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Archives d’Auteur: rodriguealteras

52e CONGRES de la CGT : des raisons d’espérer !

 

Le 52e congrès a achevé ses travaux ce vendredi 17 mai.

La grande presse avec des reportages scandaleux et un silence honteux le dernier jour en particulier du service public de la 2 qui remporte le pompon de la mauvaise foi, met l’accent sur la réélection de Philippe Martinez tout en soulignant le caractère houleux de certaines séances mettant en cause le manque de réactivité de la direction confédérale et ses atermoiements.

Ce qui se passe à la CGT constitue un enjeu majeur pour le mouvement social et la résistance à la politique macronienne :

Les médias dominants ont beau passer la pommade à la CFDT et à Laurent Berger, les promouvoir auprès de l’opinion, le MEDEF leur faire la courte-échelle, pour faire prévaloir dans le monde ouvrier et salarié chez les précaires … l’esprit de collaboration de classe, de compromission, de soumission aux intérêts de l’oligarchie, ils sont confrontés à une réalité incontournable : l’esprit de résistance à ce remodelage réactionnaire de la société française reste puissant et le rôle de la CGT malgré ses difficultés, son affaiblissement, son orientation mutée dans les années 90, demeure un élément décisif.

D’autant plus décisif que lorsque les gilets jaunes expriment souvent de manière radicale leur rejet des syndicats, c’est le plus souvent la CGT qui est mise à l’avant scène du théâtre des trahisons. Comment comprendre ce ciblage de la CGT, alors même qu’elle a été sans aucun doute l’organisation de loin la plus en pointe dans l’organisation des luttes interprofessionnelles sur ces 20 dernières années, malgré sa dérive sociale réformiste ? Faut-il y voir là le signe de l’appréhension par le corps social que les autres syndicats n’offrent aucune perspective d’élévation du rapport de force interprofessionnel des travailleurs contre les injustices sociales et fiscales promues par les tenants du capital ? Ce sentiment de trahison du monde du travail par la CGT pourrait bien être le signe d’une exigence portée par les travailleurs au ressaisissement de la CGT. Ce qui ne peut que lui conférer une responsabilité singulière.

Et c’est sans doute pourquoi l’attitude des médias dominants alterne entre l’hostilité explicite et le silence méprisant.

Qu’en est-il de  ce 52e congrès ? :

Au-delà des riches souvent émouvants témoignages du terrain, de ce qui se passe dans les entreprises et les territoires, de la richesse humaine et d’expérience ainsi reflétée, ce qui frappe c’est la vigueur de l’exigence de la base de la CGT de construire un puissant mouvement majoritaire pour stopper les contre-réformes, renouer avec les conquis sociaux et conjuguer défense revendicative ET lutte pour une alternative politique anti-capitaliste.

Et il y a bel et bien eu confrontations au congrès sur des questions majeures qui relèvent de l’orientation et de la stratégie de l’organisation.

Dans son allocution de clôture Philippe Martinez se félicite de la tenue de ce débat, signe de démocratie et atout tout en en appelant à la fraternité entre nous.

Tout en affirmant qu’entre nous il serait par exemple  superflu de marteler que la CGT est (doit être) une organisation de classe!

Une telle affirmation, nous l’avons dit à plusieurs reprises repose sur un déni : dans les années 90, dans un contexte de désarroi politique et idéologique, afin d’intégrer en particulier la Confédération Européenne des Syndicats, les dirigeants de la CGT de l’époque (Louis Viannet puis Bernard Thibault) ont consenti à une véritable mutation des orientations qui étaient jusque là (depuis 1945) celles de la CGT.

Acceptation du « dialogue social« , mise sur orbite du « syndicalisme rassemblé« , départ de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), approbation des institutions de l’Union européenne.

Et ce déni continue!

Car si sous la pression de la base et de structures importantes de la CGT la référence à la FSM a été rétablie dans le document d’orientation ce qui constitue une  importante décision prise contre les manœuvres de la direction confédérale, le « dialogue social » comme le « syndicalisme rassemblé« , l’arlésienne que représente l’ « Europe sociale« , continuent de figurer comme objectifs auxquels ces dirigeants sont fortement attachés.

Et ce sont précisément ces questions qui ont, entre autre, fait l’objet d’une confrontation au cours du congrès.

Le dialogue social

Car le « dialogue social » n’a rien à voir avec la nécessité de négocier et d’engranger des résultats positifs pour les travailleurs à partir de la construction d’un rapport de force qui leur soit favorable et l’idéologie du dialogue social qui est une entreprise d’intégration des organisations syndicales aux objectifs et aux  intérêts du patronat et des pouvoirs à leur service.

