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Place du bilan et composition de la commission de rédaction de la base commune La direction battue sur la composition de la commission. Lundi 12 février 2018, par  Paul Barbazange, 

12 Fév
Un CN différent, pas encore extraordinaire mais sur le chemin.

Place du bilan et composition de la commission de rédaction de la base communeLa direction battue sur la composition de la commission.

par  Paul Barbazange

Quelle sera la place du « bilan » lors du 38ème congrès. Sera -t-il la cinquième roue de la charrette comme essaie de nous y conduire les interventions du secrétaire général ou ira t-on vers un débat ouvert, sans tabou ? Un conseil national ouvert, se terminant par le rejet pur et simple de la commission de rédaction de la « Base commune » proposée par le CEN sortant laisse ouverte la possibilité d’un 38ème congrès réellement extraordinaire.

Deux interventions au fil des débats.

Première intervention vendredi après midi dans le souci de croiser l’expérience des Etats généraux, de la difficulté à contribuer aux luttes, avec la question du bilan pour un congrès extraordinaire.

Les « états généraux du progrès social » bien que compliqués à mettre en oeuvre ont permis dans ma section un compte rendu collectif unanime de la part de camarades porteurs par ailleurs d’ appréciations différentes. Nous demandons et nous travaillons à des réponses politiques « plus communistes » quel que soit le sujet. Nous souhaitons dégager une perspective communiste en relation étroite avec notre connaissance du développement des forces productives et d’un travail à mener sur notre histoire, sur les rapports de force actuels. La longue série décennale d’échecs électoraux et politiques maintenant compliquée par l’absence, pour le moment, de luttes convergentes rend le saut qualitatif compliqué pour tous. Mais il n’ y a plus de perspectives en restant dans un simple état des lieux combiné à une nouvelle proposition d’union de la gauche comme porte de sortie, ce qui est aujourd’hui la position affichée de la direction. Les dominés, les exploités, les classes populaires ont besoin d’autre chose.

Je veux être plus précis, d’importants constat d’actualité sont faits : protection sociale, hôpital, EHPAD, état de l’industrie ; la précédente intervenante vient de rappeler notre positionnement historique solide sur la production d’électricité non carbonnée à partir de l’énergie nucléaire… mais au delà ? Quoi ?
- Quelle place est donnée au salaire et au pouvoir d’achat, question au coeur de tous les affrontements de classe, question sur lequel le PCF s’est construit, a été utile dans les années 50, 60 70 ? Quelle place avec les nouvelles formes de production pour le salaire socialisé ?
- Qu’est ce qui est porté comme perspective de lutte sur la protection sociale, la sécurité sociale et son financement (santé, enfance, retraite, demain dépendance) alors qu’en face Macron et le patronat s’en donnent à coeur joie amplifiant la cohérence des gouvernements droite ou gauche précédents ?
- Sommes nous capables de définir, de nommer, la perspective de société en rupture avec le capitalisme pour laquelle nous combattons ? En les nommant : socialisme et communisme … avec leur nécessaire contenu d’appropriation collective et de retour au collectif face à l’individualisme.

L’effacement de ces questions nous rendent inaudible. Retrouvons une perspective compréhensible.

Le 38 ème congrès ne pourra se dérober sur ces questions et quand les camarades très majoritaires demandent un bilan, c’est bien de cette capacité à proposer la rupture dont il s’agit. Ce bilan doit comprendre : l’état de l’organisation et lepatrimoine du parti, le nombre et tout ce qui concerne l’activité des élus, des premières réflexions sur la tactique….

Oui, nous avons besoin d’une base commune, nous ne pouvons comme aux précédents congrès repousser les questions que nous pose l’histoire. Dans la phase préparatoire actuelle la base commune doit être réellement commune, donc ouverte. Un texte qui pose toutes les questions, sans tabou. Un texte qui permet à chaque adhérent de réfléchir de choisir entre différentes analyses et hypothèses. Nous avons besoin d’une direction respectueuse du sens pris par les communistes, pour que les réponses soient construites par les adhérents dans les débats et non par des prises de positions visant à l’occupation des médias par quelques dirigeants. 
En fait il nous faut déjà rompre par la forme de la base commune avec beaucoup de ce qui a été fait depuis 20 ans. C’est ce qui rend pour tous la situation si compliquée à ce CN. La situation radicalement nouvelle avec notre quasi effacement national, l’effondrement du PS, la place totalement dominante de la social démocratie de Macron à Mélenchon nous y oblige.

