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Archives de Catégorie: actualités

Nouvelles

ce blog est entré en silence temporaire non que les auteurs ne soient sollicitées par l’actualité mais il s’avère que Danielle Bleitrach est en plein déménagement, elle quitte pour des raisons de famille Aix pour Marseille… L’installation définitive aura lieu le premier octobre, date à la quelle Marianne et elle se rendront d’abord à Nimes puis à Béziers pour assurer des débats autour de leur livre URSS, vingt ans après, qui en est à sa deuxième édition avec carte , nouvelles photos et corrections.

Entre temps nous nous rendrons à la fête de l’Humanité où nous serons présentes à la cité& du livre mais aussi à d’autres stands qui nous ont invitées. Nous laisserons à la table des auteurs nos lieux de rendez-vous. Nous espérons de nombreuses rencontres.

Dansielle Bleitrach signera également son nouveau livre sur Fritz Lang et Bertolt Brecht: le nazisme n’a jamais été éradiqué.

Nous avons prévu pour novembre un voyage dans le Donbass, mais nous sommes en train de préparer pour le début de l’année 2016, un grand voyage dans le nord de la Chine jusqu’à la frontière coréenne dont le thème est : « qu’Est-ce que signifie le communisme pour le peuple chinois?  » Marianne bien sur parle chinois et nous poursuivrons nos interview…  C’est dire si les événements actuels  concernant la Bourse chinoise nous passionnent, nous travaillons beaucoup…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le août 26, 2015 dans actualités, mon journal

 

Le Parti communiste russe propose que les denrées confisquées soient distribuées au titre de l’aide humanitaire

  http://kprf.ru/dep/gosduma/activities/145387.html article des Izvestia, 10 août 2015

Plus de 450 tonnes de produits alimentaires confisqués ont été détruites au cours des derniers jours. Certains utilisateurs de réseaux sociaux ont qualifié la destruction de produits de contrebande de « génocide alimentaire ». Le député à la Douma d’Etat Sergei Oboukhov (Parti communiste) et ses collègues ont développé un projet de loi prévoyant la saisie et la distribution des produits interdits, et a l’intention de le soumettre à la chambre basse du parlement. Le document a été signé par plus de 10 députés, y compris le chef du parti Guennadi Ziouganov, les députés Ivan Melnikov, Sergei Levchenko et Valery Rachkine. Ce projet de loi intitulé « A propos de la confiscation et de la destruction par la Fédération de Russie des marchandises incluses dans la liste des produits agricoles, des matières premières et des denrées alimentaires originaires des États-Unis, Union européenne, Canada, Australie et Royaume de Norvège et interdits d’importation vers la Fédération de Russie, prévoit que les produits interdits devrait être confisqués et devenir la propriété de la Russie – la procédure, selon l’auteur du document, doit être fixée par le gouvernement. Il est prévu que seront également publiés des rapports trimestriels dans les médias sur l’utilisation des produits.

Le document propose de détruire seulement la nourriture de mauvaise qualité et de distribuer les autres produits sanctionnés aux personnes dans le besoin, ou de les envoyer comme une aide à des pays étrangers. Oboukhov a déclaré que la destruction de produits alimentaires qui ne présentent pas de menace sur la santé humaine est une mesure excessive et inutile. Selon lui, les produits doivent être utilisés pour les nécessiteux, et la destruction de la nourriture pour le peuple russe est un péché.

– La nourriture peut être utilisée pour fournir une aide de subvention aux personnes à faible revenu, aux personnes touchées par des situations d’urgence, comme les habitants de Donetsk et Lougansk, les pays touchés par la guerre et les conflits armés, les gens qui sont en dessous du seuil de pauvreté – explique le député. – Selon l’ONU, plus de 800 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde, chaque année, des millions de personnes meurent de la faim dans plusieurs pays, y compris des enfants. Dans le même temps la Russie aux yeux du monde entier détruit des aliments.

Certains experts ne comprennent pas la raison pour laquelle la décision a été prise de détruire les produits illégalement d’importés et non simplement de les confisquer – parce que dans ce cas, les fournisseurs subissent aussi des pertes. Certains politiciens sont d’avis que si les produits ne sont pas détruits sur place, en raison de la malhonnêteté des gens, de tels produits pourraient être remis en vente.

