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Avortement, l’obscurantisme polonais

17 Juil

« Alors que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était autorisée et gratuite entre 1956 et 1993, la Pologne dispose maintenant de l’une des législations européennes les plus restrictives »… Voici ce que dit l’article sans épiloguer sur le fait qu’il s’agissait alors de la Pologne socialiste et que les pseudos-progressistes ont jadis soutenu Walesa contre le socialisme. Nul ne pouvait ignorer pourtant qui était Walesa et son obscurantisme. Sans doute pour que les mêmes continuent à ignorer la répression dont sont victimes les Polonais et les Polonaises qui luttent pour le droit des femmes, mais aussi pour ceux des travailleurs détachés et surtout pour la paix contre l’OTAN et ses bases (note de Danielle Bleitrach)

Face à la mobilisation massive des Polonaises début octobre, le parti au pouvoir Droit et justice (PiS) a renoncé à étendre l’interdiction de l’avortement aux cas de viol ou de malformation du fœtus. Mais, soumis à la pression des militants catholiques et de l’Église, le pays demeure, avec l’Irlande, le plus restrictif d’Europe.

Avortement, l’obscurantisme polonais

 

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Ela Tom. — Sans titre, 2011

«Cétait le 2 janvier. La dame qui devait nous emmener était encore ivre du réveillon du Nouvel An. Un homme conduisait à sa place, elle lui indiquait le chemin. Nous étions trois à l’arrière, serrées dans cette voiture en si mauvais état, qui empestait l’alcool et où nous ne pouvions pas ouvrir les fenêtres. » Comme des milliers d’autres Polonaises, Marta Syrwid, 30 ans, a effectué ce voyage pour aller avorter dans une clinique privée en Slovaquie, pour 2 000 złotys (environ 460 euros). Journaliste au quotidien Gazeta Wyborcza, elle a fait le récit de cet épisode pénible en janvier 2016 (1).

Alors que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était autorisée et gratuite entre 1956 et 1993, la Pologne dispose maintenant de l’une des législations européennes les plus restrictives. Seules trois exceptions sont prévues : en cas de risque pour la santé de la mère ; en cas de malformation ou de maladie du fœtus ; à la suite d’un viol ou d’un inceste. Et, même dans l’une de ces trois situations, le chemin est semé d’embûches : « Quand une femme a théoriquement droit à un avortement légal et gratuit dans un hôpital public, elle n’y a souvent pas accès pour de multiples raisons », explique Mme Krystyna Kacpura, directrice de la Fédération pour les femmes et le planning familial (Federa). La majorité des médecins invoquent la clause de conscience, quand ils ne font pas traîner la procédure afin d’empêcher l’intervention dans la durée légale de vingt-deux semaines. Ils demandent des examens supplémentaires et n’informent pas les patientes de leurs droits, alors qu’ils en ont l’obligation. « Pis, ajoute Mme Kacpura, ils exercent une pression psychologique pour les faire changer d’avis. Ils minimisent les risques de maladie grave du fœtus en leur disant : “Certes, votre enfant a une malformation au cerveau, mais regardez, ses jambes bougent.” » Eux-mêmes, précise-t-elle, « ont peur d’être stigmatisés. Certains ont eu leur voiture vandalisée. Sur Internet, on peut lire : “N’allez pas voir tel médecin, c’est un meurtrier.” Des catholiques manifestent devant les hôpitaux en brandissant des photographies sanglantes. Dans certaines villes du Sud, plus aucun hôpital ne peut pratiquer d’interruption de grossesse ».

Selon les chiffres officiels, le nombre d’avortements légaux en Pologne (38,5 millions d’habitants) est passé de plus de 130 000 dans les années 1980 à moins de 2 000 ces dernières années. Mais c’est encore trop pour les militants de la Fundacja Pro – Prawo do życia (Fondation Pro – Droit à la vie), qui avaient réuni près de 500 000 signatures, début juillet, pour soumettre au Parlement un projet de loi abrogeant les exceptions à l’interdiction. Seul le danger immédiat pour la mère serait resté pris en compte. Les médecins auraient eu l’obligation de signaler toutes les fausses couches à la police, et les femmes convaincues d’avoir avorté auraient encouru une peine de cinq ans de prison.