Des forces importantes et diverses existent dans le parti et assez loin dans la mouvance communiste. Le renouveau de l’utilisation de la pensée de Marx, l’attrait sur les jeunes générations, la violence du capitalisme tant en France que dans le monde, le recul que nous donne plusieurs décennies sur notre propre stratégie permettent un 38 ème congrès extraordinaire. C’est à nous communistes, c’est à nous direction nationale aujourd’hui d’en décider.

Deuxième intervention, samedi en milieu d’après midi, juste après la prise de parole de P. Laurent.

Mesurons ensemble l’importance des trois dernières interventions après les 40 minutes de prise de parole de Pierre Laurent. Elles demandent toutes à partir d’expériences différentes un véritable bilan et de revoir totalement la commission de rédaction de la base commune. Je reviendrai sur cette question en fin de mon intervention. Le débat, intense, riche, divers ce matin a ouvert des portes vers un congrès réellement extraordinaire. P Laurent dans son intervention vient, par le fond des idées qu’il a reprises, de menacer de les refermer.

Je m’explique, nous avons besoin d’un congrès différent, réellement extraordinaire, différent de ce qui a eu lieu ces dernières décennies. Le secrétaire général dans la note d’étape « Bilan et avenir de notre démarche stratégique : 6 questions à débattre » distribuée hier, dont il est le principal rédacteur nous dit « Croisons les choses »« Ouvrons le débat ». il vient de nous redire mot pour mot une note qui renvoie le bilan au 5ème rang des questions travaillées ! Véritable cinquième roue de la charrette, quoi ! Il nous dit ouvrons les débats mais ne changeons rien, continuons, même si les résultats, le réel finalement nous condamne.

Depuis ce matin beaucoup d’intervenants ont dit la grande difficulté, jamais connue à ce niveau, à engager les camarades les militants dans les débats. Il est encore possible d’y parvenir si nous brisons les tabous. Pas par des réponses toutes faites par en haut, un débat autre que les échanges par internet : dans l’échange vivant des cellules, des sections, des fédérations. Un camarade a rappelé ce matin le besoin de véritables « disputes » au sens de l’affrontement fraternel d’idées. Nous en avons besoin. La présidence me demande de conclure. Pour les raisons que je viens de donner, en convergence avec une grande majorité des interventions, je ne voterai pas la composition de la commission qui nous est proposée, elle vise à reproduire le passé, et je demande qu’une autre construction tenant compte des débats de cette cession du CN soit proposée pour la rédaction d’une base commune ouverte, sans tabou. Le 38 ème congrès extraordinaire en découlera.

Paul Barbazange section de Béziers, Hérault.

La tribune prenant acte de son échec quasi assuré si elle proposait la commission telle quelle après plusieurs tergiversations a fait voter la décision de soumettre par un vote internet une autre composition. Il reste que le coeur du débat n’était pour personne une liste de noms mais le contenu à venir de la base proposée comme « commune ».

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1 commentaire

Publié par le février 12, 2018 dans Congrès du parti 2018

 

Une réponse à “Place du bilan et composition de la commission de rédaction de la base commune La direction battue sur la composition de la commission. Lundi 12 février 2018, par  Paul Barbazange, 

  1. etoilerouge

    février 12, 2018 at 5:30

    Aucun débat n’est sérieux s’il ne reprend le bilan des décisions du congrès de Martigues, s’il ne tient pas compte que dans ce pays de classes , la classe ouvrière est à 85% contre l’Union européenne ultra capitaliste et guerrière, si l’euro n’est pas mis en cause. Car aucun gouvernement de quelque majorité que ce soit ne pourra s’extirper de cette politique avec de tels boulets. L’Union est irréformable ( accords à l’unanimité) la monnaie est un élément essentiel de souveraineté qui implique la maitrise de la politique financière, des taux d’intérêts, du déficit acceptable, des prix de la valeur de la monnaie dans l’échange international. Laisser cela dans les mains des capitalistes et de leur internationale euro américaine ne mène nulle part qu’à l’échec et à la victoire des pires forces, ne pas voir la montée du néo fascisme dans l’Union, néo fascisme qui ne remet pas en cause cette union ni les classes possédantes qui la porte, qui ne remet pas en cause l’OTAN comme instrument de guerre à caractère génocidaire c’est irresponsable. Cela provient aussi de l’abandon du marxisme réel et non révisé et du léninisme du refus de considérer l’expérience socialiste comme positive pour des raisons électoralistes et non de raison tout court.

     

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