Le Directeur de l’Institut des projets régionaux prioritaires Nikolay Mironov estime que l’utilisation de produits de sanctions pour des missions humanitaires est une occasion pour la Russie de renforcer sa position dans le monde. – Maintenant le monde entier voit comment la Russie brûle des denrées alimentaires. Cela est observé aussi dans les pays où un pourcentage élevé de la population a faim, où les gens ne savent pas comment nourrir leurs familles, – explique l’expert. – Il est nécessaire également de ne pas oublier les couches défavorisées de notre pays, qui ont du mal à joindre les deux bouts à cause de la hausse des prix. Les vétérans du blocus de Léningrad assistent à la destruction de nourriture, et il est difficile d’imaginer ce qu’ils pensent en voyant cela.

Mironov souligne également que la destruction des produits coïncide dans le temps avec la chute du taux de change, la hausse des prix, l’introduction de frais de réparations majeures dans les maisons, l’augmentation des tarifs des services publics – qui provoque, à son avis, la détérioration des conditions matérielles du peuple et qui leur fait voir d’un mauvais oeil la destruction des aliments (pour laquelle ils doivent même payer de l’argent).

– Cette action aurait pu être perçue plus positivement l’an dernier, mais pas maintenant – a suggéré l’expert. La proposition de l’utilisation de produits interdits pour l’aide humanitaire est soutenue par le chef adjoint de « Russie Juste » à la Douma Oleg Nilov. Il a noté que ces produits ne doivent pas être placés dans n’importe quel commerce, mais certainement ne devraient pas être détruits. Il a suggéré que pour le contrôle et la distribution de ces produits, peut-être, il serait logique d’utiliser les fonds de bienfaisance.

– Si ces importations illégales se poursuivent, il est nécessaire de les transférer à des fonds, qui, sous un contrôle strict soit les enverront au Donbass, soit à d’autres pays du monde, ou même en Russie. Des produits de bonne qualité ne doivent pas être détruits, – a dit le parlementaire. Le premier vice-président du Comité de la Douma sur les questions agraire Sergei Karguinov (LDPR) a expliqué que la décision de détruire les produits a été faite « afin de donner une leçon, » puisque les mesures restrictives prises précédemment ne sont pas respectées.

– Donc, il y a eu un décret pour les détruire purement et simplement. Nous devons faire comprendre aux hommes d’affaires sans scrupules que la violation des lois de la Fédération de Russie est inacceptable – a dit le député. Karguinov a souligné que l’idée de fournir ces produits illicites au Donbass avait été proposé précédemment par le Parti libéral-démocrate.

– C’est l’Europe elle-même qui a déclenché cette guerre en Ukraine, elle n’a qu’à nourrir les gens du Donbass. Parce qu’il y a vraiment une situation économique et alimentaire très difficile. Il faut arrêter ces camions à la frontière et les conduire sous convoi vers le sud-est. Mais les produits ne doivent pas entrer chez nous, – a expliqué le député.

Le vice-président du Comité de la Douma sur les questions agraires de « Russie unie », Nadejda Shkolkina, admet qu’elle n’a pas encore d’opinion définitive sur la question, mais a suggéré qu’après la destruction publique, l’entrée illégale des produits alimentaires cessera. – C’est un signal fort envoyé au monde entier que ces produits soient détruits. Deux ou trois actions exemplaires de ce genre – et les entreprises réfléchiront à deux fois avant de livrer des produits alimentaires qui tombent sous le coup des sanctions, – a-t-elle expliqué.

