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Le monde d’hier … et celui d’aujourd’hui (2ème partie): les derniers jours de la paix

11 Mai
Le monde d’hier … et celui d’aujourd’hui (2ème partie): les derniers jours de la paix

Par Franck MARSAL

Dans un premier article, publié le 16 avril dernier, j’ai commencé à exposer l’intérêt dans l’époque critique que nous vivons de relire le message, le testament, que nous a transmis en 1941, Stephen Zweig, par son ouvrage autobiographique « Le monde d’hier ».

Rédigé en 1941, aux heures les plus sombres du siècle et alors que Stephen Zweig, exilé au Brésil, avait déjà décidé de mettre fin à ses jours, il a été réédité l’an passé, avec une nouvelle traduction de Serge Niemetz.

Stephen Zweig nous y propose un témoignage bouleversant sur les transformations inouïes qui mènent le monde insouciant et stable de l’avant 14 à trente années de guerres et de révolutions, trente années qui le verront lui, traverser toutes les turpitudes du destin :

« Mais, nous, qui à soixante ans, pourrions légitimement avoir encore un peu de temps devant nous, qu’avons nous pas vu, pas souffert, pas vécu ? (…) A moi seul, j’ai été le contemporain des deux plus grandes guerres qu’ait connu l’humanité, et je les ai même vécues sur deux fronts différents : la première sur le front allemand, la seconde sur le front opposé. J’ai vécu dans l’avant-guerre la forme et le degré les plus élevés de la liberté individuelle et, depuis, le pire état d’abaissement qu’elle eût subi depuis des siècles, j’ai été fêté et proscrit, j’ai été libre et asservi, riche et pauvre. Tous les chevaux livides de l’Apocalypse se sont rués à travers mon existence : révolution et famine, dévalorisation de la monnaie et terreur, épidémie et émigration. »

Commenter l’actualité de cet ouvrage magnifique mérite plusieurs articles. Dans un premier article, j’ai évoqué le regard avisé que pose Stephen Zweig sur les facteurs de la montée vers la guerre de 14 – 18 : l’appétit insatiable des grandes puissances, la soif de profit des multinationales, le développement de l’industrie militaire, et la convergence de toutes ces forces pour alimenter et nourrir un nationalisme sans limite. Je veux aborder aujourd’hui le moment critique, le déclenchement de la guerre, qui suit sa préparation. Le premier coup de tonnerre qui retentit dans le ciel rempli d’orage.

Juillet 1914 : Quand la guerre mondiale devint réalité

La montée vers la guerre dure de longues années. Elle motivera l’engagement constant de nombreux intellectuels, dirigeants politiques, dont le plus connu est évidement Jean Jaurès. Elle sera également un sujet de préoccupation constante du mouvement ouvrier. Sa principale organisation, la 2ème internationale (fondée en 1889 à l’initiative de plusieurs partis ouvriers européens et celui, particulièrement de Friedrich Engels) l’abordera dans différents congrès.

Elle progresse par étape, par crises successives :

« Il y avait dans la charpente je ne sais quel crépitement électrique, produit par des frottements. A tout moment, jaillissait une étincelle – l’affaire de Saverne, la crise en Albanie, une interview maladroite ; chaque fois, ce n’était qu’une étincelle, mais chacune aurait pu mettre le feu aux explosifs accumulés. (…) La guerre des Balkans, où Krupp et Schneider du Creusot faisaient l’essai de leurs canons respectifs sur un « matériel humain » étranger, comme plus tard les allemands et les italiens devaient faire l’essai de leurs avions au cours de la guerre civile d’Espagne, nous entraînaient de plus en plus dans le courant de cette cataracte. A tout moment, on sursautait de frayeur avant de respirer de nouveau : « Ce n’est pas encore pour cette fois. Et espérons le, ce ne sera peut-être jamais ».

L’étincelle :

Le 28 juin 1914, nouvelle étincelle : le prince héritier de l’Empire Austro-hongrois, François-Ferdinand et son épouse, sont victimes d’un attentat en Bosnie, à Sarajevo.

