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Parti communiste USA, : Un soulèvement sans précédent défait le gouverneur de Porto Rico

01 Août

pour ceux qui l’ignorent porto-rico est l’île soeur de Cuba (le drapeau est presque le même voir photo)qui elle est restée annexée par les Etats-Unis mais reste rebelle. (note de danielle Bleitrach_

31/7/19 9 H 54
Récemment, le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rosselló, du Nouveau Parti progressiste (PNP), un parti pro-État, a annoncé qu’il démissionnait le 2 août, après des manifestations de rue vraiment massives, qui ont atteint un crescendo le lundi 23 juillet, lorsque 500 000 personnes (dans un pays de seulement 3,2 millions d’habitants) ont rempli les rues de San Juan et des autres villes et villages portoricains demandant la démission du gouverneur.

La cause immédiate de cette recrudescence a été la révélation, le 13 juillet, d’une série de SMS dans lesquels Rosselló et un groupe de ses amis, fonctionnaires et alliés politiques ont fait des commentaires sexistes et homophobes sur leurs opposants politiques, ont plaisanté sur le meurtre de San Juan Mayor Carmen Yulín Cruz, et se sont moqués des gens qui sont morts dans le cyclone María.  Les révélations du « Chatgate » sont venues s’ajouter à l’inculpation de plusieurs fonctionnaires pour corruption, y compris un éventuel vol d’argent de secours en cas d’ouragan.  Mais les racines des protestations qui s’ensuivent vont beaucoup plus loin.

Le plus gratifiant est l’ampleur même de la mobilisation de la population à San Juan, dans d’autres villes et villages autour de Porto Rico et dans la diaspora portoricaine du monde entier.   Des femmes, des syndicats, des jeunes et des étudiants se sont levés et ont dit « non ! » C’est le signe avant-coureur d’autres victoires à venir, pour « El pueblo unido jamás será vencido »-« le peuple uni ne sera jamais vaincu ! »

Il est également clair que la classe ouvrière et le peuple portoricain ne voient pas la démission du gouverneur Rosseló comme la fin de la lutte, mais plutôt comme le début d’une étape nouvelle et plus avancée.  Car derrière Rosseló et sa clique se cache l’impérialisme qui, depuis plus d’un siècle, soumet Porto Rico à son régime d’exploitation, abusif et antidémocratique.

Les lois adoptées à Washington à la demande des États-Unis et des sociétés transnationales ont sapé et pillé l’économie de l’île.   Les protestations contre le contrôle américain se sont heurtées à une répression violente, mais le peuple portoricain s’est toujours défendu.

Dans les années 1970, un important mouvement de protestation a forcé la marine américaine à se retirer de l’île de Culebra, à l’est de Puerto Rico.  De même, dans les années 1990 et au début des années 2000, les Portoricains ont mené une lutte épique pour mettre fin à l’utilisation de l’île de Vieques par les militaires américains comme champ de bombardement. À peine cette lutte a-t-elle été victorieuse qu’une lutte de suivi a été organisée pour réparer les dommages environnementaux causés par les militaires.  La lutte des travailleurs portoricains pour empêcher la privatisation des services téléphoniques de l’île a également atteint une échelle épique.

Ces dernières années, Porto Rico s’est vu confier le « Conseil de contrôle fiscal » créé par la loi PROMESA 2016 du Congrès américain.  Le Conseil du contrôle budgétaire est un organe non élu imposé au peuple portoricain par le Congrès, organe au sein duquel Porto Rico n’a pas de représentation votante.  Le Conseil de contrôle budgétaire représente les intérêts du capital financier et a pour but de « résoudre » l’énorme problème de la dette de Porto Rico sur le dos des travailleurs portoricains ordinaires, au moyen des politiques néolibérales classiques d’austérité et de privatisation.  Depuis le début, le peuple portoricain s’est battu contre le Conseil de contrôle budgétaire pour défendre ses services publics contre les coupes budgétaires désastreuses et les plans de privatisation. La Fédération des enseignants de Porto Rico, ainsi que d’autres syndicats de travailleurs des services publics, ont joué un rôle remarquable dans cette lutte.

Ainsi, lorsque l’ouragan Maria a frappé Porto Rico en septembre 2017, dévastant l’infrastructure physique et humaine essentielle de l’île et causant des milliers de morts, et lorsque ni le gouvernement de droite de San Juan ni celui de Washington DC ne se sont montrés à la hauteur de la tâche de fournir une aide d’urgence, les organisations syndicales portoricaines et autres organisations locales ont relevé le défi.

La réaction massive aux allégations de corruption contre l’administration du gouverneur Rosselló, suivie immédiatement de la révélation des propos insultants, misogynes et homophobes de Rosselló et de ses amis, est simplement une preuve supplémentaire de l’esprit de combat des travailleurs portoricains et de leurs syndicats, et de la nation portoricaine entière.

Le Parti communiste des États-Unis est convaincu que cet esprit combatif permettra de surmonter les difficultés actuelles de Porto Rico et de mettre fin au régime colonial injuste auquel la nation est soumise depuis plus d’un siècle.

Le Parti communiste des États-Unis salue les femmes, les travailleurs et les jeunes de Porto Rico, qui ont tous contribué de façon unique au succès du soulèvement populaire massif.

 

source :  http://www.solidnet.org/article/CP-USA-Puerto-Rico-An-unprecedented-uprising-defeats-governor/

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