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En bref; les choses ne changent pas aussi vite qu’il y paraît

27 Avr

le texte de Pierre Alain Millet, publié ici présente de nombreux mérites, c’est une bonne base de discussion, mais je pense qu’il mérite discussion parce qu’il outre les facteurs de transformation du pouvoir politique. il a raison et je l’ai dit dès le départ de voir dans la résistible ascension de Macron la main de Hollande, Macron ne surgit pas du néant, mais bien de structures existant dans la société française fortement liées à l’Europe et à l’atlantisme et il bénéficie pour une part essentielle des partis y compris socialistes et ce n’est pas dans la région lyonnaise avec le soutien dès le départ de Collomb que nous pouvons ignorer ce phénomène. Le fait que même si le capitalisme est à l’offensive, il est contraint d’inaugurer des transformations profondes parce qu’il ne tient plus la colère des peuples avec les structures démocratiques existantes.

J’en tire deux conséquences rapides, premièrement effectivement nous sommes à la fin du cycle inauguré à Epinay autour de la prise en main du parti socialiste par François Mitterrand avec une union de la gauche soumettant le PCF et le transformant en force d’appoint. ce dont semble étonnement nostalgique Pierre laurent. Ce cycle mérite d’être analysé comme le suggère PAM comme celui d’une stratégie du PCF qui ne se comprend que dans sa rupture avec la conquête du pouvoir non pas d’un point de vue militaire mais insurrectionnel. Tout cela a besoin d’être analysé, compris. personnellement j’attribue un rôle central à ce que j’appelle « la destalinisation ratée » et donc la non résolution du caracctère original de la démocratie et du pouvoir politique dans le  socialisme en transition.

Mais si nous sommes à la fin d’un cycle, il ne faudrait pas croire non plus que la situation fait table rase de l’antérieur, le nouveau surgit sur le cadavre de l’ancien s’en nourrit. Et nous risquons de voir les législatives être l’occasion par exemple du renforcement des résistances locales autour des partis. De ce point de vue, la recommandation vaut aussi bien pour « En, marche » que pour les « Insoumis », plus gravement d’ailleurs pour les insoumis que pour En marche parce que le rapport de classe ne joue pas en leur faveur et un affrontement avec le PCF serait catastrophique pour tous. Pour le mouvement « Insoumis » comme d’ailleurs pour le PCF, ce dont semble ne pas se rendre compte la direction de ce parti.

Macron ce n’est pas la nouveauté(1), c’est la permanence d’une politique à la recherche d’une nouvelle relation avec les citoyens, il va probablement être élu et la question de sa majorité (grande coalition ou et cohabitation) semble assurer une stabilité qui n’est que fictive donc il s’agit de lui assurer une majorité mais aussi une opposition et visiblement le choix est Marine Le pen. On aura noté que Hollande est intervenu en fin de campagne, non pas pour contrer marine le Pen, mais mélenchon(2). Ce dernier risquait en effet de rompre avec le piège tendu à l’éléctorat populaire : ou accepter la poursuite de la politique ou aller noyer sa colère dans le FN. C’est d’ailleurs la possibilité d’échapper au piège de devoir appprouver une politique soutenue par moins d’un quart de l’éléctorat au nom de la grande peur inspirée par l’autre quart qui m’a fait personnellement choisir mélenchon, ça et sa politique de paix.Malheureusement nous n’avons pas pu éviter la catastrophe présente mais il ne faut surtout pas partir du pège pour définir une issue.

D’où le caractère pour le moins étonnant de l’appel dramatique  de Pierre Laurent , appel grotesque qui non seulement prétend renforcer la légitimité de Macron en pesant sur l’abstention et en provoquant le vote et dans le même temps faisant de madame le pen le danger commun d’une opposition stigmatisée. exactement la stratégie de Hollande qui en fait ne vise qu’à se doinner une base avec les débris du PS pour tenter d’endiguer l’assaut des insoumis contre ses élus.cela dit ceux qui veulent absolument qu’on prenne position pour l’abstention ne sont pas plus malins et à leur manière renforcent la situation.  Non seilement le parti communiste n’a pas compris la rupture avec Epinay chosie par Hollande et ce qu’il représente, mais il entérine la poursuite de la dite stratégie en confortant le vote autour de Macron et la désignation d’un opposant iséal. Donc il est dangereux de croire que nous sommes en pleine rupture.