L’épiscopat soutenait officiellement le projet — à une disposition près : il n’était pas en faveur d’une peine de prison pour les femmes ayant avorté. Désignée par son porte-parole pour répondre à nos questions, Mme Magdalena Korzekwa assure que la loi « devait être changée au plus vite. Tous les enfants non nés devraient être protégés ». Elle soutient que « même un enfant issu d’un viol doit avoir le droit de vivre. S’il a été conçu de façon dramatique, il n’en est pas responsable. C’est un enfant comme un autre, sa dignité est la même ». La principale cause d’IVG légale en Pologne est le risque de handicap : « Il s’agit là d’une forme d’eugénisme, on choisit ceux qui ont le droit de vivre. »

Le parti Droit et justice (PiS), qui domine la Diète (l’Assemblée) (2), a voté une première version du texte le 23 septembre. Mais il a fait volte-face le 6 octobre, trois jours après une grande manifestation qui a rassemblé 100 000 femmes vêtues de noir dans les rues des principales villes. La première ministre, Mme Beata Szydło, a tenté de rassurer la frange la plus réactionnaire de son électorat en annonçant une « vaste action d’information pour promouvoir la défense de la vie » et un programme de soutien aux femmes ayant décidé de ne pas avorter en dépit d’un diagnostic de handicap pour l’enfant à naître. M. Mateusz Kijowski, fondateur du Comité de défense de la démocratie (KOD), souligne que le projet abandonné « émanait de la société civile : le PiS a annoncé qu’il allait proposer sa propre loi pour restreindre davantage le droit à l’avortement, notamment dans les cas de malformation du fœtus ».

À l’heure actuelle, les parents d’un enfant handicapé n’ont droit à aucune allocation. Dans les familles monoparentales, environ un million d’enfants sont privés de toute aide paternelle. Cela représente 14 % des jeunes de moins de 18 ans. « Il existe un fonds alimentaire étatique, mais la possibilité de toucher l’allocation de 500 złotys par mois [114 euros] en cas de défaillance du père est très restreinte, indique Małgorzata Druciarek, sociologue à l’Observatoire de l’égalité des sexes de Varsovie. Seuls 330 000 enfants en bénéficient. Si une femme travaille et qu’elle n’est pas jugée en situation d’extrême pauvreté, elle ne peut pas y prétendre. Pour garder la tête hors de l’eau, certaines cumulent deux ou trois boulots. »

Des passages des Évangiles dans le texte de loi

Les idéologues du mouvement « pro-vie » se moquent du nombre d’avortements clandestins, qu’ils présentent comme largement surestimé. Les associations féministes et le Planning familial estiment qu’il s’en pratique entre 150 000 et 200 000 par an. Les femmes les mieux renseignées se procurent des informations fiables grâce à des sites tels que Réseau des femmes (Kobiety w sieci) ou Women on Web (3), qui permet de trouver des pilules abortives en urgence. Certaines ont les moyens financiers et matériels de se rendre dans une clinique privée en Slovaquie, en Allemagne ou en République tchèque. Mais qu’en est-il des plus démunies ou des moins instruites ?

« Beaucoup de médecins profitent de ces femmes dans le besoin,déclare Mme Wanda Nowicka, ancienne vice-présidente de la Diète. Les mêmes qui refusent publiquement de pratiquer des IVG postent des petites annonces dans les journaux ou sur Internet avec la mention “tout service gynécologique” ou “retour des règles”. Ils exploitent parfois l’ignorance des femmes. Certaines consultent un médecin en pensant être enceintes alors que leurs règles ont simplement quelques jours de retard. En échange d’une grosse somme d’argent, ils prétendent réaliser une intervention alors qu’ils ne font rien. »

En Pologne, le marché noir ne connaît pas la crise. Il faut compter 3 000 à 4 000 złotys (700 à 930 euros) pour un avortement, soit l’équivalent d’un mois de salaire, le revenu moyen se situant autour de 4 100 złotys (950 euros) (4). Le tout parfois sans anesthésie, souvent sans suivi médical. « Une connaissance m’a expliqué comment s’était déroulée son IVG, raconte Marta Syrwid. On se serait cru dans un film d’espionnage. Un minibus amenait les filles de Cracovie à Katowice. À Katowice, elles devaient trouver elles-mêmes la deuxième voiture qui les conduirait au cabinet du médecin. Elles devaient avoir un journal sous le bras pour que le conducteur les reconnaisse. Quelques minutes après l’IVG, alors qu’elle était encore sous anesthésie, mon amie a dû quitter le cabinet et marcher un kilomètre dans la neige pour se rendre à la gare et repartir en train à Cracovie. » Même si les poursuites semblent très rares, les médecins ou les personnes qui aident une femme à avorter clandestinement risquent deux ans de prison (peine que le projet de loi abandonné aurait portée à cinq ans). Les histoires de chantage sont nombreuses. Mais, hormis Marta Syrwid, aucune femme n’accepte de témoigner, même de façon anonyme. Trop risqué, trop douloureux.

