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le 30 avril : le drapeau soviétique sur le reichstag, Evgueni Khaldei

01 Mai

Evgueni Khaldei, né le 10 mars 1917 à Donetsk et mort le 6 octobre 1997 à Moscou, est un photographe soviétique renommé de l’agence Tass, correspondant de guerre dans l’Armée rouge, très connu pour sa photographie d’un soldat russe plaçant le drapeau rouge de l’Union soviétique sur le Reichstag à Berlin le 2 mai 1945. Cette photographie est devenue un symbole de la chute du Troisième Reich.Evgueni (en français Eugène, en anglais Yevgeny) Khaldei est né, en 1917, dans une famille juive de Donetsk, en Ukraine1. Depuis l’enfance, il a pour obsession la photographie.

On a dit de lui qu’il était à la fois le chantre du stalinisme et sa victime, ce qui est sur c’est que quels que soient les problèmes que l’antisémitisme lui fait rencontrer il demeure fondamentalement attaché au communisme qu’il ne cessera de célébrer. Il meurt pauvre à l’hôpital en 1997. je sens très fraternelle avec lui et plus encore depuis que j’ai découvert cette photo de lui avec la tête d’Hitler sous le bras. Il a de l’humour et il reste communiste jusqu’au bout, ce qui ne lui rapporte rien au contraire, mais il peut dire ma phrase favorite que j’emprunte à un autre obstiné qui avait du fuir la RDA, Ernst Bloch: le pire des régimes communistes vaut mieux que le meilleur des régimes capitalistes parce qu’il conserve « le principe espérance ».

Voici un article du Monde que j’aime bien…

mai 1945 : le drapeau soviétique planté sur le Reichstag domine Berlin dévasté. La photographie symbolise la victoire des Alliés et une parfaite image de propagande. On doit ce cliché à Evgueni Khaldeï, dont le Musée d’art et d’histoire du judaïsme, à Paris, présente, jusqu’au 28 août, une partie de son travail au sein de l’armée rouge. Une certaine ambiguïté règne dans la plupart de ses photographies. S’agit-il de photojournalisme ou d’exaltation du régime plongé dans la « grande guerre patriotique » ? Difficile de répondre, car ses images sont celles d’un photographe de l’agence soviétique Tass, intégré aux forces soviétiques, avec un regard nécessairement orienté.

L’originalité de l’oeuvre de Khaldeï réside dans la recherche de l’image que l’Histoire retiendra. Pour cela, il accentue souvent les contrastes au moment du tirage. Ainsi, cette procession lugubre de soldats photographiés à contre-jour, sous le soleil du Grand Nord. Ou cette vieille femme traînant une énorme valise, au milieu des ruines fumantes de Mourmansk, sous un ciel noir de suie. Khaldeï n’hésite pas non plus à assembler des photos en une seule. Pour la scène de bombardement du Reichstag, les avions de chasse qui piquent au-dessus du siège du pouvoir nazi ont été ajoutés a posteriori. Cependant, Khaldeï refuse de parler de trucage. Pour lui, sa photo du renne Jascha, debout dans un no man’s land , épargné par les tirs d’artillerie et d’aviation, est « une composition destinée à renforcer la signification de l’image » .

Khaldeï a d’ailleurs le sens de la mise en scène. Avant de partir pour Berlin, il entend réaliser une image forte de la victoire soviétique. Aussi fait-il confectionner trois drapeaux rouges par un ami tailleur. De son propre aveu, Khaldeï a en mémoire l’image de Joe Rosenthal, des GI en train de planter le drapeau américain sur le rocher d’Iwo Jima arraché aux Japonais. Le premier des drapeaux de Khaldeï fut planté à l’aéroport ; le deuxième au sommet de la porte de Brandebourg, où les soldats sont figés selon les canons de l’iconographie socialiste.

Pour le troisième, celui du Reichstag, il a engagé deux soldats, l’un pour tenir le drapeau et se pencher dans le vide, l’autre pour tenir les pieds du premier. « J’ai longtemps cherché le meilleur angle, raconte Khaldeï. Je voulais que la photographie montre quelque chose de Berlin. J’ai utilisé une pellicule entière, 36 clichés. » Et, par la volonté des censeurs soviétiques, il a fallu gommer un détail : un des deux soldats portait une montre à chaque poignet, preuve de pillage. Sur le tirage, il n’en porte plus qu’une.

Après la guerre, Khaldeï couvre le procès de Nuremberg et s’attache à cadrer au plus près, dans un noir et blanc terrifiant, le maréchal Hermann Göring, l’un des dignitaires nazis. Il réalise aussi des clichés célèbres de Staline. Il participe à la pérennisation de l’idéal communiste, auquel il est attaché. Mais Khaldeï est juif. Et dès 1948 il souffre de la campagne lancée contre les « éléments cosmopolites » qui va l’empêcher de travailler. En 1957, quatre ans après la mort de Staline, il rejoint la Pravda . A travers ce journal, il peut à nouveau exalter les vertus d’un communisme qui se veut moderne et rayonnant. Les années 1970 voient une nouvelle vague d’antisémitisme rampant poindre en URSS : Khaldeï doit démissionner du quotidien.

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Publié par le mai 1, 2017 dans Uncategorized

 

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