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ce qui nous a manqué et ce que nous devons construire

24 Avr

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Une vieille histoire, une force qui vient de loi  et dont il ne faut pas oublier les leçons

Quelques démonstrations importantes viennent d’être faites par ce scrutin:

Le fascisme a prouvé à quoi il servait à jouer les éclaireurs et les repoussoirs. Il est depuis plus de vingt ans destiné à obtenir du peuple français qu’il vote pour le candidat de l’OTAN, des traités transatlantique, de la loi El Khomry plus récemment, ce dont la majorité de notre peuple ne veut pas mais qu’on l’invite  à accepter parce qu’autrement il serait coupable de l’instauration du dit fascisme selon,les promoteurs du dit piègfe. Ce petit jeu que l’on nous joue depuis plus de vingt ans, personne n’en veut plus et la preuve en est la formidable raclée que les deux protagonistes du système ont pris, le PS et les Républicains. Ils en sont désormais à nous inventer un pur produit de marketing qu’ils feront élire sous prétexte de l’alternative fasciste. Nous n’avons pas intérêt à rester dans ce piège et nous devons le dénoncer mais en   laissant libre les électeurs sans pour autant appeler à l’abstention: faire une analyse politique claire de la situation et laisser le choix Le slogan approprié serait par exemple : Pas une voix pour le Front National, pour le reste que chacun juge en son âme et conscience. Mais notre analyse peut et doit éclairer les consciences sur la nature du piège et pourquoi nous n’avons pas pu l’éviter même si nous avons avancé …

Parce que le jeu du repoussoir tire à sa fin au point de nous inventer un leurre qui va être élu président malgré nous, sa politique qui est la simple poursuite de celle battue par les Français, celle de sarkozy et Hollande va provoquer de plus en plus de colère et si celle-ci demeure impuissante ou divisée comme elle l’est aujourd’hui, le capital finira bien par choisir le fascisme, l’exemple de Trump est là pour nous alerter . Le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons pas eu la force nécessaire, même si la magnifique campagne de mélenchon a pu nous entretenir dans l’illusion d’un hypothétique présence au deuxième tour, celle-ci était impossible sans l’union. En effet, l’élan rhétorique de Mélenchon qui parfois touchait si juste dans notre aspiration à la paix et à la justice de notre pays qu’il nous masquait la profonde division qui était la notre et qui est le principal obstacle à surmonter. L’union pas pour l’union, mais bien le rassemblement, celle qui faisait dire à nos grands parents, l’union à la base toujours, l’union à la base et au sommet quelquefois, l’union seulement au sommet jamais. Déjà nous dénoncions les combinaisons d’appareil comme une fausse union, celle derrière le pS que nous imposait cette constitution liberticide et notre propre faiblesse.  Pourtant  nous n’avons cessé y compris avec mélenchon  et le Front de gauche de rechercher les combinaisons d’appareil, avec les verts, avec les frondeurs, mais peu à peu une autre conception est en train de surgir

. Il faut aller plus loin, pas dans la peur des organisations et des partis, mais dans l’exigence d’autres partis et d’autres organisations. Il faut que ces partis et ces organisations soient capables de faire bouger les principales victimes en leur présentant une issue crédible. Un parti certes capable de faire face aux échéances électorales mais capable surtout de créer la vie politique en dehors de ces échéances.D’abord parce que pour les exploités ce sont tous les jours qui comptent, l’apprentissage de la résistance autant que la solidarité, la confiance s’acquiert avec le temps, la présence au quotidien.  Là encore il est bon de se rappeler les principes, dans une élection nous utilisons le terrain tel qu’il est, donc ce terrain doit être préparé et ne pas être laissé en jachère entre deux élections. Un parti communiste  digne de ce nom doit plonger ses racine dans la vie quotidienne sur les lieux de travail plus encore que dans les lieux de résidence. Ceux qui ont mené « la mutation » et qui ont eu à coeur de détruire ce tissu savaient ce qu’ils faisaient et la manière dont ils nuisaient à nos combats. Tour a été fait depus plus de vingt ans pour priver les peuples des moyens de se rassembler pour se défendre et ce moment électoral intense que nous venons de vivre a montré cette carence, le danger de voir sans cesse surgir des combats de petits chefs autour de leader charismatiques le temps d’une élection.