 
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Publié par le août 10, 2015 dans actualités, Economie, Europe

 

Revue de presse sur Le double jeu de la Turquie et la stratégie russe

« Vladimir Poutine veut mener sa guerre contre l’Etat islamique » affirme Le Figaro. Selon ce journal, Moscou lance l’initiative d’une coalition incluant Bachar el-Assad pour lutter contre l’organisation État islamique. « Poutine craint énormément l’infiltration de combattants de l’État islamique en Asie centrale et dans le Caucase », souligne une experte russe toujours dans Le Figaro, notant qu’entre « 2 000 et 5 000 combattants de Daech sont des citoyens d’États de l’ancienne Union soviétique ». Très inquiet de la montée en puissance de l’État islamique près de ses frontières, le président russe propose une solution alternative à celle des États-Unis. Il s’agirait d’une large coalition de forces terrestres incluant les armées syrienne et irakienne, des forces kurdes et d’autres pays de la région. Selon une source diplomatique, il est primordial que la nouvelle coalition dispose d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. Vladimir Poutine table sur ses bonnes relations avec le monde chiite pour former cette alliance, tout en ayant la difficile tâche de convaincre les puissances sunnites de la région. Les observateurs voient dans la nouvelle initiative du Kremlin deux absents majeurs : la Turquie et l’opposition modérée à Bachar el-Assad, sur lesquels les Occidentaux comptent beaucoup. « L’intégration de forces kurdes dans la coalition risque d’énerver le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan », selon Le Figaro. Erdogan a pris le risque d’irriter la Russie en laissant s’organiser à Ankara la rencontre de l’opposition des Tatars de Crimée les plus extrémistes, financés par les Etats-Unis et jouissant du parrainage d’Al Qaida. C’est une manière d’inviter les Russes à lui laisser les mains libres contre les Kurdes, accord déjà obtenu des Américains et des occidentaux. Il semble que sa stratégie ait provoqué l’irritation de Moscou qui continue néanmoins à jouer la prudence et la négociation dans une zone qu’ils considèrent non sans raison comme explosive. La Turquie est de plus en plus critiquée pour ses raids aériens visant les positions du PKK. L’idée qu’Erdogan n’ait prétendu entrer en guerre contre Daech que pour simplement attaquer les Kurdes est de plus en plus évidente et Moscou y répond en manifestant son engagement aux côtés des Kurdes, depuis plus d’un an l’un des symboles de la lutte contre la barbarie du groupe Etat islamique (EI). « Nous sommes obligés de répondre aux attaques des Turcs. Mais notre stratégie n’est pas basée sur ‘œil pour œil, dent pour dent’. Nous voulons une solution politique et pacifique à ce problème.», insiste un représentant du PKK dans Libération. L’Humanité publie pour sa part un entretien exclusif du leader kurde d’opposition Selahattin Demirtas. Il est en photo en Une du quotidien communiste, tout sourire, le poing levé en l’air, qui rappelle au passage, qu’il est bien de gauche. Sa coalition progressiste a créé la surprise aux dernières élections législatives avec 13 % et plus de 80 députés, rappelle L’Humanité. La guerre d’Erdogan contre le PKK aurait pour but, selon Selahattin Demirtas, de récupérer le pouvoir justement perdu dans les urnes. Il dénonce aussi la position de la Turquie face au groupe Etat islamique. « Elle a annoncé les raids contre l’EI, dit-il, mais en réalité cela a servi aux attaques contre le PKK ». Pour Selahattin Demirtas, « la France qui dénonce la barbarie de Daech » a un rôle à jouer pour contribuer à la paix, conclut-il dans cet entretien exclusif accordé à L’Humanité.

 
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Publié par le août 7, 2015 dans actualités

 

Jeremy Cronin : « Il y a une sympathie des BRICS pour la Grèce »

Mardi, 28 Juillet, 2015
Humanite.fr
Secrétaire général adjoint du Parti communiste sud-africain, membre de la direction de l’ANC, ministre de la Fonction publique et fervent défenseur des coopérations Sud-Sud, Jeremy Cronin revient pour « l’Humanité » sur l’austérité imposée aux Grecs.

La nouvelle banque de développement des BRICS a-t-elle formellement offert son appui à la Grèce ?