D’autant que dans la période que nous connaissons de crise profonde du capitalisme, ce qui domine TOUT, c’est d’offensive globale contre TOUS les conquis issus des luttes séculaires et qu’il n’y a donc pas de place dans cette voie pour un quelconque « grain à moudre« . Et que ce qui est donc visé par l’oligarchie c’est l’acceptation des organisations de cette immense régression sociale en marche. Avec au bout le discrédit des organisations qui se prêtent à cette manipulation chez les travailleurs et dans le peuple.

Par conséquent, maintenir  dans nos textes d’orientation la référence au dialogue social en tant que tel, c’est inscrire notre activité dans l’accompagnement du système et de sa crise et c’est donc totalement contraire au caractère de classe de la CGT.

Le syndicalisme rassemblé

Idem pour le syndicalisme rassemblé.

La recherche de l’unité pour être plus fort et gagner c’est une chose et un objectif louable.

Le syndicalisme rassemblé et sa mise en oeuvre depuis les années 90 c’est la primauté aux ententes de sommet, qu’on le veuille ou non une alliance privilégiée avec la CFDT, la sous-estimation des divergences. Car avec la CFDT il n’y a pas seulement des différences d’appréciation sur les revendications qu’il conviendrait de mettre de côté pour se rejoindre sur d’autres objectifs : NON, les dirigeants de la CFDT sur les lois travail, sur les retraites et bien d’autres aspects revendicatifs  sont engagés, actifs, déploient DANS LE MONDE DU TRAVAIL avec le soutien des puissances d’argent, des médias dominants leur activité en vue de faire accepter les contre-réformes exigées par l’oligarchie et l’Union européenne.

Pour créer un rapport de force favorable aux travailleurs il convient par conséquent de contrer cette entreprise, de combattre pied à pied les idées de soumission et d’acceptation de ces politiques en s’adressant directement aux travailleurs pour créer les conditions d’une unité de lutte SUR DES BASES effectivement de classe.

L’acharnement de la direction confédérale et ses manoeuvres au cours du 52e congrès sont donc contraires à une véritable orientation de classe se donnant les moyens de surmonter les obstacles à une unité combative des travailleurs.

Le rapport aux gilets jaunes

 

Nous ne reviendrons pas sur la faute initiale de Philippe Martinez mettant dès le 17 novembre  la CGT en retrait en faisant cadeau au F_haine d’une paternité qui n’était manifestement pas la sienne.

Retenons dans l’allocution de fin de congrès l’évocation directe de leur mouvement en termes positifs et l’annonce d’une rencontre à Dijon avec la secrétaire départementale de leurs représentants.

Mais pourquoi avoir ferraillé durant le congrès pour empêcher
toute référence explicite à eux.

Et NON , il n’y a pas équivalence entre le mouvement des gilets jaunes et les autres mouvements sociaux en cours : lutte des jeunes pour le climat, mouvements féministes … car leur contenu de classe n’est précisément pas le même : ni dans sa composition, ni dans ses objectifs.

Les objectifs du mouvement des gilets jaunes convergent largement avec ceux de la CGT : salaires, justice fiscale, droits démocratiques, critique du caractère anti-démocratique des institutions, mise en cause de la domination de l’oligarchie.

Construire les convergences avec eux revêt donc un caractère stratégique pour le déploiement du mouvement populaire!

D’autant que la forte présence de salariés des TPE rejoint l’effort de déploiement entrepris pour une présence CGT dans les déserts syndicaux!

Pour revendiquer le caractère de classe de la CGT c’est donc cet aspect qui doit être l’aspect dominant qui structure nos décisions, nos choix d’alliance …

Les raisons de l’espoir

Au final donc un congrès où d’importantes avancées ont eu lieu sous l’impulsion des bases combatives alors que demeurent les incertitudes sur l’engagement de la CGT sur une véritable ligne combative, rompant avec les tendances à l’institutionnalisation et à l’enlisement bureaucratique dans une orientation réformiste.

Raisons d’espoir : les forces existent à l’intérieur de l’organisation pour que l’emportent les fondamentaux historiques qui ont fait son rayonnement à l’échelle nationale et internationale.

Aux militants et aux structures de s’emparer de ce qui a bougé positivement dans ce congrès et pousser jusqu’au bout la réappropriation militante de ce qui a fait l’identité historique de la CGT.

