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Je ne crois pas à la guerre civile et encore moins inter-religieuse…

26 Déc

Dans tous les pays européens, les mêmes nouvelles nous proviennent, des juifs sont agressés par des africains ou des arabes aux cris de « Hitler était quelqu »un de bien, il savait ce qu’il faisait en tuant tous les juifs »… Cela se passe en Grande Bretagne mais surtout en Allemagne dans une école et l’agression fait grand bruit. Ce qui prouve par parenthèse à quel point ces jeunes gens ignorent tout d’Hitler et de la manière dont il traitait arabes, noirs et ceux qu’ils considéraient comme des sous hommes… mais passons, cela fait partie de la manière catastrophique dont on enseigne l’histoire dans la zone de l’UE. Comment voulez-vous que ces jeunes pensent autrement dans une zone où sous couvert d’anti-totalitarisme, on réprime les communistes et ont finit par réhabiliter les nazis et ceux qui s’en proclament les descendants. Le négationnisme n’est pas le résultat des « migrants », il a d’abord  son origine dans la politique de l’UE par rapport à sa propre histoire. Voilà en tous les cas quelque chose qui pourrait être revu sans mettre un flic derrière chaque individu.

Sur le fond, de cette  description de la « guerre civile »j’ai plusieurs choses à dire sans nier le caractère condamnable de ces actes, à savoir  que cela fait partie de la campagne anti-islamique, du petit jeu autour de daech devenu l’ennemi interne, en oubliant simplement que ceux qui sont les premières victimes de ce fascisme sont les peuples musulmans alors que ceux qui les entretiennent sont nos chers alliés saoudien ou qatari et que partout ces gens là sont des brûlots déposés par dieu sait qui pour maintenir notre hégémonie en crise. mais ce n’est pas de cela dont je veux parler bien que tout cela indique d’où provient l’origine de cette sympathie pour le fascisme…

C’est toujours dans sa simplicité, l’idée de brecht, on ne combat le fascisme qu’en l’attaquant à sa racine de classe celle du grand capital… D’où qu’il soit… Le moins que l’on puisse dire est que tout est fait pour nier l’urgence de ce combat de classe, de cette mise en cause de la politique du capital, de la montée des inégalités et des guerres.

En ce qui concerne les conséquences sur notre capacité à agir ensemble, je veux dire en premier lieu que tout doit être fait pour que le conflit israélo-palestinien ne dégénère pas en guerre civile chez nous. Là encore, que voit-on ? L’ approche politique de la question tend à disparaître, l’absence de  revendications claires est manifeste.  dans les réseaux sociaux, une atmosphère immonde de pogrom entretenue par l’extrême-droite droite à la Soral et Dieudonné mais aussi à gauche. Un appel à la haine parallèle à celui contre les musulmans. Le racisme ne se divise pas. Sous couvert de bons sentiments, chacun choisit les siens. Il y a même  une extrême-gauche qui est souvent d’autant plus haineuse qu’elle est social démocrate et que ce combat pro-palestinien lui permet d’évacuer toute dimension de classe: la haine antisémite sous des aspects radicaux a toujours servi le capital. Ce qui est mis en avant ce n’est pas la revendication claire et politique, mais bien l’idée que les « sionistes « sont des démons, il n’y a pas de revendications de masse, il y a périodiquement  le combat autour de personnes, le tout ayant pour but de chasser les juifs appelés « sionistes » et devenus l’abcès de fixation d’un capitalisme que l’on n’ose plus affronter. La seule solution est de savoir clairement ce que l’on défend et qui permet de rassembler largement, faire de la politique.

le deuxième constat est que pourtant nous sommes loin d’être proches de la guerre civile. J’en fais l’expérience tous les jours, je vis au milieu de ce monde arabe qui connait dans sa masse des problèmes qui sont ceux de la misère et de la dégradation du service public, je n’ai jamais senti rien de tout cela, au contraire. Il y a même une sorte de superstition naïve dans le fait qu’avoir un juif proche de soi est une sorte de garantie parce qu’ils sont plus forts que les autres. A la fin du mois de janvier je pars pour une semaine pour un voyage en catalogne et à Barcelone avec un groupe de femmes musulmanes, elles imaginent que je vais les aider à voir, à comprendre et moi je me prépare pour ne pas les décevoir. Comment se fait-il que de la vie quotidienne, dans le centre ville de Marseille, à la pire expérience qui est celle de la prison des Beaumettes, je n’ai jamais eu rien d’autre que de l’amitié autour de moi? Pourquoi jamais mes petits enfants ont-ils eu honte de leur grand mère juive?

