de notre parti. Chacune de ces dates signifie pour nous beaucoup de travail organisationnel et de propagande. Notre parti et ses alliés ont lancé une campagne électorale active.

Notre candidat à la présidence est Pavel Nikolaïevich Groudinine. Ce candidat est émérite, expérimenté et faisant autorité. Ce n’est pas un hasard si les autorités ont lancé sur lui tous les chiens de la guerre de l’information. Elles ont vu en Groudinine un concurrent réel et fort.

Notre équipe va aux urnes pour gagner, afin de sauver la Russie de la faillite sociale, économique et politique. Et cette faillite est inévitable avec la poursuite du cours actuel. L’échec du gouvernement à mettre en œuvre presque tous les décrets de mai du président témoigne de la piètre qualité de son travail.

L’impuissance des libéraux dans la lutte contre la crise a été démontrée par le forum Gaïdar qui vient d’avoir lieu. Les représentants des autorités continuent d’ignorer les principaux problèmes qui concernent la société. Les évaluations et les prévisions fournies par les fonctionnaires sont totalement incompatibles avec la situation réelle.

En ouvrant le forum Gaïdar, le chef du gouvernement Dmitri Medvedev a parlé du développement du système financier russe dans des conditions d’introduction de nouvelles technologies et de distribution de crypto-monnaies. Derrière le sujet choisi se lisait le désir de s’éloigner de la discussion des problèmes les plus douloureux, et d’abord de la dégradation technologique dans notre pays.

Aucun des intervenants du forum n’a abordé sérieusement le thème de l’appauvrissement massif des citoyens et de la diminution de leur pouvoir d’achat. Le ministre du Développement économique Orechkine a déclaré qu’en 2018, la Russie attend la croissance économique. Mais il n’a pas étayé son hypothèse avec quoi que ce soit.

En attendant, les résultats généraux de l’année dernière pour notre pays ne sont absolument pas réconfortants. Pour la quatrième année consécutive, les revenus des citoyens ont diminué. Le gouvernement était fier de la réduction de la dette extérieure russe. Mais l’année dernière, elle a augmenté, s’élevant à 529 milliards de dollars.

La fuite des capitaux est en augmentation. Selon l’estimation officielle, elle a augmenté de 1,5 fois au cours de l’année et a dépassé 31 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires de détail a diminué de plus de 13%.

Le gouvernement a de nouveau imposé au pays un budget de dégradation et d’appauvrissement. Au cours des trois prochaines années, les dépenses de développement économique et social seront réduites de 17%. De près d’un tiers sera réduite l’aide au logement, aux services communaux et la culture. Le Conseil des ministres justifie qu’il n’a pas assez de fonds. Mais des ressources colossales disparaissent du budget à cause de la corruption et de l’incurie des fonctionnaires.

Programme de sauvetage

La Russie moderne fait face à de nombreuses menaces. Parmi elles il y a des menaces internes et externes, politiques et économiques, locales et nationales. Et il y a des problèmes qui peuvent être appelés intégraux. Parmi eux, il y a un mal tel que la corruption. Il affecte tous les citoyens et affecte directement la viabilité de la Russie en tant qu’État. Une société affligée par les plaies de la corruption totale et du népotisme, s’affaiblit inévitablement et s’étiole.

Nous déclarons avec confiance qu’il est impossible de faire face à la crise et de vaincre la corruption sans changer le système social et économique, sans une nouvelle politique du personnel. Il est temps d’améliorer radicalement la situation dans notre pays. Pour cette raison, notre candidat à la présidence a l’intention de mettre en œuvre le programme créatif de la gauche et des forces national-patriotiques. Ensemble, nous sommes prêts à mettre en œuvre les mesures de base suivantes.

1. Le président Groudinine remplacera la stratégie économique, garantira le passage du capitalisme oligarchique à un état social et la priorité des intérêts du commun des mortels. La richesse de la Russie, ses ressources naturelles, industrielles et financières serviront le peuple. La nationalisation des secteurs stratégiquement importants de l’économie aura lieu. L’Etat retrouvera le monopole de la production et du commerce de gros de l’alcool éthylique. Au lieu d’un budget d’appauvrissement et de dégradation, le pays recevra un budget de développement.

2. Le président du peuple rétablira la souveraineté économique de la Russie. Les trillions de roubles russes qui sont stockés aux États-Unis, nous allons les investir dans la production, la science et l’éducation. La dépendance vis-à-vis du dollar cessera. Le système financier fonctionnera dans l’intérêt des citoyens. Nous cesserons notre participation désavantageuse à l’OMC.

3. Les ressources de crédit seront utilisées pour restaurer l’économie. Les intérêts bancaires seront abaissés. La fuite sauvage du capital à l’étranger cessera. Tous les fonds gratuits deviendront des investissements dans la production nationale et pour le bien public.

4. Notre président mènera une nouvelle industrialisation, modernisera l’économie, la transférera sur des rails innovants. Le développement actif bénéficiera à la science, la microélectronique, la biotechnologie, la robotique et la construction de machines-outils. Nous allons porter la part de l’industrie manufacturière de l’actuel 15-20% à 70-80%.

5. Notre équipe assurera la sécurité alimentaire de la Russie. Le programme de développement durable de la campagne lui donnera une nouvelle vie, relancera la production agricole à grande échelle. À cette fin, nous affecterons au moins 10% des dépenses budgétaires. Nous retournerons les GOST soviétiques (normes de qualité) et introduirons la responsabilité pénale pour la falsification des produits alimentaires.

6. Une attention particulière sera accordée à la renaissance de la Russie « provinciale ». Nous alignerons les capacités des budgets régionaux, nous allons mettre en œuvre la gazéification du pays. Les petites villes, villages et villages recevront un soutien. Ils construiront à nouveau des écoles, des hôpitaux et toute l’infrastructure nécessaire.

7. Le contrôle des prix des denrées alimentaires de base et des produits essentiels, ainsi que des tarifs pour les services de logement et les services communaux, sera introduits. Nous allons limiter les appétits des monopoles naturels, arrêter les hausses de prix spéculatives. Nous allons réduire les prix des médicaments et des tarifs pour le transport. Les prélèvements pour la rénovation seront annulés. Les tarifs du logement et des services communaux diminueront et ne dépasseront pas 10% du revenu familial.

8. Le système fiscal sera modifié dans l’intérêt de la justice et du développement. L’impôt sur le revenu des riches augmentera, et les pauvres seront exemptés. Les taxes stimuleront les investissements et les activités d’innovation des entreprises. La taxe sur la valeur ajoutée sera liquidée. Nous annulerons la taxe de transport et le système Platon.

9. Le nouveau président rétablira les garanties du travail et la journée de huit heures, fournira aux gens du travail et des salaires décents. Le salaire minimum sera de 25-30 mille roubles. Les travailleurs auront droit à un repos décent et digne. Les diplômés des universités d’État auront la garantie de la première embauche.

10. Nous garantissons la gratuité et la qualité de l’enseignement secondaire et supérieur, des soins médicaux. Nous rétablirons l’examen médical annuel gratuit. La science, l’éducation et la santé recevront au moins 7% des dépenses du budget. La culture physique et le sport seront un moyen important de renforcer la santé de la nation.

11. La maternité et l’enfance seront pleinement soutenues. Nous allons restaurer le système d’éducation préscolaire, nous garantissons une place pour l’enfant à l’école maternelle. Nous développerons des sports de masse pour les enfants, des clubs gratuits et des studios créatifs. La prestation mensuelle passera de un an et demi à trois ans.

12. Le président Groudinine garantit aux citoyens une pension décente. Nous allons immédiatement adopter une loi sur les « enfants de la guerre ». Nous garderons l’âge actuel de la retraite. Nous reviendrons sur l’indexation des pensions aux retraités qui travaillent. Nous abolirons le coefficient d’abaissement pour les retraités militaires. Nous garantissons une pension de vieillesse moyenne – au moins 50% du salaire moyen.

13. Le nouveau gouvernement protégera la santé spirituelle de la nation. Fera revive la culture nationale. Il fournira un soutien complet aux personnes talentueuses, musées, théâtres, bibliothèques, associations.

14. La construction massive de logements abordables et de qualité sera lancée. Nous éliminerons les logements délabrés et insalubres. Les taux hypothécaires seront réduits à 3-4%. Les familles nombreuses et les jeunes familles recevront un prêt sans intérêt pendant 30 ans.