______________________________

INFORMATIONS :
Le Bureau confédéral  comprend désormais :
Philippe Martinez, Fabrice Angéi, Angeline Barth, Pascal Bouvier, Virginie Gensel Imbrecht, David Gistau, Véronique Martin, Catherine Perret, Boris Plazzi, Nathalie Verdeil, Céline Verzeletti et David Dugué.
L’APPEL du congrès aux travailleurs :

 

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Publié par le mai 21, 2019 dans Uncategorized

 

Une intrusion violente… contre la vérité !

Les remous politiciens des suites du mensonge grossier et qui ne peut être caché mettent en avant le sort du ministre de l’intérieur.
En ne disant rien de ce qui est sans doute l’essentiel :
  • une stratégie du maintien de l’ordre qui vise à l’affrontement systématique, à cibler principalement les manifestants pacifiques afin à la fois de tenter de dissuader de se rendre aux manifestations, de restreindre le droit de manifester, de provoquer le chaos pour discréditer le mouvement social
  • le relais par les grands médias de cette stratégie, la précipitation avec laquelle ces médias se sont engouffré dans ce mensonge illustrant leur alignement et du coup minant leur prétention à une information objective et au combat qu’ils prétendent mener contre ce qu’ils nomment à longueur de colonnes et d’antennes, les « fake news »

_______________________

Un décryptage de ce qui a eu lieu en rapport avec la pitié Salpétrière le 1er mai par ACRIMED :

par Frédéric Lemaire, Maxime Friot, Pauline Perrenot, jeudi 2 mai 2019

Les médias audiovisuels ont piétiné l’information. Une fois de plus. Les événements survenus à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, en fin de manifestation du 1er mai, ont débouché sur un vaste épisode de désinformation relayé par de nombreuses télévisions et radios. Un épisode qui témoigne de la précipitation des journalistes, y compris de certains journalistes de terrain, de l’absence totale de vérification et de recoupement des sources, de la reprise en boucle de la communication gouvernementale et de la hiérarchie hospitalière, de la marginalisation de témoignages contradictoires, et enfin, d’un mensonge délibéré.

Au soir du 1er mai, BFM-TV est en boucle sur la Pitié-Salpêtrière en affirmant sans recul ni nuance, bandeau après bandeau, que l’hôpital a été « pris pour cible » par des manifestants. Cette information, qui s’avérera erronée, s’appuie sur la parole surmédiatisée des autorités. À commencer par Christophe Castaner et Agnès Buzyn. Dans la soirée, les deux ministres sont univoques sur Twitter :

 

Le soir même, de nombreux témoignages sous forme écrite ou en images remettent pourtant en cause la version des autorités, comme ceux relayés par le journaliste David Dufresne et par la photographe ValK.

Le lendemain, le service Checknews de Libération et les Décodeurs du Monde publient deux articles qui achèvent de discréditer un peu plus la version officielle d’une « attaque » de l’hôpital par des manifestants. Ces derniers auraient, en réalité, cherché un refuge suite à des charges policières et au gazage de la manifestation.

Les témoignages des manifestants disponibles le jour même auraient dû inviter les journalistes à la plus grande prudence. Mais les chaînes de télévision et de radio n’ont pas attendu pour s’emballer, et apporter leur contributions à un vaste épisode de désinformation.

Dans la soirée, BFM-TV est en boucle :

 

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BOUCLE_2

 

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Une grossière manipulation à laquelle France Info s’est également livrée, et qui a été pointée par Checknews. La chaîne d’info publique recevait d’ailleurs le matin même… Martin Hirsch, en titrant sans aucune distance : « L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pris pour cible ».

Dans la matinale d’Europe 1, Audrey-Crespo Mara accueille quant à elle Agnès Buzyn. La journaliste rappelle que « c’est dans cet hôpital qu’un capitaine de compagnie de CRS venait d’être admis en urgence relative après avoir reçu un pavé dans le visage ». Si elle mentionne que les versions divergent et que « des manifestants disent qu’ils cherchaient à se réfugier après une charge des forces de l’ordre », Audrey Crespo-Mara tient pour acquise la version d’une intrusion violente et pratique le journalisme d’insinuation : « Savez-vous ou pas si c’est lié à l’admission de ce capitaine d’une compagnie de CRS ? »

CNews est à l’unisson. Marie Aubazac revient sur la garde à vue des manifestants en se posant une question grave : « pourquoi [ces personnes] sont entrées dans cet hôpital ? »… et en y répondant sous forme de deux questions subsidiaires :

Est-ce qu’elles voulaient s’en prendre à un établissement public ? Ou est-ce que c’est parce qu’un CRS qui a été blessé à la tête lors de la manifestation avait été pris en charge à ce moment-là ?

Bref : les manifestants sont-ils coupables, ou coupables ?

