RSS

Sanders se rejouit que l’accord Trans-Pacifique soit mort et enterré, quelle stratégie face à la division du capital américain?

24 Jan

Le candidat présidentiel démocratique sénateur Bernie Sanders, I-Vt., pose pour un portrait avant une entrevue, mercredi 20 mai 2015, à Washington.

Le sénateur Bernie Sanders (D-VT) s’est félicité que le président Donald Trump abolisse le Partenariat Trans-Pacifique, une question qui était au cœur de leurs deux campagnes présidentielles. Le sénateur du Vermont a également envisagé de travailler avec Trump s’il applique sa politique commerciale en faveur des travailleurs et s’il commence à rapatrier ses propres entreprises et payer un salaire décent à ses propres travailleurs. Nous avions déjà vu qu’il approuvait le projet de négociation et de mise en concurrence des trusts pharmaceutiques avancé par Trump. Sanders semble appliquer la proposition de Chomsky, unir les travailleurs qui votent Trump par colère devant les choix des démocrates en faveur du capital et les jeunes diplômés qui le suivent. Un pari qui en effet est peut-être la clé de l’avenir et qui suppose une révision complète de que Judith Butler appelle « un populisme de gauche » mais en rechercher la base dans le communautarisme en négligeant le problème de la paix condamnera à reproduire la faillite des démocrates et du PS chez nous (note de Danielle Bleitrach).

Les délégués montrent leur opposition à l'accord Parternership Trans-Pacifique (TPP) lors de la Journée 1 de la Convention nationale démocratique au Wells Fargo Center à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 25 Juillet, ici 2016.
© AFP 2016 / NICHOLAS KAMM

Sanders se réjouit que l’accord est « mort et enterré. »L’accord commercial qui unissait 12 pays Asie-Pacifique et qui était la pièce centrale du « pivot » d’Obama, visant surtout à isoler la Chine a pris fin ce lundi 23 janvier, après que  Trump ait signé un décret pour mettre fin à l’implication américaine dans l’affaire. Au lieu de cela, Trump a dit qu’il mettait en place  des accords commerciaux bilatéraux.

http://www.sanders.senate.gov/newsroom/press-releases/sanders-statement-on-trans-pacific-partnership

. BURLINGTON, Vt, 23 janvier – Le sénateur américain Bernie Sanders (. I-Vt) a publié la déclaration suivante lundi après que depuis la Maison Blanche  le président Donald Trump  ait déclaré qu’il retirait se retirerait les États-Unis du Partenariat Trans-Pacifique:

«Je suis heureux que le Partenariat Trans-Pacifique soit mort et enterré. Pour les 30 dernières années, nous avons eu une série d’accords commerciaux – y compris l’Accord de libre-échange nord-américain, les relations commerciales normales permanentes avec la Chine et d’autres – qui nous ont coûté des millions d’emplois bien rémunérés et provoqué une «course vers le bas «qui a fait baisser les salaires pour les travailleurs américains. Si le président Trump est sérieusement opposé à la sous-traitance, il peut ouvrir la voie en fermant ses propres sweatshops au Bangladesh, en Chine et au Mexique et payer  les travailleurs aux États-Unis un salaire décent. Ensuite, le Congrès et le président peuvent travailler ensemble pour élaborer une nouvelle politique commerciale qui aide les familles de travailleurs, non seulement les sociétés multi-nationales

Donald Trump tout au long de sa campagne a été très clair sur ses intentions en termes de politique commerciale au premier jour de son mandat, sans pour autant détailler ses propositions: « J’annoncerai mon intention de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain avec le Mexique et le Canada (Aléna) » ainsi que « notre retrait du partenariat transpacifique (TPP) », négocié pendant une décennie par Washington avec onze pays de la région Asie-Pacifique, soutenu par Barack Obama mais jamais approuvé par le Congrès. Ce qu’il faut effectivement comprendre, c’est que Barack Obama en minorité devant le Congrès a pris un certain nombre de dispositions par décret, sans l’accord du Congrès, ce sont ces dispositions que Trump a choisi de rayer d’un trait de plume, le jour de son arrivée. En revanche, il en est d’autres pour lesquelles il a besoin du vote du Congrès et même si celui-ci est à majorité républicaine, il risque de se heurter à une coalition d’intérêts entre démocrates et républicains. Alors que Sanders a toujours dénoncé le poids des intérêts sur la politique d’Obama. Les traités signés par Obama dont les dispositions demeuraient plus ou moins secrètes (révélées par Wikileak) si elles sont considérées par Trump – et Sanders- comme créant pour le travailleur des conditions de mise en concurrence insupportable avaient également des préoccupations directement politiques.

« Le moment est venu d’élaborer une nouvelle politique commerciale qui aide les familles de travailleurs, et pas  seulement les sociétés multinationales», a déclaré Sanders dans un communiqué. «Si le président Trump est sérieux au sujet d’une nouvelle politique pour aider les travailleurs américains alors je serais très heureux de travailler avec lui. » cité par RT en anglais.

Le président Barack Obama avait lancé un accord commercial, secret, qui avait été dévoilé par WikiLeaks, et il avait fait de cet accord une priorité au cours de son second mandat.

« Au cours des 30 dernières années, nous avons eu une série d’accords commerciaux… qui nous ont coûté des millions d’emplois bien rémunérés et provoqué une « course vers le bas » qui a fait baisser les salaires pour les travailleurs américains», a déclaré Sanders.

Au cours de la Convention nationale démocratique, des milliers de partisans de Sanders tenait des pancartes disant non au TPP, une position que l’équipe de Clinton a refusé d’inclure sur la plate-forme du Parti démocrate

Il est très difficile, vu ce que nous racontent nos médias de comprendre la profonde division que connaît aujourd’hui l’élite politique aux Etats-Unis et ce que signifie réellement l’élection de Trump.

Le pays le plus riche du monde a 50 millions de personnes qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Des années de politique qui enrichissent toujours plus les riches et appauvrissent les pauvres. Si on ne peut rien attendre de Trump qui est un milliardaire entouré de milliardaires bigots de surcroît, et qui délocalise ses propres entreprises, la candidate Hillary Clinton est-elle même une milliardaire entourée de milliardaires bellicistes comme Goerges Soros. La seule différence entre eux c’est que d’un point de vie idéologique, Trump met en cause la politique impérialiste parce qu’elle coûte trop cher et il faut réserver cela au développement intérieur. Il pense même que pour maintenir une telle politique impérialiste et ses effets – nous faire détester de partout – il faut mentir au citoyen et donc cela met en cause la démocratie aux Etats-Unis même. D’où ses « vertueuses » et homériques colères contre la presse.

Voici l’illistration de l’idéologie du courant dont se revendique Trump

https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/01/23/comment-promouvoir-la-democratie-sans-nuire-aux-interets-americains/

Je crois que nous pouvons comprendre ce qui se passe aux Etats-Unis si nous mesurons à quel point notre gauche PS, atlantiste a complètement adhéré à la politique d’Obama et d’Hillary Clinton, à sa vision impérialiste et dans quel état elle laisse les forces progressistes en France. Cette gauche là ne nous permet certainement pas de comprendre les enjeux mondiaux. Elle caricature la politique sous des prétextes démocratiques et humanitaires. Pire, comme Soros lui-même elle manipule les légitimes revendications des femmes contre le conservatisme et la misogynie, mais c’est pour dévoyer cette protestation et pour inventer un monde qui cherche la guerre, un monde de plus en plus en rupture avec celui du travail qui voit sa condition se dégrader.

Il n’y a rien à attendre de « l’élite » des Etats-Unis et ce qui paraît le plus juste est premièrement de tenter de réunir le monde du travail que cette politique démocrate a profondément divisé et surtout de favoriser l’émergence d’un véritable mouvement de la paix, parce que cette « division » de la classe dominante est très dangereuse et peut nous conduire à n’importe quelle aventure.

Advertisements
 
2 Commentaires

Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Sanders se rejouit que l’accord Trans-Pacifique soit mort et enterré, quelle stratégie face à la division du capital américain?

  1. etoile rouge

    janvier 24, 2017 at 4:22

    Clinton trump la réalité du capitalisme américain : la peste ou le choléra

     
  2. josephhokayem

    janvier 24, 2017 at 6:47

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :