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Le communisme refuse de disparaître aux États-Unis

17 Avr
Emile Schepers, secrétaire des relations internationales du CPUSA.
Emile Schepers, secrétaire des relations internationales du CPUSA. Photo: Sergio Alejandro Gómez

Depuis que Donald Trump a été élu président, le Parti communiste des Etats-Unis (CPUSA) ne cesse de recevoir les demandes d’adhésion.

Les étatsuniens avec des idées marxistes ont été parmi les premiers à s’organiser après la Révolution d’Octobre. Leur parti, fondé en 1919, aura bientôt un siècle d’existence. Durant tout ce temps, ils ont vécu depuis l’âge d’or de la période entre les deux guerres jusqu’à à la répression de la guerre froide qui les a condamnés à une quasi clandestinité . Aujourd’hui, ils ont environ 5 000 membres répartis entre 50 états et 300 millions d’habitants.

« Malgré le spectre du maccarthysme qui pèse sur les États-Unis, il y a une curiosité croissante pour les idées communistes », a déclaré à Granma le secrétaire des relations internationales du CPUSA, Emile Schepers.

Anthropologue de profession, Schepers est né en Afrique du Sud et ses parents ont émigré pour fuir l’apartheid. Il a grandi dans les montagnes escarpées d’Adirondack, un paysage idyllique « si ça ne vous dérange pas d’endurer un peu de froid . » Il a rejoint le Parti en 1987, mais il est devenu familier avec les idées marxistes bien avant, alors qu’il visitait la banlieue du Maryland ou le quartier de Porto Rico à Chicago.

Schepers est conscient du fait que son pays est « loin d’être dans une situation pré-révolutionnaire », au moins dans les termes communistes. « Mais le capitalisme montre les symptômes de sa phase terminale au niveau international. »

Dans le cas des États-Unis, la crise financière a touché de nombreuses personnes et a installé le sentiment que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans des conditions pires que leurs parents.

Les dernières administrations, qu’elles soient démocrates ou républicaines, n’ont pas résolu les problèmes de la grande  majorité dans le pays, dit-il. L’histoire montre, selon le leader communiste, que le mécontentement populaire ne prend pas toujours un cours progressiste.

« Lors des dernières élections, la manipulation idéologique a généré une avalanche de droite. En Virginie, l’état où je vis actuellement, beaucoup de Blancs pauvres sont venus voter pour Trump, pas seulement les riches « .
L’ extraction du charbon est la principale source d’emplois dans la région et au cours des dernières années, l’industrie a perdu des milliers d’emplois. La campagne républicaine s’est employée à dénoncer les politiques environnementales de Barack Obama comme étant responsables de la crise.

En même temps, les idées progressistes de Bernie Sanders ont mobilisé des millions de jeunes dans les primaires démocrates. Schepers est convaincu que si le sénateur de l’état du Vermont avait été le rival de Trump, il aurait gagné.

Dans ce scénario, dit Schepers, le rôle de la gauche doit être de lutter contre les manipulations et la « fausse conscience » de classe. « C’est très difficile lorsque les médias traditionnels sont entre les mains des entreprises et que les stations locales à l’intérieur du pays ne transmettent que les discours de prédicateurs annonçant la fin du monde »..

Parmi les objectifs du CPUSA, il y a celui d’éduquer et d’apporter leurs idées à plus de gens par tous les moyens possibles.

Sur le Web, les communistes disposent d’un portail mis à jour qui permet de connaître le programme du Parti et de ses luttes ainsi que de remplir un formulaire d’adhésion ou de payer des cotisations.

Mais le grand défi, dit-il, reste d’organiser encore les travailleurs et les structures syndicales, sans ingérence dans leurs affaires intérieures, pour défendre les droits des travailleurs défavorisés.

Le CPUSA soutient également la cause palestinienne et rejette le militarisme américain. Sa position de soutien à la révolution cubaine est de longue date, à laquelle s’ajoute maintenant la République bolivarienne du Venezuela, contre qui les Etats-Unis concentrent leurs attaques.

« Le 17 Décembre (2014), il nous a surpris, mais il avait de bonnes nouvelles. Obama n’a pas  fait tout ce qu’il pouvait, bien qu’il ait avancé à certains égards ».

Schepers estime que le soutien au Congrès pour mettre fin au blocus augmente et reçoit un soutien à la fois républicain et démocrate. « Certains par humanisme et d’autres motivés par des sentiments d’intérêts économiques, mais en tout cas contre cette politique. » Les seuls qui continuent de promouvoir le blocus, ajoute-t-il, sont les idéologues de l’extrême droite, en particulier Cubano-Américains en Floride.

Tous les sondages indiquent que le peuple américain soutient le rétablissement des relations.

« Maintenant, nous ne savons pas ce que Trump va faire, s’il va écouter les voix des idéologues ou celle des gens », dit-il. « En général, les communistes américains sont optimistes. »

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Publié par le avril 17, 2017 dans Uncategorized

 

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