Sur RTL, c’est en grand journaliste d’investigation qu’Yves Calvi interroge la directrice de l’hôpital, et mise sur la dramatisation. Florilège :

- Si les manifestants avaient réussi à rentrer dans ce service de réanimation dont ils ont tenté, vous venez de nous le confirmer, de forcer la porte, qu’aurait-il pu se passer ?

- Vous avez eu peur ? Je vous pose la question simplement.

- Il fallait aussi qu’ils décident de monter au 1er étage, pour aller à l’entrée du service de réanimation. Ce que je veux dire c’est que c’est un trajet qui n’est pas neutre.

- Ils ne sont donc pas venus pour se cacher ou se protéger, ils sont venus pour attaquer votre hôpital, c’est comme ça que vous percevez ce qui s’est passé ?

- Il y a une différence entre une intrusion qu’on devrait de toute façon ne jamais faire dans un hôpital et ce qui finit par ressembler à une attaque. En l’occurrence, on a des gens qui sont montés au premier étage et qui ont tenté de forcer le service de réanimation. Comme les mots ont un sens et qu’en ce moment tout est sensible, c’est pour ça que j’insiste.

Plus tard sur RTL, Christelle Rebière s’interroge aux actualités de 12 h 30 : « que s’est-il vraiment passé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ? » Pour le savoir, la journaliste interviewe Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et délégué CGT. Une interview qui va rapidement virer… à l’interrogatoire. Lorsque le médecin commence à affirmer que les manifestants n’ont fait que se réfugier dans le périmètre de l’hôpital, la journaliste le coupe, exaspérée : « Non mais franchement, c’est devenu un refuge un hôpital aujourd’hui ? » Et lorsqu’il évoque la « surmédiatisation » de cette affaire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : « Enfin attendez, excusez-moi mais on a quand même jamais vu ça, vous pouvez pas nous dire que c’est juste une affaire comme ça, alors qu’Agnès Buzyn nous explique qu’en plus les grilles de l’hôpital ont été forcées… » Le médecin tente de poursuivre mais est aussitôt coupé par la journaliste : « en plus après on retrouve une dizaine de personnes aux portes du service de réanimation, c’est quand même extrêmement grave d’arriver jusque-là dans l’hôpital, non ? » La journaliste, visiblement excédée par l’absence de condamnation de cette inexcusable « intrusion », coupera court à la poursuite de l’entretien.

Quelques heures plus tôt, dans « L’Heure des pros » (CNews), Pascal Praud et Jérôme Béglé (directeur adjoint de la rédaction du Point) en étaient quant à eux déjà à regretter… le laxisme pénal à venir !

- Jérôme Béglé : Je suis pessimiste parce que je suis assez convaincu que ces 30 personnes ne vont pas faire de prison ferme, parce que on va dire… d’abord les 30 vont pas être condamnées aux mêmes peines, ça va mettre des semaines pour pas dire des mois pour qu’elles soient condamnées, puis il y aura des appels, puis on sait très bien, parce que vous pouvez pas…

- Pascal Praud : Non mais vous pouvez déjà les mettre à l’ombre très tranquillement ces 30 personnes qui rentrent dans un hôpital…

Un débat qui avait commencé dans l’ivresse des profondeurs, dans lesquelles l’éditorialiste Jean-Claude Dassier plongeait la tête la première :

J’espère, j’espère pour eux qu’ils étaient alcoolisés. Parce que contrairement à ce qu’on raconte, ou on fait semblant d’oublier, il y a aussi beaucoup d’alcool (…) J’espère pour eux parce que sinon je sais pas comment expliquer une intrusion dans un hôpital. Ça interroge, ça pose beaucoup de questions, on va y revenir, mais là pour moi c’est stupéfaction, c’est… j’espère pour eux qu’ils avaient forcé sur la bière !

Une fois n’est pas coutume, remettons nous-en à la lucidité de Pascal Praud, pour qui « la Salpêtrière (…) sera un marqueur. C’est-à-dire que quand on fera la séquence, il y aura eu l’Arc de triomphe, il y aura eu le Fouquet’s et il y aura eu aujourd’hui la Salpêtrière. Ce sont des marqueurs, et j’ai l’impression qu’à chaque fois, on monte d’un cran d’une certaine manière. » Des marqueurs, en effet. Mais d’un traitement médiatique de plus en plus ahurissant.