OUi pourtant nous sommes cependant en pleine transformation, à la fois avec l’ébranlement des forces productives, la contrerévolution capitaliste pour impulser à son profit cette révolution technologique, et bien sur les dangers de guerre et de fascisme,. mais le monde est un laboratoire que dans le cadre trop longtemps maintenu d’une stratégie dépassée, nous communistes avons refusé de voir, parce que l’acceptation de la domination du PS se faisait en lui déléguant la compréhension  de la situation internationale et de la mondialisation. Nous avons sous l’influence du PS, mais aussi des courants trotskistes, accepté par haine de l’URSS une adhésion totale  à une pseudo idéologie des droits de l’homme, véritable intervention néo-coloniale,  dominée par le capital des etats-Unis. Nous avons ce faisant perdu pied y compris dans un monde en pleine mutation.  La force de melenchon a été de vouloir s’extraire de cette gangue, ce qui lui permet de porter un discours sur la paix profondément original.

.Rien ne naît de rien et je crois reconnaître la stratégie  de l’Amérique latine, celle qui y compris comme Fidel lui-même et Chavez ont considéré que l’anticommunisme était trop fort et qu’il fallait construire un mouvement national, d’indépendance anti-colonialiste à côté.A la seule différence que Fidel était marxiste et a réussi de ce fait à lier constamment non alignés et communisme.  Je suis prête à discuter de tout cela et c’est un peu ce que nous avons tenté ici. Il est clair que la france n’est pas l’Amérique latine ne serait que parce que nous avons été un pays colonisateur et le sommes encore, le dernier même en Amérique latine autant qu’en Afrique selon les latinos eux-mêmes. le fait que nous sommes un pâys qui depuis l’ère Mitterrand a accentué à la fois son rôle de prêteur usurier et aussi de vendeur d’armes ce qui l’a lié inextricablement au capital américain.

En outre, le modèle spécifique de l’Amérique latine avec son leader charismatique s’adressant directement au peuple et privilégiant le rôle de l’armée, malgré notre passion pour les maréchaux et général n’est pas le même… Déjà, tout le continent sud américain a un problème avec ce modèle surtout lié à des économies de rente, c’est l’absence d’un parti. même à Cuba, si les syndicats, l’armée révolutionnaire, les organisations de masse jouent un rôle fondamental dans la formidable résistance du peuple cubain, le rôle du parti est toujours plus problématique, que dire alors du Vénézuela où le parti de Chavez est accusé de toutes les corruptions. Ailleurs le rôle du parti est beaucoup plus central comme dans l’ex-URSS qui au contraire s’est toujours méfié du militaire… Mais ce qui est sûr c’est que la société française a inventé les partis, la droite , la gauche et ce n’est pas demain la veille qu’elle pourra se passer d’une telle structuration. PAM a raison de poser la question du parti simple machine électorale ou en capacité de restructurer la société civile, la classe ouvriere, les intellectuels comme a pu le faire le PCF.

Je lance toutes ces questions en réponse au texte de PAM pour dire à quel point nous avons un grand chantier devant nous..

danielle Bleotrach

(1) Le Monde décrivait la manière dont il a emporté avec lui l’éqsuipe de son ministère: .auquel il faudrait ajouter l’Institut montaigne qu’il se partageait avec Fillon, au profit des mêmes, ou l’imbrication de la haute fonction publique, du monde des affaires, là encore un modèle développé tout au long de la (e et signulièrement sous Mitterrand.

« Dès le lancement d’En marche !, en avril 2016, M. Macron s’est entouré de jeunes technocrates, souvent d’anciens strauss-kahniens, issus pour la plupart de son cabinet au ministère de l’économie. Les plus importants, ceux qui disposent d’un bureau au 6e étage du QG, à côté du candidat, se comptent sur les doigts d’une main. On y trouve Ismaël Emelien, 30 ans, qui dissèque l’opinion publique et établit la stratégie, même si le dernier mot revient toujours à M. Macron. Barbe de trois jours et grosses lunettes, cet ancien d’Havas a été le premier à quitter Bercy, en avril 2016, pour structurer le mouvement.

Dans sa valise, il a emmené Julien Denormandie, 36 ans, alors directeur de cabinet adjoint. Discret, cet ingénieur agronome de formation, qui a vécu deux ans en Egypte, est devenu le secrétaire général adjoint du mouvement et a un œil sur tout. Lui aussi venu de Bercy après un passage au cabinet de Jean-Paul Huchon au conseil régional d’Ile-de-France, Stéphane Séjourné, 31 ans, s’occupe des relations avec les élus. Il assiste notamment Jean-Paul Delevoye à la commission d’investiture pour les législatives. »

(2) Melenchon, c’est au contraire le monde des capacités qui ne trouve pas d’emploi et dont on sait le rôle qu’il a joué dans la Révolution de …. 1848. Oui nous sommes dans un monde nouveau mais qui parfois fait furieusement songer à l’univers Balzacien… Macron ce serait rastignas organisant le raccord entre la vieille aristocratie et les nouveaux riches barons … avec le monde vendu des médias…

 

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1 commentaire

Publié par le avril 27, 2017 dans Uncategorized

 

Une réponse à “En bref; les choses ne changent pas aussi vite qu’il y paraît

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