Pourtant je leur dis ce que je pense, je mets en colère parce qu’ils ne défendent pas la sécurité sociale et là ils comprennent le sens de mes reproches, simplement il y a quelque chose y compris chez mes camarades qui ne sait pas les accueillir à partir de ce que nous avons en commun et qui est l’essentiel, notre inquiétude pour les enfants par exemple. Donc je suis convaincue que l’on monte en épingle des exemples comme pour justifier notre incapacité mutuelle à agir ensemble, le véritable problème politique du parti et pas seulement avec les gens issu de l’immigration, mais avec toutes les couches populaires. Nous sommes pleins de bons sentiments, trop d’ailleurs, mais nous avons été coupé du combat de classe, nous sommes des petits bourgeois vieillissants qui jouons parfois les dames patronnesses.

Voilà ce dont je voudrais que le Congrès s’occupe, pas d’incidents montés en épingle mais de notre coupure avec les couches populaires, coupure d’abord organisationnelle depuis le Congrès de Martigues et qui rejaillit jusque dans les attitudes individuelles en nous soumettant à la manière dont la presse et les bourgeois voient le monde qui nous entoure, avec la peur au ventre devant « l’étranger ».

Parce quelles que soient nos insuffisances, il est clair que le parti communiste demeure encore ce qui se fait de plus populaire, de plus proche des préoccupations de la classe ouvrière et des petites gens, tous les autres sont dans la stratosphère.

danielle Bleitrach

 
1 commentaire

Publié par le décembre 26, 2017 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Je ne crois pas à la guerre civile et encore moins inter-religieuse…

  1. M.L.

    décembre 26, 2017 at 1:13

    A reblogué ceci sur Le blog d'un libre penseur révolutionnaireet a ajouté:
    Dans tous les pays européens, les mêmes nouvelles nous proviennent, des juifs sont agressés par des africains ou des arabes aux cris de « Hitler était quelqu »un de bien, il savait ce qu’il faisait en tuant tous les juifs »… Cela se passe en Grande Bretagne mais surtout en Allemagne dans une école et l’agression fait grand bruit. Ce qui prouve par parenthèse à quel point ces jeunes gens ignorent tout d’Hitler et de la manière dont il traitait arabes, noirs et ceux qu’ils considéraient comme des sous hommes… mais passons, cela fait partie de la manière catastrophique dont on enseigne l’histoire dans la zone de l’UE.

    Sur le fond, de cette « guerre civile »j’ai plusieurs choses à dire y compris que cela fait partie de la campagne anti-islamique, du petit jeu autour de daech devenu l’ennemi interne, en oubliant simplement que ceux qui sont les premières victimes de ce fascisme sont les peuples musulmans alors que ceux qui les entretiennent sont nos chers alliés saoudien ou qatari et que partout ces gens là sont des brûlots déposés par dieu sait qui pour maintenir notre hégémonie en crise. mais ce n’est pas de cela dont je veux parler.

    Je veux dire en premier lieu que tout doit être fait pour que le conflit israélo-palestinien ne dégénère pas en guerre civile chez nous, pour cela je ne cesse de plaider pour une approche politique de la question, des revendications claires et la dénonciation d’une atmosphère immonde de pogrom entretenue par la droite à la Soral et Dieudonné mais aussi une gauche, une extrême-gauche qui est souvent d’autant plus haineuse qu’elle est social démocrate et que ce combat pro-palestinien lui permet d’évacuer toute dimension de classe: la haine antisémite sous des aspects radicaux couvrant l’absence de position de classe. Ce qui est mis en avant ce n’est pas la revendication claire et politique, mais bien l’idée que les « sionistes « sont des démons, il n’y a pas de revendications de masse, il y a périodiquement le combat autour de personnes, le tout ayant pour but de chasser les juifs appelés « sionistes » et devenus l’abcès de fixation d’un capitalisme que l’on n’ose plus affronter.

     

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