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La naissance du fascisme par Sequeiros

05 Jan

Naissance du fascisme, par David Alfaro Siqueiros

 » la naissance du fascisme  » de David Alfaro Siqueiros,  » sur masonite, 75 x 60 cm, 1936-45

Avec « à la naissance du fascisme, Siqueiros, le grand muraliste mexicain a cherché   les effets accidentels que la peinture » était capable de produire ; pliant ces effets  à sa volonté, il produit un travail de clarté. Un radeau coule sur une mer agitée (la mer délimitée par les effets accidentels de « ). À bord du radeau, la mère du fascisme – visage peint d’une pute – dans l’acte de parturition, livre un monstre à trois têtes : Hitler, Mussolini et Hearst. D’un côté, le bras et la tête d’une statue de la liberté saillie de l’eau tourbillonnant. Au premier plan du côté opposé, il y a un livre, symbole des religions, de la morale et de la philosophie de la bourgeoisie, tandis que dans la distance la structure du premier pays du socialisme est visible. Plus tard (en 1954) Siqueiros fit un certain nombre de changements – un linceul en forme de linceul couvrait le monstre à trois têtes ; le livre fut enlevé ; la statue de la liberté qui coule disparut sous l’eau et une svastika svastika prit sa place.  »

(extrait de ‘ ‘ siqueiros : sa vie et ses travaux ‘ par Philip Stein, 1994)

 quand je suis allée à Mexico, j’ai découvert tout un monde de violence, de tragédie, de représentation perpétuelle, une théâtralité… Il y avait bien sûr Diego de la Rivera dans le palais du gouverneur mais aussi Siqueiros capable de créer une  oeuvre intitulée « la sécurité est bonne pour le peuple », un communiste prêt à aller jusqu’au bout pour que son poeuvre colle aux luttes, à l’histoire… Je revenais des Chiapas où j’avais été à la realidad voir le commandant Marcos et je venais de quitter Cuba après m’être une fois de plus disputée avec le barbudos que j’aimais pour cause de machisme… Nous avions des discussions politiques passionnantes, il m’invitait toujours à revenir à l’essentiel, à ce qu’on ne pouvait éviter sinon en imagination. IL me disait moqueur à propos des errances du PCF : « Que l’on ait peur de Staline, que l’on vénère Fidel Castro passe encore, mais que l’on s’incline devant Robert Hue, quelle misère!!! Ce que j’ai compris grâce à lui et à tout ce que je ne cessais de découvrir, c’était que le communisme et même le parti ne leur appartenait pas… Tout cela était si lourd de luttes, de création, de sang versé et de conquêtes qu’ils m’indifféraient…
J’ai eu une chance infinie d’être gorgée de tout cela mais je me demande sur quoi peut s’alimenter une jeune femme de notre temps qui aurait le même cœur que moi?
Danielle Bleitrach
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Publié par le janvier 5, 2018 dans Uncategorized

 

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