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Projet de proposition de base commune alternative : Le Préambule « Notre 38eme Congrès est vital. »

23 Juin
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Avant mon départ, je veux publier le préambule du  projet de proposition de base commune pour le 38 e congrès du PCF. Celui présenté par le secrétaire Pierre Laurent et par une portion réduite du CN (la moitié des membres élus ‘étaient pas présents et la moitié seulement des présents l’avait voté), ce qui ne s’est jamais vu dans le parti. C’est pourquoi un certain nombre de camarades dont Hervé Poly, Marie Cristine Burricand, Gilles Gourlaud,mais aussi Nicolas Marchand, denis Durand, Frederic Boccara et maintenant André Chassaigne, Julien Brugerolles se sont attelés à ce travail de rédaction de ce préambule. J’ ai participé pour une faible part à d’autres chapitres parce que tous ceux qui avaient fait ce choix me semblaient animés comme le dit ce préambule par la volonté de ne plus voir effacé, soumis, et à terme détruit le pCF. C’est l’essentiel, même s’il reste beaucoup de choses à approfondir, ce préambule qui a l’assentiment de tous dit ce que veulent les signataires qui sont déjà très nombreux à participer à cette rédaction qui sera soumise à l’approbation de tous les membres du parti, non comme une liste alternative mais bien comme une base commune. (note de Danielle Bleitrach)

21 Juin 2018, 08:43am

|Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU 21EME SIECLE

(projet de proposition de base commune de discussion pour le 38ème Congrès du PCF)

Préambule

Notre 38eme Congrès est vital.

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU 21EME SIECLE

(projet de proposition de base commune de discussion pour le 38ème Congrès du PCF)

 

Préambule

 

Notre 38eme Congrès est vital.

Au mois de juin 2017, les communistes décidaient à l’issue de la séquence électorale des présidentielles et des législatives de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l’influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

C’est au parti communiste, français et internationaliste, d’assumer cette ambition face à la force du capital qui se pare des atours de la modernité, face à la profondeur de sa crise systémique, mais aussi face à l’attraction des idées réformistes de conciliation, comme celles nationalistes et xénophobes de bouc-émissaire.

C’est d’autant plus nécessaire que Macron et son gouvernement mettent à profit la confusion politique et l’absence d’alternative progressiste crédible, pour conduire à marche forcée la destruction du modèle social français. Ils cherchent à faire de la France, à côté de l’Allemagne, le second pilier d’une Europe au service du capital, des marchés financiers et de l’ordre mondial dont ils ont besoin.

Macron prétend que ses options sont les seules à même d’arracher la France et l’Europe à la crise très profonde d’un système capitaliste qu’il entend sauver. En réalité cette politique va accentuer les vulnérabilités propres de la France et les fractures sociales dans un monde en crise alors que se prépare une nouvelle phase d’aggravation des difficultés mondiales. Elle s’annonce beaucoup plus grave que celle de 2007-2008 dont les forces du capital n’ont voulu retenir aucune leçon.

Après une période d’observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français, dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publiques, refus des inégalités, du déclassement et des discriminations, égalité des territoires, protection sociale et son mode de financement à partir des richesse produites, l’emploi, sa sécurité et sa promotion, l’augmentation des salaires, toutes les batailles sur l’éducation et la formation, droits et pouvoirs des salariés sur les lieux de travail.

Il n’y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires ; d’un parti et d’un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s’élargir et de se renforcer jusqu’à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à toutes les récupérations nationalistes, populistes, xénophobes ou racistes.

Quel défi pour le Parti communiste français !

 

Mais après son effacement en 2017 et son résultat désastreux aux législatives, son pronostic vital est engagé.

Tout cela constitue un électrochoc. C’est pour cela que les adhérents ont voulu un Congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l’action et le développement d’une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous considérons que la proposition de base commune votée le 3 juin (par 49 voix sur 91 votants et 168 membres du CN) ne répond pas aux exigences du débat, pas plus qu’elle ne permet d’analyser précisément la situation du monde et celle de notre parti. Se refusant à formuler clairement les termes du débat, elle ne permet ni la discussion sur la réorientation et les changements que les communistes sont si nombreux à penser nécessaires, ni la prise d’initiative par celles et ceux qui aspirent à changer l’ordre existant.

