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Critique : La Chine et le monde – Développement et socialisme Par Giuseppe Cugnata 

23 Jan
  1. L’hebdomadaire « cause commune » du parti communiste français nous annonce cette importante initiative qui je l’espère sera répercutée dans l’ensemble du parti y compris à l’occasion du Congrès.. Enfin sous les auspices du groupe parlementaire de la Gauche unie  européenne le débat s’ouvre sur la situation de la Chine. Il est à noter que parmi les intervenants celle qui paraît le plus en retrait est Dominique Bari qui semble ne pas voir l’évolution ville campagne de ces dernières années et qui ne note pas que les grèves de travailleurs chinois se déroulent dans des entreprises étrangères et que celles-ci ne respectent pas le droit du travail qui s’installe en Chine. Mais les autres intervenants dont nous connaissons les travaux ont une tout autre vision. (note de danielle Bleitrach)

http://www.causecommune-larevue.fr/critique_la_chine_et_le_monde_developpement_et_socialisme

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La Chine et le monde – Développement et socialisme

« Où en est la Chine ? » Telle est la question qui ouvre ce livre, fruit du séminaire « La Chine au XXIe siècle : présent et futur », tenu à Bruxelles les 6 et 7 juin 2013, sous les auspices du groupe parlementaire de la Gauche unie européenne.

« Où en est la Chine ? » Telle est la question qui ouvre ce livre, fruit du séminaire « La Chine au XXIe siècle : présent et futur », tenu à Bruxelles les 6 et 7 juin 2013, sous les auspices du groupe parlementaire de la Gauche unie européenne. Celui-ci a associé intellectuels et responsables politiques « clairement engagés dans le combat contre l’impérialisme » provenant d’une douzaine de pays, comme l’explique Patrick Theuret dans sa préface.

La Chine suscite de nombreuses questions. Où en est-elle dans la lutte contre la pauvreté, l’enjeu démocratique, les relations internationales, etc. ? Mais, peut-être plus encore : où en est-elle dans sa voie socialiste ?
Tous les auteurs du livre s’accordent à dire que la Chine se trouve encore au début de ce chemin. C’est ce qu’indiquait d’ailleurs le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois (Pékin, 2012).

Sitaram Yechury, parlementaire, membre du Parti communiste indien (marxiste), explique que la transition chinoise au socialisme représente la plus grande transformation économique de l’histoire, comparable à l’introduction de la NEP en Russie. Le chercheur chinois Jin Feng rappelle, quant à lui, que le développement économique ne se traduit pas seulement sur le plan du PIB, mais surtout par une sécurité sociale, le développement des ONG, l’universalisation de la scolarité primaire qui a atteint 99,8 % de la population…

Sans aucun doute, un tel développement n’est pas exempt de faiblesses et de contradictions. Dominique Bari, journaliste à L’Humanité, traite ainsi des grèves dans les usines à Foshan en 2010 ou des discriminations « ouvriers-paysans »/« travailleurs urbains ». Sont aussi rappelées les tensions au sein du PCC « entre ceux qui donnaient la priorité au développement des forces productives […] et ceux qui, comme Mao, mettaient plutôt l’accent, pour y parvenir, sur la transformation des rapports sociaux ». Des contradictions que met en perspective l’économiste Jean-Claude Delaunay. Il illustre d’abord les origines et les caractéristiques des contradictions actuelles (notamment la croissance du marché extérieur mais la faiblesse du marché intérieur) et analyse les solutions déployées par le gouvernement chinois, visant à faire profiter le plus grand nombre de cette croissance – ce qui tend à singulariser la Chine dans son environnement régional où les inégalités explosent sans contrôle ni limite.
La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à la théorie marxiste par rapport à la situation chinoise. L’économiste Samir Amin, président du Forum mondial des alternatives, explique comment Mao avait construit une alliance stable avec les paysans, de sorte que « l’insertion de la Chine dans la mondialisation est restée, au demeurant, partielle et contrôlée ».
Le philosophe Domenico Losurdo, de l’université d’Urbino, évoque enfin les échos différents de la Révolution d’Octobre en Occident et en Orient, et la scission entre un « marxisme occidental » et un « marxisme oriental ». Le premier se déploie avec le souci premier d’éviter que « l’immense tragédie de 1914-1918 ne se répète » ; le second trouve son origine dans « la tragédie des peuples colonisés et ce qu’on a appelé la crucifixion de la Chine ».

Au total, le livre offre une synthèse solide et originale qui permet de cerner le contexte économique, social et théorique actuel de la marche du géant asiatique vers le socialisme, tout en semant des graines pour de nouvelles questions et études.

 

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Publié par le janvier 23, 2018 dans Uncategorized

 

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