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La base commune pour un congrès extraordinaire reste à écrire, relevons ensemble ce défi !

11 Juin
je vous promets que je n’avais pas connaissance de ce texte et d’ailleurs je ne l’ai pas (encore) signé,j’en prends connaissance en même temps que vous. Cette démarche est  exactement celle que j’appelais de mes voeux pour reconstruire l’unité du parti. Cette démarche est celle que j’espérais et je souhaiterais qu’elle aille au de-là des signataires y compris avec des gens avec lesquels il reste on le sait des questions « ouvertes » et qui n’ont pas voté au CN la base commune proposée, je pense en particulier à nos camarades du Val de Marne et de la section économique, mais ils ne sont pas les seuls. Bien des communistes, des élus, des syndicalistes font la preuve dans les luttes de leur volonté qu’il existe un parti révolutionnaire, nous devons associer le plus largement possible à cette démarche et c’est comme cela qu’i ne s’agira pas d’un simple texte alternatif. Nous devons effectivement accomplir ensemble le travail devant lequel la direction s’est jusqu’ici dérobé. Il existe entre nous tous une exigence commune celle de construire un parti communiste, un parti révolutionnaire à la hauteur des enjeux. Nous sommes attachés à l’existence de ce parti sans lequel il n’y a aucune perspective de transformation, de progrès, dé démocratie possible (les faits sont têtus). Nous sommes également convaincus que l’unité doit être construite dans le dialogue et non dans l’évacuation des débats comme le montre l’actuelle proposition de la direction.

Doc je publie ce texte sur mon blog et je le signe .

Danielle Bleitrach

par  lepcf.fr

Un appel à écrire tous ensemble une base commune utile et rassembleuse !

Il y a presque un an, à l’issue des élections présidentielles et législatives, les communistes décidaient de convoquer un congrès extraordinaire. La résolution du Conseil National pointait alors notre échec électoral, l’interrogation quant à l’avenir et au rôle du PCF et l’exigence d’un bilan collectif.

Le projet de base commune issu de la direction sortante a été approuvé par une très courte majorité au Conseil National (Pour : 49, Contre : 26, Abstentions : 16, 91 présents sur 170). Nous sommes très loin de l’enthousiasme promis en novembre au moment de la Conférence nationale. De très nombreux camarades n’ont pas trouvé dans ce texte les éléments permettant la discussion nécessaire sur le bilan de notre stratégie et de la direction, les propositions permettant de rompre avec l’effacement et de redonner au PCF une visibilité nationale et une présence sur le terrain, la détermination à construire le parti communiste dont notre peuple a besoin pour ouvrir une alternative révolutionnaire.

Plusieurs camarades ont proposé que le texte soit réécrit. Mais la direction nationale a préféré accepter quelques aménagements sous forme de fenêtres sans que cela change la finalité de ce texte, écrit pour permettre que tout continue comme avant en évitant toute réorientation stratégique.

Cette situation nous conduit à décider de rédiger une nouvelle base commune qui ne se contente pas d’être un texte alternatif mais se fixe l’objectif de rassembler largement les communistes pour devenir le texte majoritaire, en permettant le travail de débat et construction collective que la direction nationale refuse d’assumer. Nous pourrions ainsi tous ensemble créer une situation nouvelle qui serait déjà extraordinaire.

C’est pourquoi, nous appelons à ne pas multiplier les textes alternatifs. Sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets, à savoir : permettre à la base commune officielle d’arriver en tête pour reproduire à nouveau la même stratégie portée par la même direction nationale conduisant notre parti au plus bas de son histoire.
Nous sommes très nombreux à vouloir faire vivre un parti révolutionnaire auquel s’identifie la classe ouvrière et tous ceux qui vivent du travail et non du capital, vouloir rompre avec l’effacement du PCF qui doit reconquérir un rôle central dans l’affrontement de classe, à travailler à un parti s’appuyant sur des organisations locales solides et utiles, permettant à chaque communiste de trouver sa place.

