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Israël Haaretz: Les groupes de défense des droits de l’homme demandent à Israël d’arrêter d’armer les néo-nazis en Ukraine

12 Juil

La presse israélienne qu’il s’agisse comme ici de Haaretz ou du Times de Jerusalem est pleine d’enseignements. On y apprend non seulement qu’il existe en israêl des forces opposées à la politique gouvernementale, mais à l’inverse de la propagande diffusée en France par le Crif, on mesure à quel point des gens comme BHL qui prétendent au monopole de la défense des juifs, sont en fait de simples agents de la CIA, prêts à soutenir partout les pires antisémites pourvu que cela serve les Etats-Unis et Netanayoun. Ici , des militants des droits de l’homme demandent au tribunal de cesser les exportations d’armes israéliennes vers l’Ukraine, car certaines de ces armes tombent dans les mains des éléments néo-nazis dans les forces de sécurité ukrainiennes. Je signale également un article du même quotidien sur le fait que Netnayoun s’entend avec Poutine pour limiter le rôle de l’Iran en Syrie.Il est clair qu’une grande partie de la société israélienne qui va de la gauche à l’extrême-droite attend plus de Poutine que de Trump pour stabiliser le Moyen orient et assurer une solution viable au conflit israélo-palestinien. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Un milicien Azov avec un fusil Tavor
Un milicien Azov avec un fusil Tavor Capture d’écran de la chaîne YouTube Azov

Un groupe de plus de 40 militants des droits de l’homme a déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice, demandant la cessation des exportations d’armes israéliennes vers l’Ukraine.

Ils soutiennent que ces armes servent des forces qui adhèrent ouvertement à une idéologie néo-nazie et citent des preuves que la milice Azov de droite, dont les membres font partie des forces armées ukrainiennes et sont soutenus par le ministère des Affaires intérieures du pays, utilise ces armes .

Un précédent appel  au ministère de la Défense est resté  sans réponse.

Les considérations du ministère concernant l’octroi des licences d’exportation pour les armements ne sont pas divulguées au public, mais il semble que l’apparition d’armes israéliennes entre les mains de néo-nazis avérés devrait être utilisée pour s’opposer à l’octroi d’une telle licence.

Dans le passé, Israël a armé des régimes antisémites , comme le régime des généraux en Argentine, qui a assassiné des milliers de Juifs dans des camps tandis que ses soldats se tenaient dans des tours de garde gardant les prisonniers enlevés avec leurs mitraillettes Uzi.

Selon une pétition sur la liberté d’information adressée au ministère israélien de la défense en janvier dernier (en hébreu: lire intégralement ici ), Israël a également armé les régimes militaires boliviens, sachant que le criminel de guerre nazi Klaus Barbie faisait partie du régime. Les documents légaux utilisés pour condamner le chef de la junte ont également montré que les escadrons de la mort de Barbie utilisaient des Uzis israéliens.

Dans le cas de l’ Ukraine, les forces qui utilisent des armes israéliennes déclarent ouvertement leur soutien aux idées racistes et antisémites dans diverses publications.

La milice Azov a été établie en Ukraine à la suite de l’invasion russe de la péninsule de Crimée en 2014. Les emblèmes de la milice sont des national-socialistes bien connus. Ses membres utilisent le salut nazi et portent des croix gammées et des insignes SS.

Skip – Tweet du leader de la milice ukrainienne en réunion avec des Israéliens

Le fondateur de la milice, Andriy Biletsky, qui est maintenant membre du parlement ukrainien, dirigeait autrefois un groupe néonazi appelé Patriot d’Ukraine, aujourd’hui disparu. Ses membres constituent le noyau fondateur d’Azov.

« La mission historique de notre nation à ce moment critique est de mener la marche finale de la race blanche vers sa survie », a déclaré Biletsky. « C’est une marche contre les sous-hommes qui sont menés par la race sémite. » Selon les rapports des groupes de défense des droits de l’homme, les membres des milices sont soupçonnés de crimes de guerre, de torture et de violences sexuelles.

Parallèlement à la montée en puissance d’Azov, qui compte plus de 3 000 membres, on assiste à une augmentation des incidents antisémites et des attaques contre les minorités ukrainiennes. Des groupes néo-nazis ont attaqué des Juifs et des sites commémoratifs juifs à travers l’Ukraine, ainsi que des journalistes, des Roms et des membres de la communauté LGBT .

