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MR. TURNER DE MIKE LEIGH et « mi corazon »

06 Nov

MI CORAZON,LE BAROMETRE ET TURNER…. je ne sais si je finirai par écrire ces foutus mémoires mais elles s’inscrivent au quotidien…. J’en ai tellement assez des imbécilités de ce Congrès que je n’ai plus la force d’en apprécier la nouveauté, c’est ça l’académisme, une sorte de vieillissement, un encombrement des sens….  Depuis 4 ou 5 jours je dors sans arrêt…. je me demandais si c’était un des effets de mes problèmes cardiaques… Ce matin, je mets le nez dehors et je découvre la tempête, un vent très violent et un fond à la Turner, et là je sais… D’abord parce que hier j’ai interrompu cet état de somnolence pour me régaler d’un film dont voici le compte-rendu, sur Turner et que la tempête que j’accueille avec joie me dit le fond de l’affaire et je me vois assez bien comme le peintre attaché à un mat et attrapant une bronchite chronique….  Je m’endors dès que le vent va souffler en tempête et ce depuis le berceau… Trait qui faisait la stupéfaction de toute ma famille considérant mon berceau comme une météo et moi comme une sorte de grenouille… Il est clair que le berceau est loin mais la grenouille dort en temps utile pour dire aux marins de rester à quai… Voilà une performance qui me garantit une utilité jusqu’à un âge avancé… Baromètre dans un EHPAD… parce que bien sûr je ne prends pas au sérieux les dits problèmes cardiaques, pour deux raisons: la première est que je n’arrive pas à me voir comme « le lys de la vallée », en train d’être menacée d’effondrement comme cette créature romantique balzacienne… la seconde est que j’ai eu une grand mère qui ne parlait correctement que le yiddish ou l’espagnol (sa dernière nationalité étant cubaine) et qui passait son temps la main sur le coeur en suppliant « mi corazon! ». Elle est morte du cancer et son foutu coeur ne cédait pas c’était même un problème… cela dit j’ai décidé d’utiliser à plein l’excuse médicale pour éviter les emmerdeurs et les atrabilaires, ceux que j’appelle les cons et leur redoutable efficacité imbécile à vous pourrir la vie…. (note de Danielle Bleitrach) 

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Dans le cadre d’un cycle consacré aux peintres au cinéma  ARTE a  diffuse Mr. Turner (2014) de Mike Leigh hier 5 novembre 1918.

Mike Leigh retrace les 25 dernières années de J. M. W. Turner, de son statut d’artiste admiré jusqu’à son déclin et son isolement progressifs. D’abord loué par la critique, membre puis président de la Royal Academy, Turner deviendra un sujet de moqueries et d’incompréhension lorsque sa peinture s’approchera de l’abstraction, en rupture avec l’académisme et l’art apprécié des salons.

Le cinéaste s’intéresse à la vie quotidienne de Turner, personnalité excentrique et incommode, mais aussi à sa perception de son temps. Comme souvent chez Mike Leigh, le trivial côtoie le cérébral. Le peintre fut un témoin lucide de l’avènement de l’ère industrielle comme en témoignent l’évolution de sa peinture et des tableaux de la dernière partie de son oeuvre sur la vapeur et la vitesse (notamment Pluie, vapeur et vitesse qui représente une locomotive, peint en 1844), et qui en font un précurseur de l’impressionnisme.

Mike Leigh signe une biographie en forme d’autoportrait et de profession de foi. En nous montrant les recherches de Turner, le cinéaste propose une réflexion sur l’image et ses rapports avec la science, la technologie et la magie. Mike Leigh rappelle également l’engagement politique de Turner, qui évoqua la traite des esclaves dans l’une de ses œuvres les plus célèbres (Le Négrier, 1840). Le caractère malcommode de Turner, mais aussi son intransigeance morale n’est pas sans rappeler ceux du hérisson Mike Leigh, cinéaste mal léché dont l’humanisme n’est jamais lénifiant. Le cinéma de Mike Leigh se distingue, entre autres qualités, par un attachement fidèle et amoureux à une troupe d’acteurs et d’actrices que le cinéaste regarde vieillir de films en films.