Stephen Zweig, relatant cette période si particulière commence par relativiser l’impact de cet assassinat.  D’abord, pour le peuple autrichien : « la nouvelle de son assassinat n’éveilla aucune sympathie profonde. Deux heures après, on ne pouvait plus observer aucun signe de deuil véritable ». Cet assassinat est également une péripétie pour la famille impériale, à laquelle « cette mort causa des soucis d’un autre ordre, relatif au cérémonial de l’enterrement ». François-Ferdinand avait en effet épousé la comtesse Chotek, décédée avec lui mais d’un rang inférieur : « l’orgueil de la cour se dressa même contre la morte. Quoi ? Déposer le corps d’une comtesse Chotek dans la crypte impériale des Habsbourg ? Non, cela ne saurait être permis. » Les défunts seront donc enterrés à Artstetten, une petite ville de province, « éludant doucement l’exposition du corps, le cortège funèbre et toutes les préséances qui s’y rattachaient… ».

Cet assassinat aurait pu n’être à nouveau qu’une étincelle.

D’ailleurs, selon Stephen Zweig, durant la première semaine « Vienne commençait à oublier ce tragique événement ». « Quelques semaines encore, le nom et la figure de François-Ferdinand, seraient pour toujours effacés de l’histoire. »

Or, les choses se passeront différemment :

« Mais voici qu’au bout d’une semaine environ commença soudain dans les journaux, tout un jeu d’escarmouches, dont le crescendo était trop bien synchronisé pour qu’il pût être tout à fait accidentel. On accusait le gouvernement serbe d’intelligence avec les assassins, et l’on insinuait à demi-mot que l’Autriche ne pouvait laisser impuni ce meurtre de l’héritier du trône – qu’on disait bien-aimé. On ne pouvait se défendre de l’impression que quelque action se préparait avec l’aide de la presse, mais personne ne pensait à la guerre. Ni les banques, ni les maisons de commerce, ni les particuliers ne modifièrent leurs dispositions. En quoi nous regardaient ces perpétuelles chamailleries avec la Serbie, qui, nous le savions bien, n’étaient nées que de certains traités de commerce relatifs à l’exportation des porcs serbes ? »

Combien ces paroles résonnent dans les crises diplomatiques actuelles ! « Jeu d’escarmouche » de presse « trop bien synchronisé » pour « être tout à fait accidentel ». La diplomatie internationale, la grande presse, les grandes télévisions sont actuellement rythmées par ces campagnes de préparation de guerre. Il n’est qu’à voir la récente affaire Skripal, où on accuse le gouvernement russe d’assassinat ou la toute récente conférence de presse à grand spectacle du 1er ministre israëlien, dévoilant théâtralement une armoire de dossiers (dont personne ne pourra évidemment vérifier qu’ils contiennent bien les fameuses preuves) et un mur de CD (support que plus personne n’utilise, mais tellement plus visuel, surtout présentés « de face »).


 

 

 

Nous nous approchons progressivement d’une extension très dangereuse de la guerre en Syrie, avec un risque de conflit direct entre Israël, l’Iran et l’Arabie, voire mondial impliquant la Russie, les USA, et probablement leurs alliés. Mais nous nous habituons à ces étincelles de plus en plus dangereuses et la vie poursuit son cours.

La vie suit son cours, jusqu’au dernier jour de la paix :

De même, dans ces quelques semaines qui séparent l’attentat de Sarajevo et le début du conflit mondial, la vie quotidienne de l’Europe poursuit son cours. Personne ne semble croire à l’imminence du conflit. Sweig se rend sur la côte belge, rencontrer son ami et confrère Verhaeren, pour travailler sur un projet commun.