15. Notre équipe va freiner la cupidité des usuriers. Nous accorderons une amnistie aux victimes des «organisations de microfinance». Nous soutiendrons « l’hypothèque de devise ». Nous allons introduire la responsabilité pénale pour être impliqué dans des transactions sous douane, nous allons interdire l’activité des «huissiers».

16. Le gouvernement populaire assurera la protection de la nature. Nous allons interdire à la fois la privatisation et la location à long terme des zones forestières et aquatiques.

17. La défense et la sécurité du pays seront renforcées. L’industrie de la défense sera élevée à un niveau scientifique et technique élevé. Nous améliorerons la préparation au combat des forces armées, le prestige du service militaire et des organismes d’application de la loi.

18. Un tribunal juste sera du côté de la loi, du citoyen et de la société. Il cessera de servir l’oligarchie. Nous garantissons l’indépendance du tribunal et des organes d’enquête du pouvoir exécutif, nous assurerons l’élection des juges, nous étendrons la compétence des procès avec jury aux cas «d’extrémisme», sous le 282e article «russe», sur les crimes de corruption des hauts fonctionnaires. Les patriotes innocemment condamnés seront réhabilités, notamment les citoyens ordinaires de l’affaire de la Place « Bolotnaïa » – contrairement aux provocateurs, aux parjures et aux organisateurs d’actions illégales.

19. Le nouveau président rétablira le système de démocratie et de représentation populaire. Nous rendrons aux gens le droit au référendum. Le Parlement cessera d’être l’enregistreur des lois, et deviendra une véritable assemblée des représentants du peuple. Le président sera contrôlé et responsable devant le peuple et le parlement. Sera simplifiée la procédure de mise en accusation. Personne ne pourra servir comme président pendant plus de deux mandats dans toute sa vie. Le Conseil suprême d’État sera établi. Sans son approbation, aucune décision fondamentale du président ne sera prise. Les élections à tous les niveaux deviendront vraiment égales et libres. Toutes les violations et machinations seront sévèrement supprimées.

20. Groudinine et son équipe amélioreront la qualité de l’administration publique. Nous allons élever la responsabilité du président pour la formation du Cabinet des ministres. La composition du gouvernement sera approuvée à la Douma d’Etat. La banque centrale fonctionnera en tant que corps de rapport du pouvoir d’état, visant au développement du pays. La Chambre des comptes deviendra l’organe de surveillance suprême et véritablement indépendante.

Tels sont les « principes de Groudinine ». Telles sont les approches du KPRF et des forces national-patriotiques de la Russie pour résoudre les problèmes croissants dans le pays. Ils ont prouvé leur valeur. C’est sur leur base qu’une véritable lutte contre la corruption sera déployée, contre ce qui étrangle notre pays.

L’histoire nous enseigne

Oui, la corruption ne date pas d’aujourd’hui. Ce phénomène existe depuis l’émergence de l’appareil bureaucratique. Il était traditionnellement condamné par la moralité publique. Déjà en son temps Machiavel, décrivant l’ordre de la corruption à Florence, a souligné la perniciosité de ce phénomène.

Les manifestations de cette maladie sociale sont largement connues dans l’histoire de notre pays. Depuis le XVe siècle en Russie il y avait un système « d’alimentation ». Un système qui entretenait l’administration locale. Seules les « offres » faites à un juge étaient considérées comme un pot-de-vin. Comme le peuple a dit: « Devant Dieu avec la vérité, mais devant le juge avec l’argent. » Ce système a été annulé seulement par Pierre I.

Le fait que la Russie pré-révolutionnaire ait été imprégnée de corruption et d’anarchie a été reconnu non seulement par les écrivains et les personnalités publiques. C’est ce que Catherine II a écrit sur le pays au temps de son règne: «Que quelqu’un cherche une place – il paye, que quelqu’un se défende contre la calomnie – il donne de l’argent, diffame quelqu’un – il renforce ses intrigues avec des cadeaux. Ces mots de l’impératrice s’appliquent parfaitement à la Russie d’aujourd’hui.

À l’époque tsariste, il était difficile de surprendre avec des crimes officiels. Comme a écrit Griboïedov:

Où sont, dites-nous, pères de la patrie,

Ceux que nous devrions-nous prendre pour modèles?

Ces gens ne sont-ils pas des voleurs riches?

Protection contre la cour ont dans les amis trouvés, dans la parenté,

Magnifiques chambres ayant construit,

Où sont dilapidées des fortunes en festins…

Enfin, la corruption n’a été reconnue comme un phénomène criminel qu’au milieu du XIXe siècle. Mais la situation ne s’est pas améliorée de façon spectaculaire. À la fin du même siècle, le véritable «Klondike» était la construction de chemins de fer, transférée à des mains privées. Les vols de biens publics pendant les guerres russo-turque de 1877-1878 et russo-japonaises de 1904-1905 sont entrés dans la légende.

La crise du pouvoir tsariste avant la révolution de Février s’est accompagnée d’une poussée de corruption. Dans la fraude financière, des personnes proches de la cour ont été impliquées – Raspoutine, A.A. Vyrubova, A.N. Khvostov, I.F. Manasevich-Manuilov et d’autres. De tels faits ont sérieusement compliqué les tentatives de lutte anti-corruption, bien que sous le règne de Nicolas II, la législation ait été durcie trois fois. La corruption a augmenté surtout pendant la Première Guerre mondiale.

Dans les années 1915-1916, le contre-espionnage russe et la police secrète ont révélé les faits de crimes de corruption majeurs dans les comités Zemgor et les comités industriels militaires. Pendant que les fonctionnaires distribuaient des ordres de défense, faisaient des fortunes fabuleuses, l’armée était réduite à une ration de famine. Les personnes impliquées dans des programmes de corruption, comme par exemple Goutchkov, après le renversement de la monarchie ont fait partie du gouvernement provisoire.

Les partisans du capitalisme soutiennent que pendant les 18ème et 20ème siècles, le niveau de corruption dans les pays dits «développés» était en déclin constant. Ils expliquent cela par la libéralisation de la vie et le contrôle accru de la société sur les activités de l’État. La pratique, cependant, ne le confirme pas.

Comme la formation et le développement du capitalisme, l’ampleur et les formes de la corruption ont changé de manière significative. Mais il s’est mélangé parfaitement avec la nouvelle équipe. Le capital a fait de la corruption l’un des éléments inaliénables d’un État bourgeois.

Ils sont devenus la norme de l’abus au niveau de la direction des États et des grandes entreprises. Aux États-Unis et dans les pays de l’UE, le lobbying est simplement réglementé par la loi. Aux États-Unis, même les parents les plus proches des anciens chefs d’État participent à la lutte pour la présidence. En russe, on parle de népotisme.

Un exemple de lutte efficace contre la corruption a été déposé par notre pays pendant la période de construction socialiste. La jeune république soviétique a fait face à une tâche difficile. La ruine économique, la mise au rebut de l’ancien appareil d’Etat et la pénurie de personnel nouveau compliquaient le dépassement de la corruption. Néanmoins, dès les premiers jours du nouveau pouvoir, les bolcheviks montrèrent une volonté d’éradiquer ce type de crime. Déjà en novembre 1917, le décret du Conseil des commissaires du peuple établissait que les propriétaires d’entreprises privées et les représentants des travailleurs et des employés choisis pour le contrôle étaient passibles de poursuites judiciaires pour dissimulation de matériaux, produits, ordres et autres abus.

Le 8 mai 1918 à l’initiative de Lénine a été rédigé un décret du Conseil des Commissaires du Peuple « Sur la Corruption ». Le nouveau gouvernement a agi de manière décisive pour chasser les escrocs et les coquins de l’administration.

Les conditions de la guerre civile ont conduit à une législation plus stricte. Le peine de mort a été introduite au nombre des punitions pour les crimes officiels.

L’établissement de la NEP a provoqué une augmentation de la corruption. En 1922, la Commission centrale de lutte contre la corruption sous l’égide du Conseil du travail et de la défense a été créée. La commission était dirigée personnellement par Dzerjinski. Adopté la même année, le Code pénal de la RSFSR considérait la corruption comme un crime contre-révolutionnaire. En présence de circonstances aggravantes, il a prévu la peine capitale et la confiscation complète des biens.