Timothy Spall, visage familier des films de Mike Leigh, campe un Turner taciturne et bougon, qui a l’habitude de grogner et parvient mal à exprimer ses sentiments, notamment dans ses relations avec les femmes. Entre désertion, humiliation ou mépris, Mike Leigh montre un Turner inapte à assumer ses devoirs de fils, père ou amant. Discréditant une mère folle, une génitrice abandonnée ou une servante soumise, Turner trouvera une forme de rédemption tardive dans son amour sincère pour Mrs. Booth, la propriétaire d’une pension en bord de mer qu’il avait l’habitude de fréquenter pour préparer ses marines. Mrs. Booth deviendra sa maîtresse officielle en fin de vie, au détriment de sa fidèle gouvernante qui sombrera dans le désespoir, gravement atteinte par une maladie de peau. Mike Leigh n’a pas l’habitude de faire des bons films avec des bons sentiments. Sans chercher à provoquer l’empathie du spectateur envers Turner, artiste aussi génial qu’impossible à vivre, Mike Leigh poursuit dans cette production ambitieuse son travail d’introspection et d’auscultation de l’âme humaine dans un contexte social défini. La reconstitution historique n’éloigne pas Leigh du réalisme ontologique de son cinéma. Mr. Turner ne sombre pas dans l’écueil d’un cinéma illustratif et benoitement pictural. Leigh ne cherche pas à reproduire des toiles de Turner à l’écran, mais à saisir l’intériorité du peintre, et donc quelque chose de son regard sur le monde. Mr. Turner, au-delà de sa splendeur visuelle, avec ce mélange de méticulosité maniaque et de violence contrariée typiquement britannique, se révèle un film-cerveau. Souvent comparé à Jean Renoir, Mike Leigh rejoint de manière inattendue un autre cinéaste avec ce film aussi fascinant que mystérieux, et faussement classique : Stanley Kubrick.

Timothy Spall dans Mr. Turner de Mike Leigh

 

Catégories : Sur ARTE

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3 réponses à “MR. TURNER DE MIKE LEIGH et « mi corazon »

  1. f@free/fr

    novembre 6, 2018 at 8:16

    BONJOUR CHERE DANIELLE,
    Prends bien soin de toi,reposes toi,c’est le principal…
    Les fruits sont en train de mûrir tout seuls.

    Une question à te poser,au regard de ‘tes mémoires ‘ concernant les débuts des années 60…
    Dans ma section lors d’une discussion sur Cuba,un camarade a affirmé que Ché Guevara et Castro avaient dit à Kroutchev,que s’il fallait une guerre nucléaire,eux étaient prèts à la faire depuis Cuba,contre les USA et risquer l’avenir en détruisant tout.
    Ce camarade non pro-cubain,est il mal informé ?
    As tu eu connaissance de telles positions de Ché Guevara et Castro pendant la crise des missiles ?
    Le même camarade a affirmé que contrairement à ce qui avait été annoncé publiquement,les soviétiques avait laissé puis les Russes, jusqu’à maintenant des têtes nucléaires pour sanctuariser Cuba.
    Que t’évoques tout ça,et comment écrirais tu sur ce thème dans d’éventuelles mémoires ?..

    bien à toi,bises

     
    • histoireetsociete

      novembre 6, 2018 at 8:43

      ton ami, comme souvent mélange le faux et le vrai… Je particulièrement bien placée pour te répondre puisque j’ai été très proche de l’homme qui à l’époque était gouverneur de la province d’oriente, celle où l’URSS avait déposé les fusées et voici LES FAITS tems qu’ils me les a rapportés, mais qui sont connus y compris à Cuba…. Il est vrai que le Cubains ne voulaient pas que les Russes retirent les fusées et il y a eu des manifestations, dans lesquelles les CUbains défilaient en criant « Nikkita, Maricon (je ne traduis pas), ce que l’on donne on le le reprend pas…  » En outre, à plusieirs reprises Cubains, russes et américains de l’époque y compris après la chute de l’URSS se sont réunis à Cuba pour rejouer l’affaire… Il y avait entre autre salinger, l’écrivain , conseiller de kennedy et ils étaient stupéfaits devant la détermination des Cubains… %aos cela faisait partie du défi cubain qu’ils ont joué à diverses entreprises y compris dans les négociations avec Kissinger menées par mon très cher ami Risquet… à propos de l’ANgola et de l’ANC… Il y avait là un côté joueur de poker dans lequel Fidel était maître… Et ils ont volontairement laissé parler la légende comme une protection… Mais il y avait la réalité, la prudence, l’humanisme, le pragmatisme cubain… Et crois moi ils étaient loin de vouloir provoquer une explosion nucléaire… Fidel haissait l’arme nucléaire… Autre indiotie de ton ami, ignorer totalement comment s’est conclu l’affaire par un traité dans lequel les fusées ont été rapatriés en URSS mais dans le même temps les USA ont signe un texte de renoncement à toute intervention que jusqu’ici ils ont respecté… %ais avec trump on ne sait jamais…

       
  2. f@free/fr

    novembre 6, 2018 at 9:45

    OK et Merci

     

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