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Même défaites les révolutions annoncent la fin du vieux monde !

04 Juin
Je remercie mon camarade et ami gilbert Rodrigue de son compte-rendu  et de son titre particulièrement pertinent pour résumer l’esprit du livre, son éthique autant que son projet qui me semble avoir été compris des présents, une trentaine malgré qu’il n’ait au aucun relais médiatique en particulier dans la presse communiste… Mais ma cellule avait envoyé une forte délégation. merci à tous et au sympathique accueil de la librairie. (danielle Bleitrach)

Débat ce samedi 2 juin à Marseille animé par Danielle BLEITRACH à la librairie Maupetit à partir des idées, constats formulés dans son récent  ouvrage « 1917- 2017, STALINE, tyran sanguinaire ou héros national ? … »

Il suffit de s’interroger  sur STALINE  pour  déclencher l’ire des adeptes de la conception fumeuse et globalisante du totalitarisme. Ceux-ci en effet mettent un signe d’égalité entre Hitler et Staline, entre le nazisme et le communisme, renvoyés côte à côte en enfer.
Sans plus d’examen.

Avec l’avantage décisif, pour les adversaires de tout changement révolutionnaire en faveur des travailleurs, de n’avoir pas à revenir sur l’Union soviétique, le pouvoir soviétique, la nature des questions auxquelles il a été confronté, les défis colossaux  auxquels il a du faire face.

Une trentaine de participants ont suivi et participé avec beaucoup d’attention et de passion au débat accompagnant l’exposé liminaire de Danielle BLEITRACH.

La conférencière est partie d’une évidence : il existe une différence abyssale de perception sur le rôle de Staline chez  le peuple Russe et sans doute les peuples soviétiques ET les occidentaux et le peuple français notamment.

En Russie, de multiples et sérieux sondages placent Staline  largement en tête des grands hommes de tous les temps..

De quoi s’interroger sans conteste face aux descriptions dominantes d’un monstre martyrisant son propre peuple.

Cette approche préliminaire pose autant une  question sur l’appréciation de l’action réelle de Staline que sur notre propre approche de l’histoire. En effet,  sous injonction  des classes dominantes, nos sommes invités  à partager le dénigrement  de toutes les tentatives d’en finir avec le capitalisme, ainsi que la caricature des hommes et les femmes incarnant ce projet et cette tentative.

La conférencière insiste sur le caractère expérimental de l’enquête de terrain à laquelle elle s’est livré :  il s’agissait d’interviewer  des citoyens, grâce  à la collaboration de Marianne DUNLOP, médiatrice et traductrice. De cette enquête il ressort de manière majoritaire  une véritable nostalgie de l’URSS, de ses conquêtes sociales, de son rayonnement dans le monde par ses avancées scientifiques, sa capacité à faire vivre et combattre ensemble des populations pourtant si diverses. Mais aussi, le scepticisme sur la possibilité d’un retour à ce temps-là.Peut-être en relation avec le fait qu’ils reprochent aux communistes-  non pas Staline-mais à Gorbatchev et  à Eltsine d’avoir vendu et détruit le socialisme.

Sans prétendre apporter des réponses définitives, cet ouvrage et ce type de débat débordent du seul objet de l’étude concernée et s’adressent à la réflexion de tous ceux qui, conscients de l’impasse dangereuse d’un capitalisme en crise, ne veulent pas se laisser dessaisir de la compréhension en profondeur de la première et plus importante tentative internationale de RUPTURE avec le capitalisme.

Toutes les périodes révolutionnaires et les révolutionnaires œuvrant à la fin du  vieux monde ont toujours fait l’objet des pires dénonciations de la part des tenants de l’ordre établi.

A les en croire Robespierre c’est la terreur personnifiée, Staline se résume au Goulag.

Ce qu’ils ne peuvent pardonner à ces moments historiques et à ces hommes c’est qu’auprès de millions d’hommes et de femmes ils incarnent le passage à un nouvel ordre signifiant la fin de l’ordre ancien.

Marx pointe cet aspect décisif de toute véritable révolution pour Spartacus et la fin de l’esclavage.

Et cela vaut également pour Robespierre qui même s’il est exécuté signifie la fin de la féodalité.

La Révolution bolchevique a signifié elle l’ouverture de l’ère du prolétariat et donc la fin du capitalisme.

Et cela de manière irréversible.

Parce que pour ceux qui ont vécu ces ruptures et ceux qui les suivent, rien ne sera plus comme avant face à ce qui se présentait sous le signe de l’éternité !

Au fond pour nous, sur le plan intellectuel il s’agit de sortir de la dictature d’un véritable négationnisme historique qui par exemple au prix d’un déni de réalité  cache aux yeux de l’opinion, 70 ans plus tard, que c’est l’armée rouge qui a eu le rôle décisif dans la défaite du nazisme.

Terminons par une anecdote significative de l’ambiance à la fois franche et fraternelle de la soirée :

Une intervenante fait part de son étonnement : pour la première fois j’entends formulée une opinion positive sur Staline.
Et de questionner : « Que faites vous de la famine en Ukraine et de la répression ? »

A l’issue de plus de deux heures de débat la même intervenante  a  pu faire part de son intérêt pour les échanges qui ont eu lieu, du fait que ses opinions de départ avaient été ébranlées … et au final s’est porté acquéreuse du bouquin .

Sans doute pour prolonger la réflexion ?

Glbert Rodrigue

**********************

Malgré son titre « 1917-2017, Staline tyran sanguinaire ou héros national ? » ne porte pas seulement sur Staline, mais pose des questions sur la nature du pouvoir soviétique de 1917 à la chute de l’Union soviétique. Il présente des faits, des arguments. La notion de totalitarisme qui va jusqu’à identifier ce pouvoir à celui du nazisme, doit être dénoncée.
Le livre part d’une interrogation sur la différence d’opinion entre ceux qui ont vécu l’URSS et l’image que nous en avons en France. 67 % des habitants de la Fédération de Russie en septembre 2017 regrettaient l’Union soviétique et 38 % d’entre eux plaçaient Staline et Lénine en tête des plus grands hommes de l’histoire. Pourquoi ? Ce que tous les sondages affirment, nous l’avons constaté sur le terrain. Staline est l’homme d’une époque, l’Union soviétique ne se limite pas à sa seule domination, mais incontestablement Lénine et Staline ont opéré une rupture et créé les conditions d’une autre société dans un encerclement permanent et une violence de quatorze États ligués contre elle. Un état des lieux s’impose. On ne peut pas ignorer cette extraordinaire tentative de changement de pouvoir et de société. Prétendre effacer la mémoire des peuples est aussi destructeur que d’imposer aux individus l’ignorance de leur passé et de leurs origines. Ce livre est donc une présentation des pièces du dossier en vue de l’ouverture d’une véritable analyse scientifique mais aussi politique, d’une expérience qui continue de marquer notre présent et qui conditionne notre avenir.

Prix public : 17 euros
Référence : 978-2-37607-127-3

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