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Gilbert, je ne croyais plus avoir de pleurs et j’en ai encore pour toi

21 Oct

Gilbert ibba, mon secrétaire de cellule vient de nous quitter, nous le savions malade, mais nous avions tant pris l’habitude de traîner la patte ensemble que je le croyais immortel… Si quelque chose m’attaqhe à ce parti Gilbert ce sont les militants comme toi… Grâce à toi, nous avions encore une cellule, elle distribuait des tracts toutes les seamines et après réunion… Nous n’étions pas d’accord officiellement mais moi je savais que nous avions au fond de nous quelque chose qui ne disparaitrait jamais, cette fidélité à ce parti que nous avons tant aimé… Tu était un petit homme grandiose, riche, riche de toute la force que l’on puisse imaginer, un communiste tel que je les aime et les respecte… de la race de ceux qui peuvent mourir en silence en donnant tout pour un monde nouveau qu’il ne verront pas, mais qui sera riche de toutes leurs espérances, leurs combats, eux les héros anonymes.

Gilbert, gilbert j’ai tant de regrets de ne pas t’avoir dit à quel point tu comptais pour moi…

Gilbert mon camarade… estt-ce que tu savais qu’ils remettent ça au Chili? Je me souviens de la conviction avec laquelle tu as dit l’autre jour: « je hais la bourgeoisie! »…

Mes condoléances à ta femme et à ta fille qui ne t’ont pas quitté un instant, adoucissant chaque minute de ta maladie, mais tu ne t’es jamais plaint…

danielle bleitrach

 
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Publié par le octobre 21, 2019 dans mon journal

 

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