RSS

La conférence du 11 février de la Sorbonne est disponible ici…

25 Fév

La conférence de la Sorbonne est disponible ici :  https://vimeo.com/205051942

« URSS, vingt ans après. Croquis de voyage et retour de l’Ukraine en guerre », par Danielle BLEITRACH et Marianne DUNLOP
VIMEO.COM|PAR LESFILMSDEL’AN2

Appuyez sur le lien, si vous avez la patience de suivre notre conférence jusqu’au bout vous comprendrez le travail qui est le nôtre. Le blog n’en est qu’un aspect et nous préparons de nombreux rendez-vous nationaux et internationaux sur la célébration de la Révolution d’octobre. Il y a beaucoup à faire, hier je suis allée dans ma librairie habituelle pour prendre le livre de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri: Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler… Il y a eu une conversation entre un client très cultivé et amoureux de la littérature russe, le libraire et moi… La conversation a débuté à propos de Joukov par un ricanement du libraire sur le fait qu’être le héros de l’armée rouge ne lui avait pas rapporté grand chose… Et il a commencé à accuser Staline, l’homme cultivé a renchéri en se proclamant marxiste libertaire, ennemi de toute autorité… Il ne voyait que la disgrâce de Joukov, mais il semblaient ignorer les faits réels, certes Joukov est littéralement harcelé par Staline, mais il est réhabilité par ce dernier et il est sous le stalinisme le premier militaire professionnel à entrer à part entière au Bureau Politique du Parti. Il est ministre de la Défense et c’est lui qui envoie les chars russes à Budapest. Sa véritable disgrâce c’est sous Khrouchtchev dont il a pourtant appuyé la prise de pouvoir et ce en 1957.

Ce qui renvoie à la question que posait Fidel à propos du stalinisme, un de ses reproches était la manière dont Staline avait refusé de s’appuyer sur les potentialités de l’armée rouge, ce qui lui aurait permis de mener à bien une œuvre nationale révolutionnaire à moindre coût qu’avec le seul parti. C’est aussi le dilemme d’un Joukov: « jusqu’où l’armée et le parti peuvent-ils se distinguer l’un de l’autre sans s’éloigner l’un de l’autre? En sortant de cette conférence et en préparant celle de Montreuil autour de mon livre sur Brecht et Lang et le nazisme, j’ai eu l’occasion de discuter avec un camarade syndicaliste, ancien de la Gauche prolétarienne et désormais au PCF. Je lui ai dit mes interrogations au sujet de Staline, du pouvoir soviétique et la réflexion des Cubains sur le rôle de l’armée révolutionnaire. Je lui ai expliqué le rôle de l’armée à Cuba dans la formation des cadres révolutionnaires, comment il m’avait semblé que les syndicats jouaient un plus grand rôle dans la période spéciale du moins que le parti qui me paraissait un peu bureaucratisé… le camarade m’a fait remarquer qu’il s’agissait là d’un modèle sud-américain avec la figure (au sens positif) du caudillo. L’Europe se méfiait d’une dictature militaire dont le modèle restait Napoléon et la volonté des bolcheviques avait été de faire jouer ce rôle au parti et exclusivement au parti, pour éviter les aventuriers… Selon lui Staline avait eu raison de ne pas accorder ce rôle à l’armée rouge…

Pour revenir à la discussion dans la librairie, nous étions loin de ce genre de réflexion, j’ai eu droit à n’importe quoi. Quand j’ai dit que la Révolution bolchevique avait eu une postérité immense, non seulement la victoire sur le nazisme, non seulement d’autres pays comme la Chine, le Vietnam, Cuba, mais tout un mouvement d’émancipation et y compris des acquis sociaux dans notre pays par la classe ouvrière de peur de la contagion. L’homme cultivé a hurlé: vous n’avez pas honte de vous réjouir des congés au prix de 200 millions de morts du stalinisme et du communisme? Je lui ai demandé d’où il tirait ces chiffres et s’il incluait dans celui-ci la contre-révolution blanche, l’intervention des puissances occidentales, la saignée hitlérienne… Jamais personne n’avait atteint un chiffre pareil… la seule chose qui les a fait taire a été mon origine juive et la manière dont l’armée rouge, le sacrifice soviétique m’avait sauvée… C’était les mythes du siècle qui s’affrontaient, mais ce n’est pas cela qui m’intéresse ou plutôt je veux comprendre pour dépasser les terreurs enfantines, l’incapacité à agir pour retrouver la volonté de transformer, bref le contenu de notre conférence…

Vous comprendrez qu’il nous faut du temps pour lire, pour travailler… et il m’en reste peu…

Danielle Bleitrach

 

Advertisements
 
2 Commentaires

Publié par le février 25, 2017 dans Uncategorized

 

2 réponses à “La conférence du 11 février de la Sorbonne est disponible ici…

  1. jantcolin

    février 25, 2017 at 6:38

    Danièle,

    J’ai « visionné » la vidéo attachée… Bravo !!! A quand la révolution ? 75 balais bientôt passés, j’aimerais lors de mon grand départ pouvoir envisager qu’elle reste possible (& en permanence à faire…) Salut & fraternité,

    Antoine (qui aimerait bien te voir un jour, comme jadis, à une réunion de section…)

    >

     
  2. histoireetsociete

    février 25, 2017 at 7:04

    cher Antoine, le mieux pour rester au Parti est de ne pas être confrontée aux pratiques des camarades… Mais si vous faites le Révolution n’oubliez pas de m’appeler, je serai avec vous… Je te remercie de ton appréciation positive, elle me fait chaud au coeur et me donne la force de continuer…

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :