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Les hommes qui décident sur les corps des femmes aux États-Unis

25 Jan

Ce texte et ces photos ont été publiés sur Cubadebate, le site cubain, il montre que Trump a repris une longue tradition des présidents et des élus républicains et que l’effroi qu’il suscite tient probablement à d’autres raisons que cette malencontreuse habitude des présidents républicains. Il n’empêche, il faut savoir rompre avec une tradition. Quand Jean Paul II est venu à Cuba, il a discuté avec Fidel Castro de l’avortement des femmes cubaines, Fidel Castro lui a répondu « mon père, nous sommes mal placés vous et moi pour statuer sur cette question, je propose qu’on demande leur avis aux femmes Cubaines ». C’est donc visiblement une vision du respect des femmes qui ne relève pas seulement de l’appartenance au sexe masculin et même à la race blanche, mais qui peut opposer communistes et réactionnaires. C’est dans le cadre de la montée de ceux-ci qu’aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, par exemple en Pologne, on assiste à une telle régression. Un large rassemblement sans provocation mais avec la conscience du caractère global de la régression qui nous menace est donc nécessaire. Dans tous les cas, la participation des femmes aux enjeux politiques, ceux de l’emploi, des salaires, du refus de l’austérité, du service public, et de la paix est une garantie de leur présence dans les lieux où l’on décide à leur place. Faisons de la politique et ne soyons pas simplement comme le veut la bourgeoisie traditionnelle « les personnes du sexe » (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Lundi, le président américain Donald Trump a signé un décret contre l’avortement qui affecte considérablement l’accès aux services de santé de la reproduction pour les femmes dans le monde entier.

La Politique de Mexico (également connue sous le nom «règle du bâillon») interdit le financement des ONG internationales qui offrent des conseils sur la planification familiale et les options de santé dans la maternité si l’avortement est inclus dans leur programme, même si le financement américain n’est pas spécifiquement être utilisé pour payer l’avortement et  les services qui lui sont liés.

Le premier à mettre en œuvre cette politique fut le président Ronald Reagan en 1984;  ensuite le décret a été annulé et repris suivant le parti auquel appartenait le président des États-Unis.

Trump a signé ce décret dans une salle pleine d’hommes.

Dans un de ses premiers actes en tant que président des États-Unis, Donald Trump a signé la restauration de la politique de Mexico.

Trump continue une longue tradition de politiciens qui prennent des décisions sur le corps féminin sans la présence de femmes dans la salle. Voici quelques-uns d’entre eux :

Photo: Tim Sloan / AFP / Getty Images

Félicitations!

En 2003, le président George W. Bush a signé une loi interdisant une technique permettant d’effectuer des avortements pour les femmes enceintes de plus de trois mois, selon laquelle les médecins devaient cesser d’appliquer une procédure d’avortement spécifique. Il a été entouré par un groupe de membres du Congrès, tous des hommes, quand il l’a fait.

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Il n’y avait que des hommes à la Chambre des représentants en 2013 quand il a été question d’adopter une loi interdisant l’avortement après 20 semaines de gestation.

En 2013, il n’y avait que des hommes à la Chambre des représentants quand il a été décidé d’adopter une loi interdisant l’avortement après 20 semaines de grossesse.

Photo: Wally McNamee / CORBIS / Getty Images

En 1991, le Comité judiciaire du Sénat américain n’était formé que par des hommes blancs.

En 1991, Anita Hill a dû faire face à un comité judiciaire du Sénat, composé exclusivement d’hommes blancs et a dû leur décrire l’abus sexuel qu’avait subi Clarence Thomas, alors que George Bush père a été élu à la Cour suprême. Parfois, les sénateurs semblaient être en mesure de comprendre la gravité des allégations de Hill.

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En 2013, le gouverneur de l’Ohio (et républicain), John Kasich a signé un budget –avec seulement des hommes –  en vertu duquel  il a été déclaré le retrait des fonds pour le planning familial, ils exigent des tests par ultrasons aux femmes qui voulaient avorter et de nouvelles restrictions seraient imposées aux cliniques d’avortement.

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En 2012, le comité qui a discuté de contraception à la Chambre des représentants était composée d’hommes de différentes organisations religieuses.

En 2012, le Comité sur la surveillance et la Réforme du gouvernement a tenu une audition sur la liberté religieuse et la règle de la contraception de l’administration Obama. Le premier groupe était composé exclusivement d’hommes de différentes organisations religieuses conservatrices.

 » je veux savoir où sont les femmes  »  a exigé un membre de la Chambre des représentants Carolyn Maloney (État de New York et démocrate) à celui qui à cette époque était le président de la Chambre, Darryl Issa États-Unis (républicain représentant de l’Etat de Californie), avant de quitter la réunion, après avoir écouté le premier groupe. «Je regarde ce groupe et je ne vois aucune personne représentant les dizaines de millions de femmes américaines qui veulent et ont besoin d’assurance pour couvrir les services de prévention de base tels que la planification familiale. Où sont les femmes? « .

(De Huffington Post )

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1 commentaire

Publié par le janvier 25, 2017 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Les hommes qui décident sur les corps des femmes aux États-Unis

  1. Krystyna Hawrot

    janvier 26, 2017 at 5:12

    Et l’oublions pas la plus grande entreprise d’appartheid sexuel au monde: l’Eglise catholique ou tous les décideurs (prêtres:du plus simple jusqu’aux cardinaux) sont des hommes. Dans la structure de l’Eglise toutes les femmes sont soumises aux hommes. Une religieuse ne peut jamais avoir un pouvoir supérieur à un prêtre. Dans tous les couvents féminins, un seul a un pouvoir supérieur à toutes les femmes qui y sont rassemblées: le prêtre préposé au couvent en question.
    Les femmes étant exclue de la prêtrise, elles sont exclues du pouvoir. Seule des rares églises nationales dans des pays à forte laïcité, comme en France, autorisent un peu de pouvoir aux femmes qui ont des postes de laïques dans des structures civiles de l’Eglise: théologiennes, administratrices. Mais jamais la prêtrise. Une théologienne peut être professeur d’une université catholique, elle ne sera jamais prêtre!
    En Pologne, le 7 janvier 1993, le Parlement Polonais qui a interdit l’avortement comportait pourtant 13% de gauche socio-libérale (SDL) et le reste de la droite libérale – 13% l’Union Démocratique de Mazowiecki (chrétiens démocrates centristes), 10% d’ulitralibéraux des frères Kaczynski ( Porozumienie Centrum – si si, les Kaczynski étaient à l’époque des ultralibéraux laïques!), 10% de droite nationaliste laïque pilsudskiste (KPN- Confédération de la Pologne Independante) et 8% d’Ultralibéraux de KLD (Kongres Liberalno Democratyczny, – déjà le parti de Donald Tusk). Le parti catholique « Liste catholique » ne comportait que 10% – ce sont donc bien les LIBERAUX et les centristes qui ont interdit l’avortement en Pologne.
    Le gouvernement de l’ultralibéral « kaczynskiste » Olszewski en 1991-1993 s »‘appuyait sur une coalition de libéraux et de cette droite nationaliste de 10%.
    https://pl.wikipedia.org/wiki/Wybory_parlamentarne_w_Polsce_w_1991_roku
    Dans ce parlement les femmes ne faisaient que 10% des élus – et encore une majorité de femmes de droite, bien sur.

     

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