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argumentaire pour économistes (Congrès du PCF- débat)

13 Mai

 

Publié le : 13 mai 2018

le débat est ouvert et il devrait rassembler ceux qui sont convaincus de la nécessité du parti communiste et de l’unité dans l’action et sur le fond, loin des polémiques stériles ou de l’inertie imposée, c’est en tous les cas ce que personnellement j’attends d’un Congrès du PCF. On me signale qu’il s’agit en l’état d’un débat interne, mais je trouve qu’à l’inverse de beaucoup de prises de position sans l’aval des communistes eux-mêmes, cette manière de réfléchir et d’approfondir est tout à l’honneur des uns et des autres.

 à partir de la lecture d’un texte de Jean-Marc Durand… un exemple de l’élargissement des discussions auquel appelle la contribution sur les conditions de l’unité des communistes dans la préparation du congrès, contribution qui est à la signature sur le site

De manière générale, le site lepcf est une mine d’articles de ces dernières années avec un contenu politique toujours très actuel… Avec bien sûr de très nombreux articles d’économie politique, de fonds comme l’introduction aux assises ou la série sur le rôle de la Nation contre la Mondialisation capitaliste, mais aussi d’actualité, comme la lecture d’un article de Husson ou la réaction à une formation sur l’europe de Francis Wurtz, Une fausse alternative : sortir de l’Europe ou de la Finance…

 

La crise, l’euro, la dette continuons le débat :

Dénoncer l’euro pour s’attaquer à la domination capitaliste

Analyse du texte de Jean-Marc Durand

La décision d’ouvrir largement le débat sur l’Euro est une bonne chose, si cela aide à éclairer les questions de fonds pour dépasser les contradictions actuelles et ouvrir les possibilités d’action des communistes.

Une contribution à partir de la lecture de l’article de Jean-Marc Durand en jouant sur son titre qui commençait par « La crise, l’euro, la dette continuons le débat : » et dont je transforme la fin « Utiliser l’euro pour dépasser la domination capitaliste » en « Dénoncer l’euro pour s’attaquer à la domination capitaliste »

Commentaires sur quelques passages de l’article

Evoquant l’hypothèse de la sortie de l’Euro, JMD considère que

cette thèse est surtout défendue par certains représentants de la droite et l’extrême droite, Marine le Pen en tête. Cette idée est également portée par des hommes appartenant à la gauche dont le socle identitaire repose sur le souverainisme.

Franchement, la formule de « socle identitaire » peut être lue comme assez méprisante, sans compter que c’est une formule typique du débat médiatique actuel qui sert de masque aux questions de fonds. Mais surtout, ce renvoi dos à dos entre extrême droite et « souverainistes » fait comme s’il n’y avait pas de nombreux marxistes qui posent la question de l’Euro d’un point de vue de classe, internationaliste, en l’analysant comme l’outil du patronat, (la position du MEDEF étant assez limpide a cet égard), et d’une construction européenne qui est analysée elle aussi comme un processus d’évolution d’un capitalisme dont la forme impérialiste est confrontée désormais à la finitude du monde et donc prend la forme de ce que certains nomment capitalisme du désastre ou capitalisme à un stade « exterministe ». Pour avoir un débat de fonds sur ces questions, il faut déjà reconnaitre les analyses existantes. Celles issues historiquement du secteur éco de la direction nationale et portée notamment par Boccara sont connues. Son insistance sur la nécessaire maitrise du crédit est largement justifiée et partagée, et peut converger avec la proposition de cotisation économique de Friot. Mais d’autres économistes marxistes insistent sur d’autres aspects, à commencer par le regretté Raphaël Thaller, mais aussi ceux liés à des partis communistes qui n’ont pas suivi les mêmes évolutions réformistes que le PCF comme le KKE ou le PCP.

Il est donc vraiment nécessaire d’avoir sur cette question un vrai débat d’un point de vue marxiste, sans se laisser polluer par les arguments très idéologiques du débat médiatique.