***

Ce nouvel épisode de fièvre médiatique montre une fois de plus l’adhésion presque immédiate de certains journalistes et médias à la communication gouvernementale. Les cortèges tout juste dispersés, le tapis rouge médiatique s’est déroulé pour Agnès Buzyn, Martin Hirsch et la directrice de la Pitié-Salpêtrière alors même que leurs versions d’une « attaque » de l’hôpital étaient déjà largement remises en cause. Cet épisode montre aussi l’outrance des plus zélés relais médiatiques du gouvernement et de la préfecture. Leur mépris vis-à-vis d’autres paroles, notamment de celle des manifestants comme des personnels de l’hôpital. Et en définitive, le piétinement de la déontologie journalistique la plus élémentaire.

Frédéric Lemaire, Maxime Friot et Pauline Perrenot

 

 

 
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Publié par le mai 4, 2019 dans Uncategorized

 

AMBROISE CROIZAT : ceux qui savent (Corinne MASIERO) n’oublient pas !

 

Destiné à tous ceux qui comme à l’école de formation des cadres de la Sécurité sociale ignorent (font mine d’ignorer ?) jusqu’à son existence !

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Priscillia LUDOSKY, gilet jaune : Appel à former un Front Populaire

Un accord se dessine donc pour faire du 27 avril prochain un moment important de la construction d’un véritable Front populaire de résistance et de contre-offensive à la politique que Macron entend poursuivre et aggraver.

La position de Priscillia LUDOSKY, gilet jaune, initiatrice de la pétition qui a précédé l’irruption du mouvement social (800.000 soutiens)  illustre ci-dessous cette évolution prometteuse !

________________________
Priscillia LUDOSKY
Bilan d’une réunion à laquelle avec d’autres Gilets jaunes j’ai été conviée:

➡️ Objet: Appel des Fédérations et Unions Départementales CGT : FNIC, COMMERCE, UD 94, 04, 59, 41, 66, 95, 18, 13 A FORMER UN FRONT POPULAIRE avec les Organisations Syndicales, les Politiques, les Associations Progressistes , les Militants-Es Progressistes engagés dans les mobilisations en cours: Gilets Jaunes, Gilets Roses, Climat, Logement…

➡️ Etaient présents: 

  • Des représentant des organisations syndicales CGT UD 94, 59, 13 ; 76; ; FNIC (Fédération Nationale des Industries Chimiques); Fédération CGT Commerce
  • Des mouvements ou organisations politiques: Député LFI et Espaces des luttes sociales LFI; ANC (Association Nationale des Communistes, NPA (Nouveau Parti Anti Capitaliste), PCF (Parti Communiste Français)

 

➡️ Objectif de cet appel: Que nous nous unissions tous le 27/04/2019 en manifestation à Paris sous une cause commune avec des revendications communes sur les grandes lignes. Sachant que les revendications du VRAI DEBAT et de la Consultation Papier sont maintenant disponibles coté GILETS JAUNES.

➡️ Avec ou sans les autres structures, organisations, collectifs, mouvements, cette manifestation aura lieu avec les organisations qui ont déjà répondu présent à cet appel, il s’agit simplement maintenant d’agrandir le cercle et de faire front commun pour cette journée et réfléchir jusque là aux actions suivantes dont l’envergure dépendra de la réussite de cet appel.

➡️Chacun décidera ou a décidé lors de cette réunion s’il /elle souhaite prendre part à cette initiative..

Pour ma part je m’engage à travailler avec UD 94 & 13 pour tenter de former ce front populaire en participant à la communication (page facebook, twitter, page internet) et en participant à transmettre cet appel aux structures, associations etc…et à collecter leurs réponses)

FRONT POPULAIRE qui n’aura pour moi de sens que si vraiment d’autres profils prennent part à cela. A savoir les associations, les collectifs, les Gilets roses etc…

Mais aussi, à la condition que les revendications GILETS JAUNES évoquées plus haut soient prises en compte.

Et à ces conditions uniquement. Autrement le terme FRONT POPULAIRE n’aurait plus lieu d’être !
Je me retirerai si l’une ou l’autre de ces conditions ne sont pas remplies.

➡️ Vous êtes invités (associations, collectifs, Gilets roses, Groupes de Gilets Jaunes….) à faire savoir si vous êtes prêts à faire partie de ce FRONT POPULAIRE en adressant un email à :

http://frontpopulaire2019@gmail.com avec le nom de votre organisation, de votre groupe…, vos coordonnées, ainsi que votre accord clairement formulé pour participer à cette manifestation qui sera déclarée en préfecture et à participer aux éventuelles futures actions communes qui auront été discutées préalablement.