Jeremy Cronin. Avant le référendum grec, il était question que la banque BRICS nouvellement lancée puisse fournir une source alternative de financement. Pour autant que je sache, cette question n’a jamais été soulevée formellement par les BRICS ni, individuellement, par l’un des partenaires. Il y a certainement de la sympathie pour la Grèce de la part des partenaires du BRICS, c’est une motivation clé pour leur implication et pour que cette banque de développement puisse à terme permettre aux partenaires et à des pays tiers d’échapper à la mainmise des institutions de Bretton Woods et des oligopoles financiers impérialistes. Cependant, nous ne devrions pas exagérer la capacité d’une institution unique, de création très récente.
La Grèce peut-elle encore trouver des appuis hors d’Europe pour desserrer l’étau des diktats européens et de l’ajustement structurel imposé par le FMI ?

Jeremy Cronin. À bien des égards, la réalité actuelle de l’UE reflète la réalité mondiale, avec des économies du centre (l’Allemagne en particulier), des économies semi-périphériques (la Grèce, l’Irlande), et des périphéries (une grande partie de l’Europe de l’Est). Cela souligne la nécessité d’une solidarité mondiale anti-capitaliste et d’une défense de la souveraineté nationale et démocratique. La complicité des sociaux-démocrates allemands (et d’autres formations européennes de centre-gauche) dans le soutien au plan d’austérité grec est très instructive, comme l’est, d’ailleurs, la responsabilité historique du PASOK pour une grande part de la crise actuelle.

Comment la crise des dettes souveraines en Europe est-elle vue depuis les pays du Sud ?

Jeremy Cronin. Tout d’abord, à regarder la situation grecque du point de vue du Sud, clairement, un plan B était et reste la seule voie de sortie, même si de tels choix peuvent s’avérer difficiles. Notre lecture est que le paquet d’austérité imposé à la Grèce est davantage dicté par des motifs politiques que par des impératifs économiques. Toute tentative de tracer une voie nationale relativement souveraine fondée sur un mandat démocratique doit être punie comme un avertissement pré-électoral en Espagne, en Italie, au Portugal, en Irlande et partout où agissent des formations politiques anti-capitalistes. Je suspecte que ce soit la raison pour laquelle le FMI a pris une position plus économique et moins politique a clairement indiqué que l’arrangement actuel n’était pas durable.

 
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Publié par le juillet 29, 2015 dans actualités

 

« Daech, PKK ou DHKP/C sont toutes des organisations terroristes »

 

24 Juillet 2015 17:33 (Dernière mise a jour 24 Juillet 2015 17:35)

Le président de la République turque a mis l’accent sur la détermination de son Etat à lutter contre le terrorisme.

AA – Istanbul – Nur Gülsoy

Daech, l’organisation séparatiste PKK ou le DHKP/C, peu importe leur nom, elles sont toutes des organisations terroristes pour la Turquie, a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de l’Etat turc s’est exprimé aux journalistes à l’issue de la prière de vendredi à Istanbul.

Erdogan a commenté les récentes attaques armées qui ont secoué le sud et le sud-est de la Turquie, faisant près d’une quarantaine de victimes parmi des civils et les forces de sécurité.

Nos « cibles [les auteurs des attaques] sont connues, a-t-il déclaré. Un processus a été lancé, avec des opérations menées simultanément dans 16 provinces [turques], et plusieurs suspects sont mis en garde à vue. Cette opération se poursuivra désormais avec détermination. Que ce soit Daech, ou l’organisation terroriste séparatiste PKK, ou encore le DHKP/C, leur nom ne change rien pour nous. Elles sont toutes des organisations terroristes contre lesquelles notre gouvernement et nos forces de sécurité feront tout le nécessaire. »

Erdogan a conseillé au peuple turc de ne pas vivre dans la peur, car sa confiance en soi va au delà de toute chose.

« Le peuple doit avoir confiance en soi, a-t-il insisté. Sachons que maintenant, nous avons entamé une lutte très très différente et nous ferons tout ce qui est nécessaire. J’appelle notre peuple à faire confiance à son Etat. »

– Opération contre Daech en Syrie

Le poste frontalier turc dans la province de Kilis (sud) a été ciblé jeudi par des éléments de Daech. Un soldat est tombé en martyr et deux autres ont été blessés.

En réaction, l’armée turque a lancé une opération contre Daech et selon le Centre de Coordination du Bureau du Premier ministre, deux quartiers et un lieu de rassemblement de l’organisation terroriste en Syrie, ont été ciblés par quatre bombes téléguidées, vendredi matin.