JMD identifie un élément de fonds du débat autour du

cœur de la problématique à résoudre en sous-tendant le besoin de dépasser le cadre actuel de la monnaie unique ainsi que celui de la BCE, notamment la nécessité de mettre en cause les critères de gestion actuels de la monnaie unique, de la politique du crédit et donc de la BCE.

Si la question des critères de gestion est effectivement posée et nécessaire, elle ne résume pas du tout les divergences entre nous. Au contraire. Car la monnaie pour un marxiste n’est pas que le support d’une politique monétaire qui serait en dehors des rapports de forces et des luttes de classes. C’est l’apparence fétiche de la valeur des choses, donc des hommes, de leur niveau de vie, de leur « avoir » qui masque la réalité du rapport que cache cette étiquette monétaire, rapport d’exploitation qui rend possible l’extraction de la plus-value en donnant une valeur d’échange à cette marchandise.

De fait, le premier problème d’un socialisme français du XXIème siècle est bien d’abord celui des rapports sociaux qui permettraient de mobiliser les forces productives pour répondre aux besoins humains réels, c’est à dire de créer de la valeur d’usage pour le plus grand nombre. Ce n’est pas une question négligeable dans le contexte de bataille idéologique sur la décroissance, ou les alternatives réformistes des systèmes d’échanges locaux (SEL). Notons d’ailleurs que dans les tourments et le blocus que vit Cuba, et malgré la double monnaie que ce pays a du subir et dont le dernier congrès du PCC cherche à se défaire, les communistes cubains travaillent pour développer la production et la réponse aux besoins sociaux. Et Cuba reste un pays au niveau de santé et d’éducation record… Contrairement à la bataille idéologique dominante, tout n’est pas dans la monnaie, et certainement pas les critères de gestion !

Autre exemple : beaucoup de militants ont eu l’expérience d’agir pour d’autres critères de gestion dans leur entreprise. Que ce soit en Franc ou en Euro, à quel obstacle principal se sont-ils heurtés ? Bien entendu au pouvoir des actionnaires, c’est-à-dire au rapport de classes qui s’expriment dans un certain rapport de forces. Dans quelques cas, malheureusement pas les plus nombreux, ils ont pu imposer des décisions, jusqu’à parfois prendre la direction de l’entreprise que des actionnaires voulaient fermer, en Francs ou en Euros…

Donc, ce ne sont pas du tout les critères de gestion qui sont une divergence entre nous. Nous savons tous que sortir de l’Euro ne change en soi rien du tout au rapport d’exploitation, qui peut continuer dans une surexploitation encore plus forte avec le retour à une monnaie nationale. C’est ce qu’ont vécu les Argentins (mais dont une grande part du peuple est quand même sortie gagnante… quand une part de la bourgeoisie argentine mondialisée y a perdu….), et c’est bien sûr ce que propose le FN, le fascisme ayant toujours été l’outil politique le plus dur contre les salaires. Les communistes qui proposent la sortie de l’Euro le font comme un moment politique qui bousculerait le rapport de forces, et serait une étape de sortie de la domination capitaliste dans les luttes de classe pour construire une autre société en France, et donc construire de nouveaux critères de gestion.

Ce n’est pas sur la question des critères de gestion, mais bien sur celle du niveau national ou européen du changement de société qu’est la divergence, puisque si je comprends bien, JMD considère qu’un changement de société n’est plus possible en France seule, et qu’il faut le construire sur l’ensemble de l’Union Européenne. Nous sommes nombreux à dire au contraire que le lieu du changement politique reste la nation, et qu’aucun gouvernement ne pourra mener une politique de rupture réorientant les critères de financement, la politique monétaire, sans retrouver sa souveraineté monétaire, sa monnaie. Cela ne suffit bien sûr pas, mais c’est une condition nécessaire.

Un retour au Franc entraînerait dans le sens inverse, une dévaluation automatique de notre monnaie nationale et donc une montée corrélative de notre dette publique, occasionnant une pression renforcée contre les salaires, les dépenses sociales et la croissance. Notre dette devant continuer à être remboursée en Euros, nous serions dans l’obligation d’acheter de l’Euro avec un Franc dévalué.