Ce qui c’est joué et qu’il ne faut pas sous estimer à savoir le renvoi des deux principaux partis qui sclérosaient la vie politique est le fruit du grand mouvement qui l’an dernier à secoué notre pays contre le démantèlement du code du travail, déjà à cette époque c’est dans le cadre de l’Europe, la corruption et la désunion syndicale qui a été l’arme du capital comme elle l’est aujourd’hui sur le plan politique. L’Europe telle qu’elle est s’avère à la fois l’instrument de cohésion des politiques d’austérité néo-libérale et de la division par mise en concurrence des travailleurs. Ceux qui se proclament anti-européen comme les fascistes mais le font en créant les conditions d’une plus grande division des travailleurs vont de fait dans le même sens. D’où l’extraordinaire confusion de la période et le fait que de repoussoir le fascisme xénophobe et raciste peut devenir l’ultime solution quand la démocratie n’est plus qu’un gadget. Nous n’en sommes pas loin. Les conditions paraissent réunies pour un éclatement et une lutte autour des postes de député que vont se livrer non seulement la droite et la gauche mais au sein des partis eux-mêmes. La droite a tenté de se rassembler en accordant tout de suite son soutien à Macron sous prétexte que Le pen c’était pareil que mélenchon (sic), l’anticommunisme est toujours sa boussole dans un temps où la différence est de plus en plus difficile à faire entre elle et le fascisme. On va assister à une lutte au couteau à l’intérieur du PS pour chaque poste d’élu, ce qui demeure le seul bien d’un parti en déshérence. Nous ne devons pas participer à ce spectacle mais bien chercher les conditions de lunité et du rassemblement.

Parce que ce qu’il manque c’est l’unité en particulier sur des bases politiques, dans le grand mouvement contre la loi Khomery ce sont les syndicats, la CGT en particulier qui ont du assumer un rôle politique mais aujourd’hui éclate la formidable carence dans ce domaine et la manière dont cette absence nous a livré à des manoeuvres . médiatico politique dont Macron est le piètre bénéficiaire.Tant que nous ,’aurons pas une force collective determinée et disciplinée, nous serons soumis aux jeux bourgeois dans lesquels ces gens là ne peuvent que nous gruger.

Il nous a manqué un parti communiste à la hauteur de ce mouvement pour l’amplifier et lui donner une perspective, un parti capable à la fois de rassembler et d’ancrer le pays dans une dimension de classe, sans sectarisme, sans caricature. La destruction de l’extérieur et de l’intérieur du PCF a joué une rôle essentiel dans cette carence. Il est arrivé à un tel niveau que l’on peut s’interroger sur les chances qu’il a de ressurgir d’une telle autodafée, d’une telle incapacité à être. Pourtant les faits sont là et tout doit être désormais poissé en ce sens: il faut une grand mouvement face à la politique qui va se poursuivre et s’amplifier, celui-ci a besoin de l’unité, du rassemblement, de surmonter les divisions et d’un parti qui sache rassembler et construire une perspective politique. Tous les mouvements basiques auxquels nous assitons et qui ne sont pas sans mérite parce qu’ils accélèrent la prise de conscience se heurtent à cette absence.

Dans l’immédiat, le grand rendez-vous doit être celui du premier mai et aussi les législatives. Dans ces deux cas ne donnons pas le spectacle de nos divisions mais rassemblons-nous pour battre à la fois le candidat de l’atlantisme et celle du fascisme en nous donnant des élus qui sauront faire face avec courage et détermination aux mauvais coups qu’ils nous préparent. de ce point de vue l’expérience de la loi khomery est là, les candidats communistes et Front de gauche ont été les plus efficaces, rassemblons-nous à la base sur le terrain pour avoir les candidats dont nous avons besoin et en qui nous pouvons avoir confiance.

Nous avons connu bien des combats, des victoires et des échecs, mais nous pouvons avancer si nous savons tirer la leçon de ces derniers.

Danielle Bleitrach

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2 Commentaires

Publié par le avril 24, 2017 dans Uncategorized

 

2 réponses à “ce qui nous a manqué et ce que nous devons construire

  1. COTTY Jean-Louis

    avril 24, 2017 at 4:21

    La lutte des classes continue terrible mais la seule issue est la destruction du système capitaliste…

     
  2. Dieselito

    avril 24, 2017 at 9:59

    Entre la peste et le choléra, pour préparer l’hiver français très fort « Penser Printemps »… ou ça https://www.youtube.com/watch?v=EExwEEjprlY. Une chose certaine, Le vote blanc récusatoire n’est toujours pas pris en compte. Et pour longtemps….

     

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