Voici la description qu’il livre de l’été 14, à quelques 150 kilomètres des futurs premiers lieux de combat :

« Dans la petite station balnéaire près d’Ostende, Le Coq, où je voulais passer deux semaines avant de me rendre comme chaque année dans la maisonnette de campagne de Verhaeren, régnait la même insouciance. Les gens, heureux de leurs congés étaient allongés sur la plage sous leurs tentes bariolées ou se baignaient ; les enfants lâchaient des cerfs-volants ; devant les cafés, les jeunes gens dansaient sur la digue. Toutes les nations imaginables se trouvaient rassemblées en paix, on entendait beaucoup parler allemand – en particulier, car la Rhénanie, toute proche, envoyait le plus volontiers ses vacanciers d’été. Le seul trouble était causé par les petits marchands de journaux, qui hurlaient, pour mieux vendre leur marchandise, les manchettes menaçantes des feuilles parisiennes : « L’Autriche provoque la Russie », « L’Allemagne prépare la mobilisation » . On voyait s’assombrir les visages des gens qui achetaient les journaux, mais ce n’était jamais que pour quelques minutes. Après tout, nous connaissions depuis des années ces conflits diplomatiques ; ils s’étaient heureusement toujours apaisés à temps, avant que cela devint sérieux. Pourquoi pas cette fois encore ? »

Est-ce sans lien avec ce que nous vivons aujourd’hui ? Les conflits diplomatiques incessants entre grandes et moyennes puissances ? A propos de la Syrie, bien sûr, autour de l’Afghanistan. Entre Israël et l’Iran ; entre l’Iran et l’Arabie des Saouds ; entre la Corée du Nord et les USA ; entre la Russie et les USA ; entre les USA et la Chine. Sans oublier le Yemen, la corne de l’Afrique (Somalie, Erythrée), le Soudan, le Mali, la Centrafrique, le Nigéria.

La présence de la guerre est pourtant fort différente de ce qu’elle pût être au début du 20ème siècle. Nous vivons cette particularité étrange, d’être désormais perpétuellement environnés par la guerre, qui est permanente en réalité et se répand continuellement depuis la fin de l’Union Soviétique, tout en vivant dans une forme d’insouciance qui n’est pas sans rappeler celle qui précéda la première guerre mondiale.

Stephen Zweig le reconnaît. Il n’échappa pas à cette inconscience. Échangeant avec ses amis sur le risque d’une percée allemande à travers la neutre Belgique (percée qui se produira dès le début de la guerre), il argumente avec certitude : « C’est un non-sens. Vous pouvez me pendre à cette lanterne si les allemands entrent en Belgique ! ». Il ajoute : « dans ce vieux monde d’alors, on croyait encore à la sainteté des traités ».

Des « opérations extérieures » à la guerre ?

Notre situation est différente. Non que nous ne croyons pas à la guerre. Nous la voyons chaque jour. Non que nous ayons des illusions dans les mensonges de la diplomatie. Nous avons tous vu Colin Powell, secrétaire d’état américain brandir au conseil de sécurité de l’ONU de fausses preuves de la détention d’armes de destruction massives par Saddam Hussein. Mais la guerre nous paraît extérieure. C’est d’ailleurs comme ça qu’elle s’appelle officiellement, dans le budget national : « opérations extérieures ».

Lorsque le terrorisme islamiste frappe sauvagement au cœur du territoire national, l’opinion publique s’interroge : « Sommes-nous en guerre ? », « Faut-il employer ce mot face à des groupes comme l’État Islamique ? » – Etat Islamique qu’on préférera officiellement dénommer « Daesh », selon son acronyme arabe, pour éviter de lui reconnaître la dimension étatique, qui en ferait un état ennemi.

Lorsque la France mène ou participe à des opérations de guerre contre des Etats, qu’il s’agisse de l’Irak en 1992, de la Yougoslavie, de la Libye, de la Côte d’Ivoire, l’affaire est toujours soigneusement enveloppée de propagande. Soudainement mis au ban des nations, les dirigeants de ces états, parfois ex-alliés, le cas le plus flagrant étant celui de Saddam Hussein, sont rapidement présentés comme des hommes à abattre. La guerre n’a ainsi pas lieu « contre un pays », mais « contre un homme », au pire « contre un régime ». C’est le cas de la Syrie, avec toutes les contorsions nécessaires pour expliquer que, bien que ce soit l’État Islamique qui tuait en France, notre principal ennemi – et le véritable « démon » – était l’État Syrien, opportunément désigné sous le terme de « régime ». Il va de soi bien sûr que l’on n’emploie jamais un tel terme pour désigner par exemple l’Arabie Saoudite ou tout autre pays allié dans la région. Non, régime s’applique à des pays que l’on ne reconnaît plus comme état, pour éviter de se reconnaître officiellement en guerre.