On retrouve cette question du lien entre monnaie et changement de société. A l’évidence, sortir de l’Euro, c’est décider de ne pas payer la dette ! En tout cas pas totalement, pas aveuglément. Sortir de l’euro pour un communiste, c’est sortir des institutions qui pilotent l’économie internationalisée, c’est remettre en cause la politique agricole commune et ses conséquences sur la politique agricole Française, c’est remettre en cause la division du travail qui conduit à fermer toute sidérurgie en France, et ce qui est indissociable, c’est de nationaliser totalement le système bancaire et financier, d’exproprier ceux qui le dirigent et qui sont les principaux prêteurs de l’Etat. Donc, oui, techniquement, sortir de l’Euro, c’est faire enfler quelque chose… les créances qui seront « décotées » de fait et que les grandes fortunes qui prospèrent sur la dette Française devront passer en pertes.

A l’inverse, ce que révèle indirectement JMD c’est que, rester dans l’Euro, c’est accepter de payer la dette, ce qui est injuste et inefficace au plan économique. La dette n’est pas un accident, ni une invention européenne, ni une invention du « capitalisme financier », elle est consubstantielle au capitalisme, elle a commencé avec l’invention des banques et l’accumulation primitive… C’est une analyse marxiste bien connue. Accepter de payer la dette, c’est se soumettre au capitalisme.

Avec la sortie de l’Euro nous nous priverions de la force de la création monétaire en Europe, c’est-à-dire de la création de monnaie à partir d’une base réelle plus large dépassant le strict niveau national et d’un cadre de solidarités entre peuples d’Europe qui malgré les vicissitudes du projet Européen et de la politique monétaire européenne représente aussi une réalité. Une réalité qui non exempte de contradictions et largement imprégnée des dogmes libéraux constitue néanmoins un outil.

A vrai dire l’expression « la force de la création monétaire en Europe » dans le contexte actuel pourrait faire sourire ! De quelle force parle-t-on ? Des forces productives ou des forces de domination qui pillent les richesses produites ? Car visiblement, s’il y a création monétaire en Europe, ce n’est pas par le développement des forces productives, et donc des richesses qui permettraient cette création monétaire, c’est bien au contraire par le développement d’une surexploitation du travail qui mine toute croissance utile et développe au contraire des superstructures de domination couteuses et fascisantes. Quand à la « base plus large », certes, l’Europe est plus grande et produit plus que la France, mais comment s’organise ce (re)partage permanent de l’Europe pour reprendre la formule de Lénine sur l’impérialisme. Nous le savons tous, c’est bien la domination allemande qui organise ses délocalisations à l’Est pour revendre dans le reste de l’Europe et qui accapare ainsi l’essentiel de la « force de création monétaire » en imposant avec violence son propre intérêt pour la domination de l’Euro-Mark sur toute l’Union Européenne. Ne pas faire d’analyse marxiste des rapports de forces dans l’Union Européenne, des contradictions entre impérialismes européens et notamment des relations franco-allemande est suicidaire pour nous. Les travaux d’Annie Lacroix-Riz sont de ce point de vue indispensables. Mais il suffit de suivre l’actualité des décisions sur AIRBUS ou AREVA pour juger ces rapports de force franco-allemand, et du jeu Sarkozyste qui soumet l’industrie Française à l’Euro-Mark pour tenter de sauver quelques grands groupes, liés au militaire, à la finance, aux médias et à l’agro-alimentaire [1].