En cela, un bilan stratégique approfondi, préalable indispensable à un congrès extraordinaire, s’impose pour considérer le marxisme comme notre outil pour penser le monde et l’avenir, pour que des décisions nouvelles soient prises permettant de sortir de la spirale de la défaite dans laquelle nous disparaissons peu à peu et pour permettre la remontée de l’influence du PCF.

Nous savons que nous avons des points de vue différents sur un certain nombre de questions que nous ne sous-estimons pas, mais il nous semble que nous devons faire de cette difficulté une chance en acceptant d’ouvrir sur la durée les débats nécessaires et d’y travailler pour trouver le chemin de l’unité.
En 2007, nous avons su unir nos voix pour empêcher la disparition programmée du PCF et son changement de nom. Aujourd’hui, sachons nous rassembler pour permettre que l’engagement historique des communistes en France se poursuive et retrouve toute sa force pour être utile à la classe ouvrière, celle de tous les exploités et opprimés.
Nous savons que ce qui nous réunit est plus important que ce qui nous divise et que nous pouvons sans attendre écrire et mettre en œuvre ensemble une nouvelle stratégie parce que nous partageons la conviction que l’existence et le renforcement du PCF sont essentiels.
Il ne s’agit pas dans ce congrès qui peut encore être extraordinaire que chacun écrive au mieux ce qu’il pense mais que nous écrivions tous ensemble le texte permettant aux communistes d’affronter l’avenir de façon fraternelle et dynamique, en étant rassemblés, clairement révolutionnaires et marxistes.

Premiers signataires :

Caroline Andréani (93), Paul Barbazange (34), Michèle Bardot (67), Luc Bazin (26), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Floriane Benoît (38), Marie-Christine Burricand (69), Peggy Cantate Fuyet (92), Michel Dechamps (04), Jeannette Duriaux (71), Rémy Ferront (73), Hervé Fuyet (92), Gilles Gourlot (75), Guy Jacquin (69), Michaële Lafontant (92), Armand Lecoq (31), Anne Manauthon (06), Jean-Pierre Meyer (83), Pierre-Alain Millet (69), Leila Moussavan-Huppe (67), Willy Pepelnjak (38), Hervé Poly (62), Gilbert Remond (69), Laurent Santoire (93), Danielle Trannoy (33), Bernard Trannoy (33)

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2 Commentaires

Publié par le juin 11, 2018 dans Congrès du parti 2018

 

2 réponses à “La base commune pour un congrès extraordinaire reste à écrire, relevons ensemble ce défi !