Dans la société soviétique et dans les organes du pouvoir de l’URSS ont été établies des normes qui différaient des normes de comportement de la bureaucratie tsariste. L’enrichissement personnel a été blâmé. Il était extrêmement difficile de cacher les faits d’enrichissement illégal. En conséquence, pendant la formation et le développement de l’URSS, la corruption en tant que système a été éliminée. Elle a survécu au niveau domestique, mais l’État a toujours puni les criminels.

Dans les années soviétiques, ce n’est pas seulement la législation qui faisait barrage à la corruption. Il y avait aussi une loi morale, qui était la base de l’éducation des citoyens. Elle définissait les normes de comportement de la majorité absolue des personnes. Quiconque complotait un crime savait qu’il piétinait non seulement le code pénal, mais aussi les lois morales inébranlables adoptées par le peuple. Et ce facteur retenait beaucoup plus que la peur de l’application de la loi.

Un exemple de lutte contre la corruption réussie a été les années d’après-guerre. Contre la spéculation et le détournement a été déclarée une lutte décisive.

Après la mort de Staline, la direction soviétique a commencé à commettre de plus en plus d’erreurs, y compris dans le domaine de la lutte contre la corruption. Dans les années 1980, le clan, l’esprit de clocher et toutes sortes de dérogations ont prospéré dans certaines régions du pays.

La croissance de la corruption dans les échelons supérieurs du pouvoir devrait être considérée comme l’un des principaux facteurs de la destruction de l’URSS. Une partie de la bureaucratie a pris une part directe à la restauration capitaliste. Ces opportunistes sont devenus l’épine dorsale des forces extérieures dans la lutte contre le pouvoir soviétique. Les fonctionnaires corrompus commirent facilement une trahison directe de leur propre pays. Sous la Perestroïka, ils légalisaient les fonds volés et l’enrichissement par tous les moyens.

Notre pays est revenu au capitalisme criminel. L’inégalité sociale et le culte de l’argent inhérent à ce système provoquent d’abord la corruption. La consommation incontrôlée est la principale mesure du succès et du prestige de l’individu. Le capital la considère comme le principal stimulant de l’activité humaine. C’est sur de tels principes que la majorité des gens qui vivent dans une société capitaliste sont élevés.

Un Mal à l’échelle de l’Etat

L’ampleur de la corruption dans la Russie d’aujourd’hui est un fait établi depuis longtemps. Presque toutes les sphères du système social sont touchées. La corruption est devenue un monstre avec ses propres mécanismes et lois. La deuxième génération de Russes se développe déjà dans les conditions d’une criminalisation totale de la société. Beaucoup de gens étudient ou se soignent en échange de pots-de-vin, et « récompensent » régulièrement la police de la circulation et le pouvoir judiciaire.

La profondeur de ce problème est confirmée par des études. Selon l’indice de perception de la corruption, la Russie figure régulièrement parmi les 50 pays les plus défavorisés. Nous voisinons avec des pays africains et l’Ukraine. Bien sûr, ces évaluations sont loin d’être impartiales. Mais cela ne nie pas la portée de la corruption russe.

En décembre, le procureur général de la Russie a déclaré qu’au cours des trois dernières années, les dommages causés par la corruption s’élevaient à 148 milliards de roubles. C’est trois fois plus que le budget fédéral consacré aux sciences fondamentales.

Pour la première moitié de 2017, 160 000 violations de la législation sur la lutte contre la corruption ont été enregistrées. Dans le même temps, la statistique de ces crimes pour la même période est beaucoup plus faible – 18.400. C’est-à-dire neuf fois moins, mais personne n’a officiellement expliqué pourquoi. Il reste à supposer que seule une petite partie des affaires est portée devant les tribunaux. Le reste est tranquillement « étouffé ». Et cela indique clairement l’existence de schémas de corruption ramifiés et persistants.

Encore moindre est le nombre de sanctions pour les crimes de corruption. En 2016, les tribunaux russes à tous les niveaux ont émis un peu plus de 13 mille condamnations. La plupart des délinquants s’en sont tirés avec des sursis ou des amendes conditionnelles. Prenons, par exemple, les données pour 2014. Sur les 11 000 condamnés à de véritables peines de prison, seulement 1 300 personnes ont été condamnées. Il est impossible de parler de lutte efficace contre la corruption dans de telles conditions.

Il y a une forte augmentation du montant moyen des pots-de-vin. Si en 2008 il était de 9 mille roubles, en 2017, il a grandi des dizaines de fois. L’extorsion primitive cède la place à des schémas prédateurs plus complexes.

La corruption est un fléau extrêmement dangereux de la société russe. La vénalité bureaucratique conduit à la décadence du pouvoir, augmente les divisions sociales, brise les fondements moraux de la société, affaiblit les liens d’État.

Une lutte efficace contre la pieuvre de la corruption est impossible, tant que ses organes de répression sont ligotés par ses tentacules. Selon le bureau du procureur général, au cours des neuf premiers mois de 2017 seulement, plus de 1 300 employés de ces organes ont été impliqués dans des crimes de corruption. Près de 400 procureurs, juges et enquêteurs passent par des affaires pénales – une armée entière de ceux dont dépend la justice dans le pays et qui en font une affaire privée. Une telle entreprise prospère souvent dans le domaine de la tenue de dossiers criminels et civils, dans les tribunaux et les organismes d’enquête. C’est ce qui permet la fermeture des affaires criminelles pour corruption, et la falsification des accusations criminelles contre ceux qui n’étaient pas recherchés. Dans la Russie d’aujourd’hui, un criminel peut acheter une exemption de punition, et obtenir une punition injuste à un concurrent.

Selon les sociologues, pas plus d’un tiers des citoyens russes font confiance au procureur, au tribunal et à la police. Et seulement 5% déclarent leur confiance inconditionnelle. Cela indique directement une rupture entre le pouvoir et la société.

Il est difficile de réclamer une législation anti-corruption russe encore plus dure et cruelle. Il y a beaucoup de trous et d’échappatoires. Ils permettent à des hauts fonctionnaires corrompus d’échapper à leurs responsabilités ou d’atténuer les sanctions autant que possible. Par exemple, l’article 290 du Code pénal de la Fédération de Russie – «L’acceptation d’un pot-de-vin» – prévoit un très large éventail de sanctions punitives. Même une somme particulièrement importante en pot-de-vin n’implique pas nécessairement une peine d’emprisonnement. Un malfaiteur peut s’en sortir avec une simple amende.

Actuellement, la pénalité pour corruption est considérablement réduite. Recevoir et donner des pots de vin jusqu’à 10 mille roubles est considéré comme une infraction légère. Les articles sont complétés par d’autres types de sanctions sous forme de travail correctionnel, d’amendes et de privation du droit d’occuper certains postes. La confiscation de la propriété en tant que forme de peine supplémentaire pour les crimes mercenaires, graves et particulièrement graves est exclue de la législation.

En général, la législation de la Russie se réfère plutôt favorablement aux hauts fonctionnaires corrompus. La Douma d’Etat a refusé de ratifier l’article 20 de la Convention des Nations Unies contre la corruption. Cet article prévoit l’adoption de mesures sévères contre l’enrichissement illégal.

La corruption en Russie n’est pas réduite à la corruption banale. Le népotisme dans les structures d’entreprises est généralisé. Le degré de la corruption est illustré par le fait que même les projets les plus importants pour l’image du pays – le forum de l’APEC, les Jeux olympiques à Sotchi, la construction du cosmodrome « Vostotchny » ont été éclaboussés par des scandales majeurs.

Le vrai « trou noir » reste la sphère des marchés publics. L’échelle des systèmes de corruption dans ce système ne peut que frapper. Ainsi, le stade de Saint-Pétersbourg « Zenith Arena », initialement estimé à 6,6 milliards de roubles, a finalement coûté au pays 50 milliards. En tant que chef du Service fédéral antimonopole, Igor Artemiev a déclaré: «Le potentiel de corruption ici est fou… Les appels d’offre se révèlent souvent être une pure comédie, le lobbyisme s’épanouit.