En faisant éclater la dimension « monnaie de zone » qu’incarne l’Euro, le retour aux monnaies nationales renforcerait la domination mondiale du dollar au lieu que l’on puisse dans une vision alternative prendre appui sur l’Euro pour aller à la transformation du FMI,

Voici un autre point de débat de fonds. Oui, il y a affrontement entre impérialismes pour le (re)partage permanent du monde et de ce point de vue, les USA imposent leur domination militaire et monétaire au reste du monde et notamment à l’Union Européenne. Mais qui peut penser que la réponse pourrait être de soutenir notre propre impérialisme pour « peser » sur les institutions mondiales ? Au contraire, les expériences latino-américaines montrent la possibilité d’efforts pour sortir de cette domination du FMI et de la banque mondiale, comme des institutions supranationales sous domination impérialistes pour créer d’autres structures de coopération. C’est une tradition communiste « de naissance » pour le PCF que de ne jamais tomber dans le soutien à sa bourgeoisie confrontée à la domination d’une autre. Oui, il y a affrontement entre grandes puissances, et personne ne peut prédire comment il évoluera. Ce qui est sûr, c’est que la contradiction principale est certainement entre les USA et la Chine, ce que confirme les bruits de botte en Iran, au Pakistan ou au Tibet. Dans ce contexte, l’Union Européenne peut jouer sa propre carte et/ou se soumettre à la domination US, peu importe pour nous, ce qui compte pour le PCF, c’est de faire bouger les rapports de force en France, et de développer la solidarité internationaliste contre la guerre militaire et économique !

Le salut des peuples européens comme des peuples du monde passera par des changements profonds dans la politique monétaire, le rôle des banques et des institutions de régulation financière et commerciale.

Certes, mais cela peut-il se faire sans ruptures politiques, institutionnelles, démocratiques ? Est-il possible de changer la société simplement en changeant de politique ? C’est une question essentielle pour les communistes Français qui doivent tirer les leçons de leur 22ème congrès et de l’affirmation de l’existence d’une « voie pacifique au socialisme » [2]. A l’évidence, cette voie pacifique au socialisme ne peut être seulement électorale. C’est la leçon que le PCF aurait du tirer des expériences de gauche en 81 ou 97. Les années 2000 ne peuvent que conduire à reposer la question de la révolution, du changement de société, qui ne peut se limiter à un changement de politique ! Ce sont bien les rapports de pouvoir, les rapports de force dans la société qui doivent être bousculés pour « submerger » la domination de la bourgeoisie et de son idéologie dominante partout où elle s’exerce. Pour le dire brièvement, aucun changement politique réel n’est possible sans changement réel de pouvoir, et pour être encore plus clair, aucun changement de président de la république, même communiste, ne peut garantir un réel changement de pouvoir, et même aucun changement de majorité parlementaire, même communiste, ne peut le garantir, sans une intervention populaire de masse et de haut niveau pour faire céder les forces du capitalisme de haut en bas dans la société. Alors qu’attendre d’une majorité de gauche ! L’expérience vénézuélienne montre qu’un changement à la tête s’engageant dans un changement réel est confronté immédiatement à l’armée, aux élites et que le processus révolutionnaire ne peut progresser que par l’intervention populaire la plus large.

Sur deux propositions de JMD

Au niveau mondial comme au niveau européen, des outils monétaires communs sont nécessaires.

Effectivement de nombreux pays défendent aujourd’hui une telle monnaie commune mondiale à partir des droits de tirages spéciaux (DTS) qui serait un outil de lutte contre le domination du dollar. Mais de la même manière, une monnaie commune européenne peut-être utile pour lutter contre la domination de l’Euro-Mark. Et ce qui est caractéristique des pays qui soutiennent la création d’une monnaie mondiale, c’est l’affirmation de leur propre souveraineté, et leur conception d’institutions continentales qui respectent ces souverainetés !

Une réforme de la fiscalité intégrant une forte dimension incitative matérialisée par une modulation de l’impôt des entreprises, du capital et de la fortune.

