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La proposition de la commission des candidatures: le danger est que l’on change la tête pour ne rien changer

21 Nov

A priori la proposition de la commission des candidature prend acte de la volonté de changement, du refus de l’effacement du parti puisque Fabien Roussel devient le secrétaire du parti.Il ne faut pas minimiser l’importance d’un tel renouvellement. C’est llà une nouveauté dûe à la volonté des communistes, à la manière dont ils ont mis en minorité pas seulement une équipe mais surtout une ligne; Pas plus qu’il ne faut minimiser le choix de l’unité du parti.

Pourtant comme le dit fabien Roussel le danger est que l’on change de tête pour ne rien changer. La manière dont Pierre laurent a mené tout ce congrès en constituant une véritable tendance,  pour s’imposer et pour  l’obtention d’une direction bicéphale  peut hypothéquer l’avenir. Le parti a déjà connu une situation bicéphale avec le tandem Hue-Buffet, on ne peut pas dire que cela ait laissé un souvenir immortel et de toute façon le parti n’en voulait pas.Il faut donc qu’il y ait un secrétaire avec lui une équipe cohérente pour mettre en oeuvre.

Nous avons un nouveau secrétaire et plus perrsonne ne parle d’un changement de nom pour le parti…

Pierre laurent a souhaité un poste qui lui donne un poids réel et il a obtenu la présidence du Conseil national. Pourquoi pas? sauf si c’est au prix de l’imposition d’une tendance avec de fait un blocage permanent.. il faut bien poser ce problème parce qu’il est réel.

Il était sans doute difficile de faire autrement parce que ce « compromis » correspond à l’état réel du parti, aux manoeuvres que nous avons subi durant ce congrès. Vu l’état de ce parti, non pas de la masse des communistes mais de ceux qui sont à la manette et qui ont joué et continueront à jouer un rôle de filtrage, il était difficile de faire autrement puisqu’ils étaient prêts à détruire le pCF et malheureusement le danger est que cela se poursuive. Nous devons juger du compromis en ce qu’il nous préserve ou non de ce danger.

Comme le dit bien Fabien Roussel, le danger est  que l’on change la tête pour ne rien changer. .c’est l’état réel du parti, l’immobilisme peut en être le prix, mais quelque chose est né, et le parti est désormais une autre réalité, celle-ci sera-t-elle ou non étouffée? Chacun reconnait que grâce au manifeste, c’est la première fois qu’un congrès donne lieu à un débat aussi fondamental, le manifeste a été un cri contre l’effacement, l’humiliation, le fait de ne plus se reconnaitre… Est-ce que cela prendra forme?

je l’ignore, mais j de toute manière il faut tabler sur ce qui est né et le faire grandir.

Ensuite, avant de prendre position, il faut d’abord voir le contenu du « compromis », qui ira à l’exécutif ? si il s’agit simplement de la présidence pour Pierre laurent, cela ne me gêne pas, mais si c’est pour le lester de tout le poids du cancer qui depuis des années ronge le parti, ;le refus de s’affirmer comme communiste avec notre programme,  ce n’est pas ce qu’il faudrait pour sortir le parti de l’effacement.

Surtout que les refondateurs vont probablement faire une liste pour tenter d’encore peser dans le sens de la droite et de l’effacement. Il y aurait donc le poids de ce que l’équipe de Laurent a obtenu et une fausse opposition qui vient encore droitiser le parti, en particulier dans notre manière d’aborder les échéances électorales. Nous aurions en fait un changement institutionnel vers un président du parti qui serait Fabien Roussel et un premier ministre qui conduirait la politique du parti en s’appuyant de fait sur une majorité parlementaire et sur quelques grandes fédérations. Le fait qu’il y ait eu voter unanime de la commission des candidatures peut laisser espérer une prise en compte de ce danger.

