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POurquoi j’ai supprimé l’article sur le débat marseillais.

05 Juin

j’ai supprimé l’article sur le débat Marseillais puisque les seules questions qu’il posait, à savoir comment les gens les meilleurs, les plus désintéressés sont-ils sclérosés, détruits de puis plus de 20 ans? Comment notre société, notre jeunesse nos luttes souffrent elles de cette tragédie collective? Qu’est-ce qui a épuisé et enchaîné les communistes alors qu’un changement révolutionnaire de société s’imposait? Ces questions n’étaient sans doute pas entendues.  Nul ne comprenait à quel point, il s’agissait de « mémoires », c’est-à-dire cette tentative de relier les souffrances, les événements individuels à une histoire qui leur donne sens.

A partir du moment où on comprend pas ces questionnements on ne peut pas percevoir la grande fraternité dont l’article était empreint pour tous les communistes quelles que soient leurs positionnements et leur tentative pour s’arracher à ce drame qui ne les concerne pas seulement. la conscience que nous nous sommes tous débattus en cherchant le meilleur non pour nous mêmes mais pour nos engagements nos aspirations à un monde juste. Nous sommes globalement restés désintéressés, acceptant de servir plutôt que nous servir, mais notre utilité n’a pas été évidente. 

Je n’ai aucune envie de faire la leçon aux uns ou aux autres, nous n’avons pas de recette, simplement des convictions qu’il faudrait savoir entendre et ce n’est pas le cas. C’est tout. Je n’ai ni amertume, ni rancune… Je pense au contraire être fière d’avoir choisi ce chemin, les faits ont prouvé qu’il n’y avait rien d’autre que ce choix communiste.

Je me demande même une fois de plus à ce stade d’incompréhension si ce blog, tous mes efforts on un sens? Dans ce débat, il y a eu un moment miraculeux où j’ai cru que l’on comprenait ma démarche, mais peut-être est-ce que ce n’était pas transposable ici. pourtant il est temps mais peut-être ce temps est-il seulement le mien de se rendre compte à quel point nous  avons tous été pris dans la nasse et qu’il faut s’en abstraire. 

Moi je propose une sorte de psychanalyse, aller jusqu’au traumatisme initial qui nous empêche d’agir et nous soumet, mais j’ai aussi conscience que ce n’est peut-être pas l’urgence, parce que le principal est ce qui libère réellement et qui rend l’analyse possible. Il n’empêche, par moment, il me vient l’envie de dire : « pourquoi ne pas comprendre que je cherche autre chose que ces petites querelles »?

Aragon m’a un jour dicté un texte qui débutait ainsi: « Etre communiste ce n’est pas confondre l’Histoire avec les petites histoires », les petites histoires,celles qui vous conduisent au bord de la panique parfois n’ont de sens que par rapport à ce dans quoi nous nous sommes engagés et qui nous transcende.

Danielle Bleitrach

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Publié par le juin 5, 2018 dans mon journal

 

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