Au cours des trois dernières années, six gouverneurs, plus de 30 maires et chefs d’administration municipale et une douzaine de chefs régionaux adjoints et de gouvernements régionaux ont été arrêtés en Russie pour des accusations de corruption. L’un après l’autre, il y a de forts scandales dans les structures du pouvoir. Le pouvoir vertical est frappé par la rouille de la corruption. On ne peut qu’applaudir aux sanctions frappant du personnel criminel de haut rang. Mais les arrestations spectaculaires ne résolvent pas le problème. Le monolithe corrompu qui s’est développé au cours des années de capitalisme criminel reste intact. A cet égard, on se souvient de la remarque caustique de l’ancien penseur romain Cicéron: «Les preneurs de pots-de-vin doivent trembler s’ils n’ont volé que ce dont ils ont besoin pour eux-mêmes. Quand ils ont assez volé pour partager avec les autres, ils n’ont plus rien à craindre.  »

La plupart des personnes de haut rang impliquées dans des affaires de corruption réussissent à éviter de lourdes sanctions. Un exemple d’anthologie a été le procès de l’ex-ministre de la Défense Serdioukov dans le cas de « Oboronoservis ». La manipulation de milliards de roubles est effectivement pardonnée. En décembre 2013, il a été accusé de négligence. En février 2014, l’enquête sur Serdioukov a été suspendue. Au 20ème anniversaire de la Constitution de la Fédération de Russie, il a été amnistié. En même temps, la carrière du fonctionnaire n’a pas trop souffert. Alors qu’il était encore sous enquête, il a été nommé à un poste important dans la société d’État « Rostekh ».

La Chef du Département des relations de propriété du ministère de la Défense Vasilieva s’en est également tiré avec une « légère frayeur ». Après avoir purgé 34 jours en colonie pénitentiaire, elle a été libérée sous condition.

La société n’a même pas considérée digne qu’on lui explique les raisons de ces décisions clémentes. Beaucoup sont convaincus que l’ex-ministre du Développement économique Alexei Ulioukayev, qui a reçu un mandat de huit ans, recevra également une réduction de peine.

Depuis 1997, 21 affaires pénales contre des chefs de régions ont été ouvertes en Russie. Quel est leur destin? L’ex-gouverneur de la région de Toula Sevryugin a été accusé de corruption. En 1997-1999, il était en état d’arrestation, en 2000 il a été amnistié. Le chef du district autonome Nenets Barinov a été pris dans le détournement de fonds budgétaires. En 2007, il a été condamné à une peine avec sursis et, deux ans plus tard, sa condamnation a été levée. Une exception a été le cas du chef de la région de Toula Dudka, qui a été condamné à 9 ans et demi de prison. Maintenant, des condamnations sont attendues contre les ex-gouverneurs de la République des Komis V.M. Gaiser et de l’Oblast de Sakhaline Horoshavina.

L’expérience montre que la corruption s’épanouit souvent dans les régions où l’arbitraire politique et les violations aux élections de différents niveaux sont la règle. Dans un certain nombre de cas, la position de principe de nos sections du parti contribue à dénoncer les fonctionnaires corrompus au grand jour. Ce fut le cas de Nikita Belykh dans la région de Kirov et de Leonid Markelov à Mari El.

L’arbitraire des grands administrateurs acquiert souvent le caractère de la corruption politique. C’est la seule façon d’expliquer le fait que nos camarades ont dû mener une lutte active pour les intérêts des collectivités locales dans le district urbain de Vidnoye, dans le canton de Barvikha, dans le district de Mozhaisk de la région de Moscou. Dans la région de la capitale, nos bureaux ont été protégés des pillards par l’ONG Molniya. Des exemples similaires sont dans la région de Yaroslavl et le territoire de Stavropol. La protection de la légendaire usine de Kirov à Saint-Pétersbourg et de l’entreprise Zvenigovsky à Mari El a été particulièrement importante.

Le parti communiste a dû se joindre à la lutte avec les autorités pour résoudre les problèmes environnementaux dans les régions de Moscou, Riazan, Orenbourg et d’autres régions du pays.

Les lois élaborées par la faction du Parti communiste à la Douma d’Etat dans les domaines de l’industrie, de la finance, de l’agriculture et du soutien aux producteurs nationaux visent à développer la production et à lutter contre la corruption. Nos députés effectuent également des travaux similaires sur le terrain.

Nous demandons aux comités du parti de résumer l’expérience accumulée et de la mettre à la disposition du Comité central.

Une menace directe pour le pays

Chers participants du plénum!

Pour la Russie d’aujourd’hui, le problème de la lutte contre la corruption est crucial. Après la destruction traîtresse de l’Union soviétique, le capital mondial n’a pas été satisfait. Le désir d’affaiblir autant que possible la Russie ne s’est pas arrêté un seul jour. A cet effet, des personnages tels que Yeltsin et Gaidar, Tchoubais et Kozyrev ont été utilisés le plus activement.

Les plus grandes sociétés transnationales et les fonctionnaires qui les servent recherchent un contrôle total sur les ressources naturelles de notre pays. Le scénario idéal pour eux suppose la poursuite de la désintégration de l’État unique et son remplacement par de petites possessions avec des régimes fantoches et facilement contrôlables.

La Russie connaît de plus en plus d’attaques féroces ces dernières années. Les tentatives de poursuivre une politique étrangère indépendante ont rencontré la haine de l’Occident. Les grandes forces de l’OTAN se sont massées à nos frontières. Les groupes de choc sont concentrés dans les pays baltes, en Pologne et en Roumanie. Les navires de combat de l’alliance patrouillent régulièrement la mer Noire et la mer Baltique. L’Ukraine et la Géorgie sont attirées dans l’orbite de l’OTAN.

En nous entourant du «cordon sanitaire», les mondialistes développent une stratégie de déstabilisation à l’intérieur du pays. Un grand nombre de fois a été testé le scénario de « révolutions de couleur ». Dans les années 1990, les politiciens occidentaux ont activement contribué à la formation du système de pouvoir actuel en Russie. Maintenant, ils sont devenus ses accusateurs violents. Un cynisme surprenant, mais si habituel pour nos « partenaires ».

Les violations massives de la loi dans l’élite russe ont facilité la manipulation des forces extérieures. S’étant rués sur l’argent et le pouvoir, ces hommes d’affaires commencèrent à stocker les biens pillés dans l’Ouest si désiré. Maintenant, leurs principaux comptes bancaires, l’immobilier, les intérêts commerciaux et même leurs propres enfants sont à l’étranger. La classe dirigeante russe est devenue un véritable compradore. Les politiciens occidentaux ont reçu d’énormes opportunités de manipulation. Après le choc du printemps de Crimée, ils ont intensifié la politique d’étranglement de notre patrie.

Les sanctions contre la Russie visent à forcer la classe dirigeante à abandonner ses intérêts. Maintenant, cette politique entre dans une nouvelle phase. Le 2 février, le Congrès américain devrait soumettre un rapport spécial. Il contiendra des données sur les personnalités politiques clés en Russie et les oligarques, leur proximité avec le président, l’échelle des États et les sources de revenus. La liste des parents, de leurs biens, des intérêts commerciaux, des biens productifs de revenus, des sociétés étrangères affiliées à ces personnes sera indiquée. L’ampleur de la pénétration du peuple russe dans les secteurs clés de l’économie américaine – banque, assurance, valeurs mobilières, immobilier – est clarifiée. Tout cela est une autre façon de faire pression sur nos bureaucrates et nos oligarques.

Il y a une semaine et demie, les sénateurs républicains américains ont exigé que le rapport du Kremlin sur les oligarques ajoute de nouvelles charges contre les représentants de l’élite russe proche du président Poutine. Ils insistent sur les informations les plus complètes sur les transactions corrompues des oligarques et des hauts fonctionnaires. Auparavant, la presse américaine a divulgué des informations selon lesquelles le rapport pourrait apparaître comme une preuve compromettante sérieuse sur Mikhail Fridman, qui est devenu le plus grand investisseur russe dans le domaine médical des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

Le Département du Trésor des États-Unis prévoit d’achever la préparation du « Rapport Kremlin » d’ici le 29 janvier. On suppose qu’au moins 50 Russes y seront mentionnés. Et avec les membres de la famille, leur nombre atteindra 300 personnes.

Les intérêts de l’Etat national de la Russie exigent une élimination décisive de la corruption totale du système étatique. C’est cette question que nos ennemis essaient de faire le « déclencheur » du « Maidan » russe. A travers les sanctions contre la Russie, ils s’attendent à créer des difficultés économiques et provoquer une nouvelle spirale de processus destructeurs dans le pays.

Aujourd’hui, l’Occident soutient activement les critiques libéraux du régime. Mais tous les démocrates sincères ne sont pas prêts à être trompés par les promesses des libertés du marché. Dans ces circonstances, c’est la candidature de Pavel Groudinine qui est un bon choix pour ceux qui défendent la Russie démocratique, mais ne sont pas prêts à la jeter dans le feu des provocations mondialistes.

