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Voilà pourquoi je n’ai pas à défendre mon livre, ou vous avez compris ou je n’y peux rien…

22 Sep

Je m’étais promis de ne pas intervenir avant Vénissieux où il me sera donné, peut-être pour la dernière fois de dire ce que j’ai à dire sur la manière dont certains de nos ex-dirigeants encore aux manettes sur les questions internationales, idéologiques, culturelles et à la direction de l’Humanité n’ont cessé d’accompagner le trafic de mémoires, le négationnisme du capitalisme et de l’UE.

Mais voici qu’intervient un événement qui exige une réponse immédiate de notre parti et de sa direction: le vote scandaleux intervenu au parlement européen qui nie l’histoire, prétend trafiquer la mémoire, interdit les symboles communistes et crée un signe d’équivalence entre les bourreaux et ceux qui les ont combattu. Si le parti ne réagit pas, ce sera un mauvais coup qu’il se porte à lui-même. Notez bien qu’il ne s’agit plus seulement de marquer l’équivalence entre le nazisme et le communisme, entre Hitler et Staline, mais de blanchir les premiers pour réserver leurs coups aux seuls communistes. Vous en voulez la preuve et vérifiez, dans toute la résolution est prononcé une fois le mot antisémitisme et pas une seule fois le mot juif, alors qu’il s’agit de sanctionner les crimes de la deuxième guerre mondiale, les seuls victimes sont les Polonais. C’est dire où ils en sont et à quel point l’influence de l’extrême-droite polonaise par exemple devient importante dans son alliance avec l’impérialisme étatsunien, l’OTAN, mais ceux qui distribuent l’argent pour entretenir les négationnistes sont les Allemands avec leur fondation et la résolution promet de nouveaux fonds pour entretenir les bonnes volontés révisionnistes… Vers qui et où cet argent coule actuellement nous n’en saurons rien… Combien d’associations voir de partis et de groupes à l’intrieur de ces partis se répartissent la manne de l’anticommunisme?

Vous, la grande masse des communistes, vous découvrez avec ce vote majoritaire au Parlement européen à quel point le mal est profond et combien il est temps de se battre pour notre véritable histoire communiste. Je dis « vous » parce qu’il s’agit de la grande masse du parti qui bien qu’attachés à ce que nous sommes, à nos combats, qui avez toujours refusé que l’on change de nom, ne voulez pas savoir, vous niez l’évidence.à savoir les complicités dont ce négationnisme a bénéficié à l’intérieur du parti. La droite n’a pratiquement rien eu à faire, c’est la gauche, le pS, les verts et d’autres probablement qui ont entretenu la flamme anticommuniste, ont inventé ce qui n’existait pas, tronqué l’histoire et on nous annonce un niveau supérieur de distribution… Et vous ne voulez toujours rien savoir?

Vous découvrez le négationnisme de l’UE, pourtant vous acceptez la censure qui frappe mes mémoires qui n’ont qu’un but celui de s’élever contre cette horreur. Il ne s’agit pas loin de là de régler des comptes mais d’arrêter ce travail de sape de notre passé pour nous interdire le présent et l’avenir. Mon livre n’est pas grand chose mais la censure dont il fait l’objet interroge.

Vous acceptez qu’une tenancière de librairie m’interdise à la cité du livre parmi les auteurs, que l’Humanité prétende mettre un étouffoir sur ce que je dis de « nous ». La même Humanité qui n’a pas craint d’apporter de fait son soutien à un Gluksmann, député européen socialiste, lui a accordé la parole qu’elle m’interdisait, à moi et à d’autres. Ce député européen qui hier avec la totalité de son groupe a voté cette ignominie et qui de surcroit avant-hier apportait son soutien à un dictateur cocaïnomane géorgien dans la répression des communistes.

Vous acceptez que soit chargé des questions européennes quelqu’un qui s’affirme trotskiste et dont le combat de toute une vie est de détruire l’Union soviétique et aujourd’hui la Russie sur les mêmes bases que ce que proclame le parlement européen, je veux parler du sieur Boulet, vous lui accordez le droit de parler à l’université d’été, de présider à nos initiatives en Europe et au-delà et vous m’interdisez à moi le même droit à la parole. C’est une condamnation qui prouve leur force. Je ne suis pas ennemie des trotskistes, tous ne sont pas comme le sieur Boulet, mais quand le seul marxisme autorisé en matière de formation des militants est celui des trotskistes, qu’il va jusqu’à condamner la lecture de Lukacs, je m’inquiète. Qui tient les finances? Et d’où provient l’argent de ceux qui acceptent les diktats de l’UE ? Qui a décidé avant le changement de direction du dernier congrès d’enlever la faucille et le marteau de nos logos, en précédant une fois de plus les décisions de l’UE dans ce domaine? Pourquoi nous inciter à passer de communiste à commun et aujourd’hui tout axer sur un candidat de gauche à la présidentielle et contre une candidature de Fabien Roussel? Il y a bien des questions auxquelles l’histoire donnera des réponses. Moi je ne prétends que lutter contre la liquidation de notre mémoire collective de français et de communistes.

