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Washington, nous avons un problème

12 Avr

En dehors de Macron de plus plus clairement hollandisé et Hamon lui totalement dépassé, la plupart des candidats et des gens de bon sens sont stupéfaits devant cette politique de Trump. L’article du Soir belge, qui n’est pas à proprement parlé un journal révolutionnaire fait état de ces légitimes inquiétudes devant un président dont plus personne ne sait où il va. S’il s’agissait d’une vision rationnelle on pourrfait imaginer qu’il veut détruire l’oNU et la remplacer par un organisme encore plus à sa solde, mais on se dit aussi qu’il négocie désormais avec la Chine comme s’il s’agissait de vendre ou d’acheter une de ses biens immobiliser (note de Danielle Bleitrach)

CHINA-USA_NORTHKOREA

Il n’y a aujourd’hui aucun motif de croire à un retour à la normale du fonctionnement du président des États-Unis, et plus globalement de l’exercice du pouvoir par l’équipe qui manœuvre la première puissance mondiale. Il y a même davantage de raisons d’être inquiets car, cette fois, ce pouvoir fait « joujou » non pas avec la réforme du système de sécurité sociale ou la régulation de l’entrée de migrants sur son territoire, mais avec l’équilibre du monde et, singulièrement, avec une nation qui dit maîtriser l’arme nucléaire – la Corée du Nord.

L’absence de lisibilité de la politique menée depuis la Maison-Blanche inquiète par-dessus tout. C’est le règne de la confusion qui empêche de comprendre, d’anticiper et de justifier les actions entreprises ou les menaces proférées. Quelle est la philosophie du président dans ses rapports avec la Russie, la Chine, le Moyen-Orient ? Quelle est celle de ses conseillers ? Et, au fait, qui a aujourd’hui l’oreille de ce camelot qui négocie l’aide de la Chine face à la Corée du Nord, comme il conclurait la vente au plus offrant d’un de ses hôtels ? La ligne nationaliste et identitaire « Bannon » a-t-elle perdu du terrain au profit de celle d’un clan de conservateurs, constitué autour de son gendre (!), partisan d’un retour à une politique étrangère plus classique ? Qui connaît la réponse claire et durable à cette question ?

On avait cru déceler une inflexion vers un interventionnisme plus classique de gendarme du monde suite à l’intervention militaire unilatérale sur la Syrie. On avait tout faux car, depuis jeudi dernier, les contradictions se multiplient sur la doctrine syrienne de la Maison-Blanche : les États-Unis veulent-ils la fin d’Assad ou de l’Etat islamique ? Comment envisagent-ils de conclure cette guerre civile en cours depuis six ans ? Comment vont-ils utiliser la force au-delà du cas syrien  ? Et si ce n’est pas l’émotion qui gère l’utilisation de la force américaine, quoi d’autre alors ? Personne ne peut le dire. Le Congrès américain peut juste exiger ex post des explications. Trop tard ?

En ce moment, le monde, ébahi, ne peut que constater qu’une présidence sans vision et sans contrôle vient de faire bouger un porte-avions vers la péninsule coréenne, assurant, par tweet, que les Etats-Unis peuvent régler seuls le compte de Kim Jong-un. À cette différence près que lorsque le président des Etats-Unis a le doigt sur son téléphone portable, le leader nord-coréen l’a, lui, sur le bouton nucléaire.

Qui a dit « Je ne suis pas inquiet » ?

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Publié par le avril 12, 2017 dans Uncategorized

 

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