➡️ Une page Facebook vient d’être créée: http://https://www.facebook.com/frontpopulaire2019/?modal=admin_todo_tour afin de communiquer progressivement les informations liées à cette initiative ( quelles structures répondent à l’appel etc…)

➡️ Une page twitter aussi: @Fpopulaire2019 https://twitter.com/Fpopulaire2019 
voici quelques hashtag :

#FrontPopulaire2019#Formonsunfrontpopulaire #Appelaformerunfrontpopulaire

➡️ Une page internet est en cours de création, ainsi qu’un tract/flyer.

REMARQUES IMPORTANTES:

➡️ La date du 27/04 ne faisait pas l’unanimité dans la mesure ou des grands rendez-vous GILETS JAUNES sont déjà planifiés notamment le 20/04/2019. Mais compte tenu du caractère exceptionnel de la démarche j’ai cru comprendre qu’il était important de marquer le coup à date ultérieure et de ne pas faire conflit avec les autres rendez -vous mais plutôt de venir les compléter. (De nombreuses manifs initiées par tous les profils auront lieu tout au long des semaines à venir. Pressions supplémentaires non négligeables).

➡️ Chacun est libre de répondre à cet appel. Les gilets jaunes qui souhaitent individuellement participer à cet appel sont libres de cliquer sur « participer » ici:

https://www.facebook.com/events/2287457228194987/

Les Collectifs , associations de Gilets jaunes intéressés sont aussi libres de faire de même, mais peuvent aussi adresser un email comme indiqué ci dessus si ils souhaitent que le nom de leur groupe soit annoncé comme répondant officiellement à cet appel sur la page facebook ou sur le site internet.

 
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Publié par le avril 11, 2019 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Appel de syndicats CGT à la construction d’un FRONT POPULAIRE : le 27 avril !

Pour faire face aux politiques réactionnaires opposons un Front populaire !!!

 

Organisations syndicales signataires au 30 mars: FÉDÉRATIONS ET UNIONS DÉPARTEMENTALES CGT : FNIC, Commerce, UD 94, 04, 59, 41, 66, 95, 18, 13.

PETITION en LIGNE :

https://www.change.org/p/organisations-syndicales-pour-faire-face-aux-politiques-r%C3%A9actionnaires-opposons-un-front-populaire?fbclid=IwAR1R8tcehEfs6Q7lmkcntyoTgyRm2x4cVxH876pko5ES7RqC4iUrYek0sl4

Gouvernement-Medef veulent tout détruire !!!
Pour faire face aux politiques réactionnaires opposons un front populaire !!!

Emmanuel MACRON, son gouvernement et sa majorité, ne cachent plus leurs intentions de détruire notre modèle social et l’ensemble des conquis sociaux constituant les droits et garanties individuels et collectifs du monde du travail et des populations.

Pour satisfaire l’appétit des marchés financiers et des actionnaires tout doit y passer.

La rigueur financière est de mise et tout ce qui entrave le profit doit disparaître au bénéfice du grand patronat. De concert avec l’Union Européenne, tous les moyens sont mis pour satisfaire le Medef :

– casse du droit du travail,
– casse de la Fonction Publique,
– mise en concurrence et privatisation des secteurs publics,
– casse de la Sécurité Sociale,
– casse de notre système de retraite solidaire par répartition,
– casse de nos industries,
– plans de licenciements massifs dans de nombreux secteurs.

Ces politiques ont des conséquences dramatiques sur nos conditions de travail et de vie. Elle n’épargne personne, salariés du privé et du public, retraités, jeunes, chômeurs et précaires, tous subissent les effets des choix politiques réactionnaires à l’œuvre dans le pays.

Face à cela de nombreuses luttes sont menées dans les entreprises et administrations. Elles portent le rejet de ces mauvais coups et l’exigence d’autres solutions porteuses de progrès social et débouchent parfois sur des victoires. Les revendications portées par ces luttes sont souvent identiques à celles portées par des centaines de milliers de gilets jaunes depuis 4 mois maintenant, en particulier sur les injustices sociales et fiscales, sur l’exigence d’une autre répartition des richesses, sur le besoin de Services Publics, sur les questions environnementales etc…

Tous ces mouvements illustrent concrètement la volonté d’une grande majorité de travailleurs, retraités, chômeurs, jeunes, d’en finir avec les logiques du capital d’accaparation des richesses au bénéfice de quelques privilégiés, de mise en concurrence des travailleurs et des peuples, de saccage de la planète, de toutes ces logiques qui rendent chaque jour la vie plus difficile et l’avenir incertain.

En guise de réponse, le président de la République, son gouvernement et le patronat usent de la répression d’un côté et de la manipulation de l’autre.

Le grand débat d’Emmanuel MACRON n’apportera rien de bon à celles et ceux qui subissent ses politiques, il n’y a rien à attendre d’un pouvoir aux ordres du patronat qui s’apprête à rendre toute contestation impossible en interdisant les manifestations.

Les choses sont claires, ce que nous obtiendrons sera le fruit du rapport de force que nous saurons créer. De ce point de vue, la situation interpelle l’ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques du pays qui composent le camp progressiste, tout comme celles et ceux qui, depuis 4 mois, luttent avec les gilets jaunes quant aux solutions à mettre en œuvre pour faire émerger un mouvement social capable de mettre un coup d’arrêt aux politiques de régression sociale en cours dans le pays.

Sans avoir de solutions toutes faites, il nous faut partir de quelques constats évidents :

– tout d’abord l’attaque est globale et concerne donc tous les secteurs, toutes les catégories de travailleurs et toutes les générations,
– l’ensemble du camp réactionnaire est mobilisé et uni pour imposer ses choix. A l’unisson, La République En Marche, la droite, l’extrême droite et le patronat, travaillent à rendre inéluctable les sacrifices qu’on nous impose. Pour cela, ils œuvrent à la culpabilisation, au fatalisme et à la division de ceux qui auraient intérêt à s’unir pour changer les choses. Cela, avec l’appui des grands médias qu’ils possèdent quasiment tous.

A ce jour, la division des organisations progressistes, l’éparpillement des luttes dans et hors de l’entreprise, pèsent sur nos capacités collectives à élever le rapport de force. Or, si l’attaque est globale, la riposte pour être à la hauteur doit l’être aussi.

Pour cela, il nous faut agir ensemble, dans l’unité la plus large, afin de conforter et faire converger toutes les luttes en cours et donner envie, courage et détermination au plus grand nombre afin d’élever le mouvement social à la hauteur des enjeux. Cela doit se faire par un dialogue entre nos organisations et les gilets jaunes partout, à tous les niveaux et déboucher sur des revendications communes nous permettant de fédérer et de mettre en mouvement le plus grand monde. Les sujets ne manquent pas et les solutions non plus, les questions d’emplois, des salaires et pensions, la justice fiscale,etc…

Dans l’intérêt général, ce qui nous rassemble doit primer sur ce qui nous divise et nous sommes persuadés qu’en construisant ensemble une plateforme revendicative en rupture avec les logiques du capital, porteuse de perspectives de progrès, nous pouvons y arriver. Les moyens existent pour le faire, il nous faut aller chercher ensemble les richesses que nous produisons et qu’on nous vole.

Parce que la victoire et possible, parce qu’ensemble nous pouvons le faire, les organisations et les signataires appellent l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques, les gilets jaunes, toutes celles et ceux qui refusent la dictature du capital, à s’engager dans la réussite d’une grande mobilisation nationale à Paris le 27 avril prochain.

D’ici là, créons partout les conditions de la réussite de toutes les actions et manifestations en semaine et les samedis.

 

LE CHE PLUS VIVANT QUE JAMAIS !

 

Malgré tous leurs efforts pour salir ET l’image mais surtout le message politique de Guevara, le beau documentaire de  Tancrède Ramonet   diffusé ce lundi soir sur la chaîne LCP fait litière d’un certain nombre de mensonges.
Comme par exemple ce que la propagande anti-castriste et anti-Guevara colporte à propos des exécutions dans la prison de La Cabaña en présentant ceux qui ont effectivement été exécutés comme de simples opposants alors qu’il s’agissait de tortionnaires de la dictature de Batista ( plus de 20.000 victimes horriblement torturées entre 1952 et 1959) et que c’est le peuple cubain lui-même qui réclamait une justice implacable à leur égard!
Comme par exemple le soi-disant antagonisme entre Fidel et le Che pour tenter de diviser et d’opposer ceux qui combattent l’ordre impérial existant !
Et rappelle des faits incontournables niés et cachés par les médias anti-communistes : c’est grâce à Cuba que l’apartheid est tombé avec la participation des combattants cubains en particulier à la bataille de Cuito Cuanavale infligeant une défaite à l’armée contre-révolutionnaire angolaise soutenue par l’armée sud-africaine sous le commandement de Fidel Castro en personne!
Et a contrario des campagnes menées depuis des années ce documentaire redonne ses lettres de noblesse à la volonté de changer le monde contre la domination capitaliste et impérialiste.
Ces campagnes étant seulement destinées à désarmer en particulier la jeunesse dans un monde plus que jamais marqué par des inégalités et des injustices  criantes et criminelles!
Non, l’espoir d’en finir avec avec un monde d’exploitation, de privilèges et de violence des puissants n’est pas mort !
N’en déplaise aux valets de l’impérialisme comme Pierre Rigoulot ou  Jacobo Machover et compagnie …
Le communiste André Chassaigne et le documentariste Tancrède Ramonet n’ont donc pas eu de difficulté  à mettre à mal les saillies dépitées du sieur Rigoulot, l’anti-castriste de service !
A VOIR et REVOIR  en replay :
http://lcp.fr/emissions/droit-de-suite/291084-che-guevara-toujours-une-icone
 
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Publié par le janvier 22, 2019 dans INTERNATIONAL

 

Ce qu’ils cachent sur l’armistice du 11 novembre !

