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La politique de Trump qui est celle d’un Fillon comme d’un Macron accélère la crise et le recours ultime à la guerre: vers une nouvelle crise financière

14 Avr

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Après la crise dite des subprimes de 2008, il a beaucoup été question de « régulation ». Celles-ci ne se sont pas attaqué à la base de la crise, la manière dont les pratiques frauduleuses des banques en matière de crédit reposaient sur une tentative fondamentale de relance de l’économie tout en faisant pression sur l’emploi et les salaires, le crédit suppléant aux revenus réels au niveau des particuliers, des ménages et même des entreprises comme les PME, celles qui n’étaient pas liées au secteur financier et qui étaient écrasées par les frais financiers. Aux Etats Unis, l’administration Obama a fait voter la loi Dodd-Frank qui n’a pas empêché les banques de prêter de l’argent. Cette  loi de 2.300 pages a été votée en 2010 et environ trois-quarts de ses dispositions ont été finalisées. Elle vise à mieux encadrer les produits dérivés, ces instruments financiers au coeur de la crise financière de 2008 ; à mieux protéger les consommateurs contre les ventes abusives de crédits et de cartes bancaires ; enfin à mettre un terme à la menace des banques « too big to fail » (trop grosses pour faire faillite). La recette ? Imposer des niveaux de capitalisation plus élevés, faire passer régulièrement des tests de résistance et demander aux banques de rédiger leur « testament ». Ce dernier permet d’anticiper une éventuelle faillite et d’éviter ainsi que l’Etat n’ait d’autre choix que de sauver les établissements à la va-vite avec l’argent du contribuable. Il en a été de cette loi comme de l’Obamacare, elle n’avait pas pour vocation de changer le système mais d’en corriger les excès en particulier pour les retraités et les plus pauvres. Elle a été accusée d’être à l’origine d’une fiscalité insupportable pour les classes moyennes alors même que dans le même temps n’était pas mises en cause les dépenses militaires et que le thème de l’insécurité était exploité à fond. 


Trump, sur l’insistance de Gary Cohn et Steve Mnuchin (ex-salariés de Goldman Sachs), continue de faire pression pour démanteler cette loi qui pourtant n’a pas empêcher loin de là les banques de prêter de l’argent. Le prêt d’argent ayant été le choix capitaliste consistant à favoriser la consommation pat l’endettement plutôt que par l’augmentation des salaires, ce qui aboutit bien sûr à favoriser les crédits de moins en moins assurés. Cette logique au niveau des ménages et des particuliers a son pendant au niveau des Etats avec les dépenses militaires. La dette n’est donc pas une fatalité due à l’incurie des ménages et des états, elle est le produit artificiel d’un choix financier. Conc la loi Dodd-Franck a été une modeste tentative de régulation de la finance que Trump remet en cause. 

  1. Trump accélère le démantèlement promis, il veut politiquement engranger des soutiens rapidement en mettant en application xce qu’il a promis En 2018, il y a des élections au Congrès et il ne veut pas seulement avoir le soutien des Républicains en vue de ces élections mais renouveler ce parti dans son sens, avec des députés plus obéissants.
  2. Axes principaux, un crédit plus facile, des dépenses militaires en augmmentation et une fiscalité sur les entreprises et les ménages réduite et enfin de « grands travaux ». Le plus facile: les dépenses d’armement pour lesquelles il n’y a pas d’opposition au Congrès. La fiscalité allégée n’est pas intervenue mais la Bourse en anticipe les résultats, soutient la consommation. Déjà il y a plus d’inflation, des taux plus élevés  et un dollar plus fort qu’il va essayer de réduire en faisant pression contre le Chine, le Japon et l’Allemagne dont il considère les monnaies trop faibles.
  3. Donald Trump signe son executive order au sujet de la loi Dodd-Frank pour libérer au plus vite les « banques enchainées » (banks shackled) – c’est son terme – il demande à repousser, sinon supprimer, la Fiduciary Rule. Cette Fiduciary Rule oblige les conseillers financiers à agir dans le meilleur intérêt de leurs clients (dans l’esprit d’Obama, il s’agissait surtout de protéger les retraités).

On voit bien la logique entre cette ligne politique et l’ambiance guerrière qui semble se développer sous des « principes moraux » de lutte contre des dictatures réelles ou supposées, laisser les banquier agir à leur guise, augmenter les dépenses militaires y compris pour faire accepter sa lutte contre l’inflation et l’augmentation du dollar à d’autres pays..

Une nouvelle crise financière guette et la politique des Etats-Unis est une sorte de fuite en avant par rapport à cette crise. Les craintes sur l’euro ne sont pas un phénomène isolé . La pression continuelle sur l’emploi et les salaires que l’on prétend compenser par les facilités du crédit sont déjà à l’origine de la crise des subprimes de 2008. La réponse de Trimp mais aussi d’un Macron et même d’un Fillon n’est pas très différente de celle de Trump, en finir avec les limitations du crédit pour pouvoir peser plus sur les salariés, compenser par une baisse de la fiscalité, sacrifier les fonctions de service public de l’Etat aux dépenses militaires.

Les défauts de paiement augmentent

Les données de la Fed montrent que l’activité de prêts aux entreprises a été forte, peut-être même trop. Voilà pourquoi elle commence à diminuer. Nous avons vécu un cycle d’expansion du crédit colossal grâce à l’argent bon marché créé par les banques centrales et aux politiques monétaires ultra accommodantes qui étaient sensées compenser la pression sur l’emploi et sur les salaires. Aux Etats-Unis comme partout, les défauts de paiement sont en augmentation comme les difficultés qu’enregistre l’activité du crédit. .

L’an dernier, les entreprises ont affiché un volume annuel de défauts arrivant cinquième au palmarès des volumes de défauts les plus élevés. Selon Forbes, « 62 entreprises ont fait défaut sur 59,3 Mds$ de dettes, soit 57% de plus que les 37,7 Mds$ de défauts enregistrés en 2015 ». 

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La Bank of America vient de révéler que ses défauts de remboursement de crédit à la consommation sur 30 à 90 jours augmentaient à nouveau sensiblement. Il en est de même pour Wells Fargo. Les défauts de remboursement sur carte bancaire enregistrent un plus haut sur 42 mois. Les pertes sur crédits automobiles subprime sont à leur plus haut niveau depuis la crise de 2008.

Les banques qui accordaient davantage de prêts immobiliers disent à présent qu’elles vont resserrer leurs critères. On craint de plus en plus que le taux de défauts augmente, tout comme il l’a fait juste avant les dernières crises financières.

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1 commentaire

Publié par le avril 14, 2017 dans Uncategorized

 

Une réponse à “La politique de Trump qui est celle d’un Fillon comme d’un Macron accélère la crise et le recours ultime à la guerre: vers une nouvelle crise financière

  1. josephhokayem

    avril 14, 2017 at 6:26

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

     

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