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Appel-pétition pour une approche objective, ouverte et contradictoire de la Révolution russe à l’approche du 100e anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917

18 Mar

Ni lunettes « blanches » sur Octobre 1917 ni « Livres noirs » anticommunistes à répétition !

Et si l’on débattait enfin de manière sereine à propos d’Octobre 1917 et de ses suites ?

Un appel d’historiens, d’intellectuels et de militants du mouvement ouvrier. 8 mars 2017, centième anniversaire du début de la russe. 

Appel lancé par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’ contemporaine à Paris-VII, par Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant et par Jean Salem, philosophe, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

A l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.

Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’ – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).

Les signataires du présent texte sont atterrés de voir des professionnels du champ historique se fondre dans l’air vicié de notre époque anticommuniste, « postmoderne » et anti-progressiste en abondant, sans scrupules méthodologiques excessifs, le dossier hyperboliquement à charge de l’Octobre russe. Ceux-là même qui évoquent avec commisération la trop « naïve » historiographie d’hier et qui dénoncent les « partis-pris » propres à la conjoncture politique qui suivit Stalingrad, le 8 mai 1945* et l’émergence d’un puissant parti communiste en France, ne s’interrogent pas une seconde sur la configuration politique actuelle dans lequel ils déploient leur réflexion « historique » soi-disant critique : offensive néolibérale mondiale, annexion à l’orbe euro-atlantique des ex-pays socialistes, domination de Berlin sur la « construction européenne », poussée du FN et droitisation de la société française, casse des conquêtes sociales du CNR liées à l’action des ministres communistes de 1945-47, résurgence d’Empires capitalistes rivalisant pour l’hégémonie mondiale, poussée hexagonale, européenne, voire mondiale de diverses variétés d’extrémisme de droite et d’intégrisme religieux, dégradation du rapport des forces planétaire entre le Travail et le Capital,  diabolisation de la Fédération de Russie, que l’OTAN presse sur ses frontières de Vilnius à Kiev, multiplication des guerres néocoloniales travesties en « droit d’ingérence humanitaire » (Afrique, Proche-Orient), criminalisation des activités communistes dans les ex-pays socialistes (Pologne, Tchéquie, Bulgarie…), négationnisme caractérisé des autorités japonaises à propos des génocides commis en Corée ou en Chine, quand ce n’est pas l’adoubement pur et simple de groupes néonazis qui prolifèrent dans le sillage des pouvoirs fascisants appuyés par l’UE et par l’OTAN (Ukraine, Hongrie, ex-Républiques soviétiques de la Baltique)…

Cette tentative pseudo-historique de « kärchériser » Octobre 1917 dans la mémoire collective prend objectivement place dans un paysage historiographique dominé par la réaction :

  • complaisance accrue envers la colonisation française (cf les « aspects positifs de la colonisation » – sic – que les milieux sarkozystes prétendent inscrire dans les programmes scolaires),
  • dénigrement de la Révolution française, notamment de sa phase jacobine et robespierriste,
  • tendances à réhabiliter Vichy et à déprécier la Résistance patriotique (notamment en niant le rôle éminent qu’y jouèrent les communistes),
  • rapport dévoyé à l’histoire nationale qui, tantôt dévalue la construction multiséculaire de l’État-Nation au profit d’une historiographie euro-politiquement correcte, tantôt prétend ressusciter un « roman national » expurgé des affrontements de classes et de l’apport des communistes au Front populaire, à la Résistance, aux réformes progressistes de la Libération, au refus des guerres coloniales, à la défense des libertés, de la paix, de la souveraineté nationale, de l’égalité hommes-femmes et du progrès social,
  • amalgame odieux perpétré par les programmes et les manuels scolaires, sous le nom de « montée des totalitarismes », entre le Troisième Reich et la patrie de Stalingrad*,

Bref tout se passe comme si certains milieux qui accaparent l’édition, les médias et une bonne partie de l’Université, étaient moins soucieux d’éclairer sous un angle dialectique, dynamique et éventuellement contradictoire, les Dix Jours qui ébranlèrent le monde (comment donc un simple « putsch » bolchevik aurait-il pu mobiliser des millions de prolétaires et de paysans, balayer les armées blanches soutenues par dix-huit corps expéditionnaires étrangers, susciter une extraordinaire floraison culturelle, soulever l’enthousiasme du mouvement ouvrier et des peuples dominés, vaincre l’ « invincible » Wehrmacht puis, durant sept décennies, mettre au cœur de la problématique géopolitique mondiale la contradiction socialisme/capitalisme, la décolonisation et l’égalité hommes-femmes ?) que de faire rétrospectivement la leçon aux peuples, et surtout, à la jeunesse, pour les détourner à jamais des luttes ouvrières et révolutionnaires…

En noircissant à plaisir Octobre 1917, ses causes, son déroulement et ses suites, ne cherche-t-on pas aussi à rosir ou à blanchir au maximum le terrible bilan de la restauration mondiale du capitalisme qui, sous le nom de « mondialisation libérale », a résulté de la liquidation de l’expérience multiforme issue de la Révolution bolchévique ? Pourtant, les enquêtes d’opinion attestent que, expérience successivement faite des deux systèmes sociaux antagoniques, les peuples de l’ex-camp socialiste, et plus fortement encore ceux de l’ex-URSS, continuent d’honorer Lénine et tout ce qu’a permis la construction d’une société alternative en fait d’acquis sociaux, de paix civile, de droit au travail, d’accès aux soins et à l’éducation, de respect des minorités, de développement des langues et des cultures nationales, d’essor scientifique, etc. De vrais démocrates ne se doivent-ils pas d’écouter la parole des peuples au lieu de l’écraser sous le vocable méprisant d’ « Ostalgie » ? Est-il donc si gênant que les peuples qui ont successivement testé les deux systèmes sociaux, et qui n’ont pas oublié pour autant les blocages du « socialisme réel » dans les années 70/80, affirment désormais, après avoir tâté de la restauration capitaliste, de l’ « intégration européenne » supranationale et néolibérale, de la déstabilisation sanglante de pays entiers (Yougoslavie, Ukraine…), de la montée des extrémistes de droite, de la pression militaire exercée par l’OTAN aux frontières de la Russie, que le socialisme était sans doute meilleur, défauts compris, que l’explosion des mafias et des inégalités qui lui a succédé sous l’appellation fort discutable de « démocratie libérale » ?

C’est pourquoi, bien que les signataires de ce texte n’aient pas nécessairement tous la même approche de l’histoire russo-soviétique, ils mettent un point d’honneur à dire avec force que la Révolution d’Octobre 1917 doit cesser d’être uniquement lue à travers les lunettes « blanches », « thermidoriennes », contre-révolutionnaires, voire carrément fascisantes de celles et de ceux qui étudient moins le mouvement communiste, les luttes des classes dominées et les révolutions populaires – y compris de plus en plus souvent la Révolution française et la Commune de Paris – qu’ils ne les combattent passionnellement, sans même avoir l’honnêteté intellectuelle d’afficher leur orientation partisane.

Il ne s’agit nullement pour nous d’exiger une hagiographie de la Révolution russe mais de permettre aux jeunes générations d’aborder l’étude du passé dialectiquement, d’en mesurer la complexité à partir des dynamiques de classes et des rapports de forces internationaux réels de l’époque, en prenant en compte tous leurs aspects ; et surtout, il faut mener cette étude sans œillères anticommunistes, sans préjugé antisoviétique et in fine, sans position de principe contre-révolutionnaire.