  1. ALAIN EUGENE VICTOR

    juin 11, 2018 at 11:37

    Quoi qu’on en dise, notre Parti poursuit sa dérive et sa liquidation social-démocrate au côté d’un PS en reconstruction ( ??) malgré le travail acharné du RFVR le PCF. La préparation du congrès 2018 inaugure déjà d’un nouveau glissement social-démocrate, voire social-libéral par certains aspects. En particulier, l’attitude totalement fermée sur l’Union Européenne de Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, faut-il le rappeler….
    D’autre part, nous sommes de plus en plus isolés sur le continent européen : le PC allemand (DKP) a quitter le PGE, le PC portugais milite pour une « gauche patriotique et populaire » en rupture avec l’UE et le PC d’Espagne, pourtant initiateur avec le PC italien de Berlinguer du suicidaire « eurocommunisme » vient lui aussi d’appeler l’Espagne à sortir du broyeur européen.
    Alors que le manque crucial d’un vrai Parti Communiste de combat, avant-garde de la classe ouvrière se fait cruellement sentir, alors que le Parti englué dans le mot d’ordre « Europe sociale » ne fait rien pour développer les convergences entre les travailleurs salariés et les autres composantes populaires victimes de l’UE fascisante du capital et de ses dignes représentants que sont LRM, LR, PS, Europe-Ecologie, UDI, il est urgent que les militants franchement communistes (je pense que Marie Christine B, Caroline A, Danielle T, Pierre Alain M ou Paul B. ,notamment, ne me contrediront pas) se posent ouvertement la question sans reporter aux calendes grecques l’impossible « remise sur les rails du communisme » de l’appareil euro et socialo dépendant du Parti de la Gauche Européenne !
    Je crois fermement qu’il est permis, et indispensable, de travailler (communistes intérieurs ou extérieurs au Parti) à la renaissance de notre véritable Parti Communiste en France dont les travailleurs ont grand besoin pour stopper l’euro-casse de la France, sortir de l’UE atlantique par la voie progressiste, briser l’extrême droite et l’ultra-droite de LRM et de LR, promouvoir l’Europe des luttes populaires, travailler à la reconstruction indispensable du Mouvement communiste international et du Front Anti-impérialiste Mondial, rassembler le peuple autour de la classe ouvrière, isoler le capital monopoliste et le CAC-40, engager dans les faits et non dans les mots l’offensive progressiste qui remettra à l’ordre du jour la question du pouvoir à qui travaille et de la révolution socialiste-communiste pour notre pays.
    A mon sens, si nous voulons construire une alternative populaire et antifasciste vers la révolution communiste pour notre pays, nous devrions exclure deux illusions symétriques pour y parvenir. Tout d’abord, il faut en finir avec la coûteuse illusion d’une reconquête de l’intérieur, au fil des congrès si ce n’est pour l’éternité, de l’appareil failli de notre Parti financièrement et institutionnellement pieds et poings liés à l’UE et au PS en recomposition. Celles et ceux qui, ignorant les leçons cuisantes des congrès successifs, continuent de prôner la « remise sur rails du Parti » alors même qu’ils sont évincés et humiliés par la direction. Cette illusion de plus en plus insoutenable paralyse et divise les militants franchement communistes en privilégiant la seule lutte interne, elle torpille l’unité d’action des communistes de l’intérieur et des communistes organisés à l’extérieur du PCF ; pour finir, elle protège Laurent et sa cour de fripons, trop heureux d’affronter ses opposants marxistes en champ clos, à l’écart des luttes populaires et de la pression des milliers de communistes qui rejettent les usurpateurs de la place du Colonel Fabien et qui ne reviendront à aucun prix dans le cadre étouffant des luttes d’appareil.
    A tous les camarades qui luttent hors et à l’intérieur du Parti, je dis que l’heure est plus grave que jamais. Qu’il nous faut agir de concert, aidons-nous mutuellement à gagner et à conserver des positions là où nous militons, mais que nul ne se leurre sur la finalité du combat : il s’agit bien de séparer organisationnellement, le jour venu, les révolutionnaires des euro-réformistes et non de reprendre tel quel, dans son ensemble, un appareil de plus en plus discrédité et intégré aux rouages du pouvoir libéral.
    L’un des acquis du congrès d’Aubervilliers, où la direction a été mise sous la double pression de ses opposants internes et de ses opposants du dehors, c’est que le fossé se creuse dans le Parti entre ceux qui veulent sortir de l’UE atlantique par la voie révolutionnaire et ceux qui prône l’introuvable « réorientation progressiste de la construction européenne », ce mythe social-impérialiste qui méconnaît la nature de classe de l’Union Européenne. Etant donné la crise grandissante de l’UE et son rejet déjà quasi-majoritaire dans notre peuple et dans la majorité des peuples d’Europe, la fracture européenne déchirera de plus en plus notre Parti, jusqu’à provoquer son explosion. Pour rester fidèle à l’UE qui le subventionne, Laurent et ses sbires seront tôt ou tard forcé de larguer ses dernières références au communisme. Cette échéance se rapproche à grand pas et chaque militant marxiste du PCF et des combatives JC doit dès aujourd’hui se demander ce qu’il fera personnellement quand la référence communiste sera jetée au profit d’un insignifiant « parti du bien commun ».
    Alors, camarades, « laissons les morts enterrer leurs morts » et préparons ensemble, par l’action commune et le débat, les travaux politiques et militants de la renaissance communiste dans notre pays. Proclamons clairement que c’est dans les retrouvailles franchement communistes le moment venu que les communistes adhérents au PCF et ceux qui se sont organisés indépendamment de lui se réorganiseront tout en se séparant, à l’intérieur comme à l’extérieur du PCF, des éléments incurablement euro-réformistes et trotskisants. Cette clarification décisive qui, dans des formes encore imprévisibles, renouvellera le geste politique du congrès de Tours donnera un second souffle à notre classe ouvrière et à notre jeunesse populaire.
    Camarades, grâce au travail inlassable de clarification idéologique que nous menons les uns et les autres et grâce surtout au mouvement ouvrier et étudiant vaillamment à l’offensive en ce printemps 2018, nous pouvons sortir de cette situation difficile pour la renaissance du vrai Parti Communiste de France détruit par des décennies de révisionnisme, d’eurocommunisme et de soutien à la pérestroïka contre-révolutionnaire !