Un membre du parlement a déclaré, en réponse à une question sur le «problème juif» du pays, que «dans le gouvernement, il y a du sang non ukrainien à traiter». Des groupes de droite de mai dernier ont défilé à Odessa. la ville appartient aux Ukrainiens, pas aux Juifs, et qu’ils se débarrasseraient de ce dernier.

Tout cela se passe alors que l’administration ukrainienne tente de nier le rôle du pays dans l’Holocauste, tout comme cela se passe en Pologne (maintenant avec le soutien du gouvernement Netanyahu).

These attempts include rewriting the history of World War II and the glorification of Ukraine’s soldiers, using legislation and various publications, as well as concocting stories about Jews who were allies of national Ukrainian forces during the war, whereas in fact Jews had to hide their identity.

In 2015, the Holocaust Museum in Washington denounced Ukrainian legislation which was intended to prevent criticism of collaboration with the Nazis.

The Simon Wiesenthal Center and the World Jewish Congress condemned the decision to name central boulevards in Kiev after Nazi collaborators. If that weren’t enough, last April there was a march honoring Ukrainian Waffen SS units which massacred thousands of Jews during World War II. In June, Ukraine’s chief military prosecutor Anatoli Matios said in an interview that Jews want “to drown Slavs in blood.”

Since the spring of 2015 members of the Azov militia have been part of the regular security forces in Ukraine, a part of the National Guard which is under the country’s ministry of internal affairs. The militia encourages members and supporters to enlist in the army. However, the militia maintains itself as a separate organization.

In December of 2016 Ukraine’s internal affairs minister Arsen Avakov, considered Azov’s patron and a candidate for prime minister, met a Knesset delegation headed by MK David Amsalem, on an official visit to Ukraine.

Avakov has also met Arye Dery, the minister of interior. Avakov appointed Vadym Troyan, a senior Azov commander, as the head of Kiev’s police force. Another militia founder was given a different senior police post. These ties were formed when Avakov was a regional governor, cooperating with the neo-Nazi forces of the Patriot of Ukraine, the forerunner of Azov.

Last January the U.S. Congress prohibited any support for the Ukrainian militia. Since Israel’s defense ministry does not divulge any information on arms exports, particularly not to Ukraine, for fear of Russian wrath, it’s difficult to assess the extent of the ties with Kiev, but these are certainly in place.

The petition, submitted by attorney Itay Mack, contains abundant evidence showing the arming of the Ukrainian regime and its Azov forces.

Thus, for example, Ukrainian soldiers have been seen carrying Israeli-made Tavor rifles in military parades in Kiev. In February 2016 it was revealed that Elbit Systems will be part of a group investing in Ukraine’s defense establishment.

In April 2016 the chief of Ukraine’s air force met a representative of an Israeli defense company to discuss the upgrading of communications systems in that country’s warplanes and helicopters. The Ukrainian company “Fort” got Israel’s approval for making Tavor, Negev and Galil rifles.

In the city of Dnepropetrovsk in eastern Ukraine there is a military training school. Its website indicates that training there is provided former IDF officers and that its instructors were trained by Israelis.

The website has a photo of shooting practice with a Tavor rifle. It notes that the school trains units of the National Guard, whose members include Azov militiamen.

In May 2017 Ukraine’s Prime Minister Volodymyr Groysman visited Israel and met with Defense Minister Avigdor Lieberman to discuss the arming of Ukraine’s military forces.

In December of that year a man claiming to be a former IDF officer was interviewed by Ukrainian media, saying that he had taken part in battles in eastern Ukraine, where he was instructing soldiers. The Azov website also shows militia members using Tavor rifles.

All of this is unambiguous proof that Israel is exporting weapons to Ukraine, knowing that they reach right-wing militias, some members of which are avowed neo-Nazis who enjoy the support of the authorities.

The ministry of defense, as is its wont, refuses to address this issue, responding only in generalities without detailing the considerations underlying its decisions approving arms exports. It seems that in this case the public deserves a more detailed response, as do Ukrainian Jews the Israeli government supposedly claims to protect.

Even if these weapons are currently directed at Russians, one should take into account the reasonable possibility that in the future they will be used to achieve other goals, perhaps aimed at minority groups in the country. It will then be too late to halt the collaboration of the Israeli establishment with the murder of Jews and others. This will be one more chapter in the dismal history of using Israeli firearms in acts such as these.

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Publié par le juillet 12, 2018 dans INTERNATIONAL

 

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