Le Parti communiste déclare une fois de plus que toutes les stratégies, même les plus sophistiquées de « l’exportation de la lèpre orange » sont vouées à l’échec s’il n’y a pas pour cela un terrain fertile. Et un tel terrain est créé par la scission de la société, une politique socio-économique médiocre, des échecs dans la sphère culturelle et éducative. Et, bien sûr, la corruption rampante et le détournement de fonds. Seules les forces national-patriotiques sont capables de faire face à ces problèmes.

Une expérience réussie

Camarades! Aujourd’hui, une véritable guerre de corruption est précisément déclarée dans les pays qui s’opposent avec succès à l’hégémonie occidentale. Et ce n’est pas une coïncidence accidentelle. Comme on le sait, les problèmes de sécurité du pays et l’efficacité de l’appareil d’État sont étroitement liés.

Une expérience importante à l’échelle mondiale est celle de la Chine moderne. Le président Xi Jinping a annoncé une lutte sans merci contre la corruption en tant que priorité de la politique de l’Etat. Elle se déroule sous le slogan symbolique: « Battre les tigres, écraser les mouches, chasser les renards ». Les « mouches » signifient de petits fonctionnaires corrompus. Les «tigres» sont les hauts fonctionnaires qui se sont engagés sur la voie de l’enrichissement illégal. Les « renards » en Chine sont les fonctionnaires qui ont fui à l’étranger loin des poursuites.

 

Des résultats sérieux ont été obtenus ici sur le chemin de l’éradication de la corruption. Pendant trois ans, environ un million de fonctionnaires ont été traduits en justice. Parmi eux plus d’une centaine – dans le rang des ministres et des chefs de grandes structures administratives. La lutte anti-corruption ne ralentit pas. Le nombre de cas entendus par les tribunaux en 2016 a augmenté d’un tiers. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont été reconnus coupables. Parmi eux se trouvent le maire de la ville de Tianjin (15 millions d’habitants) et l’un des dirigeants de la plus grande province, le Henan.

La lutte contre les soi-disant renards n’est pas moins réussie. Pékin utilise activement des accords avec d’autres pays pour extrader des criminels. Rien qu’en 2015 il a fait extrader 738 fonctionnaires vers leur pays d’origine. Tous ont comparu devant le tribunal.

Le mythe selon lequel tous les fonctionnaires coupables en Chine sont immédiatement fusillés, ne correspond pas à la réalité. Le système de punition des fonctionnaires corrompus dans le pays est flexible. Cela dépend de la gravité des crimes commis. Parmi les méthodes – réprimande, rétrogradation, retrait du travail, expulsion du parti et arrestation – en règle générale, avec la confiscation des biens. En Chine, il existe une règle tacite selon laquelle un revenu illégal supérieur à 100 000 yuans (1 million de roubles) est passible d’une peine d’emprisonnement de 10 ans ou plus, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité. Dans certains cas, le fonctionnaire corrompu est condamné à mort.

La menace principale pour les « tigres » impurs est la Commission Centrale pour la Vérification de la Discipline. Sous Xi Jinping, elle a reçu des pouvoirs supplémentaires. Les dépenses des fonctionnaires sont maintenant surveillées attentivement. Il y a une lutte avec les sociétés offshore. Des sites Internet spéciaux ont été créés afin que les citoyens ordinaires puissent signaler des violations. Par exemple, en 2015, 2,8 millions de messages de ce type ont été reçus de résidents. Une autre méthode de lutte contre la corruption consistait à organiser des excursions régulières pour les fonctionnaires dans les prisons, où sont gardés leurs anciens collègues, pris en flagrant délit.

En même temps, la Chine est bien consciente qu’il est impossible d’éradiquer le mal de la corruption par des punitions uniquement. Ici, ils luttent contre les causes profondes des crimes économiques. Les règles du code de conduite pour les membres du parti ont été durcies. La lutte contre les excès a affecté la réduction des frais de représentation et des voyages à l’étranger, l’interdiction d’acheter des voitures chères. Cette campagne a été appelée la lutte contre les « quatre mauvaises mœurs » – la bureaucratie, le formalisme, le désir de luxe et l’hédonisme. Son but, tel que noté dans le PCC, est la création d’un système dans lequel les fonctionnaires «n’osent pas, ne peuvent pas et ne veulent pas s’engager dans la corruption».

Les autorités de Cuba ont une position inconciliable par rapport à la corruption. Les difficultés économiques des années 1990, l’afflux croissant de touristes et d’investissements ont conduit à une augmentation des crimes de corruption. Les dirigeants du pays ont réagi très durement. En 2002, près de trois douzaines de policiers ont été condamnés à de longues peines d’emprisonnement pour de petits pots-de-vin. Cela a immédiatement réduit la corruption dans les organismes d’application de la loi à zéro. Dans le même temps, un ministère spécial anti-corruption a été créé à Cuba. Elle traite à la fois de la «capture» de gros «poissons» et de la prévention des malversations. Parmi les fonctionnaires destitués et condamnés ces dernières années figurent le ministre des mines, le ministre des affaires étrangères, le maire de La Havane, les ministres des transports, de l’éducation et bien d’autres.

Lors de l’élaboration d’une stratégie anti-corruption, il convient également d’étudier l’expérience de Hong Kong. En 1974, la Commission indépendante contre la corruption a été créée ici, rendant compte personnellement au gouverneur. Il comprenait des employés avec des salaires très élevés, ainsi que des observateurs publics. La commission surveillait les coûts des fonctionnaires qui devaient prouver qu’une propriété avait été acquise légalement. Sinon, l’arrestation et la confiscation ont suivi.

Il ne fait aucun doute que la pratique soviétique et l’expérience mondiale doivent être prises en compte lors de l’élaboration de mesures de lutte contre la corruption en Russie.

Nous offrons une solution

Chers camarades,

Parmi les raisons de la corruption qui fait rage en Russie, il convient de mentionner d’abord:

• la privatisation rapide et les moyens criminels de créer une catégorie de nouveaux propriétaires;

• le pouvoir du capital et son désir d’extraire des profits à tout prix;

• la faible efficacité de l’administration publique et la dépréciation de la politique du personnel;

• l’absence d’un tribunal indépendant;

• les failles dans la législation;

• l’état de moralité publique, la culture de l’enrichissement personnel, la transformation de l’argent en bien-être de niveau de vie;

• l’absence de connaissances légales d’une partie importante de la population du pays;

• la faiblesse de la formation du personnel, de la formation technique et opérationnelle des organismes d’application de la loi;

• le manque d’institutions développées d’autonomie et de contrôle des populations.

Le KPRF défend vigoureusement et systématiquement une lutte globale contre la corruption. C’est notre parti qui propose des mesures concrètes pour éradiquer ce mal. En 2010, la faction du Parti communiste a soumis à la Douma un projet de loi sur la ratification de l’article 20 de la Convention des Nations Unies contre la corruption. La majorité, cependant, a pris une position différente. En 2014, le projet de loi révisé a été réintroduit, mais le même sort l’attendait.

La faction du parti communiste a soutenu l’enquête parlementaire sur l’affaire Serdioukov, mais l’initiative des communistes unis a été rejetée par « Russie unie ».

Nous croyons que la responsabilité de tout corrupteur devrait être renforcée. À cette fin, les députés de la faction a présenté un projet de loi qui prévoit le retour à la loi pénale de l’institution de la confiscation de propriété. Il est appelé à devenir une punition efficace pour les crimes graves et particulièrement graves. Cependant, la majorité pro-gouvernementale ne permet pas l’adoption de cette loi.

Une mesure de resserrement des peines pour corruption pourrait être une simplification de la procédure de poursuite des personnes bénéficiant de l’immunité juridique. Dans la pratique, les affaires pénales contre les juges, les procureurs, les enquêteurs et autres sont souvent considérées pendant des années. Ces personnes se cachent du tribunal et des enquêteurs à l’étranger, et leurs biens, soumis à l’arrestation, ne peuvent pas être trouvés et saisis à temps.

Dans le même temps, il existe un certain nombre d’actes réglementaires et juridiques anti-corruption. En 2008, la loi « sur la lutte contre la corruption » a été adoptée. En 2012, la loi « Sur le contrôle de la conformité des dépenses des personnes qui remplacent les fonctions publiques et autres personnes avec leurs revenus ». Un an plus tard – « Sur le contrôle parlementaire » et « Sur l’interdiction de certaines catégories de personnes à avoir des dépôts, stocker de l’argent et des objets de valeur dans les banques étrangères. » Et cela ne compte pas les nombreux décrets présidentiels, décrets gouvernementaux, etc.