« Nous avons eu un entretien avec [le président américain] Barack Obama mercredi soir, durant lequel nous avons réitéré notre détermination à lutter contre Daech et l’organisation séparatiste, a fait savoir Erdogan. Nous avons confirmé que Daech est une organisation terroriste contre laquelle la Turquie demeure sensible. Conformément à cette sensibilité, un premier pas nécessaire a été fait cette nuit. »

« Que Dieu accorde Sa grâce à nos martyrs, a dit le président. C’est un prix que nous payons. Ceux qui se fient à cette organisation terroriste en paieront le prix aussi. Je demande aux médias de ne pas soutenir ceux qui s’allient ainsi aux organisations séparatistes et de défendre au contraire l’unité et l’intégrité de notre pays. »

– Coalition gouvernementale en Turquie

extrait de http://www.aa.com.tr/fr/turquie/561799–quot-daech-pkk-ou-dhkp-c-sont-toutes-des-organisations-terroristes-quot

 
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Publié par le juillet 26, 2015 dans actualités

 

Ukraine : Les autorités interdisent la participation des communistes aux élections

La position des communistes français mais aussi de toutes les forces républicaines de notre pays doit être le soutien actif à nos camarades ukrainiens, dans ce pays où les fascistes, les corrompus règnent en maître et multiplient les crimes et les provocations , de partout doivent émaner protestations pétitions et actions contre ce crime qui fait songer aux pires heures du fascisme et ce sous la haute protections des Etats-Unis et de leurs vassaux européens. (note de Danielle Bleitrach)

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  • El jefe del Consejo de Seguridad y Defensa de Ucrania, Alexánder Turchínov, consideró que

    Le chef de la sécurité et la défense de l’Ukraine, Alexandre Tourtchínov, le Conseil a déclaré  « c’est un moment véritablement historique ». | Photo : Juventudcomunista

Selon le gouvernement ukrainien, les activités des communistes sont contraires à la Loi sur la dé-communisation approuvée récemment dans ce pays.

Le gouvernement ukrainien a interdit ce vendredi à trois partis communistes dans le pays de participer à la vie  politique et aux processus électoraux en cours.

Le Ministre de la Justice ukrainienne Pavel Petrenko, a indiqué lors d’une conférence de presse que « le parti communiste d’Ukraine et d’autres factions communistes ne peuvent être sujets du processus électoral et participer à des élections pour le Président ou les élections locales ».

À cet égard, il a fait valoir que la décision a été prise, car l’activité des communistes s’inscrit en violation de la Loi sur la dé-communisation, récemment adoptée par la Verkhovna Rada (Parlement), dans ce pays.

« Après l’adoption de lois au Parlement, une Commission a été fondée qui a mené une étude de plus d’un mois sur les trois partis communistes de l’Ukraine (…) et en vertu de ses conclusions, ont signé deux décrets « qui les interdisent, a expliqué le ministre.

Les communistes répondent

Tandis que l’ordre est lancé aux  organes électoraux d’avoir à se plier à la décision et de ne pas enregistrer les candidats, le leader des communistes ukrainiens, Piotr Simonenko, a déclaré que son parti a l’intention de participer aux élections municipales.

«J’ai Informé les officiels que les communistes participeront à ces élections, » a déclaré Simonenko.

Le vice-président du parti communiste de Russie, Ivan Melnikov, a adopté la même position et a promis le soutien des forces de gauche du pays voisin.

« Nos collègues ukrainiens, comme nous et d’autres forces de gauche, combattront cette interdiction dans les instances internationales, » il a promis.

