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Hong Kong, chez les cousins communistes quebecquois : le débat sur la Chine

20 Août
Sur les événements de Hong Kong : que s’y passe-t-il vraiment ?

Notre petite organisation n’a pas de position définie sur la Chine. Bien que nous ayons visité le consul de Chine à Montréal et qu’il se soit montré satisfait de connaître des communistes au Québec, nous n’avons pas de lien avec ce pays. Nos membres, de différentes tendances du mouvement communiste international, sont partagés sur la nature de cette nation en développement, mais jalouse de son indépendance.

***

Par Guy Roy,
Coporte-parole du PCQ et chef par intérim

Sur les événements de Hong Kong

Les commentateurs actuels se montrent nuancés sur les événements de Hong Kong. Nous mêmes avons de la difficulté à nous faire une idée claire. Des protestations populaires attirent toujours notre attention, mais comme au Venezuela, la présence de drapeaux américains, ou britanniques dans le cas de Hong Kong, nous interroge sur la nature elle-même des manifestations.

La violence contre les institution, fussent-elles autoritaires, plutôt que les interventions pacifiques ne donnent pas d’autres résultats qu’une aggravation de déploiement de forces déplorable par les policiers comme on l’a vu à Québec lors des manifestations contre le G-7 qui ont, selon une enquête de l’État, brimé la liberté d’expression des manifestants.

On nous dit aux nouvelles de Radio-Canada, en interviewant des sympathisants du mouvement pro-démocratie au Canada, que l’identité de Hong Kong est menacée. Est-ce à dire que l’on prône l’indépendance de l’île comme chez nous pour le Québec ?

On nous répète que la Chine ne respecte pas le traité de rétrocession de Hong Kong par l’Angleterre. Mais qu’en est-il au juste quand on ne nous donne le point de vue de la Chine que pour s’y montrer hostile comme s’il s’agissait de vulgaire propagande d’un État qu’on qualifie encore de «totalitaire» parce que dirigé par des communistes ?

Pas de position de parti

Nous communistes du Québec discutons d’une position sur la Chine. Notre parti est loin d’être monolithique. Si vous ralliez, vous en ferez l’expérience. Nous n’avons pas encore tranché et nous nous informons à toutes les sources, y compris chez un certain marxiste français qui habite en Chine depuis quelques années, Jean-Claude Delaunay, et qui a produit le livre dont nous avons parlé comme d’un ouvrage original sur la Chine.

Les événements de Hong Kong nous interpellent sur la façon de régler les contradictions au sein du peuple. Est-ce que dans les circonstances la violence serait inévitable. S’agit-il d’ennemis de la nation chinoise ? Plusieurs commentateurs soulignent le peu de raison pour la Chine d’intervenir violemment. Sa souveraineté est-elle menacée par des éléments « terroristes », comme on l’affirme dans les discours officiels ?

Il est parfois difficile de démarquer les protestations légitimes d’une violence arbitraire. D’un autre côté, comme dans un article du Grand Soir, un site Internet français, on nous dit que la loi sur les extraditions comporte des protections démocratiques même pour les opposants libéraux au régime et qu’il s’agirait plutôt d’extrader des criminels et, de l’autre, en provenance de différentes autres sources, ce serait plus le contraire.

Un « génocide culturel », une expression connue

Les opposants parlent au Canada d’un « génocide culturel » en parlant de la singularité de Hong Kong, empruntant ainsi une expression très associée au dernier rapport canadien sur les femmes autochtones disparues. Mais qu’en est-il au juste ?

Est-on vraiment en face d’une minorité nationale que l’on opprimerait ? Comme Québécois, nous sommes particulièrement sensibles aux droits nationaux, mais nous sommes aussi d’avis qu’une campagne hostile à la Chine prend prétexte de la négation de droits nationaux des Tibétains et des Ouigoures pour monter ces populations contre le gouvernement central. Les Américains et Amnesty Internationale n’y sont pas étrangers.

Nous ne sommes pas naïfs

Devant une géopolitique où les tensions sont exacerbées, où les menaces de guerre fusent, comme au Venezuela, et où la Chine se présente au monde comme une puissance économique indépendante et en développement, nous nous plaçons du côté des aspirations à l’indépendance de la Chine face aux menaces extérieures. Mais nous savons aussi que les susceptibilités populaires, qui peuvent servir des visées contre-révolutionnaires, doivent être prises au sérieux.

Pour nous, la démocratie sera toujours un enjeu de taille pour les peuples. Mais les exactions de l’impérialisme sous le prétexte « d’appels à la démocratie » ont trop fait de torts au socialisme ou à l’indépendance des peuples pour que nous ne nous méfions pas de mouvements apparemment dirigés contre la tyrannie pour en préparer une autre, toute bourgeoise celle-là. Nous ne sommes pas naïfs.

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1 commentaire

Publié par le août 20, 2019 dans Chine, INTERNATIONAL

 

Une réponse à “Hong Kong, chez les cousins communistes quebecquois : le débat sur la Chine

  1. expertchine

    août 20, 2019 at 10:23

    Article de communistes bien installés confortablement en démocratie…

     

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