La disproportion des moyens militaires conforte cette présentation de la guerre en « opération extérieure », qui ne fait au fond que reprendre le vieux fond de commerce colonialiste et en un mot raciste : face à l’occident civilisé et « protégé », la guerre est un des fléaux qui ravage le monde « barbare », dans lequel « nous » sommes régulièrement « contraints » d’intervenir afin d’apporter « un peu d’humanité ». C’est le « devoir d’ingérence ». Et ces interventions sont – du fait même de notre supériorité naturelle – une peccadille qui ne saurait être qualifiée de guerre et qui ne pourrait donc constituer une menace. En général, l’armée Française n’engage que son aviation, éventuellement sa marine et des « forces spéciales » dont la définition est néanmoins de plus en plus extensive. Ainsi, tout en menant plusieurs « opérations extérieures », nous demeurons protégés de la « vraie » guerre.

Cette supériorité, la France ne la détient pas seule. Les USA, dont la puissance de feu – sur le papier du moins – est incomparable, et dont le budget militaire est supérieur à la somme des budgets militaires des 10 autres principales puissances militaires du monde sont le chef de file naturel de cette sainte alliance. Les USA possèdent 10 des 17 porte-avions en service dans le monde. Aucune autre puissance militaire n’en possède plus de deux. Ils possèdent plus de 13 000 aéronefs militaires, le deuxième pays le mieux équipés en la matière étant la Russie, avec environ 3000 appareils. Ces données datent de 2015 et proviennent de wikipedia, lui-même s’appuyant sur l’Institut International d’Etudes Stratégiques de Londres. L’OTAN totalise environ 987 milliards de dollars de budgets militaires et 3,8 millions de militaires actifs. Les deux tiers de ce budget sont celui des USA, qui par ailleurs contrôle un certain nombre de technologies militaires clés et établit les normes techniques et tactiques utilisées par l’ensemble des pays de l’OTAN.

Cette disproportion de forces donne un caractère inédit à la situation géopolitique actuelle et à la manière dont nous devons réagir face au risque de guerre, nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain article.

Néanmoins, depuis quelques années, la situation militaire mondiale prend une autre tournure. De nouveaux acteurs et de nouvelles tensions apparaissent sur le devant de la scène. Les tensions internationales ne sont plus liées à des opérations limitées concernant l’avenir de pays isolés et aux moyens militaires limités ou dépassés.

Les conflits opposent presque directement des puissances moyennes qui s’y engagent désormais ouvertement, comme l’Arabie, ou l’Iran et des puissances nucléaires, comme la Corée du Nord ou Israël. Les plus souvent, ces conflits se transforment rapidement en une combinaison de guerre internationale et de guerre civile, incluant des formes de terrorisme.

Les « grandes puissances », en particulier les cinq grandes puissances militaires nucléaires, membres du conseil de sécurité de l’ONU sont toutes – à l’exception notable de la Chine – directement engagées sur les terrains syrien et irakien avec des moyens aériens, navals, des troupes d’élites et des bases militaires.

C’est pourquoi la question émerge désormais, du risque d’une guerre totale, mondiale, massive et à nouveau industrielle, comme le fut la guerre de 14 – 18. Les crises de fièvres diplomatiques sont désormais récurrentes. Accusations, menaces diplomatiques, « frappes », bombardements, intox, négociations, ruptures … Ce ne sont plus ou plus seulement les « manchettes de presse » qui sont menaçantes, désormais, les menaces sont directement adressées via Twitter. A chaque fois, la fièvre retombe. Et à notre tour, nous pensons : « Ce ne sera pas pour cette fois-ci, et espérons-le, ce ne sera jamais ».

