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Trump fixe 20% de taxes sur les importations mexicaines; le chef des « patrouilles des frontières  » est démissionné

27 Jan

Au risque de choquer bien de mes amis, je dirais que l’élection de Trump présente peut-être des aspects favorables, ceux de nous faire prendre conscience que ce que je qualifierais de post-moderne, ou de libéral libertaire est mort, même si ses zombies comme Emmanuel Macron et une bonne partie de la presse française errent dans les ruines et feignent encore d’en être les maîtres. Trump est caricatural, une sorte d’incarnation de la brute au front de taureau des tableaux de Picasso, ce mur redouble l’inhumanité de sa politique, mais dont on oublie qu’une portion est déjà construite et que franchir cette frontière est un drame. De surcroît, quelles seront les conséquences économiques et surtout politiques de sa politique?  Ainsi, au delà des 20% de taxes qui prétendent étrangler le Mexique, il vise l’Alena, ce traité signé en 1994 qui a déclenché la résistance d’abord des zapatistes, puis  de tout l’hémisphère sud et dont le Mexique ne se remet pas. C’est contre l’Alena que Lula a regroupé le Mercosur et s’est uni à Chavez. L’indignation face à la politique de Trump nous évite de dénoncer celle d’Obama et la manière dont partout lui et Clinton ont créé des coups d’Etat « légaux » pour renverser les gouvernements progressistes. Quand on voit l’hypocrisie de journaux comme le Monde qui n’ont cessé d’approuver cette abominable politique d’Obama, dénoncer celle de Trump qui n’en est que le prolongement et dont les effets les plus nocifs interviennent à partir de ce qui a été réalisé sur ces pays, l’Alena au Mexique en est l’illustration, elle a fait de ce pays une colonie. L’exemple type est celui d’un pays jadis producteur de maïs dont les petits producteurs ont été ruinés, tandis que le maïs transgénique des Etats-Unis les envahissait, forçant à l’immigration (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Trump continue de remplir ses promesses électorales.

Après les menaces qui ont conduit le président mexicain à annuler sa visite à Washington, Donald Trump voulait avoir le dernier mot. Pour prouver que sa bravade n’est pas de façade et que le Mexique va payer le mur de la frontière qu’il veut renforcer, le président américain a l’intention de fixer une taxe de 20% sur toutes les importations en provenance de ce pays.

De cette façon, il a dit avoir  l’intention de tenir sa promesse électorale, et que ce taux servira à payer pour le mur qu’il veut construire sur la frontière commune, selon ce qu’a déclaré aujourd’hui  le porte-parole de la maison Blanche, Sean Spicer.

Le porte-parole, à bord d’Air Force One a décrit aux journalistes présents qu’ils considèrent qu’il s’agit d’une décision déjà prise par Trump. il se soucie peu des récentes déclarations du président mexicain Enrique Peña Nieto, qui a déclaré que son pays « ne croit pas dans les murs» et ne va pas mettre un sou pour la construction.

Toutefois, cette taxe ne peut pas être appliquée immédiatement, car l’Accord nord-américain de libre-échange (ALENA), signé par les États-Unis, le Canada et le Mexique il y a plus de deux décennies est encore en vigueur. Un traité qu’il veut aussi examiner et auquel il  peut réserver le même sort que le Partenariat Trans-Pacifique (TPP, son sigle en anglais), dont se sont retirés les États-Unis hier après la signature du décret.

En fait, Trump a déjà soulevé la nécessité de renégocier l’ALENA avec le Mexique et le Canada et, au cas où ils refuseraient, a annoncé que les États-Unis vont quitter cet accord commercial.

Interrogé sur les détails de cette nouvelle taxe, Spicer a simplement dit que cela faisait partie des plans de réforme fiscale au gouvernement et que son application devrait avoir le soutien du Congrès, dominé par les républicains.

L'ancien chef de la US Border Patrol, Mark Morgan.Nicholas KammAFP

Démission du chef du  US Border Patrol, après que Trump ait annoncé qu’il construirait le mur

Le directeur de l’agence US Border Patrol, Mark Morgan, a annoncé sa démission jeudi, un jour après que le président américain, Donald Trump, ait annoncé l’ouverture immédiate des travaux de construction du mur frontière avec le Mexique, a rapporté l’AFP. En fait, Mark Morgan, chef des services de patrouille des frontières, s’est vu demander par l’administration Trump de quitter ses fonctions, ont dit à Reuters deux sources au fait du dossier. Mark Morgan a déclaré à son personnel, jeudi matin, qu’il ne démissionnait pas mais quittait la direction de ses services à la demande de la nouvelle équipe républicaine, selon un responsable du département de la Sécurité intérieure qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat. Néanmoins la nouvelle a été présentée comme « une démission ».

La démission de Morgan fait partie du plan de l’administration Trump visant à renouveler l’agence et pour atteindre les objectifs de renforcement des contrôles de la frontière américaine du sud avec l’embauche de 5000 nouveaux gardes-frontières. Il ne faut pas s’imaginer que Mark Morgan a des problèmes de conscience, ce qui se passe déjà à la frontière du Mexique est une honte pour la conscience de n’importe quel responsable, il s’agit simplement d’un vidage généralisé des cadres, jamais le spoil system américain n’est allé aussi loin comme pour bien marquer le programme de rupture plus encore que ce qu’il l’est réellement.

Morgan est un agent vétéran du FBI avec 20 ans de carrière dans le corps, beaucoup de ces années ont été dépensées en charge de la division à El Paso (Texas) et il a passé du temps en poste à Bagdad (Irak). On imagine qu’avec ces deux références ce ne sont pas les Etats d’âme qui ont provoqué la démission mais que celle-ci lui a été imposée. C’est moins l’individu qui n’a pas eu pratiquement le temps d’agir dont on a sollicité la démission, mais la politique d’Obama.

Il a été affecté en tant que directeur de l’agence de la Border Patrol en juin 2016, pratiquement à la veille des nouvelles élections. Le syndicat des agents de patrouille des frontières, qui avait apporté son soutien à Trump durant la campagne présidentielle et a salué les premières décisions du nouveau président, s’était montré critique envers Mark Morgan. Le syndicat lui avait reproché son soutien aux plans de Barack Obama visant à préserver de l’expulsion une partie des immigrants clandestins.

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2 Commentaires

Publié par le janvier 27, 2017 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Trump fixe 20% de taxes sur les importations mexicaines; le chef des « patrouilles des frontières  » est démissionné

  1. etoile rouge

    janvier 29, 2017 at 6:05

    Mais Clinton , Obama, trump sont des facettes du choléra et de la peste! Seuls les défenseurs du capitalisme voient des différences. C’est le même orchestre jouant la même partition avec des instruments différents dont les sons différenciés nous cachent qu’il s’agit du même thème! Clinton ou trump c’est la peste ou le cholèra que diffuse les capitalistes! Vive le socialisme, vive l’URSS

     
  2. etoile rouge

    janvier 29, 2017 at 6:07

    Seul le socialisme peut nous sortir du désastre qui s’annonce, 25 ans après l’URSS qu’ont construit de justes les communistes anticommunistes, les capitalistes de toute eau, les sociaux démocrates? Ils ont tout détruit et nous vendent les paradis artificiels de la drogue et de la religion!

     

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