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La NASA annonce la découverte de 219 planètes, dont 10 semblables à la Terre

26 Juin

Ces mondes font partie du recensement planétaire du télescope Kepler, qui a détecté un total de plus de 4 000 planètes en l’espace de quatre ans. Mardi, 20 juin

De Nadia Drake
Une planète semblable à la Terre orbite autour de son étoile sur cette illustration de la NASA.

La NASA vient d’ajouter 219 planètes potentielles à son catalogue listant les mondes au-delà de notre système solaire. Dix d’entre elles pourraient être des planètes rocheuses tempérées présentant des similitudes avec la Terre.

Dans ce nouvel échantillon on observe une planète qui pourrait être la plus similaire à la Terre jamais observée : KOI 7711.01, seulement 30 % plus large que notre frêle oasis. Elle orbite autour d’une étoile semblable à notre soleil, à 1 700 années lumière.

Cette planète qui fait plus ou moins la taille de la Terre gravite autour de son étoile et se réchauffe ainsi suffisamment pour produire de l’eau liquide et potentiellement en recouvrir sa surface.

« Elle est à peu près aussi chauffée que notre planète l’est pas le soleil » explique Susan Thompson de l’institut SETI, qui fait partie de l’équipe d’astronomes qui ont annoncé la découverte de ces planètes lundi 19 juin. Mais « il reste beaucoup d’inconnues sur cette planète. Il est difficile d’affirmer qu’il s’agit véritablement d’une planète jumelle de la Terre. Nous devons d’abord en savoir plus sur son atmosphère, et vérifier la présence d’eau sur cette planète. »

Observée pour la première fois par le télescope Kepler de la NASA, KOI 7711.01 n’est qu’une pépite dans le long catalogue de l’équipe de recherche, qui compile les découvertes permises par les observations de Kepler ces quatre dernières années.

« La plupart des planètes trouvées par Kepler sont plus petites que Neptune. Le télescope nous a permis de réaliser l’existence de ces petites planètes, » explique Thompson.

Le catalogue comprend également – et c’est peut-être là le plus important – suffisamment d’informations pour que les scientifiques commencent à déterminer une démographie exoplanétaire ou à recenser diverses formes de vies peuplant les autres mondes plutôt que de se concentrer sur des curiosités isolées.

« Nous passons de la volonté de découvrir des nouveaux systèmes individuels à celle de comprendre la démographie des mondes présentant des similarités avec notre planète bleue, » continue Thompson.

LA TERRE IL Y A 1 MILLIARD D’ANNÉES

LE RECENSEMENT GALACTIQUE

Kepler a été conçu et envoyé dans l’espace en 2009 précisément pour orbiter autour du soleil et détecter des exoplanètes. Le télescope a ensuite passé quatre ans à observer plus de 200 000 étoiles et des bouts de ciel près des constellations du Cygne et de la Lyre. Sa mission : déterminer la similitude entre la Terre et les exoplanètes observées dans la Voie Lactée.

Pour ce faire, le télescope a comptabilisé les absences de luminosité causées par le passage des planètes entre leurs étoiles et la Terre. Selon la durée et la fréquence de l’interruption de luminosité, les scientifiques ont pu déterminer la taille des planètes vagabondes et à quelle distance elles orbitaient autour de leurs étoiles.

Une autre « Terre », selon les critères du télescope, est un monde rocheux situé dans la zone habitable – une région qui n’est ni trop chaude ni trop froide pour que l’eau liquide puisse se former à sa surface. Au fil des années, Kepler a trouvé plusieurs planètes candidates, apportant un peu plus chaque jour des éléments de réponse aux astronomes.

Des 4 034 mondes possibles, près de 50 sont rocheux et se blottissent contre leur étoile dans la zone habitable. Plus de 30 ont d’ores et déjà été confirmés comme étant de réels sujets d’étude.

« Ce nombre aurait pu être ridiculement petit… Je suis donc extatique que l’on ait trouvé 50 mondes habitables potentiels tournant autour d’étoiles proches, » estime Courtney Dressing.

Ce nombre peut sembler modeste mais considérez ceci : Kepler a observé une toute petite partie du cosmos, un champ d’étoiles couvrant à peine 1/400e de la totalité du ciel. Le télescope ne pouvait détecter que les planètes passant entre leurs étoiles et la Terre. D’après Dressing, il n’y a qu’une chance sur 200 pour que cela se produise dans un système planétaire comme le nôtre.

Pendant les prochains mois, les scientifiques vérifieront les chiffres trouvés par Kepler et partiront de cette population de 50 mondes rocheux pour, en extrapolant, arriver à un recensement galactique de planètes similaires à la Terre. Même si nous n’avons pas encore de réponse finale, le résultat probable est que l’on peut trouver des milliards de « Terre » dans notre galaxie.

« Y a-t-il d’autres planètes sur lesquelles nous pourrions vivre, hormis cette planète que nous considérons comme notre foyer ? » demande Thompson.

Il est remarquable que les scientifiques puissent poser cette question à l’échelle de milliards de planètes. Après tout, nous avons appris qu’il y avait des mondes en dehors du système solaire il y a seulement 25 ans. Maintenant, plus nous observons, plus nous cherchons, plus il apparaît évident que notre galaxie est remplie de planètes qui pourraient nous être très familières, ce qui rend encore plus probable la thèse selon laquelle que nous ne sommes pas seuls dans le cosmos.

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Publié par le juin 26, 2017 dans sciences

 

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