Désespérées, d’autres font appel à des vétérinaires ou se procurent des médicaments contre l’arthrose qui, à forte dose, provoquent une fausse couche. « La plupart des gens disent qu’on exagère en affirmant que les femmes mettent leur vie en péril avec un avortement clandestin, mais c’est bien le cas », assure Mme Natalia Skoczylas, de l’association Feminoteka, spécialisée dans l’aide aux victimes de violences conjugales. « Ces situations n’existent pas : elles sont une manipulation des avorteurs », réplique Mme Korzekwa. Et d’ajouter : « Plus la loi protège la vie humaine, moins les femmes mettent leur vie en péril en pratiquant des avortements, y compris clandestins. »

Des femmes dont la santé a été altérée ou qui sont décédées, la Federa en a pourtant recensé des dizaines. Le cas le plus emblématique est celui de Mme Alicja Tysiac (5). Le 20 mars 2007, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Pologne pour avoir refusé à cette mère de trois enfants un avortement thérapeutique qui lui aurait évité de perdre la vue et de devenir invalide. Le 30 octobre 2012, cette même cour a une nouvelle fois condamné la Pologne pour violation de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, relatif au droit au respect de la vie privée et familiale. L’affaire concernait cette fois une adolescente de Lublin, victime d’un viol à 14 ans, qui s’était vu refuser son droit à l’IVG par plusieurs hôpitaux et avait été harcelée par le mouvement antiavortement.

Dans la Pologne postcommuniste, on ne badine pas avec la religion. « Le “compromis” de 1993 sur l’avortement s’inscrit dans une politique de conflictualité sociale, à un moment où la société est affectée par de gros changements, explique le sociologue François Bafoil, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste de l’Europe centrale (6). Durant le partage de la Pologne, l’Église a permis d’assurer l’unité historique, territoriale, et l’idée de la nation. Elle a de nouveau joué ce rôle dans l’entre-deux-guerres, sous le nazisme puis sous le communisme. Elle a été le pilier de l’identité commune. Elle l’est restée dans les années 1990, alors que l’État était dépassé par l’ampleur des tâches à accomplir à la suite de l’indépendance, et le demeure encore aujourd’hui. »

Rien d’étonnant à ce que, dans la dernière proposition de loi sur l’IVG, on ait pu trouver des passages des Évangiles ou des citations de Jean Paul II. Dans le pays natal de l’ancien pape, le taux de ceux qui se déclarent catholiques reste très élevé. Après le changement de régime, en 1989, l’Église a obtenu la mise en place des cours de religion à l’école. Quant aux cours d’éducation sexuelle instaurés en 1973, ils ont été supprimés et remplacés par des cours sur la « vie de famille » dispensés par des prêtres. « Ils montrent des vidéos où l’embryon est représenté par un enfant avec des mains et une tête,raconte Mme Skoczylas, et où l’on voit la façon dont il serait découpé lors d’une IVG. »

« À la campagne, les médecins refusent de prescrire la pilule »

L’interdiction de l’avortement a été votée en janvier 1993. Revenue au pouvoir en septembre de la même année, la gauche a fait passer une loi qui ajoutait aux exceptions les « situations sociales difficiles pour la mère ». Mais celle-ci s’est heurtée au veto du président Lech Wałęsa, puis, après le départ de ce dernier en 1995 et l’adoption d’un nouveau texte par son successeur, à la censure du Tribunal constitutionnel, qui l’a abrogée en 1997.

Aujourd’hui, même la contraception ne va pas de soi. « Dans les grandes villes, il est plus facile de se faire prescrire la pilule ou d’acheter des contraceptifs, indique Mme Kacpura. On peut se fondre dans la masse. Mais les médecins de campagne refusent de prescrire la pilule, même à des fins thérapeutiques. » Mme Chrystelle F. (7), une Française mariée à un Polonais et installée à Varsovie depuis six ans, doit recourir à des expédients : « Ma pilule, Cerazette, est interdite en Pologne par l’ordre des médecins, car, selon eux, elle comporte un risque trop élevé de provoquer la stérilité. Ma mère me l’envoie par la poste. Des amies polonaises font des provisions dès qu’elles voyagent en France ou en Angleterre. » Quant à la pilule du lendemain, disponible depuis moins d’un an sans ordonnance, Mme F. garde un souvenir amer du jour où elle a voulu se la procurer : « J’ai dû faire neuf pharmacies. Sur l’avenue Nowowiejska, l’une des plus connues de la capitale, une pharmacienne m’a sèchement répondu ne pas en avoir et m’a sermonnée : “Vous devriez penser à ce que vous faites !” Une autre m’a expliqué ne pas pouvoir me la délivrer en raison des problèmes qu’elle poserait. J’ai finalement dû payer 80 euros, soit le double du prix normal ! »

