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Sequeiros, la mère du communiste et le Premier mai

01 Mai

Une mère pleure la mort de son fils communiste dans les affrontements du 1° mai 1952 à Mexico DF (en haut).
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Des jours après, le peintre David Alfaro Siqueiros utilisa cette image pour peindre l’une de ses fresques murales (en bas).

L’image contient peut-être : 2 personnes, intérieur

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Días después, el pintor Siqueiros utilizó esa imagen para pintar uno de sus murales (abajo).

Une mère pleure la mort de son fils communiste lors des affrontements du 1 er mai 1952 à Mexico DF (ci-dessus).

Quelques jours plus tard, le peintre siqueiros a utilisé cette image pour peindre une de ses peintures murales (ci-dessous).

Je connaissais Sequieiros de réputation, quelques reproduction, mais je l’ai réellement découvert à Mexico et cela fera partie de mes mémoires si je les écrit, de cette place centrale autour de laquelle défilaient les ouvriers électrciens en grève, tandis que des paysans protestant contre le vol de leur terre s’étaient installés devant le palais du gouverneur dans leur tente. Je me suis approchée d’eux, ils avaient un masque médical sur la bouche, un masque bleu, ils l’ont baissé et m’ont regardée. J’ai failli m’évanouir, ils s’étaient cousu la bouche pour dire le fait que face à la police, aux autorités, ils étaient condamnés au silence. Siqueiros a toujours voulu décrire la violence de ce qui leur était infligé et sa peinture était révolution. Quand il me vient l’envie de laisser tomber ce pourquoi j’ai combattu toute une vie, je pense à l’acharnement qu’ont mis les communistes à lutter malgré tout et j’attends qu’ils reviennent.

Danielle Bleitrach

Hier j’ai décidé qu’un jour de l’été, j’irai faire le tour des musées de la côte d’Azur, après je prendrai le petit train de Pignes et j’arriverai à Digne pour visiter la maison d’Alexandra david Neel, cette femme valait mieux que le mythe thibétain, elle a été élevée par un communard qui en a fait un être libre. C’est de cet être libre dont je voudrais parler après m’être remplie les yeux de peinture et de lumière, parce que ce que m’a apporté la peinture, celle des peintres de ce temps là, ce fut ce mouvement qui m’a été cher et continue à l’être, celui qui change l’ordre des choses existantes et nous fait entreveoir demain comme une promesse d’agalité, de justice et de liberté :

« J’ai toujours eu l’effroi des choses définitives. Il y a en qui ont peur de l’instable, moi j’ai la crainte contraire. Je n’aime pas que demain ressemble à aujourd’hui et la route ne me semble captivante que si j’ignore le but où elle me conduit. »

Alexandra David-Néel – Journal de voyage. Lettres à son mari.

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