Depuis 2008, sous la présidence, le Conseil Anti-Corruption travaille. Le chef de l’État approuve les plans nationaux de lutte contre la corruption pour une période de deux ans. Mais tout cela ne fournit pas de succès visible.

Le KPRF, les forces patriotiques du peuple sont absolument sûrs que la situation peut être rectifiée dans un court laps de temps. Nous savons comment le faire. Notre candidat à la présidentielle Pavel Groudinine est prêt à changer l’état des choses pour le mieux.

Premièrement, il est nécessaire de durcir les peines pour les crimes de corruption. « La corruption est la racine, d’où s’ensuit dans tous les temps et avec toutes les tentations le mépris pour toutes les lois », écrit le philosophe anglais Thomas Hobbes au 17ème siècle. La législation anti-corruption doit être révisée. Le critère principal ici ne devrait pas être la quantité mais la qualité. Ne produisez pas un certain nombre d’actes juridiques réglementaires et faites des lois aussi claires que possible. Ne laissez pas les malentendus et les failles juridiques. Pour les pots-de-vin et le vol en grande quantité, la peine d’emprisonnement ferme, plutôt que les amendes et les condamnations avec sursis, devrait être la règle.

Il est nécessaire de revenir à la législation pénale l’institution de la confiscation des biens pour les crimes graves. Dans des cas spéciaux, il devrait s’étendre aux biens des parents proches du fonctionnaire corrompu. Et il est enfin temps de ratifier le 20e article de la Convention des Nations Unies.

Deuxièmement, la suppression de la fuite des capitaux à l’étranger contribuera à lutter contre la corruption. Chaque année de Russie s’envolent de 50 à 70 milliards de dollars. C’est une énorme quantité. La proposition de notre candidat à la présidence, Pavel Groudinine, sur le passage des principales banques du pays aux mains de l’État peut constituer un obstacle à cette situation.

Troisièmement, il est nécessaire de créer une intolérance dans la société pour toute manifestation de corruption. Les héros de l’inspecteur de Gogol ne nous ont-ils jamais frappés sur le banc de l’école? Le gouverneur, qui ne dédaignait pas les offrandes, pour fêter son anniversaire deux fois par an? Cependant, même les leçons apprises aujourd’hui ne sont pas utilisées dans la pratique. Ceci est facilité par la propagande officielle. Il impose l’opinion que la corruption est «un mal inévitable» et que la corruption est supposée inhérente à la nature même de la personne russe. Tout le pouvoir de l’idéologie et de la propagande devrait viser à faire de la corruption un mal absolu. Dès son plus jeune âge, un citoyen devrait y voir un crime non moins terrible que le vol.

Quatrièmement, le principe de l’inéluctabilité de la peine pour les crimes commis devrait être introduit. Lorsqu’il se prépare à recevoir un pot-de-vin ou à participer à une fraude, le fonctionnaire doit clairement comprendre qu’il prend le risque d’une punition sévère. Aujourd’hui c’est tout le contraire qui se passe. Le fonctionnaire voit sur de nombreux exemples que même pour des milliards d’escroqueries, vous pouvez obtenir une amende ou une peine conditionnelle. Un sentiment d’impunité engendre de nouveaux crimes. Et cela doit être arrêté.

Cinquièmement, il est nécessaire de mettre sous contrôle effectif les revenus et les dépenses de tous les fonctionnaires. L’achat par les fonctionnaires de biens immobiliers, de biens de luxe, d’actifs commerciaux devrait provoquer une réaction immédiate de la part des organismes d’application de la loi et de surveillance. Nous devons immédiatement rétablir le contrôle du peuple.

Sixièmement, il est urgent de rétablir l’ordre dans le système des appels d’offres. Les entreprises admises à y participer doivent subir un audit approfondi, avoir un dossier de travail réussi d’au moins 5 ans. Le paiement du budget devrait être effectué uniquement sur la base du travail effectué. Le registre de ces œuvres doit être ouvert au public.

Septièmement, il est extrêmement nécessaire d’assurer la refondation du système politique. La réforme judiciaire est attendue depuis longtemps. Les tribunaux devraient être élus, et les juges – responsables devant les citoyens. Les gens ont besoin de retrouver le droit des citoyens, existant à l’époque soviétique, de renvoyer les juges qui ne justifiaient pas la confiance. La création de structures étatiques spécialisées dans la lutte contre la corruption a mûri. Il est extrêmement important de rétablir un système de contrôle parlementaire efficace et de donner à la Chambre des comptes les pouvoirs appropriés.

La condition la plus importante pour une lutte efficace contre la corruption est le dépassement du monopole politique dans le pays et le développement général de la démocratie. La solution de ce problème est franchement entravée par la fusion complète du parti au pouvoir avec le gouvernement. Cette puissante union de fonctionnaires et d’oligarques défend activement les intérêts des grands propriétaires plutôt que des citoyens ordinaires.

Malgré nos tentatives répétées, la loi sur les garanties fondamentales des activités de l’opposition n’a pas encore été adoptée. Il est peut-être temps d’établir une règle: si toutes les fractions qui constituent une minorité s’opposent à la décision d’une majorité unipartite, elles ne peuvent être considérées comme acceptées.

De toutes sortes de corruption et d’actes illégaux, le plus dangereux est associé à la politique du pouvoir pour la désintégration de la société. Les institutions démocratiques dans le pays ne fonctionnent pas correctement. Nos camarades font souvent face à des manifestations d’arbitraire et de pression pour des raisons politiques. Et cela se produit de la part de ces forces de l’ordre qui ont le devoir de protéger la légalité et les droits des citoyens.

L’exemple le plus évident est la persécution de Vladimir Bessonov sous un prétexte absolument tiré par les cheveux. Différentes façons de pression politique s’exercent sur le maire de Naryan-Mar Tatiana Fedorova, le premier secrétaire du comité républicain du Parti communiste de Mordovie Valentina Zaitseva, le deuxième secrétaire du comité du district de Yamal-Nenets Alexander Schmal et bien d’autres.

Dans la région de Moscou, la situation est telle que les autorités régionales sont prêtes à abolir l’indépendance administrative de colonies entières. Cela arrive dans les cas où la majorité des mandats adjoints dans leurs organes municipaux appartiennent aux représentants du Parti communiste.

En fait, en Russie, il existe des mécanismes de pression éhontée de la part des cercles dirigeants contre les opposants et la rétention du pouvoir à tout prix. Nous avons à plusieurs reprises été confrontés au vol de votes lors des élections, ce qui signifie un vol de pouvoir. Quand des centaines de milliers de personnes sont impliquées dans une machine de fraude et de falsification – c’est un facteur extrêmement dangereux dans la désintégration de la société.

La campagne électorale actuelle en Russie est déjà menée de mauvaise foi. Le candidat du Parti communiste, de la gauche et de l’opposition national-patriotique est soumis à un silence et à une pression constants. Un flux d’informations sales est en cours de déploiement contre notre candidat. Sur la croissance rapide de la popularité de Pavel Groudinine les opposants ont répondu en le diffamant et en le dénigrant. Dans cette campagne, même les médias officiels et les journalistes bien connus sont impliqués. Des programmes télévisés entiers sont consacrés à des discussions sur la façon de traiter avec notre candidat, quelles étiquettes accrocher et comment l’humilier. La diffusion de notre matériel d’information se heurte à des interdictions illégales. Le feu vert est donné aux populistes éhontés et aux manipulateurs.

 

Nous avons fermement condamné tous ces faits. Des appels spéciaux ont été envoyés à la direction du pays. Les mécanismes juridiques sont impliqués. Nous nous opposons à la criminalisation des élections et soulignons: le pouvoir lui-même pousse l’électeur à exprimer sa volonté dans la rue lors des actions de protestation. Notre parti respecte honnêtement la loi et nous ne tolérerons pas les abus. Nous exigeons de tous le strict respect de la loi et de l’ordre.

Une fois de plus, nous déclarons: l’omnipotence du capital oligarchique et le système politique en déclin condamnent inévitablement le pays à la corruption et à la décadence. La lutte contre ce mal doit être déterminée et unie!