Ce sujet a déjà été longuement discuté et il serait utile pour JMD de répondre aux critiques fortes exprimées à de nombreuses reprises par Raphaël Thaller. Si une modulation incitative peut avoir un sens, peut-on en attendre un résultat macroéconomique ? De fait, elle pousserait certainement à une réorganisation des rapports entre entreprises, mais nous savons tous que la « performance » d’une entreprise est un concept très capitaliste qui masque toujours les rapports de forces dans lesquels cette entreprise se trouve avec ses fournisseurs et clients. De fait, faut-il exonérer de fiscalité le patron écrasé par un donneur d’ordre et qui écrase donc ses propres salariés en ne dégageant qu’un profit réduit ? Le principal bénéficiaire serait bien entendu ce patron lui-même… et son donneur d’ordre qui évaluera très vite la marge ainsi créée qu’il peut récupérer pour lui. A l’inverse, une PME reposant sur de fortes compétences techniques et créant une forte valeur ajoutée lui permettant d’investir pourrait être perdante à la modulation car elle génère plus de valeur ajoutée ?

Esquisse d’une dialectique de la question…

A noter que JMD montre surtout les risques qu’il associe à la sortie de l’Euro sans jamais évoquer aucun avantage, et surtout sans jamais évoquer les risques et contraintes d’y rester. Car c’est bien la première des questions posées : comment sortir de l’étau européen qui enferme les politiques nationales dans un cadre toujours plus contraint ?

Cela dit, si nous menons le débat sous la forme « sortir ou pas de l’Euro », il semble difficile de trouver comment agir ensemble entre ceux qui répondent oui et ceux qui répondent non. Mais si nous sommes d’accord que l’enjeu réel de la question est celle de l’issue politique à la crise de la société Française, et notamment à la fracture politique béante entre le peuple et les institutions, peut-être pouvons-nous progresser pour identifier des objectifs politiques communs.

Commençons par vérifier ce qu’on peut dire en commun. Pas si facile, mais les points suivants me paraissent pouvoir être une base commune. Ce serait très utile de préciser les points sur lesquels je me trompe :

- nous voulons un changement réel en France, tant mieux s’il s’insère dans un mouvement plus large en Europe, mais nous n’accepterons pas de diktat de Bruxelles contre un changement de politique en France. Donc, notre programme communiste affirme sans hésiter nos choix pour la France et notre exigence de pouvoir décider de nos propres choix politiques, même s’ils contredisent une directive européenne.

- nous proposons la nationalisation de tout le système bancaire et financier, pour une politique du crédit qui libère les investissements des logiques capitalistes d’appropriation privée du profit, des marchés financiers et des acteurs spéculatifs, qui rende au peuple les décisions politiques sur l’usage des richesses produites.

- nous refusons de payer la dette qui n’est pas la nôtre.

- et peut-être quelque chose comme : nous combattons le rôle d’arme antisociale que joue l’Euro-dette au service des capitalistes européens.

Voila une première base de discussion pour ouvrir le débat dans la clarté, loin du buzz médiatique.

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2 réponses à “argumentaire pour économistes (Congrès du PCF- débat)

  1. gilles

    mai 14, 2018 at 7:29

    Je cite Jean-M-Marc DURAND :

    « Un retour au Franc entraînerait dans le sens inverse, une dévaluation automatique de notre monnaie nationale et donc une montée corrélative de notre dette publique, occasionnant une pression renforcée contre les salaires, les dépenses sociales et la croissance. Notre dette devant continuer à être remboursée en Euros, nous serions dans l’obligation d’acheter de l’Euro avec un Franc dévalué. »

    En cas de changement de monnaie, la dette publique est exprimée dans cette nouvelle monnaie, il n’y aurait pas de remboursement de la dette publique dans l’ancienne monnaie. Les obligations de l’État ( qui sont des fractions de la dette publique ) seront converties dans la nouvelle monnaie au taux de change défini par le gouvernement. Les détenteurs d’obligations et de la Dette de l’État prendront vraisemblablement des pertes. Un exemple historique pour comprendre : Quand le nouveau Franc a été introduit, la dette publique n’a pas été remboursée en anciens francs, mais bien en nouveau francs.

    En plus de cette décote due au taux de change entre l’euro et la nouvelle monnaie nationale, le gouvernement pourrait décider de ne rembourser qu’une partie de la valeur des titres de dette. À mon avis, il faudrait un audit de la dette publique pour savoir quelle partie est illégitime ou odieuse comme le propose le CADTM.

     

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