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ma position politique… la stratégie d’abord…

14 Nov

la seule nouveauté de la période n’est pas la propagande du capital et donc de la social démocratie autour de la Révolution d’octobre, mais une direction du PCF devenue trotskiste, c’est-à-dire social démocrate, et contribuant sans la moindre retenue à toutes ces propagandes dites « anti-totalitaires »… Pourtant paradoxalement je ne souhaite pas que le congrès se perde sur une critique hélas justifiée des hommes et des femmes qui nous ont dirigés. Le parti est bien autre chose que ses directions et il l’a prouvé en maintenant le choix d’être un parti communiste.

Sur le plan historique, Je plaide pour que les cadavres sortent du placard, nous avons désormais les moyens d’une véritable analyse non pas « objective », mais à partir des enjeux que chacun prétend défendre. A l’inverse des « trotskistes », je ne suis pas « stalinienne ». Ce sont des hommes de leur époque, autre chose est la nature de la Révolution, celle de l’URSS et celles qui ont suivi, avec la richesse de leurs enseignements,pour hier mais surtout pour l’avenir. Nous avons les moyens de convaincre, de rassembler, de faire la preuve à travers ces révolutions et notre propre objectif que nous sommes l’avenir, le seul espoir de paix dans la justice.

Quels sont les buts du PCF, sa stratégie, ses buts et ses moyens, voilà la vraie question ? Il ne s’agit ni de justifier, ni de réhabiliter mais de lutter pour les faits et pour que les communistes s’approprient les buts, les moyens, pour résoudre les questions de leurs temps que se posent les masses.  Sans une ligne, aucune décision y compris électorale, aucune alliance,  n’est bonne et  cela nous condamne à des errances destructrices.

Donc l’essentiel est une stratégie révolutionnaire dont nous avons besoin par rapport à l’offensive que le capital, son gouvernement a lancé contre nous et nos conquêtes sociales, liées pour la plupart à la période offensive de l’URSS et d’un grand PCF.

Je ne souhaite pas un débat autour des directions, la preuve étant faite que l’un remplace l’autre, le vivier étant ce qu’il est.  Ce Congrès sera un Congrès de transition. De surcroît, ce genre de débat divise et nous n’avons pas besoin de cet affaiblissement autour de combats de chefs. Nous avons besoin d’un débat autour de la stratégie et du parti  que nécessite sa mise en oeuvre.  Ce qui ne peut exister sans une critique des « stratégies »  qui nous ont conduit dans le mur, non seulement depuis le dernier Congrès mais au moins depuis le catastrophique Congrès de Martigues.

Cette position est individuelle

danielle Bleitrach

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4 Commentaires

Publié par le novembre 14, 2017 dans Uncategorized

 

4 réponses à “ma position politique… la stratégie d’abord…

  1. Paul André Bryant

    novembre 14, 2017 at 11:59

    « une direction du PCF devenue trotskiste » : tout à fait. Même, menchevik de droite. Et ça transpire de différents éléments de l’orientation imposée, comme sur la question de l’UE, de la primauté du changement de « l’Eurooope » sur celle de la France

     
  2. delépine

    novembre 14, 2017 at 1:50

    bonjour camarade
    -Ton livre est vivifiant! Il est déjà le prétexte pour les intéressés de froisser utilement les méninges des dubitatifs, voire des tièdes.
    -Pour ma part, si cela s’avérait possible j’aimerai disposer du cliché photographique de « la bâtisseuse »
    salutations communistes

     
  3. histoireetsociete

    novembre 14, 2017 at 2:26

    merci cher camarade Delépine, le cliché est la propriété d’un des héros du livre (PYM), c’est un fidèle lecteur de ce blog, espérons qu’il entendra ta demande.

     
  4. Xuan

    novembre 14, 2017 at 7:15

    On peut incriminer les socialos, Mélenchon, l’anticommunisme, c’est juste. Mais la cause des transformations est d’abord interne, interne au PCF et aux communistes isolés.

    La bourgeoisie est unie. Elle a réalisé la fin des « zigs et des zags » réclamée par Gattaz en 2016, et les opposants n’existent plus que pour alimenter la gazette des faits divers parlementaires.

    En face nous sommes divisés, tiraillés entre les résidus de la social-démocratie et un dogmatisme anti BRICS et anti chinois qui n’est pas très éloigné d’un nouveau trotskisme.
    Les difficultés à se mobiliser sur le terrain syndical ont la même origine. Là aussi il y a division. Avant il existait une perspective électorale destinée à canaliser les grèves et les manifestations. Elle a échoué et maintenant …il n’y a plus d’alternance. C’est classe contre classe. Difficile de changer ses conceptions pour ceux qui considéraient le syndicat comme un cabinet d’avocats.

    Tout les pièces du mécano sont là devant nous. Et nous avons le plan de montage quelque part dans les bons livres qui ont pris la poussière. Mais le vent a tourné il nous pousse maintenant.
    La nécessité d’un parti communiste, d’un parti révolutionnaire, devrait animer ce congrès, mais au-delà du PCF ?
    Après tout un parti communiste représente les intérêts du peuple. Est-ce que la classe ouvrière et les masses doivent ignorer ces questions qui les concernent de si près ? Est-ce qu’elles n’ont pas un rôle à jouer dans ce tournant ? Ce sont les masses qui font l’histoire.

     

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