Et là, cerise sur le gâteau ceux qui gèrent la liste Ian Brossat interdisent que mon nom soit prononcé sans que cela soulève la moindre remarque de l’actuelle direction. Paris vaut bien une messe et je ne me mêle pas de leurs choix locaux mais qu’ils ne se trompent pas de combats quand il s’agit de notre histoire.

Non seulement ces liquidateurs n’ont pas changé mais les nouveaux dirigeants ne sont pas en capacité de mener le combat sur tous les fronts qui sont ouverts partout par le capital et son personnel politique pour détruire nos conquis, pour rendre la vie de tous et des couches populaires de plus en plus insupportable, de favoriser la guerre entre les pauvres, dans l’état de faiblesse où les ex-dirigeants ont laissé le parti. Ces nouveaux dirigeants doivent dans le même temps faire face à ceux qui à l’intérieur n’ont pas renoncé à détruire le parti et à provoquer un peu plus nos défaites pour mener à bien leur grand projet : avoir un candidat de gauche aux présidentielles, un candidat prêt à voter la résolution de l’Europe. Dans un tel contexte, le cas Danielle Bleitrach paraît  sans doute secondaire même s’il s’agit de s’opposer à la destruction programmée de notre histoire non séparable des déformations sur celle de la deuxième guerre mondiale.

Oui la création de l’Etat social à la libération a été le produit des luttes de la Résistance et de la classe ouvrière oerganisée dans son parti, la seule disait Mauriac qui n’ait jamais trahi, mais le contexte plus large encore était celui de l’immense sacrifice des peuples soviétiques et de l’URSS, la peur de la contagion. La Chute de l’URSS a signifié la revanche du capital qui s’est cru tout puissant là et dans l’exploitation du tiers monde. C’est de cela dont vous parle mon livre et si vous refusez de le comprendre vous créer les consditions d’un retour en force du fascisme, favorisé par la Résolution du parlement européen et les complmice qu’il a .

mais il est possible que l’angle choisi par moi et même l’idée d’un livre ne soit pas le plus approprié pour atteindre cet objectif, à vous d’en décider. Je disais à Marianne ce matin, nous faisons ce que nous pouvons mais inutile de prétendre en faire plus que nécessaire.

Dans de telles conditions peut-être que le combat prioritaire n’est pas celui- autour de la mémoire, ni surtout de mon livre, mais il est alors inutile de prendre des coups pour rien. Je suis communiste pas masochiste.

C’est pourquoi j’ai décidé après les rencontres de Vénissieux d’arrêter cette diffusion de mon livre, de demander à mon éditeur de ne pas ré-imprimer ce livre au-delà des 1000 initiaux qui seront au rythme actuel probablement épuisés en octobre. A ce jour, il en reste environ 400 de disponibles. Le paradoxe est que je reçois des avis de presse m’indiquant un article pour le mois de décembre, mais la censure de l’Humanité demeure et que signifie pour mon livre un service de presse qui exclue l’Humanité et La Marseillaise ? Autant continuer sur ce blog qui a le même nombre de lecteurs qu’eux. Il  reste ce blog, notre travail de traduction à quelques uns, Marianne bien sûr, mais d’autres bonnes volontés sont là… le reste est une souffrance inutile même si la vente du livre est un succès, je ne suis même pas sûre que ceux qui l’achètent le lisent. Je ne touche pas un kopeck de droits d’auteur et m’importe seulement qu’il soit lu et qu’il soit utile pour lutter contre le trafic des mémoires. Si les mille acheteurs de ce livre sont pour 500 des lecteurs et s’ils s’emparent des questions qu’il pose pour un travail collectif, une réflexion où chacun apporte son expérience, mon livre aura accompli ce pourquoi je l’ai écrit, je l’espère mais cela n’exige de moi aucun effort complémentaire inutile.

Tous ceux qui ont lu ce livre et ne sont pas communistes ne comprennent absolument pas l’interdit, la censure dont il est victime, moi je sais que ceux qui exercent cette censure en toute impunité sont complices de ce qui se passe au parlement européen et qu’ils taisent d’ailleurs depuis pas mal d’années alors que les résolutions allant dans le même sens s’y succèdent.

Je n’ai écrit que pour lutter contre ce qui va déboucher sur des interdits parce que ceux qui trafiquent nos mémoires, nous stigmatisent et allègent le poids des crimes nazis  ne s’arrêteront pas là. ceux qui tentent de nous convaincre que nous sommes désormais trop faibles, que nous devons renoncer à être les communistes viennent de recevoir le plus cinglant des démentis: le vote du parlement européen prouve à quel point nous les communistes sommes les seuls qu’ils craignent, ils ont senti le vent du boulet passer si près qu’il siffle encore à leurs oreilles. Ils voient partout les partis communistes se renforcer et ils ne peuvent le tolérer.

Danielle Bleitrach

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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

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