Contre ceux qui tentent déjà de préempter la prochaine commémoration d’Octobre 1917 sur la base d’un préjugé antibolchevique affiché, rouvrons le débat contradictoire, revenons aux faits et procédons à leur re-contextualisation. En un mot, évitons de faire de ce 100ème anniversaire d’Octobre une forme de revanche posthume pour les « Blancs » et pour tous ceux qui, à notre époque, rêvent d’un monde définitivement acquis au capitalisme, à l’intégration euro-atlantique, à la régression sociale, aux guerres impérialistes et à la fascisation politique.


*Rappelons qu’en 1966, lors de sa visite d’État à Moscou, le général De Gaulle a loyalement rappelé le rôle majeur et central que la « Russie soviétique » a joué dans leur libération de notre pays..


Les premiers signataires :

Marie-Claude Berge, professeur d’histoire ; Gwenaël Bidault, syndicaliste CGT (Sécurité sociale, 22) ; Jean-Pierre Bilski, professeur d’histoire (34) ; Pierre Boismenu, psychanalyste et philosophe : Danièle Bleitrach, sociologue (13) ;  Christiane Combe, professeur de SVT retraité (19) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, psychanalyste (59) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste (59) ; Jean-Marc del Percio, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste (44) ; Bruno  Drweski, maître de Conférences HDR, Membre de l’ARAC ; Henriette Dubois, « Nelly » dans la Résistance, ancien agent de liaison des FTP de la zone Sud, chevalier de la Légion d’honneur ; Marianne Dunlop, professeur agrégé de russe ; Jean-Michel Faure, professeur émérite de sociologie, titulaire d’un doctorat 3ème cycle à l’EHSS sur l’Agriculture Russe ; Vincent Flament, militant de la solidarité internationale, 59 ;  Joëlle Fontaine, professeur d’histoire retraitée ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Jean-Christophe Grellety, professeur de philosophie (33) ;  Jean-Pierre Guelfucci, militant syndical, fils de Résistant ; Gilda Guibert, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue théorique Etincelles, fils de Jean Hemmen, Fusillé de la Résistance, ancien militant de l’Internationale communiste et des Brigades internationales d’Espagne (80) ; Gisèle Jamet, professeur d’histoire ; Edmond Janssen, éditeur (75) ; Jean-Pierre Kahane, mathématicien ; François Kaldor, avocat honoraire ; Fadi Kassem, diplômé de Sciences po. Paris, professeur agrégé d’histoire (78) ;  Jacques Kmieciak, journaliste (62) ;  Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’ (92) ; Guy Laval, psychiatre (75) ; Ivan Lavallée, universitaire et chercheur en informatique ; Yves Letourneur, poète, philosophe ; Thérèse Lévené, enseignante-chercheure en sciences de l’éducation, université de Lille 1, vice-présidente du CNU 70, syndiquée au Snesup ; Olivier Long, universitaire et peintre ; Antoine Manessis, fils de Résistants, historien ; Annette Mateu-Casado, anc. documentaliste, fille de combattants antifascistes espagnols ; Aymeric Monville, éditeur de livres de philosophie et d’histoire (92) ; Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur d’études (75) ; Anna Persichini, syndicaliste CGT (Métallurgie – 06) ; Guy Poussy, conseiller honoraire du Val-de-Marne ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF de Corrèze (dite la « Petite Russie »), ancien député ; Christophe Pouzat, neurobiologiste (94),  Benoît Quennedey, historien (75) ; Marie-Noël Rio, écrivain (Allemagne) ; Hervé Sczepaniak, professeur de lettres ; Jean-Pierre Sienkiewicz, agrégé de physique, syndicaliste (24) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme (59) ;  Romain Telliez, historien. Université de Paris-Sorbonne ; André Tosel, professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice ; Yves Vargas, philosophe, fils de Résistant ; Maxime Vivas, écrivain et journaliste.

S’associent à cet appel-  à l’international :  Barbara Flamand, écrivain, Bruxelles ; Domenico Losurdo, philosophe et historien, professeur émérite à l’Université d’Urbino (Italie) ; Anita Prestes, professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro ; Miguel Urbano Rodrigues, anc. député portugais au Conseil de l’Europe, anc. militant antifasciste et anticolonialiste, historien du mouvement communiste

Signer en ligne l’appel pétition :

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4 Commentaires

Publié par le mars 18, 2017 dans Uncategorized

 

4 réponses à “Appel-pétition pour une approche objective, ouverte et contradictoire de la Révolution russe à l’approche du 100e anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917

  1. jean sans terre

    mars 18, 2017 at 11:20

    On fait un travail sur la mémoire ou sur l’histoire ? L’histoire dont on tire les leçons.
    La mémoire c’est un petit punaise plantée sur un tableau !

    La ligne opportuniste du PRCF n’a rien à voir avec le bolchévisme de Lénine.
    Il est vrai que sur son blog le PRCF écrivait un article élogieux au menchévique MARTOV.

    Commémorer 17 serait tirer la gloire d’une authentique révolution sur eux au moment où cette organisation rabat le mouvement ouvrier, qui n’en finit pas d’être étouffé dans le réformisme, sur le petit-bourgeois Mélenchon, jusqu’à défendre les députés du PCF sortants.

    Le PRCF est illégitime pour s’accaparer le bolchévisme et même l’idée de révolution.

    Dans un de vos post, Danielle, vous dénonciez la dérive nationaliste de cette organisation.

    Suffirait-il de sortir de l’euro, de l’UE pour retrouver la souveraineté nationale ?

    La monnaie ce n’est pas la pièce de 1 euros que vous mettez dans votre caddy, c’est le jeu des écritures entre monopoles multinationaux. Entre monopoles et banques qui injecte de la monnaie dans l’économie en faisant crédit anticipant les profits à réaliser.

    Les nationalisations « démocratiques » c’est tout simplement un plan de sauvegarde du capitalisme.
    Qui ne remet pas en cause l’économie marchande basée sur l’exploitation de l’homme par l’homme.

    Le PRCF parle de « coopération internationale » avec les BRICS, qualifiées de nations émergentes alors que la Russie, la Chine, le Brésil, l’Inde … sont des Etats impérialistes qui n’ont d’autres fonctions que de servir leurs bourgeoisies contre d’autres impérialismes.

    Pour le PRCF l’aliénation culturelle réside dans le tout-anglais. Que je sache les gavroches de ma cité ne parle pas anglais. Ils sont pilorisés dans le quartier par manque de qualification et par une volonté monopoliste de les maintenir en réserve de main d’oeuvre dans un ghetto social à l’aide de la flicaille militarisée.

    « Réduire les inégalités par la taxation, par la réforme fiscale favorisant les couches populaires », et pourquoi pas le partage des richesses. LAISSANT EN PLACE LE SYSTEME CAPITALISTE,

    le PRCF ne veut arracher que le coussin sur le trône des profiteurs !!!!

    (D’après un tract du PRCF distribué dans la manif de la fonction publique)

     
  2. etoile rouge

    mars 19, 2017 at 3:09

    En tout cas en restant dans l’UE, l’euro, l’OTAN on aggrave la situation de la classe ouvrière on favorise les menées de guerre du principal et plus dangereux impérialisme auquel les classes dominantes françaises et ses couches alliées sont en totale collaboration au point de mettre encause la langue de la République autre recul d’abord pour les enfants des quartiers défavorisés qui n’auront accès qu’à un enseignement de leur langue et de leur histoire pire et seront de plus marginalisés supplémentairement par la langue de l’empire aux mains des classes supérieures vendues à ce même empire. qu’on le veuille ou non cette question UE, Euro, OTAN est un obstacle à franchir . Il faut en sortir en créant un état différent , social , socialiste. Je crois même que le PRCF parle toujours des questions d’hégémonie de la classe ouvrière et de la dictature du prolétariat.
    Jean sans terre l le peuple a une terre même les damnés de la terre.

     
  3. jean sans terre

    mars 19, 2017 at 8:03

    @etoile rouge

    La lutte pour le socialisme, c’est maintenant. Nous vivons à l’époque du passage du capitalisme au socialisme. Nous avons bien trop attendu justement à cause des opportunistes et révisionnistes dans nos propres organisations. La situation est gravissime et dangereuse.

    Comme vous le dîtes le prcf « PARLE » d’hégémonie de la classe ouvrière……….. mais tout en appelant à voter pour le bourgeois Mélenchon …

    Lisez ce que dit la direction du PRCF dans une lettre à Mélenchon :
    « Nous disons en outre que, le MEDEF et le CAC-40 étant fanatiquement acquis à la mortelle « construction » euro-atlantique, une politique progressiste tendant à affranchir notre pays de l’UE déboucherait très vite sur un affrontement de classes majeur qui ne manquerait pas, à terme, de poser la question du socialisme pour notre pays … »

    Vous voyez, le PRCF attend la sortie de l’UE qui débouchera sur un AFFRONTEMENT DE CLASSE MAJEUR pour poser la question du socialisme.

    Donc faut il penser que pour le prcf, l’affrontement actuel est un affrontement mineur ???

    Il y avait sur la manif de Mélenchon du 18 mars, une affiche du PRCF où Lénine balayant les profiteurs sur une mappemonde a été remplacé par Mélenchon.
    Mélenchon à la place de Lénine… Que vous dire ? Il va falloir combien de temps pour comprendre l’opportunisme de cette orga.

    Quant à l’anglais qui vous rend si prolixe , mon propos concernait l’aliénation culturelle qui ne peut se résumer à l’imposition d’une langue, imposition que vous exagérer. Au départ il s’agissait de l’imposition de l’anglais dans l’entreprise (j’ai bien connu cela, y compris au travers des documents techniques sur lesquels je travaillais), vous avez transformé cette lutte en défense de la langue, au risque de passer pour chauvin.

    Relisez Marx, les ouvriers n’ont pas de patrie (de terre).
    Concernant la Nation, il n’y en a pas UNE MAIS DEUX. La nation bourgeoise et la nation prolétarienne en devenir au cours du processus révolutionnaire et se confirmant dans le socialisme. C’est la lutte de classe avec ses alliés qui transforme le prolétariat en Nation.

    Toutim pour la démocratie. Il y a la démocratie bourgeoise dont les formes doivent être défendues par la classe ouvrière quand elles sont attaquées, et une démocratie prolétarienne en devenir dans les luttes où la classe ouvrière peut se créer ses propres institutions, voire installer un double pouvoir préfigurant le pouvoir populaire pour lequel elle combat..

     
  4. jean sans terre

    mars 20, 2017 at 10:40

    Le socialisme petit-bourgeois (Extrait du Manifeste du Parti Communiste – Marx Engels)

    « Ce socialisme analysa avec beaucoup de sagacité les contradictions inhérentes au régime de la production moderne. Il mit à nu les hypocrites apologies des économistes. Il démontra d’une façon irréfutable les effets meurtriers du machinisme et de la division du travail, la concentration des capitaux et de la propriété foncière, la surproduction, les crises, la fatale décadence des petits bourgeois et des paysans, la misère du prolétariat, l’anarchie dans la production, la criante disproportion dans la distribution des richesses, la guerre d’extermination industrielle des nations entre elles, la dissolution des vieilles moeurs, des vieilles relations familiales, des vieilles nationalités.

    A en juger toutefois d’après son contenu positif,
    ou bien ce socialisme entend rétablir les anciens moyens de production et d’échange, et, avec eux, l’ancien régime de propriété et toute l’ancienne société,
    ou bien il entend faire entrer de force les moyens modernes de production et d’échange dans le cadre étroit de l’ancien régime de propriété qui a été brisé, et fatalement brisé, par eux.
    Dans l’un et l’autre cas, ce socialisme est à la fois réactionnaire et utopique. « 

     

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