Cela dit nous sommes dans un processus et celui-ci a lieu dans un monde qui bouge et qui exige de notre part une évolution pour répondre à cette colère, il faut aussi tabler là-dessus. Le principal danger est l’écoeurement des militants qui ont subi le filtrage non démocratique du Congrès et qu’une telle perspective découragerait. Ce serait une erreur, ce que nous avons accompli nul ne l’imaginait et il faut au contraire une vague d’adhésion, c’est possible, la fête de l’humanité l’a montré. . L’effet d’annonce d’un changement à la tête du parti, d’un candidat jeune, issu du monde ouvrier du nord peut effectivement attirer vers le parti des gens qui souhaitent d’engager parce qu’ils n’en peuvent plus. Quel parti trouveront-ils pour les accueillir, cela dépend de nous aussi, de notre capacité à combattre le capital avec notre drapeau.

ce qui est né et qui exige un véritable changement dedans et dehors du parti ne pourra que croître. Pour le moment il faut voir le contenu du « compromis », ce que sera l’exécutif et le rôle du congrès lui-même. personnellement j’ai toujours pensé et je l’ai dit que pour que ce processus se développe, il fallait en mesurer les étapes, rechercher l’unité mais pas à n’importe quel prix donc il faut peser sur le prix. le congrès n’est pas terminé .La preuve vient d’être faite qu’une minorité organisée peut imposer ses volontés à la masse des communistes, il y a au sein du parti des gens qui ne veulent plus que notre parti s’efface dans des alliances de sommet et que soit affirmé son programme, la perspective proposée à notre pays. Fabien Roussel incontestablement représente cette exigence et nous pouvons nous féliciter de son élection, sera-t-il libre d’imposer cette volonté des communistes. C’est cela qu’il nous faut observer et surlequel il faut peser.  .

Ce qu’il en est de ce compromis, nous allons le voir dans le cadre de ce congrès, de la composition du comité national et de l’exécutif, de la manière dont le texte sera ou non dénaturé.

Mais nous allons surtout le voir avec les Européennes, le choix qui sera fait du rôle de Ian Brossat et de la liste de rassemblement qu’il conduira: est-ce que sera l’occasion d’un compromis avec génération écologie, avec des gens qui sur l’Europe ont la même position de Macron, c’est-à-dire ce que voulait l’équipe sortante, ou comme le disaitr le manifeste faut-il une liste qui avec des syndicalistes des gens issus du monde du travail, associatif,  nous pourrons faire entendre notre politique? C’est pareil pour les municipales.partout il faut tenir compte de la réalité du rapport des forces, mais sans  plus jamais nous effacer en tant que force de résitance et de propositions.

C’est au pied du mur que l’on attend le maçon, ceux qui ont betonné doivent faire la preuve qu’ils sont prêts à entendre les communistes. Nous avons confiance, mais la confiance c’est comme les allumettes ça ne sert qu’une fois et il faudra beaucoup pour faire oublier ce qui s’est passé dans certaines fédérations, mais sans rien oublier il faut tabler sur l’avenir et sur l’engagement de chacun ) adopter de nouvelles pratiques pour que tous les communistes aient leur place.

danielle Bleitrach

voici l’article de l’humanité

Pour Pierre Laurent comme Fabien Roussel, le défi est désormais de réunir l’ensemble de leur parti. Julien Jaulin/Hanslucas

Pour Pierre Laurent comme Fabien Roussel, le défi est désormais de réunir l’ensemble de leur parti. Julien Jaulin/Hanslucas