     
  2. histoireetsociete

    juin 11, 2018 at 11:50

    je dois avouer qu’il m’arrive de m’interroger sur les possibilités de sortir de l’ornière… Outre l’humiliation permanente qu’est de rester au parti pour quelqu’un comme moi… Outre le fait que je m’entends très bien avec des camarades qui ont fait le choix que tu décris… Je travaille avec eux et il ne viendrait jamais à l’idée de les critiquer. Pourtant il existe dans le parti plus de révolutionnaires sincères que dehors, les camarades qui ont signé ce texte en sont la preuve, d’autres, et surtout les choix d’alliance de ceux qui ont quitté le parti ne paraissent pas convaincants. Et puis ce parti est le mien autant que le leur et je ne le leur laisserai pas.
    Sur le fond, si c’était à refaire je le referai, j’adhérerai au PCF, mon seul reproche et celui que je me fais aujourd’hui: je crois que je ne suis pas très douée pour la politique ni pour les organisations, ni pour les rapports de forces internes, je suis restée fondamentalement à la fois perspicace sur tout ce qui est mouvement historique et incapable de mener à bien une simple discussion avec une finalité dans un groupe… Donc j’ai conscience de ne pas avoir été une dirigeante dans une période où ils manquent tant… Paradoxalement vu la vie que j’ai eu, je pense que j’ai plus reçu du parti que ce que j’ai pu donner… L’idée d’écrire mes mémoires me taraude pour dire tout cela et le fait que je suis de plus en plus convaincue qu’une société sans révolutionnaires, sans communistes est une abomination, un étouffoir, tout est entraîné soit vers le conformisme, soit vers le fascisme, les deux avec l’humiliation permanente… les peurs… l’hostilité. J’ai connu des sociétés socialistes comme Cuba et bien ce que j’en retire de plus intéressant est une sorte de recherche de l’harmonie de la coopération au quotidien…dont bénéfice y compris ceux qui se considèrent comme des « dissidents »… Il y a un soucie moral,un sens de l’avenir, de la culture, du beau, du progrès. Je suis d’accord avec Ernst Bloch qui pourtant avait fui la RDA et qui disait « la pire des sociétés socialistes vaut mieux que la meilleure des sociétés capitalistes parce qu’il y reste l’espérance ». peut-être que si j’ai été incapable d’être une dirigeante, ça j’ai parfois réussi à la transmettre.

    C’est d’ailleurs ça et l’âge qui me conduit désormais à prendre des positions individuelles et à pousser les recherches, à utiliser expérience et culture politique dans un autre sens que celui des combats de Congrès ou manœuvres politiques…
    Donc tu vois que je connais mes limites et que tous mes choix sont seulement lié à la force de mes engagements révolutionnaires comme toi mon camarade.

     

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