* * *

Camarades! Nous sommes convaincus que la principale condition de la lutte contre la corruption est le retour au socialisme, la construction d’un état de justice sociale.

Oui, la sévérité et l’inévitabilité de la punition sont les conditions inaliénables de la victoire sur l’anarchie. Mais même elles ne permettront pas d’éradiquer la corruption, si ce n’est de changer le système créé sur la base pourrie du capitalisme criminel-oligarchique.

Le publiciste américain Joseph Fock a déclaré: « Les bons hommes d’affaires corrompent les bons politiciens. » Dans la Russie d’aujourd’hui, les mauvais politiciens ont été corrompus par les oligarques. Ils se sont révélés être des gestionnaires faibles, mais des escrocs avides et chanceux. Le pouvoir est directement responsable de l’appauvrissement massif de nos citoyens et du fait que, depuis le début des années 90 le pays a laissé partir dans les banques offshore et à l’étranger plus de 60 billions de roubles. La Russie est devenu l’un des premiers endroits au monde en termes de niveau d’inégalité sociale. La prospérité d’une poignée de riches est payée au prix de l’appauvrissement de la majorité.

L’état et le mécanisme économique de la Russie capitaliste sont profondément imprégnés de corruption et d’anarchie. Notre équipe est prête à résoudre ce problème. La mise en œuvre du programme de Pavel Groudinine est un moyen d’améliorer la situation sociale et économique, la victoire sur l’anarchie criminelle dans l’économie et la gestion. Dans notre programme électoral, notre candidat déclare à juste titre que « la suppression de la corruption donnera un effet à la fois économique et moral-politique ».

Sans éliminer les causes de la corruption, une lutte efficace contre ce mal est impossible. Supprimer son caractère endémique exige un ensemble de mesures rigoureuses et cohérentes. Une condition obligatoire est la volonté politique de la direction du pays.

Dans le cadre d’une politique économique libérale, les secteurs des matières premières et des banques financières eux-mêmes se sentent libres. La production réelle se dégrade. Un marché déficient est un terreau pour les violations et les fraudes. Pour corriger la situation, un nouveau président, un gouvernement de confiance populaire et le Conseil suprême d’Etat sont nécessaires. Ils vont nationaliser les secteurs clés de l’économie, mettre en place un système de planification tactique et stratégique, mettre en place un programme de création, un programme de relance du pays.

Encore une fois, je souligne avec insistance: la corruption est un problème complexe. Il ne peut être résolu sans réparer le système politique et changer le cours socio-économique.

Le candidat à la présidence de la Fédération de Russie prendra des mesures spécifiques et efficaces pour éradiquer la corruption et la criminalité, à partir d’un vaste ensemble de forces de gauche et de national-patriotisme.

Ce candidat s’appelle Pavel Nikolayevich Groudinine!

Sa capacité de travailler sur les résultats et de réussir a prouvé son efficacité!

Ensemble, nous surmonterons la pauvreté et ramènerons la Russie au nombre des leaders mondiaux!

Soutenez le candidat du peuple!

Groudinine est le président que la Russie attend!

Son slogan: la Justice! la Patrie! le Peuple!

 

Ziouganov Gennady Andreevich

Président du Comité central du Parti communiste, chef de la faction du Parti communiste à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie

https://kprf.ru/party-live/cknews/172440.html

 

 
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Publié par le janvier 29, 2018 dans actualités, POLITIQUE, Russie

 

Un exemple d’enfumage des médias français: l’élection du président tchèque

Miloš Zeman à une conférence de presse au TOP Hotel Prague après avoir été réélu pour cinq autres années, le 27 janvier 2018.

Le second tour des élections présidentielles tchèques ont donné la victoire au Président sortant, Miloš Zeman, réélu avec 51,37% des voix contre 48,63% pour Jiří Drahoš. Nos médias français quand ils ont fait état de cette réélection ont déclaré qu’il s’agissait d’un candidat ultraconservateur, voir d’extrême droite, en insistant sur sa proximité avec le président russe, Vladimir POutine. Grace à un article traduit par Nicolas Maury, nous savons que les communistes tchèques ont salué cette réélection, ce qui change nettement la donne.

Voici ce que dit l’article traduit par Nicolas Maury:

Le Parti communiste (KSČM) salue la réélection de Miloš Zeman en République Tchèque
« Je suis heureux de la réélection de Miloš Zeman comme Président de la République tchèque, c’est le choix de la stabilité, de la prospérité et la poursuite du développement dans tous les domaines de notre vie ». déclare le Président du Comité central du Parti Communiste de Bohème et de Moravie, Vojtěch Filip.

Kateřina Konečná, eurodéputée du KSČM estime que Miloš Zeman a « une vision claire, est à l’écoute des citoyen.ne.s et porte la stabilité de notre pays. Félicitations à Miloš Zeman pour sa réélection à la présidence de la République tchèque. Sa progression, par rapport aux élections de 2013 est un plébiscite de sa politique lors de la dernière législature ».

Pour le chef du groupe des député.e.s communistes au Parlement, Pavel Kováčik, « le professeur Drahos semblait mal à l’ aise lors d’un débat télévisé, des millions de citoyen.ne.s « inférieurs » ne se reconnaissent pas dans ses goûts « raffinés », et j’ai l’impression que le fauteuil présidentiel ne lui correspondait pas, donc je suis heureux que Miloš Zeman soit réélu, je le félicite et l’encourage pour les 5 autres années en tant que président ».

Une fois de plus les médias français ont introduit la confusion, le candidat considéré comme progressiste est en fait celui de l’Union Européenne et se choix d’austérité et de pression sur le monde du travail, alors que le candidat considéré comme un conservateur est celui que choisit le monde du travail de plus en plus eurosceptique.

Il est vrai que le personnage est complètement atypique, il est à la fois profondément marqué par le passé soviétique, critique par rapport à celui-ci mais encore plus face au monde occidental, à l’UE, l’Allemagne et l’Autriche en particulier mais également les Etats-Unis. Dans le même temps, il manifeste une islamophobie que l’on ne peut pas considérer seulement comme de la xénophobie tant elle est ciblée sur ce qu’il définit comme le caractère réactionnaire de la religion musulmane. Commentant les attentats du 13 novembre 2015 en France, il demande la création d’une frontière sécurisée de l’Union européenne, qui n’a selon lui, en dépit des promesses de l’UE, pas été mise en place. En août 2016, après plusieurs attaques terroristes ayant eu lieu en Europe, Jiri Ovcacek, porte-parole de la présidence, annonce qu’il « s’oppose à tout accueil des migrants sur le territoire tchèque » afin de ne pas créer « un bouillon de culture propice à des attaques terroristes . Il conseille par ailleurs aux Israéliens d’appliquer la même méthode d’expulsion aux Palestiniens, affirmant que Yasser Arafat lui rappelle Adolf Hitler.

Économiste de formation, il adhère au Parti communiste tchécoslovaque en 1968, mais le quitte deux ans plus tard parce qu’il critique l’invasion par les troupes du pacte de varsovie. Il est frappé d’un interdiction de travail.

Il est investi président du gouvernement de la République tchèque le 17 juillet 1998. Le but inavoué de l’accord est de réduire à néant l’influence de l’Union chrétienne démocrate – Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL) et de l’Union de la liberté (US), les deux petits partis centristes soutenus par Václav Havel.

Il faut comprendre une donnée importante concernant la Tchéquie, ce pays n’a jamais accepté ni l’intervention des troupes du pacte de Varsovie, ni le passage au capitalisme. les communistes y ont gardé une influence dont ils reconnaissaient eux-mêmes qu’il ne leur serait jamais pardonné la dite intervention.  Ce qui caractérise Zeman c’est une politique qui n’a pas beaucoup d’équivalent. Dès le départ il s’oppose à Vaclav havel à peu près sur tout ce que ce dernier, un aristocrate, a mis en place y compris le nom au départ République Tchèque. devenue la Tchèquie.

IL adhère à la révolution de velours, en 1992, il adhère au parti social démocrate (CSSD) et milite pour une union tchéco-slovaque. Lors des élections législatives anticipées de juin 1998 sur l’arrêt du déclin de la productivité, la réduction de l’austérité et du chômage et contre « les cols blancs » qui profitent de la privatisation d’une manière criminelle. Son parti social démocrate en liaison avec ce programme devient la principale force du pays, mais il le quittera bientôt.