 

Dans le contexte
Enfin le 15 mai, le Président ukrainien, Petro Poroshenko, a signé une loi adoptée par le Parlement qui a déclaré, entre autres choses, que tous les monuments qui glorifient les dirigeants soviétiques doivent être démantelés.
Les autorités ukrainiennes veulent également renommer les villes, les rues et les institutions dont les noms comportent des références soviétiques
 
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Publié par le juillet 25, 2015 dans actualités, extrême-droite

 

Quand la mauvaise foi remplace l’économie: le PCF et le mythe de “l’autre euro” par Jacques sapir

Economie et politiqueLa revue « officielle » du PCF sur l’économie, Economie et Politique vient de publier un article d’une rare nullité sur la question de l’Euro1. Il ne vaudrait pas la peine d’être cité s’il ne contenait de telles erreurs qu’il en devient un bon exemple d’un discours d’aplatissement complet devant Bruxelles et la BCE. Cet article, sans les citer, se veut une « réponse » aux différentes notes qui ont été publiées sur le carnet « RussEurope ». C’est une deuxième raison de l’analyser.

Il commence tout d’abord par une affirmation :

«Le commerce extérieur de la France, souffre d’un déficit annuel de 60 à 70 milliards d’euros. Le retour au Franc, qui se ferait alors au prix d’une dévaluation de l’ordre de 25 % par rapport à l’euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations. »

Visiblement les auteurs de cet article qui se prétendent économistes semblent manifestement ignorer la notion d’élasticité-prix qui est pourtant fondamentale dès que l’on parle de dévaluation ou de réévaluation d’une monnaie. Cela signifie que, sauf pour les produits pour lesquels il n’existe pas de substituts directs ou indirects, une hausse des prix (dans le cas d’une dévaluation) va provoquer un changement plus ou moins importants des quantités importées. Ce changement s’explique par le fait que les consommateurs vont se tourner soit vers le même produits, mais fabriqué en France, soit vont se tourner vers des produits légèrement différents dont le coût est moindre mais dont l’usage procure une satisfaction équivalente, ce que l’on appelle l’effet de substitution. La hausse des prix ne concerne pleinement QUE les produits considérés comme non-substituables (par exemple les carburants). Cependant, là, il faut savoir que le prix à l’importation (hors taxes) ne représente que 25% du prix du produit. Donc, une dévaluation de 25% n’augmentera d’un quart que le quart du prix, soit de 6,25%. Par ailleurs, ces produits non-substituables ne représentent qu’environ 30% de nos importations. Croyez vous que l’on trouvera de tels chiffres dans l’article ? Que nenni ! Messieurs les économistes du PCF sont bien au-dessus de ces considérations qui leurs semblent terre à terre.

Par ailleurs, la question des élasticités-prix doit être aussi évalué non seulement pour les importations mais pour les exportations. Nos produits, dans le cas d’une dévaluation, coûteraient 25% de moins. Les volumes consommés par les clients étrangers augmenteraient et ceci même en économie stationnaire. En fait, ces élasticités ont été calculées par de nombreuses sources (dont l’équipe de recherche économique de NATIXIS2 ) et tous les résultats sont très favorables pour la France dans le cas d’une dévaluation. En réalité, la valeur de l’élasticité totale du commerce extérieur (importations et exportations) dépend du montant de la dévaluation (ou de la réévaluation). Si l’on postule une dévaluation de 25% par rapport au Dollar mais de probablement 35% par rapport au « nouveau » Deutschmark on obtient des élasticités encore plus favorables dans le cas de la France.

L’article affirme ensuite la chose suivante :

«C’est ne pas comprendre à quel point le surcroît de compétitivité-prix que cela prétendrait donner aux exportations françaises se ferait surtout au détriment de nos partenaires d’Europe du sud, l’Allemagne voyant au contraire son excédent commercial gonflé par une dévalorisation du travail des Français qui rendra meilleur marché ses importations en provenance de son principal partenaire commercial. Tout cela dans un contexte de spéculation déchaînée. »

