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 Vercors écrit au général de Gaulle sur l’attitude des communistes

11 Nov

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À la suite de la publication du premier tome des Mémoires du général de Gaulle, Vercors (*) lui écrit le 11 février 1956 :

Publié le 30 août 1967 à 00h00 – Mis à jour le 30 août 1967 à 00h00

Mon général,

J’avais de semaine en semaine retardé la lecture de l’Appel, car ce n’est pas un de ces livres qu’on se résigne à lire en entre-deux, en parcourant hâtivement les pages et le temps d’une lecture sérieuse m’avait jusqu’à présent manqué.

M’y voici cependant plongé, et bouleversé de souvenirs, comme je pouvais m’y attendre.

Pourtant en abordant hier soir la page 231, pourquoi a-t-il fallu que je retrouve sous votre plume les calomnies ordinaires que l’on porte contre les communistes ? On a suffisamment de choses à leur reprocher pour ne pas y ajouter des accusations historiquement fausses. Car, mon général, je mentirais par omission en ne témoignant pas pour eux. La première lettre que j’ai reçue, en août 1940, qui m’appelait à la résistance, était signée du communiste Jean-Richard Bloch. La première réunion à laquelle j’ai assisté, en octobre, chez le poète Arcos, s’était faite à l’initiative du même, accompagné du communiste Frédéric Joliot, du communiste Wallon, du communiste Maublanc, du communiste Francis Jourdain, et il nous y fut lu des lettres d’Éluard et d’Aragon, tous deux en zone libre. La première revue clandestine, fondée en décembre, la Pensée libre, était une revue communiste – et c’est sur ses cendres que j’ai fondé plus tard les Éditions de Minuit. Le premier organe clandestin des intellectuels résistants fut fondé en avril 1941 par le communiste Jacques Decour. Il y laissa sa vie. L’un des tout premiers résistants que J’ai  » pratiqué  » puis qui fut arrêté presque sous mes yeux, puis torturé à mort, c’était le communiste Holwegk. La première grosse  » affaire  » découverte par la gestapo fut celle du Musée de l’homme – conduite par des communistes. Comme vous, je disais alors au communiste François de Lescure – en ce temps-là président de l’Association des étudiants, et qui mena l’affaire du 11 novembre – je lui disais :  » Tout ce qui nous sépare est effacé, actuellement. Peut-être, la guerre terminée, nous combattrons-nous de nouveau. Mais devant l’ennemi tout nous rassemble. « 

 
1 commentaire

Publié par le novembre 11, 2019 dans France, HISTOIRE, pcf

 

Une réponse à “ Vercors écrit au général de Gaulle sur l’attitude des communistes

  1. Morvan56

    novembre 11, 2019 at 1:06

    Vercors à de Gaulle sur la résistance communiste
    sur le site d’Aymeric Monville

     

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