RSS

Il y a journalistes et journalistes…

10 Jan

A Paris, la police arrête et violente des journalistes

Je me souviens de l’expédition américaine en Irak, c’était frappant, il y avait un groupe de journalistes chouchoutés, transportés dans les fourgons de l’armée américaine à qui on réservait quelques shows bien montés comme la destruction de la statue de Saddam Hussein et puis il y avait les autres, les free lance que l’on ne dédaignait pas tirer comme des lapins… Sommes-nous en état de guerre avec deux types de journalistes, les éditorialistes qui viennent confortablement expliquer que la grève est en baisse et le manifestations de moins en moins nombreuses… et puis il y a les malheureux sur le terrain qui se font frapper comme un vulgaire piquet de grève (note de Danielle Bleitrach).
Crédit photo / Imprimer écran de vidéo Taha 📷 @MTGphotographe

La manifestation contre la réforme des retraites a été de nouveau accompagnée de violences policières. De nombreuses vidéos montrent des policiers frapper des manifestants et arrêter des journalistes.

Les médias semblent avoir été ciblés par les forces de police comme le montrent plusieurs vidéos où l’ont voit des reporters se faire arrêter par la police parfois violemment.

Reporters En Colère 🔴@REC_Collectif

Selon nos sources, un JRI de @LinePress vient de se faire matraquer à l’intersection de rue Lafayette et rue Baudin https://twitter.com/linepress/status/1215262519813603334 

LINE PRESS@LinePress

Paris #manifestation contre la #reformedesretraites. De nouveaux journalistes interpellés ; un de notre agence clairement identifiable et @RemyBuisine de @brutofficiel. Ces méthodes d’un autre âge vous coûteront très cher politiquement @CCastaner @prefpolice

LINE PRESS@LinePress

Oui nous confirmons totalement votre information un de nos journalistes clairement identifié à été brutalement matraqué lors d’une charge de police inutile (aucun incident à ce moment là). Il sera conduit à l’hôpital dans quelques instants. Suite IGPN demain matin.

Voir les autres Tweets de LINE PRESS

LinePress, La Meute Photo ou encore Brut ont signalé l’arrestation de JRI. La raison souvent évoquée est le port d’un masque à gaz, élément essentiel de ces journalistes sur le terrain, pour filmer les heurts dans les rassemblements.

Pour certains internautes, cette nouvelle directive de la police, qui présente le masque à gaz comme une arme de guerre, permet aux forces de l’ordre d’empêcher les journalistes de filmer les violences policières.

Taha 📷@MTGphotographe

Urgent @REC_Collectif 🚨 plusieurs journaliste frappés par la police dont @SeguraJean1 .
Là ça va trop loin @prefpolice

Vidéo intégrée

1 091 personnes parlent à ce sujet

Nicolas Chapuis, journaliste reporter chez Le Monde, chargé de la rubrique police, a dénoncé ces nouvelles méthodes policières sur Twitter. Le Syndicat Indépendant des Commissaires de Police a rapidement pris la défense des forces de l’ordre appelant les journalistes à se désolidariser et à quitter les lieux.

Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

Un autre journaliste, de @Linepress cette fois-ci, interpellé pour port de masque à gaz. Direction le commissariat, mais pas de GAV. Il faut le redire : informer (au coeur de manifestations saturées en gaz lacrymogène) n’est toujours pas un délit. En revanche c’est une nécessité. https://twitter.com/nicolaschapuis/status/1215277253908729864 

Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

D’après une source police, le journaliste @RemyBuisine a été interpellé à cause de son masque à gaz, qui est assimilable…à un port d’arme. Il a été emmené au commissariat (pas de GAV a priori). Rappelons qu’il porte ce masque pour faire son métier. Et que ce n’est pas un délit.

241 personnes parlent à ce sujet

Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

Quand il y a des violences, les journalistes doivent se désolidariser et quitter les lieux ??? Là j’avoue que je ne sais pas quoi répondre. On ne doit pas avoir la même vision de la nécessité et de la liberté de l’information. https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1215302776303034371 

Commissaires de Police – SICP@SICPCommissaire
En réponse à @nicolaschapuis

@SergePhotos vos propos péremptoires et assez prétentieux; on a compris.@nicolaschapuis si vous suivez les manifestations, il ne vous a pas échappé que la violence provient de groupes violents.
Se désolidariser et quitter les lieux est la meilleure chose.

437 personnes parlent à ce sujet

Ces derniers mois, la tension est montée d’un cran entre journalistes et syndicats de police. Les arrestations répétées de Gaspard Glanz ou de Taha Bouhafs dans l’exercice de leur fonction ont mis l’accent sur un problème de plus en plus présent : la liberté d’information dans les manifestations.

Le collectif « Reporters en Colère » (REC) a dénoncé à plusieurs reprises les violences que subissent les journalistes. Le 7 décembre, REC faisait état de 27 journalistes blessés en grande partie à cause des tirs de grenades lacrymogènes ou de désencerclement de la police.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :