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Vél’ d’Hiv : comment a été organisée la rafle

11 Avr

Publié le 12-01-2015 – Mis à jour le 21-04-2015

Le 16 juin, en accord avec les forces d’occupation, les autorités de Vichy acceptent de livrer 22 000 juifs de la région parisienne. L’opération, prévue initialement le 13 juillet, mobilise 6000 agents de police. Heureusement, des fuites permettent à près de 9000 juifs d’échapper à cette arrestation.

L’AUTEUR

couverture historia 666 1942 l'été de l'infamie nationale

Michele Cointet, professeur d’histoire contemporaine

Enseignante à l’Université de Tours, Michèle Cointet est l’auteur de Pétain et les Français (Perrin 2002) et de L’Église sous Vichy (Perrin 2000).

Extrait du no 666 du magazine Historia.

 

 

Depuis la conférence de Wannsee, du 20 janvier 1942, qui décide de la solution finale, les plus hauts responsables nazis organisent l’extermination des juifs d’europe. en france, le gouvernement laval est appelé à collaborer à cette entreprise en procédant à l’arrestation, au regroupement et à l’expulsion d’un premier contingent de 100 000 personnes. pourquoi le régime de vichy accepte-t-il d’aider l’occupant ? l’antisémitisme d’etat, satisfait par les statuts des juifs, n’en est même pas la raison essentielle. le chef du gouvernement, pierre laval, revenu au pouvoir en avril 1942, est obsédé, comme son prédécesseur l’amiral darlan, par la reconnaissance de la souveraineté française à l’ensemble du territoire. garantie par l’armistice de juin 1940, celle-ci est régulièrement violée par les allemands en zone occupée et contestée à Paris même, qui n’est plus la capitale.

Réussir une grande opération policière en zone occupée ne serait-il pas le meilleur moyen d’imposer aux Allemands le respect de la souveraineté française ? Laval, qui a déjà clairement affiché ses bons sentiments envers la collaboration, saisit l’occasion d’offrir les services d’une administration française dont l’efficacité, selon lui, ne manquera pas d’être récompensée par les autorités d’occupation. Aucune considération humaine ne saurait avoir sa place dans cette froide stratégie de la raison d’État. Dans ce régime de dictature, il n’y a pas à se préoccuper d’une opposition.

des arrestations de juifs ont déjà été opérées, en 1941, à paris : l’opération cette fois-ci sera d’une tout autre ampleur et nécessitera une minutieuse préparation franco-allemande. rené bousquet, secrétaire général à la police, représente pierre laval aux réunions d’organisation avec les autorités allemandes. Également présents, de hauts responsables de la police parisienne, du ravitaillement et du commissariat aux questions juives. le 16 juin 1942, les partenaires se mettent d’accord : 22 000 juifs étrangers de 16 à 55 ans seront arrêtés par la police française dans la région parisienne et 10 000 en zone libre. Le 7 juillet, la date initiale du 13 juillet est repoussée aux 16 et 17 juillet pour éviter une concordance avec la fête nationale.

REPÈRES

 

  • 14 mai 1941 : première rafle de 5150 juifs étrangers et apatrides à Paris.
  • 20 août 1941 : deuxième rafle de 4000 juifs à Paris. Ouverture du camp de Drancy.
  • 6 décembre 1941 : un millier de notables juifs est à son tour envoyé à Drancy.
  • 1er mars 1942 : première déportation de juifs vers Auschwitz.
  • 16-17 juillet 1942 : rafle du Vél’ d’Hiv.
  • 26-28 août 1942 : rafles en « zone libre ».
  • 17 août 1944 : départ de Drancy du dernier convoi de déportés juifs.

 

Les fichiers de la préfecture de police recensant les juifs constituent le meilleur instrument pour l’organisation de la rafle. Pendant que sont extraites les fiches des futures victimes, se tient, à Vichy, un étrange conseil des ministres. Pierre Laval, qui ne veut ni endosser de responsabilité, ni éveiller de critiques de la part de certains ministres, use de sa méthode éprouvée : imprécision, semi-mensonges, affirmations chaleureuses et rassurantes, étalage de bonne foi. Selon lui, il ne s’agit nullement de prendre une décision mais simplement d’informer sur des intentions allemandes qui ne concernent pas les Français. Les occupants envisagent de créer, à l’est de l’Europe, un État juif et d’y rapatrier les israélites originaires du Reich. lls en ont le droit – Laval rappelle la convention d’armistice. Lui-même ne serait d’ailleurs pas fâché d’y envoyer un jour des indésirables.

Certes, bien que la France ne soit pas impliquée dans cette affaire, le chef du gouvernement a cru bon de faire aux Allemands une proposition pertinente : « dans une intention d’humanité, les enfants sont autorisés (sic) à accompagner leurs parents. » il affirme aussi qu’aucun juif français ne sera envoyé dans un camp d’internement. rassuré par ces déclarations ambiguës, le maréchal Pétain, qui avait refusé jusque-là de donner l’ordre à la police d’arrêter des juifs français, cette fois ne dit plus rien. Les ministres n’éprouvent pas non plus le besoin de poser des questions.

Le 11 juillet, les fonctionnaires français se disent prêts pour le 16 juillet. La proposition de Laval concernant les enfants n’est pas connue puisqu’il est décidé d’arrêter les juifs de 16 à 60 ans et les juives des 16 à 55 ans et de remettre les enfants aux services de l’Assistance publique puis de l’UGIF, l’Union générale des israélites de France, créée le 29 novembre 1941, chargée de l’assistance sociale à la communauté juive. Le 13 juillet, sont organisées les équipes d’arrestation – inspecteurs en civil et agents de police – avec un renfort des élèves des écoles de police. Les permissions sont suspendues à partir du 15 juillet : 3000 hommes procéderont aux arrestations ; un même nombre assurera les transports et l’organisation et cinquante autobus de la Compagnie des transports en commun de la région parisienne, la CTRP, renforceront le potentiel automobile de la police.

Malgré toutes les précautions, une aussi vaste opération, préparée en une dizaine de jours, ne peut demeurer secrète. Dès le 10 juillet des juifs quittent Paris et sont signalés par la police. Des auxiliaires féminines, chargées dans les mairies de la distribution des cartes d’alimentation, et recrutées pour trier les fiches des juifs, ont prévenu des familles.

Des policiers aussi, qui ont averti certaines de leurs connaissances par des messages codés (« Il fera très chaud dans la nuit du 16 juillet. Vous devriez aller dormir au frais. ») L’UGIF a reçu de la police l’ordre de constituer de gros stocks d’équipement et a reçu des cartes de légitimation qui mettent à l’abri de la déportation les membres de l’organisation qui en sont titulaires. Des tracts de résistants juifs circulent aussi dans Paris. Notre Voix, publication clandestine en français et en yiddish, annonce une grande rafle et conseille la fuite. Un témoin rapporte qu’arrivant rue des Pyrénées, dans la cour de son immeuble où habitent des familles juives, il trouve les locataires en discussion avec la concierge. Son mari, agent de police, a révélé les menaces qui pèsent sur la communauté.

Grâce au bouche à oreille la nouvelle se répand. Ceux qui n’ont pas réussi à fuir Paris prennent des dispositions pour aller coucher à l’hôtel, chez des relations non juives, dans des chambres de bonnes, des caves… Les femmes et les enfants, qui n’ont jusque-là jamais été touchés par les rafles, resteront à la maison. Mais, dépourvus d’argent et de relations, certains hommes ne savent pas où se réfugier et la rue leur semble encore plus dangereuse que le logis familial. Des juifs, bien intégrés socialement, ne se sentent pas menacés par une opération qui ne saurait concerner que des étrangers et des marginaux. À un employé de mairie qui lui conseille de se réfugier dans un couvent, une femme médecin déclare : « Inutile. Ils n’arrêteront pas un médecin ! »

ET AILLEURS

 

Pologne. Le 22 juillet, les Allemands entreprennent de déporter les 300 000 juifs du ghetto de Varsovie vers Treblinka, à raison de 6000 personnes par jour.

 

Dans la nuit du 16 juillet, à 3 heures du matin, à l’angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton, dans le XVe arrondissement de Paris, quatre camions déposent des gardes mobiles. Ils s’installent dans le Vél’ d’Hiv, le Vélodrome d’hiver, bien connu des Parisiens qui y assistaient aux populaires Six Jours cyclistes. Des agents de la circulation arriveront par la suite pour régler une circulation exceptionnelle.

À 4 ou 5 heures (selon les quartiers ou les communes de banlieue) la rafle commence. Tous les arrondissements de Paris sont concernés. Les arrestations les plus nombreuses devront avoir lieu, par ordre décroissant, dans les XXe, XIe, IIIe, Xe, IVe et XVIIIe arrondissements. Des opérations sont prévues aux Lilas, à Saint-Ouen, à Montreuil, à Vincennes. Le quartier est quadrillé par des gendarmes et des gardes et les 889 équipes de policiers reçoivent les fiches indiquant le domicile – immeuble et étage – des juifs à appréhender. Les cars de police ou de la CTRP se rangent dans les rues. Les équipes de police réveillent la concierge de l’immeuble, qui recueillera les animaux familiers et gardera les clés. Les policiers frappent aux portes : « Police. Ouvrez ! » Ils vérifient l’identité des personnes et leur ordonnent de préparer leurs bagages. Les consignes sont strictes : ne pas discuter, ne pas examiner les cas sur place, emmener les enfants avec les parents, même s’ils sont français de naissance. Le tri se fera dans les centres primaires de regroupement : commissariat, école, gymnase de quartier.

En général, les policiers se comportent correctement. Certains laissent du temps pour préparer un baluchon et des provisions pour deux jours. D’autres proposent : « Préparez-vous, nous reviendront dans une heure. » L’un d’eux envoie un enfant acheter du pain : « Tu ne vas pas te sauver ? » Mais qui comprend ? Où se cacher quand tout le quartier est bouclé ? Des voisins sont parfois disposés à héberger un enfant. Le jeune Théo Tobiasse – le futur peintre – vit avec sa famille à Paris depuis 1931. Le 16 juillet, alors que la police est au troisième étage, la concierge grimpe jusqu’au cinquième et glisse un mot sous leur porte : « Dans un instant, ils seront chez vous. » La famille monte au dernier étage et attend dans le couloir des chambres de bonne où n’habite aucun juif, et qui ne sera donc pas fouillé. Après la rafle, les Tobiasse redescendent dans leur logement. Ils y vivront cloîtrés jusqu’en août 1944. Les policiers s’en sont tenus aux appartements fichés, négligeant les cours, les caves et les espaces non occupés. Pourtant, 12 884 juifs sont arrêtés. Tandis que les célibataires et couples sans enfants – environ 6000 – sont dirigés directement vers le camp de Drancy, les familles avec enfants – environ 7000 – sont conduites au Vélodrome d’hiver. L’espace est vaste mais étouffant sous les verrières bleuies pour la défense passive. La poussière obscurcit encore l’endroit, à peine éclairé par de grosses lampes. Les gens s’entassent sur les gradins avec leurs paquets. Le terre-plein central est, en principe, réservé à l’enregistrement des familles et à une infirmerie de fortune, avec ses brancards alignés.

Presque rien n’a été prévu pour recevoir ces milliers de personnes. Arrêtées à l’aube, certaines ne possèdent pas les deux jours de provisions exigées. Mis à part la visite d’André Baur, président de l’UGIF, et de deux de ses collaborateurs, aucun organisme n’a – pour maintenir le secret – été chargé de prévoir l’assistance. Même le Secours national, émanation du régime de Vichy, qui coordonne alors les œuvres sociales en France, n’est pas admis dans le vélodrome le premier jour. Seuls des quakers peuvent distribuer deux caisses de biscuits.

L’hygiène est lamentable. La moitié des vingt urinoirs et des dix cabinets ont été fermés à cause d’une fenêtre qui pourrait favoriser les évasions. Tout est rapidement bouché. La puanteur est insupportable, plus encore que le brouhaha ponctué des appels aux haut-parleurs.

L’eau manque aussi. Des jeunes gens apportent des baquets qui servent à ceux qui disposent de récipients et les rares infirmières parcourent les gradins avec des brocs. Ce n’est que le second jour que les pompiers branchent dans la Seine une lance qui traverse le Vél’ d’Hiv et aboutit dans une petite cour.  L’eau sert aux rapides ablutions et à la boisson. Des ouvriers d’un atelier Citroën voisin jettent des pains dans la cour. Des bénévoles du Secours national et des infirmières de la Croix-Rouge donnent de la soupe et des provisions puisées dans leurs stocks (sardines, madeleines, lait). Le premier jour, lors de leur visite, André Baur et ses collaborateurs ont tenté d’organiser le service médical. Gallien, chef de cabinet de Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, venu en inspection, a trouvé la situation satisfaisante. Aussi n’a-t-il autorisé que la présence de trois médecins à la fois et d’une dizaine d’infirmières. Une partie de l’hôpital Rothschild, devenu prison sanitaire, a été vidée de ses malades pour libérer des lits pour les prisonniers du Vél’ d’Hiv. Il n’en accueillera pourtant pas beaucoup car chaque transfert doit être autorisé par un médecin de la préfecture de police, toujours joint par téléphone. Le Dr Weill-Hallé, l’un des pères du vaccin BCG, trie les contagieux. Les enfants atteints de coqueluche, rougeole, scarlatine sont installés à même le sol, dans les loges du vélodrome, sous des couvertures.

Crises cardiaques ou crises de coliques néphrétiques ne sont pas des raisons suffisantes pour être évacuer vers l’hôpital. Seuls motifs valables : les accouchements, les cas chirurgicaux, les femmes enceintes de plus de quatre mois. Un fou dangereux, qui a assommé ses voisins à coups de bouteille, bénéficie de cette mesure, ainsi que ses victimes. D’autres, considérés comme des simulateurs, restent au Vél’ d’Hiv.

Le service d’ordre n’est pas sévère, honteux plutôt. Un gendarme dit : « Si je devais assister encore une autre nuit à ce spectacle, je deviendrais fou ou je me tuerais. » Pourtant aucun des 7000 internés ne va se révolter. Une centaine de femmes se rassemblent bien devant les portes, pour réclamer du lait et de l’eau pour leurs enfants, mais les esprits se calment dès qu’elles obtiennent satisfaction. Les autres, abasourdis, inorganisés, respectueux de l’ordre, attendent un destin qu’on leur annonce rassurant : une installation familiale à l’est de l’Europe. Les enfants, insouciants, qui organisent des parties de glissades sur les pentes de la piste, parlent de « Pitchipoï », un lieu mystérieux et légendaire.

Quelques juifs parviennent à s’échapper. Des enfants sont poussés dehors par leurs parents au moment de la relève des policiers. En métro, ils se rendent chez des camarades de classe dont la famille se révèle en général accueillante. Elle se chargera de l’enfant ou le remettra, un peu plus tard, à des services français qui le confieront à l’UGIF, une étape avant,  malheureusement, une autre arrestation.

Parfois, des personnes repèrent ces jeunes en ville et les orientent vers des religieux, comme les membres de la congrégation Notre-Dame-de-Sion qui les placent dans des orphelinats ou des familles. Certains retournent à leur domicile qui a été quelquefois pillé par les voisins. Ils se réfugient à la cave, sont aidés par les concierges ou sont dénoncés et arrêtés à nouveau.

lettre jetée par le train

Lettre jetée par le train.
Jusqu’au dernier. La destruction des juifs d’Europe (Épisode 5). Crédit Photo : © Stiftung Denkmal für die.

arrivée de femmes et d'enfants juifs au camp d'extermination d'auschwitz

Arrivée de femmes et d’enfants juifs au camp d’extermination d’Auschwitz. Crédit Photo : Mémorial de la Shoah.

De Drancy, le premier convoi, d’un millier d’hommes et de femmes, part pour Auschwitz le 19 juillet 1942. Les transports se succèdent les 22, 24 et 27 juillet 1942.

Pour les autorités, le bilan de la rafle est très inférieur à l’objectif fixé de 22 000 personnes. Les Allemands se plaignent de fuites qu’ils imputent aux services de la préfecture de police.

Il est aussi déséquilibré : 3031 hommes environ pour 5802 femmes et 4051 enfants. Ce résultat aura des conséquences dramatiques pour les enfants. Le sort des plus jeunes n’est pas arrêté au soir du 16 juillet. Il faut attendre l’avis des Allemands à la proposition française de les déporter. Laval, pas plus que les services du ravitaillement, n’a envie de les prendre en charge, les orphelinats peinant déjà à nourrir leurs pupilles. Ils serviront donc à gonfler les chiffres de la rafle et éviteront d’arrêter trop de juifs en zone libre – les rafles sont déjà programmées – où le gouvernement craint les réactions de l’opinion publique. Laval n’a pas d’état d’âme puisqu’il a transféré la responsabilité de la décision finale aux Allemands. En attendant, il est décidé d’envoyer les enfants et leurs mères dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, dans le Loiret. Aucun des gardiens du Vél’ d’Hiv n’imagine qu’il soit possible de séparer, sans cris et déchirements, les femmes de leurs enfants en plein Paris. Ce sera plus facile dans ces lieux isolés du Loiret.

Le 21 juillet, Adolf Eichmann donne à Theodor Dannecker, responsable pour la France de la politique antijuive, l’autorisation d’organiser dès que possible des convois pour les enfants. Dans un premier temps, partent du Loiret les parents et les enfants de plus de 13 ans. Les gardiens doivent séparer à coups de crosse et par des jets d’eau froide les mères et leurs enfants. Quelques femmes restent pour s’occuper des plus petits.

camp de drancy

un dessin de georges horan : arrivée des enfants internés au camp de drancy à la gare du bourget-dran

Drancy avant « Pitchipoï »
Georges Horan crayonne l’arrivée d’un convoi d’enfants juifs internés au camp de Drancy à la gare du Bourget-Drancy. On leur promet un départ pour le pays merveilleux de « Pitchipoï ». Crédit Photos : Mémorial de la Shoah.

Le 14 août, la police française transfère à Drancy un premier convoi d’enfants de moins de 13 ans. Ils sont sales, encombrés de baluchons, hagards. La chaleur de l’été et les soupes de choux et de rutabagas provoquent des diarrhées et les assistantes sociales ont du mal à nettoyer, sans savon, le linge maculé.

Les enfants sont installés au quatrième étage de l’immeuble de la cité à loyer modéré à peine achevée où ils se blottissent, les uns contre les autres sur les matelas souillés, jetés à même le sol. Deux ou trois jours après leur arrivée, ils sont réveillés à 5 heures du matin. Ils pleurent, refusent de s’habiller et il faut appeler les gendarmes pour les descendre dans la cour où a lieu un simulacre d’appel (ils ne connaissent en général pas leur nom de famille). Il leur faut encore passer à la fouille où la police aux questions juives confisque petits bracelets et boucles d’oreilles. On les mène dans les autobus qui se dirigent vers la gare du Bourget. Les wagons sont plombés et gagnent Auschwitz où les enfants survivants – les cheminots belges trouveront une vingtaine de petits cadavres oubliés dans des wagons – seront gazés dès leur arrivée.

ÉGALEMENT SUR FRANCETV ÉDUCATION

couverture historia février 2015

Un dossier spécial en partenariat avec historia : l’éclairage du magazine sur la série documentaire de référence jusqu’au dernier. la destruction des juifs d’europe, réalisée par blanche finger et william karel : entretien avec paul rozenberg, producteur du documentaire, et commentaire de ses moments-clés ou méconnus par l’historien johann chapoutot, professeur à la sorbonne et grand spécialiste de l’idéologie nazie – une sélection d’articles extraits du no 818 du magazine historia et accompagnés d’extraits vidéo du documentaire.

EN PARTENARIAT AVEChistoria
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2 Commentaires

Publié par le avril 11, 2017 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Vél’ d’Hiv : comment a été organisée la rafle

  1. Dieselito

    avril 11, 2017 at 11:06

    Danielle, à citer Historia vous prenez le risque de les mettre dans l’obligation de s’autocensurer….

     
  2. THE OWL - JACOB CRIMINOLOGY

    avril 11, 2017 at 4:48

    A reblogué ceci sur THE OWLet a ajouté:

     

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