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LA HAINE N’A PAS DE LIMITES: LA GUERRE ÉCONOMIQUE CONTRE CUBA

23 Oct

Quand est-ce que le PCF et son secteur international lancent une campagne de soutien à Cuba face à ce nouvel étranglement ? Je n’ai pas encore très bien compris ce que faisaient les Kurdes, et de qui ils étaient exactement les supplétifs, mais je sais que la cause de Cuba est celle que les communistes peuvent faire leur comme jadis sans crainte de se tromper (note et traduction de Danielle Bleitrach).

22 OCTOBRE 2019

PAR RAFAEL GONZÁLEZ MORALES

À compter d’aujourd’hui, de nouvelles mesures anti-cubaines entreront en vigueur dans le but d’intensifier le blocus économique, commercial et financier. Le contenu et la portée de ces sanctions constituent la preuve que le gouvernement américain cherche désespérément l’étouffement économique du peuple cubain. Ils calculent avec une haine et une cruauté profondes les mesures qu’ils prendront pour entraver le développement socio-économique de la nation cubaine. C’est un comportement obsessionnel qui révèle l’essence inhumaine des concepteurs et des développeurs de cette attaque qui touche également le peuple américain.

Le vendredi 18 octobre, le Bureau de l’industrie et de la sécurité du Département du commerce des États-Unis a annoncé dans un communiqué de presse que de nouvelles sanctions économiques contre Cuba seraient appliquées. Ils ont fait valoir les deux raisons fondamentales invoquées par l’administration Trump pour justifier sa politique d’hostilité: la « situation des droits de l’homme » sur l’île et le soutien apporté au Venezuela.

Les mesures devraient concerner quatre domaines fondamentaux: la location d’aéronefs par les autorités cubaines, l’importation de marchandises comportant des composants fabriqués aux États-Unis, les dons des États-Unis et l’importation de matériel de télécommunication. Il s’agit donc d’une escalade visant essentiellement à endommager la capacité d’importation du pays, ce qui a un impact sur les programmes garantissant le développement de secteurs stratégiques.

Selon la réglementation publiée, le gouvernement des États-Unis appliquera une « politique générale de refus de licence » aux entités qui demandent l’autorisation d’agir en tant que propriétaires de transporteurs aériens devant les compagnies aériennes de l’État cubain. En pratique, les compagnies de pays tiers qui louent des avions, sous la juridiction des États-Unis, ne pourront plus le faire à leur homologue cubaine. En fait, le document du Département du commerce indique que toutes les licences accordées seront révoquées et que les personnes concernées seront informées dans les sept jours. Dans la plaidoirie, il est indiqué que cette décision vise à nuire à l’afflux de touristes vers l’île.

En ce qui concerne l’importation de marchandises contenant des composants fabriqués aux États-Unis, la règle des 10% a été imposée aux réexportations, ce qui a de graves conséquences pour le commerce car, désormais, les fournisseurs de marchandises à destination de Cuba doivent faire en sorte que les produits ne contiennent pas plus de 10% de composants fabriqués aux États-Unis. Cette mesure a clairement pour but de limiter considérablement les capacités de l’île pour importer tout type d’articles. L’action constitue une violation des règles régissant le commerce international entre les nations.

Sur les dons provenant des États-Unis, les licences générales pour les articles destinés aux activités scientifiques, archéologiques, culturelles, écologiques, éducatives, historiques et sportives sont supprimées. Le règlement stipule que les dons sont interdits au gouvernement cubain ou au parti communiste de Cuba. Ils indiquent que les entités des États-Unis qui souhaitent faire des dons devront présenter une demande et que le ministère du Commerce déterminera si elles acceptent ou non, sur la base de la garantie qu’elles ne sont pas destinées à des entités officielles cubaines. En pratique, cette mesure empêchera de nombreuses organisations nord-américaines de faire de tels dons, qui constituent une contribution au développement de programmes scientifiques.

En ce qui concerne l’importation de matériel de télécommunication, les nouvelles mesures stipulent que seuls les dispositifs utilisés pour ce qu’ils appellent la « libre circulation de l’information » et pour faciliter la connexion entre les personnes pourront être exportés. Les règlements stipulent explicitement que les équipements destinés à promouvoir la connectivité des institutions gouvernementales cubaines, des sociétés d’État ou des hôtels liés à l’État ne seront pas autorisés. Par conséquent, le but est d’approuver uniquement les applications visant à promouvoir l’utilisation de plates-formes numériques indépendantes de la volonté des autorités cubaines, qui font partie de la conception subversive par le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Toutes ces mesures visent à toucher directement le peuple cubain dans le cadre de la stratégie visant à générer le mécontentement et à créer les conditions permettant de rompre la légitimité de notre processus révolutionnaire. À l’heure actuelle, la politique la plus agressive à l’égard de Cuba consiste à combiner des motivations électorales à des projections idéologiques empreintes d’une profonde cruauté qui se déchaîne contre une île rebelle à laquelle un gouvernement qui a interdit la promotion de la haine ne peut se soumettre.

 
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Publié par le octobre 23, 2019 dans Cuba, INTERNATIONAL

 

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