« Tout à coup, le vent froid de la crainte balaya la plage et la vida. »

En 1914, l’attentat contre l’héritier Autrichien fut l’étincelle qui mit le feu aux explosifs accumulés depuis des décennies. Voici la description que donne Stephen Zweig de ses tous derniers jours sur la côte Flamande :

« Mais alors que vinrent les jours les plus critiques, tout à la fin de juillet, et à chaque heure une nouvelle qui contredisait la précédente, les télégrammes de l’empereur Guillaume au Tsar, les télégrammes du tsar à l’empereur Guillaume, la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie, l’assassinat de Jaurès. On sentait que la situation devenait sérieuse. Tout à coup, le vent froid de la crainte balaya la plage et la vida. Par milliers, les gens quittèrent les hôtels ; les trains furent pris d’assaut, même les plus confiants commençaient maintenant à faire leurs malles en toute hâte. Et moi aussi, dès que j’appris la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie, je retins une place, et il n’était que temps. Car cet express fut le dernier train à quitter la Belgique pour l’Allemagne. (…) On ne croyait toujours pas à la guerre et encore moins à une invasion de la Belgique ; on ne pouvait pas y croire, car on ne voulait pas admettre un tel égarement. Peu à peu, le train se rapprochait de la frontière ; nous passames Verviers, la dernière station belge. Des contrôleurs allemands montèrent dans les wagons, nous devions être en territoire allemand dix minutes plus tard.

Mais à mi-chemin de Herbesthal, la première station allemande, le train s’arrêta soudain en rase campagne. Dans les couloirs, nous nous pressâmes aux fenêtres. Qu’était-il arrivé? Et alors, dans l’obscurité, je vis venir à notre rencontre, l’un après l’autre plusieurs trains de marchandises, des wagons plats, recouverts de bâches, sous lesquelles je crus reconnaître les formes indistinctes et menaçantes de canons. Mon cœur cessa de battre. Ce ne pouvait être que l’avance de l’armée allemande. »

La suite dans un prochain article : « Le monde d’hier … et celui d’aujourd’hui : Face à la guerre »

 

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9 réponses à “Le monde d’hier … et celui d’aujourd’hui (2ème partie): les derniers jours de la paix

  1. Jeanne Labaigt

    mai 11, 2018 at 7:06

    Très bon article, on attend la suite!

     
  2. astap66

    mai 11, 2018 at 11:09

    C’est très vrai, très bien écrit…et aussi oppressant et angoissant…

     
  3. etoilerouge

    mai 11, 2018 at 2:02

    Certes, nous sommes depuis plusieurs années dans cet engrenage dont la destruction de nos libertés est un élément central; Il ne peut y avoir de guerres de rapines et d’extension capitaliste sans la mise en cause des libertés des travailleurs et du peuple. C’est pour cela que SARKOZY, HOLLANDe, MACRON proconsuls de l’empire et qui sont à la France ce qu’étaient à la 3eme République les dirigeants vendus aux allemands de droite et radicaux socialistes. Ces gens là sont hors sol, ils parlent anglais( américain) éructent USA mon amour, sont sous l’autorité des institutions américaines, vivent aux USA comme BHL et veulent que nous parlions anglais, que nous pissions anglais, que nous réfléchissions USA bref sont les moteurs du nouveau fanatisme capitaliste. Elevons nous contre ce fanatisme de la guerre de rapines pour de soi disant bons sentiments, défendons la liberté de notre peuple à manger et parler français , à souhaiter le maintien de la République française sociale, à refuser la trahison des classes capitalistes et soi disant élites, a refusé l’information américaine de l’ensemble des chaines privées et publiques , à dénoncer la légalité des décisions de MACRON et du gouvernement américain de la France.
    Voyons le jeu du FN et de ses égéries anti françaises les cousines LEPEN présentées comme des opposantes alors que chaque jour elles soutiennent les démolitions de la République que sont la mise en cause de ses fonctions publiques, SNCF, recherche, santé, écoles et universités, armée y compris par le refus de la présence du peuple dans ses rangs, paysannerie quasi détruite, EDF GDF, retraites en cause car comment payer l’augmentation faramineuse du budget de l’OTAN et d’ailleurs quelles retraites pour des gens condamnés à mourir vite en cas de conflit, monnaie et banques dans les mains de groupuscules puissants et comploteurs, sous contrôle germano américain, destruction et vente des entreprises industrielles françaises par le gouvernement américain de la France, prétentions de MACRON et PHILIPPE à briser la classe ouvrière et la jeunesse des classes populaires à l’avantage des classes sensibles à la trahison.
    Il faut une vraie manifestation du peuple contre le gouvernement américain de la France exercé depuis la commission non élue de Bruxelles véritable nid de frelons.
    NON AU FANATISME EURO AMERICAIN, oui à la paix des peuples hors de l’UE, de l’euro, de l’OTAN.

