RSS

Au milieu de la mer, un bâtiment qui attend le vent pour s’éloigner…

25 Mai

visite d’un fabricant de moquette et tapis au Tadjikistan en 1986.

Hier Bernard Genet m’a interviewée pour son émission mensuelle de Radio Galère, une heure et demie, il avait lu le manuscrit de mes mémoires  et bien lu… Il m’a dit c’est une trame l’Histoire et une chaîne Danielle, ses émotions, ses joies et ses souffrances et cela donne un tissage étonnant, bouleversant… L’émission passera le 12 juin, je ne sais pas si le livre sera sorti de l’imprimeur à cette date, en tous les cas ce sera proche. Mais il y a eu un véritable échange dans cette émission…

Je ne sais pas si le 12 juin, le livre sera publié, parce qu’encore durant ce week-end je termine les corrections de mes mémoires, il y a à peine une heure j’ai clôt la conclusion… Ce ne fut pas facile,  j’en suis ébranlée jusqu’aux tréfonds, je n’arrive même plus à aligner deux idées cohérentes pourtant, allez savoir pourquoi, peut-être à cause du fait qu’Orphée ne peut ramener Eurydice des enfers s’il ose la regarder et alors découvrir qu’elle n’est plus.

La mémoire n’est pas l’Histoire, elle est l’imparfait du subjectif et elle est le cri de l’Histoire, celle qui porte l’histoire des vaincus jusqu’à la prochaine bataille… qui se gonflera de leurs espérances inassouvies…

Puisqu’il est question de rites funéraires, l’art s’impose comme la résurrection et le travail de deuil. Je voudrais vous parler du sens d’une exposition de peinture que je viens de voir à Aix à L’hôtel de Caumont. Il s’agit de la collection Tanhauser du musée Gugenheim à New York, un éblouissement et en même temps une époque qui ne passe pas… Celle de la fuite devant le nazisme et sa conception de l’art dégénéré, que Goering pille… Une exposition qui rompt avec toutes celles à thèmes pour restituer la chronologie et la relation des artistes à leur temps, enfin… C’est de la même nature que cette magnifique ébauche de Manet, cette femme en violet que l’on a débarrassée de tous ses vernis crasseux. Mais comme rien n’est parfait le catalogue de reproduction sabote littéralement le plus pur des Picasso en substituant au rose pâle de la chair un parme abominable qui empêche de voir la pureté des lignes, le dessin digne de Raphaël.

Quand je suis dans cet état-là il m’est impossible de dire clairement ce que je ressens et construire pour vous une vision qui unisse sensible et raison. Ce qui a toujours été ma conception de la critique… Je suis si énervée que j’en tremble et que les mots ne portent plus rien… pourtant je voudrais mettre en relation tout ce que j’ai tellement apprécié dans cette exposition avec les débats en Chine sur la question de l’art… Comme un prolongement au fil conducteur de mes mémoires…

Je vais aller me promener peut-être me baigner, en attendant le vote de demain, là aussi une porte s’est entrouverte, là où il y a une volonté, il y a un chemin… Une espérance pour le futur comme ce que j’ai voulu faire de ces mémoires… C’est une espérance, un passé pour le futur et en même temps un chemin de croix parce qu’en parlant j’ai le sentiment de les ensevelir à jamais alors que je leur appartiens. Tant que je suis demeurée silencieuse je pouvais feindre qu’ils soient là vivants flottant autour de moi … Leur taille est gigantesque, leur envergure sont celles de voiles qui s’éloignent à jamais au-delà de l’horizon en feu. Est-ce que ne restent sur le rivage que des cendres où des jeunes gens sont-ils déjà en train d’inventer leur futur ? Refuser le conformisme et l’impossible comme un destin…

Danielle Bleitrach

dès que je peux je reprends ce blog en attendant je vais marcher dans l’eau de mer…

un COURAGEUX INCONNU COMMENTE UN DE MES TEXTES DANS CE NLO: Ne t’inquiète pas bleitrach un jour tu auras un humain qui te détruira comme le mal que tu as fait aux gens. T’es écrits ne sont que tes vérités, mais ne semblent pas être la réalité…. PAUVRE TYPE, je n’ai pas eu dans mes mémoires à régler des comptes j’ai trop à dire sur le communisme, sur ce qu’il a représenté, représente encore pour m’encombrer avec des gens de cette espèce, mais parfois me manquent comme une écharde dans le cœur les vrais compagnons, camarades…

Publicités
 

2 réponses à “Au milieu de la mer, un bâtiment qui attend le vent pour s’éloigner…

  1. Pedrito

    mai 26, 2019 at 8:26

    La bave du crapaud ……fEnhorabuena, compañera y hermana! Adelante…. Un besito

     

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :