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L’opinion publique continue à condamner Macron et ses réformes, celui-ci est invité à « changer de cap » par certains milieux patronaux et financiers.

07 Déc

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L’Elysée laisse dire par Richard ferrand que Macron ne veut pas jeter de l’huile sur le feu et qu’il ne parlera que mardi. ce qui en clair veut dire qu’il attend de voir le niveau de la mobilisation. Un gilet jaune disait récemment qu’il était contre la violence mais que celle-ci paraissait la seule capable d’entraîner des changements.

Il faut peut-être corriger cette perception spontanée, il y a eu deux tactiques de l’Elysée, la première a été de marquer la mouvement des gilets jaunes comme étant celui de l’extrême-droite. Marine Le pen rejouerait son match perdu aux élections. Tactique anti-républicaine, mais les gilets jaunes ont réfusé d’être embarqué là-dedans et sont restés sur le pouvoir d’achat. Il est à noter le rôle joué par fabien Roussel dans cette affaire, celui de la CGT, sans s’approprier le mouvement, ils l’ont intégré à tous les mouvements qui montaient en insistant sur le parrallelisme des revendications. Ce n’est pas un hasard si la presse fait un silence total sur ces intiatives, c’est parce que cette manière d’aborder le problème est celle qui va le plus a contrario des tactiques élyséennes, dans la mesure où elle vise à élargir le front revendicatif chacun sur ses bases propres, sans récupération politicienne. Tout en rassemblant la gauche et au-delà au niveau où elle doit l’être au parlement avec l’initiative de la motion de censure. Une motion de censure que l’extrême-droite ne peut pas voter parce qu’elle est contre l’augementation du smic et parce qu’elle défend les mêmes intérêts patronaux que Macron sans pouvoir introduire son habituel dévoiement des « immigrés ». 

La seconde tactique visait toujours à présenter le mouvement comme limité aux seuls gilets jaunes, en voie de « radicalisation » devenus les « casseurs ». Et à ce titre faire du samedi le rendez-vous de la sédition… Toute la semaine les médias aux ordres se sont employés à diffuser cette image d’une guerre civile possible. En ignorant toujours le caractère massif des mécontentements. les « débats » sur les plateaux de télévision ont été caricaturaux, là encore le refus d’inviter les communistes, la CGT avait un sens celui de nous montrer en pleine guerre civile en ignorant les revandications. 

Parler après c’est mesurer l’échec ou la réussite de ces manoeuvres.

Mais ce qui inquiète Macron va bien au-delà de la manifestation, il s’agit du soutien de l’opinion publique. les syndicats les plus réformistes doivent en tenir compte et réclamer une autre politique que celle au seul profit des ultra-riches. Le journal financier les Echos dans « l’actualité du jour » de fait réclame un « changement de cap »: note de danielle Bleitrach)

voici donc l’actualité du jour des Echos: 

Les commerces des Champs-Elysées appelés à fermer, plus de 65.000 forces de sécurité dans les rues de l’Hexagone : malgré les appels au calme du gouvernement, la quatrième grande journée de mobilisation des « gilets jaunes » samedi prochain laisse craindre un nouveau déferlement de violences dans la capitale. S’ils sont moins nombreux chaque semaine, ceux qui s’apprêtent à manifester semblent de plus en plus radicalisés, sourds en tout cas aux mesures annoncées ces derniers jours par le gouvernement et considérées comme trop tardives par près de 80 % des Français. Quoi qu’il arrive samedi, Emmanuel Macron devra sans doute réviser ses ambitions. Il n’y a plus aujourd’hui que 18 % des Français estimant qu’il faut « garder le cap » des réformes contre 41 % début juillet. Autant dire que cela ne suffit pas pour lancer de nouveaux chantiers disruptifs _ d’autant plus que les réformes déjà engagées sont jugées inefficaces par sept Français sur dix…

et voici en effet le sondage dont fait état le journal fiancier et avec lui certains milieux patronaux inquiets devant non seulement la mobilisation des gilets jaunes, mais surtout le peu d’effet de la tactique macronienne visant à isoler les « mécontents » en les transformant en « casseurs » violents.

EXCLUSIF Sept Français sur dix demandent une « pause » dans les réformes
INGRID FEUERSTEIN Le 06/12

Sept Français demandent gouvernement faire pause réformes.
Sept Français sur dix demandent au gouvernement de faire une pause dans les réformes. – PASCAL ROSSIGNOL/AFP
Selon un sondage Elabe, une écrasante majorité de Français jugent les réformes inéquitables et inefficaces pour le pouvoir d’achat.
Les images de violence du week-end dernier et la crise politique qui en a résulté ont leurs effets sur l’opinion. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l’Institut Montaigne, 69 % des Français demandent au gouvernement de « faire une pause » dans les réformes. A peine 18 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « ralentir le rythme » mais « garder le cap ». Et seuls 8 % des sondés pensent qu’il faut « suivre l’agenda » prévu. Il ne plus reste qu’une toute petite minorité de Français (4 %) favorable à une accélération.

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Le retournement en quelques mois est spectaculaire. Début juillet, 41 % des Français jugeaient que le rythme des réformes était satisfaisant, dans un sondage cette fois réalisé par l’Ifop. Seuls 37 % le jugeaient trop lent, et 22 % voulaient une accélération.

EXCLUSIF Sept Français sur dix demandent une « pause » dans les réformes
« De la déception à l’hostilité »
« On est passé de la bienveillance à la déception et de la déception à l’hostilité. Au moment où les gens commençaient à trouver qu’il n’y avait pas de résultats, Emmanuel Macron est apparu encore plus sûr de lui », analyse Bernard Sananès, le président d’Elabe.

La fracture territoriale apparaît clairement dans ce sondage. C’est dans les communes rurales que l’appel à une « pause » dans les réformes est le plus fort (76 % des personnes interrogées), alors qu’il ne s’exprime que chez 63 % des habitants de grandes agglomérations (plus de 100.000 habitants). Les ouvriers sont surreprésentés dans cette volonté de pause (80 %), alors que les cadres n’y sont favorables qu’à 58 %.

Pistes de sorties de crise
Le jugement sur les réformes passées est particulièrement sévère. Pas moins de 87 % des Français trouvent qu’ elles ne sont « pas efficaces » pour le pouvoir d’achat . Ils sont aussi 87 % à estimer que les efforts ne sont « pas équitablement répartis ». Le jugement est également très négatif sur la capacité des réformes à réduire les déficits ou à relancer la compétitivité. Le seul point qui est jugé de façon un peu moins négative, c’est la conformité aux engagements de campagne.

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Parmi les pistes pour sortir de la crise, les Français sont relativement partagés. La proposition qui recueille le plus d’approbation est celle d’une remise à plat de la fiscalité, devant la hausse des salaires ou l’augmentation des moyens pour les services publics. « C’est peut-être la piste de sortie de crise », suggère Bernard Sananès. En tout cas, c’est celle privilégiée pour l’instant par l’exécutif. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mardi une vaste concertation sur les impôts et les dépenses publiques .

Sondage réalisé par Internet les 4 et 5 décembre 2018, auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, selon la méthode des quotas.

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