ACCORD AU PCF POUR QUE FABIEN ROUSSEL SUCCÈDE À PIERRE LAURENT

Mardi, 20 Novembre, 2018
À quelques jours du congrès du PCF, sa commission des candidatures a acté ce matin de proposer une liste rassemblant Fabien Roussel, présenté comme secrétaire national, et Pierre Laurent, qui pourrait devenir président de son conseil national.
Pas de bataille rangée en vue pour la tête du parti. À trois jours de l’ouverture du congrès du PCF, la commission des candidatures, réunie ce mardi, a voté à l’unanimité la présentation d’une liste commune emmenée par Fabien Roussel comme secrétaire national, avec une haute responsabilité pour Pierre Laurent, qui pourrait devenir président du conseil national. Sauf surprise, le député du Nord devrait donc succéder dimanche prochain au sénateur de Paris, répondant ainsi à l’attente de renouvellement exprimée par les communistes. Le binôme pourrait aussi rassembler des communistes dont l’unité a été mise à mal depuis quelques semaines.
En effet, début octobre, un vote inédit des adhérents de la formation avait placé en tête, avec 42 % des voix, un texte « alternatif » (« Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ») à celui proposé par la direction sortante (38 %). À l’issue de ce scrutin, pour la première fois également, deux candidats s’étaient déclarés pour le poste de secrétaire national. Une issue a donc été trouvée ce mardi, sur la base de la proposition formulée la veille, dans nos colonnes, par Pierre Laurent. Prenant acte que le « désaccord ne (s’était) pas résorbé », « je fais une nouvelle proposition : que nous partagions la conduite de cette liste, avait-il annoncé. L’un de nous deux sera secrétaire national et l’autre pourra occuper une fonction de premier plan à ses côtés. Personnellement, j’accepterai le choix de la commission et du congrès sur la répartition proposée ».
Le risque de division  n’est pas totalement écarté
« Que l’on soit unis avec une seule liste qui nous rassemble était une exigence importante de beaucoup de communistes », a réagi Fabien Roussel. « On n’a pas les moyens d’être divisés. Même si nous ne sommes pas assez visibles et audibles, pas à la hauteur de notre réelle influence, jusqu’à maintenant nous avons su être unis et il est essentiel que nous le restions. C’est notre force, c’est grâce à cela que nous sommes encore présents dans le paysage politique », insiste-t-il. Pierre Laurent s’est lui aussi « félicit(é) que la commission des candidatures ait acté la possibilité que Fabien et moi travaillions en commun à la conduite d’une liste unique pour la direction de notre parti. C’est la décision la plus responsable face au débat qui le traverse et à la situation politique », a jugé le sénateur de Paris.
Mais le risque de division n’est pas totalement écarté. Après la proposition de la commission des candidatures, la possibilité demeure ouverte pour les congressistes de déposer une liste « alternative » à l’ouverture du congrès vendredi. Les signataires du texte « Pour un printemps du communisme », qui avait recueilli 12 % des votes en octobre, n’écartent pas pour l’heure cette hypothèse. « On y réfléchit encore. La difficulté, c’est que beaucoup de signataires du Printemps ont l’impression que les dés sont jetés, et que le congrès est réglé avant d’avoir eu lieu », explique l’historien Frédérick Genevée, animateur du texte. « Cette liste unique ne nous convient pas. C’est la double impasse du statu quo et du retour en arrière », estime-t-il.
De leur côté, Pierre Laurent comme Fabien Roussel espèrent parvenir au rassemblement. Le premier plaidant pour que « cette liste associe l’ensemble de la diversité (des communistes) quels qu’aient été les votes des uns et des autres ». Le second appelant de ses vœux cette unité « pour travailler dans la fraternité, dans le respect des idées des uns et des autres et surtout dans le respect des choix des militants ». Au cœur des crispations, des désaccords de fond ont aussi été exprimés sur le texte adopté en octobre et discuté ce week-end. Le chantier de l’unité semble avancer sur ce front-là aussi. « Des réécritures sont proposées et réintroduisent nombre de nos innovations récentes sur les mutations du travail, la révolution numérique, l’écologie, le féminisme », s’est félicité Pierre Laurent. Le texte « est vraiment enrichi, avec des idées nouvelles, des paragraphes qui ont été précisés, réécrits. L’effort d’amendements a été fait. On est en train de construire une direction à l’image de ce texte », estime de son côté Fabien Roussel, qui précise toutefois : « Il reste encore du travail. Car le risque c’est de changer la tête sans que rien ne change derrière. »
 
1 commentaire

Publié par le novembre 21, 2018 dans Congrès du parti 2018, POLITIQUE

 

Une réponse à “La proposition de la commission des candidatures: le danger est que l’on change la tête pour ne rien changer

  1. CCCP-Trégor

    novembre 22, 2018 at 5:03

     » Mais le risque de division n’est pas totalement écarté. « . C’est hélas possible et les deux extrêmes y travaillent.

    Déjà les signataires du texte alternatif 3 sont en train de monter une liste et « les signataires du texte « Pour un printemps du communisme », qui avait recueilli 12 % des votes en octobre, n’écartent pas pour l’heure cette hypothèse.

    « On y réfléchit encore … explique l’historien Frédérick Genevée, animateur du texte. « Cette liste unique ne nous convient pas. C’est la double impasse du statu quo et du retour en arrière », estime-t-il.

    Ce sera alors la porte ouverte à toutes les « combinaziones », comme au PS ? L’espoir levé risque de retomber …

     

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