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Marseille : Zineb Redouane a été tuée par une grenade lacrymogène, son fils s’exprime

11 Fév

Zineb Redouane / © Sami Redouane
Zineb Redouane / © Sami Redouane

Le 1er décembre 2018, Zenib Redouane ferme ses volets alors que manifestants et policiers s’affrontent en bas de chez elle. Agée de 80 ans, elle reçoit une grenade lacrymogène en pleine face et meurt dans la nuit. Sami, son fils, décide maintenant de s’exprimer.

Par Nathalie Deumier 

Zenib Redouane habitait au 4ème étage, tout près de la Canebière. Elle a succombé à une blesssure au visage provoquée par une grenade lacrymogène. Deux mois plus tard, son fils Sami décide de raconter comment se déroulent les procédures, en France et en Algérie.

La mâchoire fracturée par la grenade

Le 1er décembre 2018, Zenib Redouane ferme ses volets pendant que policiers et gilets jaunes s’affrontent violemment en bas de chez elle. Agée de 80 ans, elle vit rue des Feuillants, tout près de la Canebière. Son fils Sami nous raconte :  » Les rues étaient bloquées tout autour, les pompiers ont eu du mal à la rejoindre. Ils l’ont transportée à l’hôpital de la Timone où on lui a fait 10 points de suture sur le visage. »

Zenib Redouane / © Sami Redouane
Zenib Redouane / © Sami Redouane

Dans la nuit, elle est transférée à l’hôpital de la Conception pour être opérée en urgence car sa mâchoire est fracturée. Mais Zenib Redouane décède avant l’intervention.

La « police des polices » ouvre une enquête

Une autopsie est ordonnée. Deux ou trois jours après le décès, l’IGPN, Inspection Générale de la Police Nationale, surnommée la « police des polices » contacte la famille de la victime. Sami Redouane sait que beaucoup de témoins étaient présents, et tout a été filmé. L’appartement est placé sous scellés. Des frangments de grenades sont retrouvés à l’intérieur.

Toujours selon Sami Redouane, le procureur d’Alger a également ouvert une enquête et demandé une deuxième autopsie.

Zenib et son fils Sami Redouane / © Photo de la famille Redouane
Zenib et son fils Sami Redouane / © Photo de la famille Redouane

« Il faut clore le dossier », réclame la famille

Sami Redouane, le fils de Zenib, est imprimeur à Alger. Il se rend régulièrement à Marseille pour l’enquête et a pris un avocat. Il souhaite que les responsables soient jugés, que la police reconnaisse ce tir. La famille a attendu le permis d’inhumer pendant plus de 20 jours avant de pouvoir enterrer leur mère en Algérie. Aujourd’hui, Sami Redouane souhaite que sa famille s’apaise « Il faut clore ce dossier, et que justice soit faîte ».

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Publié par le février 11, 2019 dans actualités, femmes, Marseille, SOCIETE

 

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