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Comprendre ce qui se joue pour tracer une perspective

30 Avr

Tandis que l’on nous invite à nous opposer sur faut-il voter ou non pour Macron, il y a bien autre chose à affronter.

Je l’ai dit souvent beaucoup de choses dépendent de la droite qui pour le moment est sans doute en train de vendre cher ses désistements, mais que fait le « peuple de droite », les forces conservatrices. Il y a autre chose qu’il faut surveiller de près, les ralliements cathos, non seulement Dupont Aignant, mais P.De Villiers et même Christine Boutin dont tout le monde se moque, mais qui est quelqu’un de complexe, une droite rigide sur les moeurs mais qui se veut « sociale »… En 2002, c’était la gauche PS qui n’avait plus de candidat, mais là c’est la droite et parmi elle, les cathos… pour la première fois l’église catholique ne « fait pas barrage » et le pape dit qu’il ignore qui sont les candidats et refuse de trancher entre les deux en disant que l’une est une droite « dure » et l’autre un total inconnu… En 2002, la hiérarchie catholique avait appelé à faire barrage… ce sont les effets du mariage pour tous, mais pas seulement, il y a aussi une religion très conservatrice sur les moeurs, mais qui joue l’ouverture avec les pauvres, le tiers monde… Vers quoi tout cela se dirige-t-il ? je l’ignore mais je crois que ce qui se joue dépasse nos abstentions, vote blanc ou Macron en se bouchant le nez.

C’est pour cela que la position de Philippe Martinez est parfaitement juste, il faut prendre le vote FN à la source dans l’entreprise et se battre contre sur des positions de classe, les seules efficaces dans cette mélasse et surtout si on veut préserver l’avenir parce que Macron ne résoudra rien au contraire, donc il faut se donner une perspective qui dépasse cette élections … je vous conseille de lire avec beaucoup d’attention l’interview de Philippe Martinez qui en vaut la peine, parce que le paradoxe de cette élection c’est qu’à l’instar de ce qui s’était passé avec maastricht ce qont des questions de classe, y compris celle de l’uE, qui sont posées alors que ces questions sont masquées par toutes les formes de communautarisme d’une société française en voie accélérée d’américanisation.

danielle Bleitrach

PS. Voici d’ailleurs ce que le Figaro raconte à propos du pape :

De retour d’Egypte, où il a notamment célébré samedi matin une messe dans un stade du Caire, le pape François s’est exprimé sur la course à l’Elysée.AFP PHOTO / OSSERVATORE ROMANO / HO

Le pape François, qui s’est refusé samedi à donner des conseils aux Français pour le second tour de la présidentielle, a confié «ne pas comprendre la politique intérieure française».

Aux détours d’une interview accordée samedi dans l’avion qui le ramenait d’Egypte, le pape François s’est vu demander son avis sur la présidentielle française. Et à l’image du silence gêné de l’Eglise française, il a botté en touche. L’Argentin s’est refusé à donner des conseils aux Français pour départager les deux candidats à l’Elysée, justifiant ce silence par un manque de connaissances approfondies sur le sujet.

«Je vous le dis sincèrement, je ne comprends pas la politique intérieure française», a déclaré le pape, interrogé à ce moment-là sur la tentation des catholiques français pour le vote populiste ou extrême. Puis vient le tour des deux qualifiés pour le second tour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. «Des deux candidats politiques, je ne connais pas l’histoire. Je sais que l’un représente la droite forte, mais l’autre, je ne sais pas d’où il vient, alors je ne peux pas donner d’avis», a-t-il dit en riant, sans citer les noms des deux candidats.

A huit jours du second tour, le candidat centriste à la présidentielle en France, Emmanuel Macron, a reçu samedi un soutien appuyé de François Hollande, tandis que sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen, a annoncé avoir choisi en cas de victoire comme Premier ministre le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Méfiant vis-à-vis de Trump

A noter que le pape avait été beaucoup moins prudent pendant la campagne électorale américaine. En février 2016, le pape François et Donald Trump, alors candidat à la primaire républicaine, avaient exposé à distance leurs profondes divergences. «Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne», avait lancé le pape, provoquant une réaction courroucée du magnat de l’immobilier, qui avait jugé «honteux» qu’un responsable religieux «mette en doute la foi d’une personne».

Donald Trump s’est cependant dit impatient de rencontrer le pape lors de son déplacement en Italie fin mai pour le sommet du G7 à Taormina (Sicile). «Je reçois tous les chefs d’Etat qui en font la demande», a répondu samedi le pape.

A noter pour terminer que le pape François a eu quelques mots pour le président Hollande. «J’ai cherché à avoir de bons rapports même avec l’ancien président (François) Hollande. Il y a eu un conflit autrefois mais on a pu en parler», a-t-il ajouté, probablement en référence au débat sur le mariage homosexuel ou au rejet par le Vatican de la nomination d’un ambassadeur de France homosexuel.

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Publié par le avril 30, 2017 dans Uncategorized

 

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