     
  4. Jeanne Labaigt

    mai 11, 2018 at 2:32

    Le problème c’est que de nos jours l’intégration réelle est faite et la généralisation capitaliste a atteint un degré incroyablement élevé.
    Les entraves juridiques, politiques sont encore bien plus fortes que le jeu des alliances durant la guerre de 14.
    Le formidable sacrifice héroïque des bolchéviques a fait passer le socialisme à l’effectivité, et une perspective s’est ouverte, finalement les marges de manoeuvre malgré l’établissement du fascisme et du nazisme (et du franquisme… et de Horty et des crypto fasciste de Pologne etc… etc…) des années 30 ont été plus grandes que maintenant.
    Car aujourd’hui alors que l’analyse de Marx (et de Lénine) est la seule qui puisse rendre compte de l’état présent du monde et qui l’explique, nous sommes défaits politiquement, idéologiquement.
    « L’idéologie dominante est l’idéologie de la classe dominante » et sans un parti communiste qui ouvre des voies, fait voir les choses autrement, sans des relais profondément inclus dans la population et surtout sans reconnaissance de la nécessaire hégémonie de la classe ouvrière pour pouvoir triompher ou même simplement réagir ou se défendre, on est totalement désarmés.
    Aucun « populisme » sans classe ne nous sortira de ce merdier. C’est bien là le problème.
    Personne ne peut résister à Trump car l’éducation communiste des gens n’est plus celle des Cubains des années 70, ni même celle des ouvriers russes de Pétrograd en 1905. Trump s’attaque non seulement à l’Iran, mais aussi il a fait voir combien notre roitelet Macron était nu: sans rien , ses « entreprises » chéries, dorlotées par les liquidations des droits des travailleurs, faisant profit sur profit, exploitant à nouveau de façon colonialiste les peuples « libérés » sont emportées en même temps dans la guerre économique de concurrence qu’il mène.
    Le capitalisme c’est la guerre: guerre mortelle, informatique, économique, généralisée !
    Stéphen Zweig qui s’est suicidé au Brésil, comme notre cher Walter Benjamin qui est enterré au pied des Pyrénées nous avaient avertis.

     
    • fmarsalperso

      mai 11, 2018 at 8:23

      Oui, je partage assez largement cela. La domination de l’économie américaine à la sortie de la guerre et jusqu’à aujourd’hui est incontestable. Une des grandes erreurs a été de croire que l’URSS représentait une superpuissance équivalente aux USA. En réalité, malgré le développement extraordinaire de l’Union Soviétique dnas l’immédiat après guerre, celle-ci était encore loin de rattrapper le niveau de développement américain. La guerre froide n’était pas une confrontation entre puissances égales, mais une confrontation entre une puissance dominante et une puissance résistante. Même la Chine actuelle est très loin du PIB / hab des USA par exemple. Elle ne fait jeu égal en termes de volume de production que grâce à un nombre d’habitant très élevé. Il nous faudra encore du temps pour réinverser la vapeur.

       
  5. histoireetsociete

    mai 12, 2018 at 4:57

    tout à fait d’accord avec Frank Marsal sur la domination du capital sur l’URSS, celle-ci n’a été qu’une puissance résistante et cela s’est encore aggravé avec la querelle sino-soviétique. De ce point de vue on ne peut qu’être d’accord avec Fidel Castro qui y voit une des principales raisons de la chute de l’Union soviétique. Mais je pense que la Chine qui a tiré des leçons de cette chute ne joue pas dans le même registre que l’URSS et sa résistance est différente.

     

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