En cette célébration centenaire sur l’armistice la propagande va bon train.

On s’apitoie avec raison sur le sort insupportable des combattants !

Macron dans son périple mémoriel dans les Hauts-de-France s’est cantonné jusque là à un hommage à tous les soldats quel que soit leur camp.

Mais ce qui ne sera pas dit c’est qu’à l’époque un même souci hantent les états-majors des deux cotés : l’immense lassitude, la révolte des populations et des soldats à l’encontre des états-major peu soucieux de la vie humaine, l’aspiration à la paix et au progrès social, l’épuisement des populations a déjà conduit en Russie à une authentique révolution prolétarienne.

La contagion menace en premier lieu en Allemagne où dès le 3 novembre les marins se sont mutinés, contrôlent la grande ville de Kiel, tandis que dans les jours qui suivent se constituent dans tout le pays  des soviets de soldats et d’ouvriers.

En 1870 déjà Thiers et Bismark après la défaite française s’étaient mis d’accord pour que la réaction versaillaise dispose des moyens militaires d’écraser dans le sang la commune de Paris.

BISMARK

C’est donc dans la plus pure tradition de collaboration entre classes dominantes, au-delà des antagonismes impériaux que dirigeants français et allemands face au spectre de la révolution sont conduits à conclure que pour leurs intérêts de classe bien compris il faut arrêter les combats de manière urgente.

Ce en quoi ils ont largement « bénéficié » de la contribution des socialistes de l’époque hantés eux aussi par la possibilité d’un changement radical de société de caractère anti-capitaliste!

Voilà les véritables circonstances qui encadrent la signature de l’armistice à Rethondes et qui ne seront pas éclairées par nos patentés commentateurs!

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La signature de l’armistice

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Commentaires par exemple sur Wikipédia :

Les circonstances de l’armistice

 

Depuis juillet 1918, sur le front ouest, l’armée impériale allemande recule progressivement, mais en bon ordre. Les troupes alliées (Français, Britanniques, Belges, États-Uniens…) progressent vers les frontières allemandes.

Les alliés de l’Allemagne ont cessé les combats : la Bulgarie le 29 septembre, la Turquie le 30 octobre, l’Autrich​_e-Hongrie le 4 novembre.

En Allemagne même la population soumise à des restrictions matérielles importantes et traumatisée par la défaite de ses troupes manifeste violemment son mécontentement contre l’État-Major impérial et le gouvernement impérial de Max de Bade (qui dès le 4 octobre avait demandé qu’elles seraient les conditions de l’arrêt des combats). Une révolution sur le modèle russe est peut être possible, puisque depuis le 3 novembre les marins du port militaire de Kiel se sont mutinés et commencent à se constituer en « soviet ». Le mouvement révolutionnaire se propage à toutes les grandes villes. Les Gouvernements alliés ont fait savoir qu’ils ne négocieraient pas avec l’empereur Guillaume II. Afin d’éviter cette situation et de conserver une armée intacte, capable d’écraser une révolution naissante, l’État-Major allemand obtient, le 9 novembre 1918, l’abdication de l’empereur Guillaume II (celui-ci s’exile aux Pays-Bas qui n’avaient pas pris partie pendant la guerre). Les hommes politiques allemands regroupés dans un gouvernement d’union animé par les socialistes du SPD s’entendent avec l’État-Major pour préserver l’armée allemande. Pour cela il faut arrêter le plus vite possible les combats.

Le maréchal Foch généralissime des armées alliées souhaite poursuivre l’armée allemande jusque sur son territoire, la « mettre à genoux » et lui infliger l’humiliation de l’invasion. Malgré cet avis, le gouvernement français de Georges Clemenceau préfère aboutir le plus vite possible à la fin des combats. Il est conscient que la destruction de l’armée allemande la rendrait inopérante face à des révolutionnaires. Il connait la lassitude des populations civiles et des soldats qui ont subi plus de quatre années de guerre et de sacrifices. Les négociations commencent le 7 novembre à Rethondes en forêt de Compiègne.

 

 
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Publié par le novembre 7, 2018 dans HISTOIRE