« C’est la pire situation qu’aient connue les femmes en Pologne depuis vingt-cinq ans », jure Mme Nowicka. Ces derniers mois, des centaines de milliers de Polonais ont défilé à Varsovie pour protester contre les décisions du PiS, notamment à l’appel du KOD. Une première depuis 1989. Les réseaux sociaux ont permis de rassembler cent mille personnes autour de Dziewuchy dziewuchom (Les filles pour les filles), qui a organisé une marche le 18 juin dernier, puis la manifestation des « femmes en grève » le 3 octobre. « Ces marches noires sont une manifestation terrifiante de la civilisation de la mort », leur a répondu ce jour-là l’archevêque de Lodz (8). « Le droit à la protection médicale nous a vraiment poussées à nous mobiliser, explique Mme Ewa Burgunska, productrice de cinéma de 51 ans. Aucune des organisatrices n’est féministe ou militante, mais cette proposition de loi allait trop loin. Notre force est de savoir parler aux femmes avec des mots simples, qui les touchent toutes. » « Une partie de la société s’est réveillée », se réjouit Mme Nowicka. Pour M. Kijowski, « les gens se sont rendu compte du poids qu’ils pouvaient avoir en sortant dans les rues. Il n’y avait jamais eu de telles manifestations pour l’IVG par le passé ».Mais, nuance-t-il, « la situation actuelle reste extrêmement grave. La plupart des médecins limitent l’accès aux examens prénataux ».

Alors que les perspectives démographiques sont des plus sombres pour la Pologne, l’interdiction de l’avortement n’a eu aucun effet sur la natalité. Au contraire : le taux de fécondité n’a cessé de baisser depuis 1989. Avec moins de 1,3 enfant par femme, il est l’un des plus faibles du continent.

Audrey Lebel

Journaliste.

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(1) Marta Syrwid, « Polki jadą po aborcję na Słowację », Gazeta Wyborcza, Varsovie, 28 janvier 2016.

(2) Lire Cédric Gouverneur, « Le carburant social de la droite polonaise », Le Monde diplomatique, mars 2016.

(3) Plate-forme internationale créée en 2006 aux Pays-Bas par Mme Rebecca Gomperts pour aider les femmes des pays où l’avortement est illégal, www.womenonweb.org

(4) Selon le site spécialisé Wynagrodzenia.pl

(5) Lire Violaine Lucas et Barbara Vilain, « Le meilleur de l’Europe pour les femmes », Le Monde diplomatique, mai 2008.

(6) Il a dirigé l’ouvrage collectif La Pologne, Fayard-CERI, Paris, 2007.

(7) Le prénom a été modifié.

(8) Agence France-Presse, 3 octobre 2016.

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1 commentaire

Publié par le juillet 17, 2017 dans Europe, extrême-droite, femmes, HISTOIRE

 

Une réponse à “Avortement, l’obscurantisme polonais

  1. Monika Karbowska

    juillet 23, 2017 at 9:33

    L’article est très bien, seul le sociologue qui prétend expliquer le pouvoir de l’Eglise par son prétendu rôle dans le soutien au mouvement indépendantiste polonais au 19 siècle est superflu. Le pouvoir de l’Eglise s’explique par le fait qu’elle fut et est redevenu avec la reprivatisation le plus grand propriétaire terrien de Pologne, la classe allié de la noblesse, exactement comme en France avant 1989. L’Eglise n’a jamais soutenu l’indépendance du pays mais a au contraire parfaitement collaboré avec les Etats féodaux et absolutistes de Russie tsariste, de l’empire austro-hongrois et de la Prusse. Par contre il est vrai que certains prêtres, qui étaient des intellectuels, ont fondé des mouvements indépendantistes, mais sans aucun soutien de leur hiérarchie! Ce que l’article omet est la longue histoire de la gauche socialiste et communiste polonaise pour le droit des femmes à disposer de leur corps: pour le droit au suffrage (gagné en 1918), pour le droit à l’égalité dans le mariage, et enfin pour le droit à l’avortement et la contraception gagné en 1956 grâce à un mouvement de femmes menée par la députée Maria Jaszczuk, la « Simone Veil » polonaise. Personne en Pologne n’ignore le fameux livre « L’enfer des femmes » de Tadeusz Boy Zelenski, intellectuel progressiste, francophone et traducteur du français, un livre pionnier qui avant la guerre décrivait la détresse des femmes condamnés à l’avortement clandestin. Boy Zelenski fut assassiné par les nazis comme tant d’autres intellectuels de gauche… Il serait bon que le Monde diplo ne taise pas la mémoire de cette Pologne de gauche que l »extrême droite actuelle veut tuer une seconde fois.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tadeusz_Boy-%C5%BBele%C5%84ski

     

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