Il est très caractéristique de ce positionnement complexe des citoyens des ex-pays socialistes, le refus du désastre qu’a été le passage au capitalisme, la colère devant ceux qui en ont bénéficié et la désillusion de plus en plus marquée face à l’Union européenne. A ce titre, il est représentatif de l’état d’esprit des citoyens les plus pauvres. A ce titre ses relations avec le parti communiste sont complexes. Il est sur leur terrain, mais ils se méfient de ses foucades.

Alors qu’il a été élu sur un programme favorable à l’intégration européenne, il se montre au fil de sa présidence de plus en plus critique envers l’Union européenne, préférant renforcer la coopération de la République tchèque avec la Russie et la Chine.

Dans le cadre de la guerre du Donbass, il critique les sanctions décidées par l’UE contre la Russie. En mai 2015, il participe à Moscou aux cérémonies de commémoration de la Seconde Guerre mondiale, boycottées par la plupart des dirigeants occidentaux ; à ce sujet, il annonce à l’ambassadeur américain, qui s’était montré critique à son égard, que les portes du château de Prague lui sont fermées. En septembre 2015, il est le seul chef d’État européen présent à Pékin au défilé militaire de commémoration de la capitulation du Japon.

Dans un entretien accordé au magazine autrichien Profil en janvier 2002, Miloš Zeman justifie l’expulsion des Allemands des Sudètes à la fin de la Seconde Guerre mondiale, rappelant qu’ils ont été la « cinquième colonne d’Hitler » ; ces déclarations irritent ses homologues allemand et autrichien.

Mais ce qui permet à la presse de le ranger dans le camp des populistes d’extrême-droit, ce qui est plus qu’un raccourci est l’antipathie qu’il manifeste à l’égard des musulmans. Il s’exprime à plusieurs reprises de manière critique envers l’islam et l’immigration en provenance de pays musulmans. S’il loue l’intégration des étrangers arrivés en République tchèque, notamment les Vietnamiens et les Ukrainiens, il juge ce processus « pratiquement impossible » pour les populations musulmanes en raison de leurs différences de culture avec les pays européens. Il dénonce en particulier une religion qu’il perçoit comme « beaucoup plus agressive et intolérante » que les autres et comme discriminatoire envers les femmes.

 

 

 

Comment l’ancien parti communiste italien est devenu le parti démocrate de Renzi: la lutte des classes oubliée, c’est la lutte des places.

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Hier nous avons vu les déchirements du SPD entre la manière dont il a prétendu après l’échec aller vers un Congrès qui mettrait les raisons de l’échec à plat, en particulier la rupture avec la base ouvrière et comment alléché par la participation gouvernementale aux côtés de Merckel, le Congrès au grand désarroi d’une partie de ses membres s’est prononcé pour cette grande coalition. Ce qui se passe en Italie n’est pas moins évocateur. dans le reflux que connaît la social démocratie, les passions s’exaspèrent et le dirigeant resserre autour de lui ses fidèles. Quitte à balayer le vote des militants, une tendance qui aujourd’hui va bien au-delà de la social démocratie officielle. (note et traduction résumée de danielle Bleitrach)

Le quotidien italien la Stampa consacre un long article à ce qu’est devenu « la maison du parti démocrate », celle née souvenez vous en de la mutation du Parti communiste italien, de l’eurocommunisme à « la chose », comme on appelait alors ironiquement l’ancien parti communiste à la recherche d’un nouveau nom.

La Stampa note comment « il y a 11 mois, lorsque l’aile gauche de Bersani et D’Alema a quitté le parti. Matteo Renzi n’a ensuite rien fait pour empêcher la scission, car il avait déjà en tête ce qu’il a mis en pratique ces dernières 48 heures: la «normalisation» des futurs groupes parlementaires du Parti démocrate. « 

les chiffres parlent d’eux même ajoute la Stampa;  » Dans les Primaires de mai, qui l’avait couronné secrétaire, Matteo Renzi avait obtenu 69,2% des votes populaires, mais la nuit dernière, lorsque la direction du Parti démocrate se retrouva d’accord sur les listes, près de 90% des postes étaient « sûrs » « ils Appartenaient aux proches du chef. Les minorités du congrès (Orlando et Emiliano) ont été reléguées dans le coin: elles auront une poignée de parlementaires, tout comme les alliés les plus fous du secrétaire (Franceschini) les auront, mais ce sont des représentations fragmentées, de petits pourcentages, des groupes destinés à ne pas être pertinents, quand l’heure des grands choix arrivera. c’est une «libanisation» de la dissidence interne qui sera utile dans 40 jours. »

Il s’agit de resserrer autour du secrétaire le parti quitte encore à l’affaiblir un peu plus. Les notables gémissent et supplient pour avoir des miettes… 

« En vue des élections du 4 mars,ajoute l’article de la Stampas, des décisions décisives ont été prises qui auront leur incidences dans la vie du Parti démocrate et dans la vie personnelle de Renzi. Si le parti devait rester en dessous du minimum historique, 25,4% atteint en 2013 par Bersani, un procès pourrait être faite au leader et pour Renzi une patrouille parlementaire de haute fidélité représente une police d’assurance-vie. Et les groupes renziens seront également utiles face à des scénarios moins dramatiques mais potentiellement conflictuels: quel gouvernement? Quelle majorité? Quel président du Conseil? « 

Naturellement, dans la confection des listes,les notables de parti se tournent vers des intérêts plus prosaïques. Et hier, les sherpas de la cordée Renzi l’ont tellement tendue qu’à un moment donné, mais les nouvelles ont filtré, Andrea Orlando était obligée d’envisager l’ idée sensationnelle: quitter le parti et se faire accepter dans la liste électorale «+ Europa» par Emma Bonino. mais l’hypothèse – qui pourrait devenir perturbatrice – a été abandonnée. Au moins pour l’instant.

C’était en effet un jour de passion . L’heure de début des travaux de la Direction a été reportée trois fois, depuis les 10h30 initiaux elle s’est progressivement déplacée jusqu’à 22h30: une glissade de douze heures, presque un record. Et au moyen d’ajournements, le «siège» de Matteo Renzi devint pressant: les amis, ennemis, alliés, semi-alliés. Quelqu’un qui crie (« ON nous a trompés »), quelqu’un qui pleure. Un jeune démocrate qui confie qu’il a vu Debora Serracchiani les yeux brillants, mais qui sait si ec’était elle, qui sait ce qui est vrai ou probable dans l’histoire d’un des jours les plus intenses vécue dans l’histoire du Parti démocratique.

Lui, Matteo Renzi, à un moment il a déconnecté le téléphone, pendant des heures il ne répondait plus aux sms, il écrivait et effaçait les noms des candidats avec son ami Luca Lotti. Un siège aussi humain, comme l’a dit la même Renzi: « C « est un désespoir de 150 sortant … l’un qui dit, j’ai une hypothèque à payer, l’autre qui vous fait savoir que le législateur est proche de la retraite, une autre qui présente une bonne raison …. ».

Bien sûr, dans le grand «mattanza» qui accompagnait le projet de loi fiévreux des listes du Parti démocrate, il y avait aussi un coté pathétique. Mais le grand soupçon des « non-Renziani « est que, avec l’excuse de devoir perdre en nombre face à ceux qui devait investir tous les « espaces » internes du Parti Démocrate, le leader en profitait pour augmenter son poids spécifique, pour donner une accélération à ce projet de transformation du Parti Démocrate en «PdR», ce «Parti de Renzi» qui est la synthèse un peu grossière mais préférée par les détracteurs du leader. Les comptes ne pourront être faits que lorsque les listes sont définitivement approuvées , mais la nuit dernière, lorsque la Direction du Parti démocrate a ouvert le feu vert, les poids internes ont été redistribués, avec une présence massive des proches de Renzi. Dans la primaire, ce groupe autour du leader   avait remporté 69,2% des voix, contre 20% d’Andrea Orlando et 10% d’Emiliano: sur les 200 places «sûres» (entre listes et collèges), près de 90% iront à des candidats proches du secrétaire. Dans cette « minorité » de la majorité, 70-72% des parlementaires seraient renziani doc, 8-10% amis de Martina et Orfini, 5-7% amis de Franceschini. Les minorités recueilleraient  les 10% restants.

On croit y être ! !!! Et on voit l’intérêt de ceux qui prétendent renouveler le parti communiste français en ce sens qu’ils jugent plus attractif pour les masses… 

 
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Publié par le janvier 28, 2018 dans actualités, Europe, POLITIQUE