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La crise grecque a largement profité à l’Allemagne

11 Juil
  • Par lefigaro.frAFP, AP, Reuters Agences
  • Mis à jour le 10/08/2015 à 18:35
  • Publié le 10/08/2015 à 18:14
Angela Merkel, la Chancelière allemande, lors d'une réunion à Berlin il y a quelques semaines.

Selon des calculs réalisés par un institut allemand, l’Allemagne a réalisé plus de 100 milliards d’euros d’économies budgétaires depuis le début de la crise grecque, soit un peu plus de 3% de son PIB.

La position allemande face à Athènes a largement été commentée, analysée, débattue. Une étude réalisée par l’Institut Leibnitz de recherche économique (IWH)révèle que l’Allemagne a cependant largement profité de la crise grecque. Selon les résultats d’une étude publiée ce lundi, le pays a réalisé près de 100 milliards d’euros d’économies budgétaires depuis le début de la crise en 2010, soit environ 3% de son PIB. «Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette, commentent les économistes. L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce».

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. «Durant la crise européenne de la dette, l’Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée», selon eux. En parallèle, les analystes ont cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l’Allemagne durant cette période. «On en vient à des taux simulés sur les emprunts d’État allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd’hui, sont 3% plus élevés à ce qu’ils ont été dans la réalité», poursuivent-ils, ce qui revient à des économies budgétaires globales d’au moins 100 milliards d’euros sur les quatre dernières années et demi».

Une société allemande a racheté 14 aéroports régionaux grecs

Au delà de ces gains économiques, l’Allemagne en a également profité dans le secteur commercial. Le pays a raflé d’importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l’aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d’euros.

Durant la crise grecque, l’Allemagne a toujours adopté un discours très ferme, martelant sans cesse la priorité aux messures d’austérité malgré l’asphyxie de l’économie hellène. Elle a même été accusée par certains économistes et responsables politiques d’imposer un «diktat» lors des dernières négociations entre la Grèce et ses créanciers européens mi-juillet autour d’un troisième plan d’aide.

Depuis de nombreux mois, Angela Merkel s’est engagée de longue date auprès des contribuables à ce que le les plans d’aide accordés à Athènes ne leur coûtent rien. Berlin est également radicalement opposée à un effacement partiel de l’abyssale dette grecque alors que la plupart des économistes et certaines institutions internationales comme le FMI la juge insoutenable (environ 170% du PIB).

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Publié par le juillet 11, 2017 dans actualités, Economie, POLITIQUE

 

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