Ici encore on combine les approximations avec la mauvaise foi. La compétitivité-prix ne se ferait pas au détriment des pays de l’Europe du Sud, dont toutes les estimations montrent qu’il auraient intérêt à dévaluer plus que nous. Les gains quant aux exportations se feraient essentiellement au détriment de l’Allemagne qui verrait son excédent commercial de 5% du PIB se transformer en un déficit de -3% du PIB. La situation de l’Italie serait en réalité plus favorable que celle de la France. C’est ce que l’on a montré dans une note publiée sur RussEurope3. Ensuite, on prétend que l’excédent commercial de l’Allemagne sera gonflé, ce qui est une affirmation contraire non seulement à toutes les estimations mais au simple bon sens économique. En réalité, l’Allemagne verra son excédent se transformer temporairement en déficit, mais devrait bénéficier d’un effet de baisse des prix non négligeable4. Enfin, et c’est là où les auteurs de l’article ne sont pas simplement de mauvais économistes mais sont aussi d’une mauvaise foi remarquable, c’est quand ils affirment que Tout cela [se passerait] dans un contexte de spéculation déchaînée. Or, il est très clair qu’une dévaluation, autrement dit une sortie de l’euro, ne pourrait avoir lieu que dans le cas où l’on aurait un contrôle des capitaux des plus stricts, comme celui existant actuellement pour Chypre. On a dit et répété que la crise chypriote avait été l’occasion de vérifier la possibilité matérielle d’un contrôle des capitaux au sein de la zone Euro et en contradiction avec le Traité de Lisbonne. Non seulement nos auteurs de l’article d’Économie et Politique sont aveugles mais à l’évidence, ils sont sourds !

Troisième point, et c’est là ou éclate toute la mauvaise foi des auteurs de cet article, on trouve l’affirmation suivante :

« Notre dette publique a été très internationalisée depuis les années 1980. Aujourd’hui elle est détenue à 60 % par des opérateurs non résidents, banques, sociétés d’assurances, fonds de pension… Le retour au Franc dévalué entraînerait automatiquement un enchérissement de 25 % sur les quelques 1140 milliards d’euros de titres de dette détenus hors de France ».

Rappelons ici que le problème n’est pas dans le statut de l’opérateur mais dans le lieu d’émission du contrat. C’est un fait de droit international que nos auteurs soit ignorent superbement (et ils devraient d’urgence aller suivre des cours) soit cachent à leurs lecteurs, et donc font de la désinformation. En réalité, 85% des montants de la dette française est émise dans des contrats de droit français. Ces contrats stipulent que la dette sera remboursée dans la monnaie ayant cours dans notre pays. Cela signifie qu’en cas de sortie de l’Euro cette dette sera re-libellée en Francs pour les mêmes montants qu’en euro. L’effet de réévaluation de la dette ne portera que sur les 15% restant. Ici encore 15% augmenté de 25% ne représentent que 3,75% du total et non de 25% comme il est affirmé. Il est clair que les auteurs jouent sur la méconnaissance de leurs lecteurs, et cherchent à provoquer un effet de peur afin d’écarter toute discussion sérieuse sur une sortie de l’Euro. C’est bas, et c’est lamentable !

Les affirmations qui suivent ne sont qu’une manière de farder la vérité. Croire que l’on peut faire changer la structure de la zone Euro sans en passer par une crise majeure et par une dissolution de la monnaie unique est une vue de l’esprit, qui sied peut-être à des discussions de café du commerce mais certainement pas à un débat raisonné sur les alternatives à la crise actuelle. Les auteurs de cet article n’ont pas seulement commis un mauvais coup contre les peuples de France et des pays de l’Europe du Sud, ils ont, par les inexactitudes et fausseté répétées que cet article contient, déshonoré le nom d’économiste qu’ils se donnent à des fins de pur et simple propagande.


  1. Paul BOCCARA, Frédéric BOCCARA, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Catherine MILLS, « Contre l’austérité en Europe luttons pour un autre euro » , 16 juin 2013 [↩]
  2. Artus P., (rédacteur) « Quels pays de la zone euro profiteraient d’une dépréciation de l’euro ? », NATIXIS, Flash-Economie n° 148, du 13 février 2013. [↩]
  3. Sapir, J., Quels scénarii pour une dissolution de la Zone Euro ? , note publiée le 21 mai 2013 sur RussEurope, URL : http://russeurope.hypotheses.org/1254 [↩]
  4. Sapir, J., Excursions allemandes, note publiée le 24 mai 2013 sur RussEurope, URL : http://russeurope.hypotheses.org/1278 [↩]
 
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Publié par le juillet 23, 2015 dans actualités, Economie, Europe

 
 
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