Ce n’est pas d’un collage d’options et de synthèses habiles dont notre Parti a besoin pour construire une unité réelle et agissante des communistes.

Nous proposons une base commune qui permette de répondre à cette question essentielle :

Faut-il continuer dans l’effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond de notre organisation, à même de renforcer notre influence et notre place au sein d’un rassemblement efficace pour notre peuple ?

Pour le débat le plus conséquent des communistes et des choix clairs, cette proposition de base commune entend apporter des éléments de réponse précis aux questions centrales suivantes :

  • nos difficultés actuelles résultent-elles d’une mauvaise mise en œuvre des choix faits depuis une vingtaine d’années, ou bien ces choix mêmes sont-ils à remettre en question ?
  • Quel bilan faisons-nous aux plans stratégique, organisationnel et électoral ? Quel bilan de l’activité de la direction nationale ?
  • Quelle place du marxisme vivant pour armer le combat et pour la confrontation d’idées à tous les niveaux ?
  • Une réorientation stratégique est-elle nécessaire ou suffit-il de chercher à mieux tenir le même cap sous l’appellation « nouveau front social et politique » ?
  • Faut-il se résigner, aux élections européennes, à un nouvel effacement du parti et de ses idées au nom du rassemblement derrière une possible tête de liste issue d’une autre formation politique ? Ne s’agit-il pas plutôt de construire une liste de large rassemblement initiée et conduite par le PCF ?
  • Comment définir l’objectif du communisme, les voies et moyens de l’atteindre ? Quelle dialectique nécessaire entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste qui se construit dans ce mouvement tout en l’éclairant ?
  • Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l’action ?

 

L’heure est critique pour notre force politique, et par conséquent, pour sa capacité à servir efficacement dans l’avenir les intérêts populaires et de classe.

Nous ne nous résignons pas à l’idée que le congrès extraordinaire puisse sombrer dans les habitudes, les redites et le refus des remises en cause.

Nous voulons sortir le PCF de la spirale de l’effacement et de l’affaiblissement.

Nous partageons cette conviction qu’il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un parti communiste fort et influent, visant cette ambition.

Nous partageons la nécessité d’un renouvellement de notre organisation et d’une relance ambitieuse de notre travail politique, étroitement liés à la mise en dynamique nationale de nos militants.

Ce sont ces enjeux prioritaires qui nous réunissent et nous rassemblent.

 

C’est pourquoi, dans la diversité et la complémentarité de nos analyses et réflexions, nous proposons ce texte comme Base commune pour la discussion du 38ème congrès des communistes.

Nous la mettons dès aujourd’hui à la disposition de tous les communistes pour permettre le développement d’actions transformatrices ambitieuses de notre Parti au lieu de la paralysie liée à la recherche de faux équilibres.

Nous souhaitons que le plus grand nombre de militants s’en saisisse, dans une recherche de convergence et d’unité indispensables à la réussite d’un Congrès extraordinaire, redonnant demain à notre Parti sa pleine capacité d’action à travers une perspective politique et stratégique claire.

 

Nous la formulons en 5 chapitres :

  • un bilan critique
  • nos responsabilités face à la nouvelle phase de la crise du capitalisme et de la société,
  • le communisme de notre temps et l’action pour y parvenir,
  • pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires,
  • pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.
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2 réponses à “Projet de proposition de base commune alternative : Le Préambule « Notre 38eme Congrès est vital. »

  1. Chevalier René

    juin 23, 2018 at 7:03

    Tout à fait d’accord avec cette proposition de base commune de discussion. Le nombre de signataires reste important pour soutenir ce projet, faisons-en sorte que cette proposition soit signée par une majorité de camarades pour la sauvegarde de notre parti. Je suis fière d’être communiste, marxiste léniniste, il est fondamental de retrouver sa place dans l’affrontement de classe, et vital de rompre l’effacement du PCF que nous subissons depuis de nombreuses années. Nous ne sommes rien, soyons tout. (l’international)

     
    • Marianne

      juin 23, 2018 at 4:21

      Tout à fait d’accord moi aussi, et puisque René cite l’Internationale, j’en profite pour dire qu’elle a été chantée pour la première fois un 23 juin (1888 je crois) à Lille.

       

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